Lundi 13 août 2007
publié dans : Media

« On nous cache tout, on nous dit rien ».

 

Dans le monde, il y a environ 6 milliards d’individus. On peut estimer que chacun vit chaque jour une centaine d’événements. Voilà 600 milliards d’événements-homme par jour. On peut aussi supposer qu’en moyenne le même événement est partagé par 10 personnes. Nous avons donc 600 milliards de point de vue sur 60 milliards d’événement par jour.

Un journal quotidien relate entre 100 et 1000 événéments. Le système médiatique français dans son ensemble a tendance a répété la même chose. On peut estimer qu’il relate 10 000 événements par jour. Au niveau mondial, c’est environ 1 000 000.

Donc la fraction d’événement relaté est de l’ordre 1 pour 60 000. Ceci signifie que 59 999 événements sur 60 000 passent à la trappe du système médiatique. Bref, on ne sait rien.

 

Je vois l’objection : « le système médiatique sélectionne les événements importants ». Le reste serait donc « sans importance ». Rien ne me semble plus faux.

 

Tout d’abord, la définition objective de ce qui est important et ce qui ne l’est pas reste à faire. Elle est sans doute impossible. L’importance est relative. Bref, ce n’est pas l’importance qui est le critère sélectif. Ce serait plutôt l’événement qui intéresse le « public ». C’est loin d’être la même chose.

 

Ensuite, les événements vraiment important sont généralement secrets. Vous ne croyez pas que vous allez savoir gratuitement, voire pour le prix d’un quotidien, les secrets d’état ou économiques importants. Bref, on en a pour son argent. Et comme l’information publiée est peu chère…

 

En fait, c’est sans doute la partie la plus importante du pouvoir du système médiatique. Celui de choisir les sujets présentés.  Imaginez un peu : une marque paye des millions d’euro pour un spot publicitaire de 30 secondes à la télé. Tout cela pour faire parler d’elle. Et en face, un sujet du journal télé de 30 secondes serait « gratuit ».  Et bien, ce n’est pas si « gratuit » que cela : le choix des sujets fait partie de la ligne éditoriale. L’intérêt du public n’est pas une chose fixe, connue d’avance : c’est un chose évolutive, manipulable. Ce n’est pas le critère véritable de sélection des thèmes. Le véritable critère de sélection de tel ou tel thème est l’intérêt propre du média.

 

Ainsi, bien avant la façon de traiter l’information, le véritable pouvoir des média réside dans le choix des sujets. « Si on ne parle pas lui, le problème « n’existe » pas ».

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mercredi 25 juillet 2007
publié dans : Media

Il me semble que la typologie d’information de base est la suivante : témoignage, démonstration, généralités. Il se trouve qu’à tout cela s’ajoute « du bruit ».

Le témoignage est le compte-rendu d’un événement de la part d’un acteur qui a « vu » cet événement. L’événement peut être quelquechose de basique comme un texte de loi ou un livre. Le témoignage est plus ou moins sincère, plus ou moins complet. De toute façon, le témoin de l’événement ne peut rendre compte que de son point de vue. Malgré tout, les informations de témoignage sont les informations les « plus proches du réel ».

Les démonstrations sont des argumentations qui partent d’hypothèses, utilisent un cheminement logique pour aboutir à une conclusion. En pratique, les démonstrations publiées sont bancales. Elles tiennent rarement la route. Leur valeur démonstrative est négligeable. Elles ne convainquent que les convaincus.

Les généralités sont des thèses qui proviennent de la généralisation de témoignage, ou de conclusion de démonstration. Elles sont souvent présentées comme des « certitudes » alors que leur valeur de vérité est très incertaine. Il faudrait plus les voir comme des hypothèses de travail. En effet, la démarche intellectuelle a besoin de ces généralités.

Le bruit, c’est tout le reste. Ce sont de phrases creuses, des redondances, des digressions, du méta discours,.. Parmi le méta discours, il y a la question du vocabulaire et de la définition des mots.

 

Le rédacteur du discours a le choix entre 2 modes : le mode « objectif » et le mode opinion. L’opinion révèle ses croyances. Dans le mode objectif, il s’en tient à des éléments externes (témoignage, démonstration, vocabulaire normalisé…). Il est extrêmement difficile de rester dans le mode objectif.  En pratique, il est souvent pollué par des opinions.

