Samedi 5 juillet 2008

J’aime internet. Plus particulièrement le « web ». C’est une source d’information et documents extraordinaire.

Evidemment, il y a des déchets. C’est extraordinaire, mais ce n’est pas le paradis.

C’est foisonnant. Les moteurs de recherche permettent à peu près de « tout » trouver (si c’est en ligne).

 

Et c’est là que je veux en venir : qu’est-ce qui est en ligne et qu’est-ce qui ne l’est pas ?

 

Prenons par exemple les organismes « publics ».  Ceux-ci rédigent beaucoup de « rapports ». Il serait normal que ces rapports soient publics et accessibles via internet. Est-ce toujours le cas ?

Je songe aussi à toutes les « productions scientifiques » (les thèses, les articles, compte-rendu, données,…). Dans la mesure où cette recherche est public (notamment, financée par des fonds publics), il ne serait pas aberrant que cette masse documentaire soit publiée (le coût de publication par internet est modique). Je n’ai pas l’impression que ce soit toujours le cas.

 

Plus généralement, la publication des « productions » d’information par les différents organismes (publics comme privés) serait un indice de transparence (la « glassnot »).

 

Si cela devenait la pratique commune, l’activité des médias s’en trouverait profondément changé. Il ne s’agirait plus de « rédiger » et de publier mais de « permettre de trouver » (un moteur de recherche « + +»), « d’expliquer » (un décodage, une mise en perspective) et « commenter » (relativiser, donner une opinion, critiquer) une information déjà rédigée et publiée.

par thidgr publié dans : Media
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Jeudi 3 juillet 2008

L’évaluation des ministres est un thème qui a suscité débat récemment. Au-delà de la question des ministres, il me semble que la question de l’évaluation mérite examen.

 

En théorie, l’évaluation est certainement une action rationnelle, qui va dans le bon sens. Essayons d’expliquer pourquoi.

 

Soit un « truc » à évaluer. Ce truc peut être un processus, une activité, une situation, un objet,… Les caractéristiques de ce « truc » sont multiples. Evaluer ce truc c’est dégager des indicateurs synthétiques (en petit nombre) qui permettent d’apprendre la pertinence de ce truc. Ce faisant, on peut alors comparer (par rapport à des trucs du même genre évalués de façon analogue), suivre dans le temps les indicateurs, donner des objectifs (par rapport aux indicateurs) et vérifier le succès ou l’échec de l’atteinte des objectifs. On peut même caresser l’idée d’un jugement « absolu » sur la base des indicateurs et indépendamment de toute référence. Tout cela permet de rationnaliser les choix, les décisions. On peut par exemple vérifier que les choix « vont dans le bon sens », rectifier une politique,…

 

Il y a donc plein d’avantage à l’évaluation. Mais, en faisant cette description, on voit poindre les dangers ou inconvénients. En effet, il apparaît que les indicateurs prennent une importance considérable : c’est eux que l’on suit et non plus « le monde réel ». Ces indicateurs sont nécessairement une « simplification » de ce monde réel. Je constate que ces indicateurs sont très souvent une caricature de la réalité. Dès lors, l’évaluation se passe dans un mode imaginaire. Et l’inconvénient est que les décisions que l’on en tire ont bien un effet dans le monde réel.

 

En définitive, tout repose sur la pertinence des indicateurs. Cela porte sur leur définition et la validité de leur mesure. Il faut donc évaluer les évaluations.

 

Si l’on réfléchit à cette question, on s’aperçoit qu’il existe rarement d’absolu en la matière. Le filtre que constitue la sélection d’indicateurs est une décision politique de première importance. En effet, il importe d’abord de ne pas être « juge et parti ». Plus précisément, il y a 4 acteurs :

-          Celui qui définit les règles de l’évaluation (analogue au législatif).

-          Celui qui effectue l’évaluation (analogue aux médias ou aux sciences).

-          Celui qui est évalué (analogue à l’exécutif).

-          Celui qui tire les conclusions de ces évaluations (analogue au judiciaire).

Si l’on se ramène au cas de nos ministres, en ce qui concerne les évaluations de la conduite des politiques, il est bien évident que dans une société qui se prétend démocratique, celui qui tire les conclusions c’est le peuple. Les évaluations doivent être faites par une entité indépendante ayant un savoir-faire en terme de traitement statistique (genre l’INSEE). Les règles d’évaluation reviennent au pouvoir législatif.

 

A noter que le « truc » à évaluer s’applique à un vaste domaine. Ainsi les pratiques du législatif par exemple peuvent s’évaluer : mais le législatif étant celui qui est évalué, il faut 3 autres acteurs (définisseur de règles, mesureur, tireur de conclusion). Ceci ne doit pas effrayer outre mesure. En effet, les pratiques à évaluer ont une ampleur (en volume) allant en se réduisant. Au bout de 3 niveaux, le reliquat peut se concentrer en un corpus restreint et stable (du genre d’une conseil constitutionnel par exemple). De plus, le fait d’avoir 3 acteurs, permet d’équilibrer le système en croisant les arbres hiérarchiques : il n’est pas fatal de tout ramener à un seul « big brother ».

 

Il faut malheureusement déplorer que le décloisonnement des 4 acteurs évoqués ici ne se pratique généralement pas.

par thidgr publié dans : Errements
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Mercredi 2 juillet 2008

Je suis profondément convaincu que les êtres humains font tous des erreurs.

Certains disent que « l’erreur » est universelle et que cela s’appliquent aussi aux autres êtres vivants, à l’inanimée voire aux lois de la nature ( ?).  Ce me semble hors sujet : faire une erreur ne se comprend que par rapport à un but poursuivi : et jusqu’à présent il semble que seuls les êtres humains ont des buts.

Dans ce qui suit il s’agit surtout d’erreurs individuelles. La questions des erreurs des « systèmes » créés par les humains (organisations ou informatique) nécessiterait une approche différente.

 

Nous avons des milliards d’êtres humains qui tous les jours font chacun des centaines ou des milliers d’actions. Une proportion significative de ces actions ont des buts (plus ou moins conscient au moment de l’action)  voir plusieurs buts.

Je suis sûr que des milliards d’erreurs sont commises tous les jours.

 

Une question est intéressante : quel est le taux d’erreur (le nombre d’action qui ratent leur but par rapport au nombre d’action à but) ?

Je l’estime aux alentours de 5%. Mais c’est un problème largement à préciser.

 

Il y a les erreurs qui n’ont un impact que temporaire. On peut imaginer que celui qui « pâtit » de l’erreur « rouspètent » auprès de celui qui la commise  (cela peut être le même) et que ce dernier « apprenne »  (il ne reproduire plus ce type d’erreur). C’est là un feed back élémentaire. Malheureusement, il n’est pas toujours opérationnel.

 

Il y a les cas où l’erreur « reste ». L’explication principale provient du fait que l’erreur n’est pas identifiée comme telle. Par exemple personne n’en pâtit. Le fait que ce soit une erreur est masqué dans le flot d’activité.  L’auteur de l’erreur peut en avoir conscience mais se débrouille pour le camoufler (malfaçon). Les productions de « connaissance » (les sciences par exemple) sont sujettes à ce genre de situation.

 

Si l’on admet ces généralités, l’erreur est fortement répandue. Il faut en effet considérer que dans un processus classique qui enchaine plusieurs activités, une seule erreur entraine l’erreur sur le processus.

Parfois cela a peu de conséquence : par exemple les fautes d’orthographe qui restent dans mes textes ne nuisent pas complètement à leur intérêt.

 

Ce qui m’intéresse ce sont les mécanismes de correction d’erreur. On retrouve cette question dans les problèmes de transmission de données informatiques : mais c’est un cas très spécialisé.

 

La première idée qui vient pour la correction d’erreur c’est la redondance. Plus précisément, c’est faire au moins 3 fois l’activité (en effet, si l’on ne fait que 2 fois, il peut être délicat d’identifier l’activité sans erreur de l’autre).  Si 2 activités donnent le même résultat (il faut donc une activité de comparaison), il est en effet hautement improbable que ce soit celles-ci qui sont en erreur.

Cette « triplication » est lourde à gérer et très couteuse.

 

Une deuxième idée est l’indicateur de contrôle. C’est la clé du RIB, le bit de contrôle, c’est l’équilibre d’un bilan comptable, ce sont tous les voyants des « tableaux de bord ».... Il s’agit de donner un moyen de contrôle rapide de l’activité : ce moyen est lui aussi le produit de l’activité. Il n’empêche que lui aussi nécessite une activité de contrôle. Si l’indicateur de contrôle est une production complexe, sa génération peut être source d’erreur indépendamment de l’activité à laquelle elle sert d’indicateur (le voyant ne marche plus).

 

Le troisième cas consiste en l’isolement d’une ou plusieurs activités de contrôle par rapport à l’activité à vérifier. On voit poindre un phénomène exponentiel. En effet, ces activités de contrôle méritent aussi d’être contrôler et ainsi de suite…

Si on a qu’un seul contrôle, là aussi on risque le conflit entre l’activité de départ et l’activité de contrôle : laquelle est juste ? 