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Lundi 18 juin 2007
publié dans : Media

Je rappelle la thèse qui est matraquée à longueur d’années par les médias de tout poil :

1 Il y a un réchauffement climatique en cours et durable.

2 Il est causé par le gaz à effet de serre et donc par l’activité humaine.

3 Ce réchauffement sera globalement catastrophique.

 

Mon opinion est que nous avons affaire là un matraquage et pas à de la science.

Il n’y a presque que sur le net que l’on trouve des documentations contraires à ce dogme : tout information contraire est systématiquement écarté des médias traditionnels.

La façon dont il est rendu compte de la moindre anomalie qui va dans ce sens est incroyablement baisée. Un hier chaud ici, un moins d’avril sec là. Peut importe qu’ailleurs dans le monde ou dans l’année, ce soit le contraire : là on n’en parle plus. Au-delà du problème du climat cela montre le pouvoir important du système médiatique : celui de choisir le petit nombre d’information présentées parmi les milliers de milliards possibles.

 

Pour en revenir à la climatologie, elle me semble être encore une science immature. L’analogie serait de la considérer dans l’état de l’alchimie du moyen âge par rapport à la chimie moderne. Je ne pense pas que cela doive être pris péjorativement (on méprise à tort l’alchimie), c’est simplement reconnaître des limites (d’ailleurs la climatologie n’est pas la seule « prétendue science » qui est dans cette situation). La climatologie utilise à outrance le joujou moderne : la simulation par ordinateur. C’est comme quand les alchimistes faisaient joujou avec leurs alambics. La climatologie fait face à un écuil majeur : l’absence de l’expérimentation. A cause de cela, la climatologie restera toujours « un cran en dessous ». Malgré tout, il est possible de progresser : cela passe par exemple par un recensement de climats constatées : l’analogie là serait le recensement des espèces vivantes et leur classification. C’est long et fastidieux. Par nature, les climats terrestres ont un rythme annuel. Il faudrait donc cataloguer sur plusieurs années les paramètres annuels des climats. Une approche sans parti pris ne devrait pas trier parmi les paramètres. Ce n’est qu’ensuite lors de la tentative d’élaboration de « lois » que l’on distinguera les paramètres d’input et ceux «d’output » et les équations de passage de l’un à l’autre. Par exemple, le taux de CO2 de l’atmosphère et il un input ou un output ? L’ordinateur est alors fortement utile pour calculer ces lois : l’ordinateur est un outil pas un oracle. Ces lois ne peuvent être valides que si elles sont très corrélées aux mesures constatées.

La cerise sur le gâteau serait de pouvoir transposer ces lois climatiques sur les autres planètes du système solaire. Elles gagneraient alors en crédibilité.

Sur le site http://skyfall.free.fr/?p=71, le niveau d’exigence est encore bien plus fort.

 

La base historique des données climatiques est trop lacunaire. Cette lacune est temporelle (peu d’année, par contre les valeurs sur une année sont généralement bien documentées). Elle est aussi spatiale (des trous béants dans la couverture, cela pose aussi le problème du maillage). Elle porte aussi sur le type de paramètre : doivent ils être identiques à ceux de la météorologie ? Il est probable que non. En effet si l’on ne veut pas rester dans l’impasse que constitue l’horizon de prédiction météorologiques, il faut sortir des « équations » de la météo. En fait la climatologie ne devrait presque rien avoir à faire avec la météo. Le choix des paramètres est donc ouvert : lesquels prendre ? Comment savoir que l’on n’en oublie pas ?

La question du maillage est crucial en météo mais peut être pas aussi grave en climatologie. En effet, il ne s’agit que de valeurs moyennes, globales. La maille peut donc être assez grande. Par contre, il se pose la question des zones de « climat uniforme ». Doit on chercher à mailler en suivant ces zones ou bien mailler de façon géométrique par des pseudo rectangles ?