Strictement, une activité de contrôle ne fait que produit une alerte (« OK » ou « Pas OK »). Cette alerte doit être « lue ».

Par rapport à un « duplication », l’activité de contrôle est plus réduite. Il ne s’agit pas de refaire l’activité mais de faire un test (la preuve par 9 par exemple) moins couteux. Il s’ensuit que ce contrôle ne garantira pas exactement à 100%. On se débrouillera pour construire un test qui donne un bon rapport fiabilité/cout. Il n’empêche que l’indicateur de fiabilité du test est une donnée à publier.

 

Dans un processus complexe qui se traduit nativement par un nombre important d’activité et une arborescence complexe de ces activités, l’introduction de ces contrôles peut compliquer singulièrement l’affaire ! Un axe de simplification est de considérer que l’on n’a pas nécessairement à contrôler chaque activité individuellement : un contrôle global sur tout le processus peut suffire. Cette simplification se paie par la difficulté d’analyser la source de l’erreur éventuelle.

 

On a vu qu’outre les activités de contrôle, il est nécessaire d’avoir au moins une activité de « prise en compte des alertes ».

La multiplication des activités de contrôle risque de noyer cette activité de prise en compte des alertes.

Cette prise en compte aboutit à 2 type de « processeur » : une machine automatique ou un être humain. Il est largement plus économique que ce soit un être humain. En effet, c’est dans ce genre de situation qu’il a l’avantage sur la machine. Il s’agit en effet de lire l’alerte, de la comprendre, d’estimer sa gravité vis-à-vis du processus (fout-elle tout en l’air ?), d’estimer son importance (« coût » si non correction), d’estimer le cout de la résolution (+ délai) et de décider d’une action (corriger ou continuer).

L’être humain fait cela (avec plus ou moins de bonheur) « naturellement ». Alors que l’écriture d’algorithme pour traiter ces situations relèvent du casse tête. On peut au mieux fournir des filtres qui traitent automatiquement les « cas fréquents ».

En effet, dans le cas où l’on veut faire quelque chose, il va falloir distinguer la correction (de l’incident) de la résolution (du problème). La notion de fréquence intervient

 

On corrige un incident (un après l’autre) : une faute d’orthographe après une autre. Cela passe par une activité de correction. Elle aussi est difficilement automatisable (le moyen pratique c’est de « refaire » après résolution du problème).  En effet, si l’incident est le produit d’un processus automatique, il est fortement probable que le même processus automatique reproduira l’incident. De plus, il vaut mieux investir sur la résolution du problème que sur une activité automatique de correction d’incident.

 

La correction du problème est une approche plus globale. Il s’agit de régler « une fois pour toute » les incidents de même nature de celui (ou du flot) qui a été détecté. C’est le genre de chose que l’on effectue au cours des recettes des systèmes.

Je crois que la correction des problèmes est impossible à automatiser. C’est une activité extrêmement complexe. Elle consiste en une analyse qui nécessite le rapprochement entre l’incident identifier et la description du processus qui a produit l’incident. C’est un travail de manageur (pour une organisation) ou d’informaticien (pour un système informatique).

2 métiers qui ne seront pas automatisés ?

par thidgr publié dans : Errements
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Mardi 1 juillet 2008

La circulation à vélo est relativement dangereuse. C’est d’autant plus étrange que c’est ouvert à tout le monde. La circulation à vélo présentent des caractéristiques qui différencient de la circulation automobile. Il serait utile de donner quelques conseils au « pratiquant moyen ».

 

Par exemple, la cohabitation avec les véhicules articulés (notamment les remorques). En effet, lorsqu’un camion tourne, la trajectoire de la remorque est spécial (elle vient empiétée sérieusement dans l’intérieur de la courbe). Si un cycliste comptait passer par là ou rester là, il est mal.

Le problème se pose aussi pour les automobiles (notamment dans le ronds-points) mais avec moins d’acuité. En effet, l’automobile est rarement située dans l’intérieure de la courbe du camion. De plus, en cas d’accrochage, cela reste de la tôle froissée.

 

 

par thidgr publié dans : bicyclette
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Mardi 1 juillet 2008

J’utilise couramment mon vélo pour me déplacer ou me promener : c’est de la « bicyclette ». Je l’oppose au « cyclisme » qui est l’activité sportive associée.

Cette rubrique va recueillir quelques réflexions sur cette pratique.

par thidgr publié dans : Explications sur le blog
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