 

Enfin, le baptême du feu d’une démarche scientifique c’est la prévision. A ce qu’il me semble, aujourd’hui, cela ressemble plus à des prédiction nébuleuses à la Nostradamus qu’à des prévisions météo. Si la climatologie avait été en mesure de faire une prévision réussie à quelques années sur le climat d’une partie de la Terre ou de la planète tout entière, je pense que l’on en aurait entendu parlé. Donc, soit il n’y a eut que des échecs soit on ne l’a même pas tenté. La seule prévision osée : c’est celle à 100 ans. Et encore, exprimée de façon peu claire et avec une belle fourchette d’incertitude ! De toute façon dans 100 ans, plus aucun des acteurs actuels ne s’en souciera. J’ai tenté à partir des documents du GIEC de vérifier la « prévision ». En effet le GIEC existe depuis 1988 : cela donne une profondeur historique. Malheureusement, les documents en ligne ne datent au maximum que de 2001 (je ne parviens pas à trouver le rapport 1995) et l’écart prédit pour 2007 est vraiment trop restreint (l’épaisseur du trait) pour vérifier quoi que ce soit. Même en 2020, ce sera délicat : il était prédit pour 2020 un surplus « moyen » de 0,3 C par rapport à 2000. Rendez-vous donc en 2020.

 

Que des climatologues crient au loup pour gonfler leur importance et obtenir des crédits, c’est sans doute la règle du jeu actuel. Que le système médiatique reprenne en cœur et de façon partisane ce qui ne reste que des hypothèses c’est plus suspect. Heureusement, il y a internet.

 

ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Mercredi 6 juin 2007
publié dans : Media

Lorsque l’on parle de propagande on pense à Goebels et aux Nazis. Il est intéressant de se rappeler qu’à l’époque le terme de propagande s’appliquait aussi à l’activité des médias alliés. La notion de propagande n’avait pas sa connotation négative qu’elle a prise ensuite. Après tout, c’était la guerre totale et l’information est bien évidemment une ressource de l’effort de guerre. Depuis, on ne parle plus de propagande. Mais a-t-elle disparu ? Par quelle miracle cela se serait il produit ?

 

Je songe par exemple à la génèse de la guerre en Irak (2003). Nous, les français « intelligents » savions bien que :

1 Le régime irakien n’était pas impliqué dans les attentats de 2001.

2 Le régime irakien était très éloigné de l’obtention d’armes de destructions massives

3 L’entrée en guerre allait générer des problèmes plus graves que la situation initiale.

En face, ces « crétins d’américains » croyaient l’inverse. C’est parce qu’ils étaient victimes de la propagande américaine orchestrée par le gouvernement US et le tycoon « Murdoch ».

Mais, nous mêmes, « les français qui avons toujours raison », n’étions nous pas nous même manipulés ? Finalement, qu’est-ce que j’en sais moi de la situation irakienne ? Je n’y suis jamais allé, je ne connais aucun irakien. Mon opinion sur le sujet n’est construite que sur ce qu’en disent les média.

Il se trouve que les assertions 1, 2 et 3 semblent se révéler vraies. Notre source d’information était donc plus juste qu’outre atlantique. Je ne parierais pas que ce soit toujours le cas.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mardi 5 juin 2007
publié dans : Media

Je ne suis pas très satisfait des médias. J’estime que ceux-ci désinforment plus plutôt qu’ils n’informent. Pourtant, je ne tomberais pas dans une critique « tous pourris ».

D’abord, je reconnais que le travail médiatique présente des contraintes. Que ce soit pour les membres dirigeants du média ou pour le rédacteur de base. Il s’agit par exemple de l’équilibre financier du média (être attractif, « plaire », être accrocheur). Il s’agit de la contrainte technique : faire tenir l’article en « X lignes ». C’est aussi le fait d’être « lisible », « compréhensible » par « tous » (claire, simplificateur, synthétique). Ce sont les contraintes légales (vie privée, diffamation,…). C’est l’accès à l’information (une enquête cela coûte). C’est aussi le problème de la « production » de l’information (analyse et réflexion).

Le fait de tenir un blog oblige à l’humilité en la matière. Toute proportion gardée, le blogueur se trouve dans une situation comparable à un média.

Finalement, on ne peut pas attendre de n’importe quel média une information objective, complète, ou même équilibrée. Ce serait plutôt au système médiatique, c'est-à-dire à l’ensemble des média d’atteindre ces objectifs. Il faut reconnaître que ce n’est pas le cas pour les média classique. Heureusement, voici la blogosphère !

 

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Lundi 4 juin 2007
publié dans : Media

J’entends parfois râler sur la blogosphère, le crétinisme dont elle fait preuve, les horreurs que l’on y trouve. De façon parallèle, il ne se passe pas une semaine sans que le journal télévisé n’évoque les « dangers d’internet ».

Bloggueur moi-même, j’enrage contre cela.

Les dangers d’internet existent mais sont nettement exagérés. Il est parfaitement malhonnête de mettre en exergue ceux d’internet sans perspective. Internet est certainement bien moins dangereux que beaucoup d’autres activités humaines. Je crois que ces tentatives récurrentes pour effrayer le chaland ou d’intimidation sont une manœuvre défensive de la part des « tenants du pouvoir » (notamment le pouvoir médiatique).

Dans la blogosphère, il y a de tout. Donc, il a des bêtises, des horreurs, du crétinisme. Réduire la blogosphère à cela est un point de vue. Je ne le partage pas. Je pense qu’au contraire la blogosphère est un lieu d’invention important. Il y a sans doute actuellement plus d’imagination dans la blogosphère que dans tous les autres média réunis. Sans doute que les gens de média vont s’en apercevoir et vont venir la piller.

Moi, je râle contre les médias et « ceux qui causent dans le poste ». Entendre (ou voir ou lire) des « conneries » sans pouvoir réagir et frustrant. Il y a à peine moins de crétinisme dans les média classique que dans la blogosphère. C’est un mauvais procès qui lui est fait. Par contre, tout le monde (dont moi) « peut causer dans les blogs ». Et ça c’est essentiel.

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Vendredi 1 juin 2007
publié dans : Media

Cela va faire un an que j’ai lancé ce blog. C’est le temps d’un bilan.

Je suis assez satisfait d’être parvenu à l’alimenter régulièrement. Je trouve l’exercice très enrichissant (pas en euro). Cela porte sur la recherche d’idées, sur la nécessité de les affiner, sur l’effort de rédaction, sur les questions d’organisation, sur le problème de « l’apparence ».

L’éditeur de « overblog » n’est pas terrible. Cela s’est amélioré depuis un an. Bon, il faut faire avec.

 

Les compteurs statistiques indiquent une audience « correcte ». Je ne suis pas prêt de vivre de mon blog mais je n’écris pas complètement dans le vide. Je me demande ce que je ferais s’il n’y avait personne. Arrêterais-je ?

Il y a très peu de commentaire. C’est assez inquiétant. Est-ce que les rares lecteurs se sont perdus ici et ne comprennent rien ?

 

Ce bilan c’est aussi le moment d’exprimer pourquoi je fais cela.

1 Au point de vue matériel, je dispose du temps et de moyens de le faire. D’autre part c’est gratuit.

2 Cet exercice est une « gymnastique de l’esprit ».

3 C’est surtout un moyen d’exposer (modestement) mes réflexions, mes réactions. Comme beaucoup peut être, je ne me retrouve pas dans ce qu’expose les média classiques. C’est peut être une bouteille à la mer, mais au moins le message est écrit.

4 Aller je vais l’avouer, c’est aussi l’espoir fou que ce que j’expose finisse par « peser », par être repris et influer sur le cours des événements publics.

 

En conséquence, ce blog devrait continuer. Jusqu’à ce que mort s’en suive ?

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 24 mai 2007
publié dans : Media

TOINETTE

De quoi dit-il que vous êtes malade?

ARGAN

Il dit que c'est du nucléaire, et d'autres disent que c'est des OGM.

TOINETTE

Ce sont tous des ignorants. C'est du réchauffement climatique que vous êtes malade.

 ARGAN

Du réchauffement climatique?

TOINETTE

Oui. Que sentez-vous?

ARGAN

Je sens de temps en temps des coups de chaleur.

TOINETTE

Justement, le réchauffement climatique.

ARGAN

Il me semble parfois qu’il y a du brouillard.

TOINETTE

Le réchauffement climatique.

ARGAN

J'ai quelquefois des tsunamis.

TOINETTE

Le réchauffement climatique.

ARGAN

Je sens parfois des coups de froids.

TOINETTE

Le réchauffement climatique.

ARGAN

Et quelquefois il me prend des cyclones.

TOINETTE

Le réchauffement climatique. Vous avez chaud en été ?

ARGAN

Oui, monsieur.

TOINETTE

Le réchauffement climatique. Vous avez froid en hiver ?

ARGAN

Oui, monsieur.

TOINETTE

Le réchauffement climatique. Et il y a des sècheresses et des inondations?

ARGAN

Oui, monsieur.

TOINETTE

Le réchauffement climatique, le réchauffement climatique, vous dis-je. Que vous ordonne votre gouvernement pour votre énergie?

ARGAN

Il m'ordonne de rouler à l’hydrogène.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et à l’électricité.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et au bio carburant.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et de payer la TIPP.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

De limiter la vitesse.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et, le soir, de rouler en 4x4 pour frimer.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et surtout de prendre les transports en commun.

TOINETTE

Ignorantus, ignoranta, Ignorantum. Il faut marcher à pied. Et pour aller plus vite, faire du vélo. Votre gouvernement est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main; et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville.

ARGAN

Vous m'obligerez beaucoup.

TOINETTE

Que diantre faites-vous de cette maison-là?

ARGAN

Comment?

TOINETTE

Voilà une maison que je ferais raser tout à l'heure, si j'étais que de vous.

ARGAN

Et pourquoi?

TOINETTE

Ne voyez-vous pas qu'elle produit plus de CO2 que votre voiture, et qu'elle réduit à rien vos effort de marcher?

ARGAN

Oui; mais j'ai besoin de ma maison.

TOINETTE

Vous avez là aussi un chien que je me ferais abattre, si j'étais à votre place.

ARGAN

Abattre mon chien?

TOINETTE

Ne voyez-vous pas qu'il consomme tant en plus, et qu’il dérobe la nourriture? Croyez-moi, faites-le abattre au plus tôt: vous mangerez mieux.

ARGAN

Cela n'est pas pressé.

TOINETTE

Adieu.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 26 avril 2007
publié dans : Media

Il y a quelques temps, les statistiques de la population française montraient des chiffres de croissances inattendues. Nous aurions atteint la moyenne mythique de 2,1 enfants par femmes.

Tout le monde s’en est réjouit.

 

Est-ce bien raisonnable ?

 

Ce « tout le monde qui s’est réjouit », c’est à peu près le même que celui qui dénonce les dangers mondiaux : surexploitation des ressources naturels, changement climatique, dangers de l’énergie nucléaire, malnutrition, guerres latentes, tensions sociales, réapparition de l’esclavage…

Il ne semble pas sauter aux yeux de ces gens que le monde est en état de surpopulation et que cette surpopulation est une cause importance de ces dangers mondiaux. Ces dangers mondiaux perdraient un peu d’intensité si la population mondiale baissait. Malthus a été beaucoup décrié mais il n’avait pas tout à fait tort.

Revenons à la France. La population croit doucement de x% par an. On juge cela bien. Selon notre conception universaliste, nous devons aussi estimer que cette croissance de x% serait une bonne chose pour tous les pays. Nous trouvons donc une bonne chose que la population mondiale croisse de façon exponentielle. Cette population mondiale étant déjà de plus de 6 milliards d’individu, tout cela devrait conduire à plus de 17 milliards d’ici 2100 (avec x = 1). Qu’est-ce que c’est beau une fonction exponentielle !

Comment fera-t-on pour satisfaire les besoins de tout ce monde ? Dieu y pourvoira-t-il ? Tous à zanzibar ?

Bref, il est parfaitement inconséquent de se réjouir sans réserve de l’augmentation de la population française. Il est déplorable que cela ait l’unanimité.

 

Je vais vous dire ou se situe la faille dans mon raisonnement. C’est dans la conception universaliste. Malgré tous les discours sur cette question (droit de l’homme, égalité, blabla,…), nos commentateurs francophones ne conçoivent surtout pas que la France doive « rentrer dans le rang ». La France est une exception, elle éclaire le monde. Il est normal que sa croissance soit différente. Les autres pays, eux, doivent réduire leur population. Par exemple, on est tout à fait satisfait de l’évolution démographique allemande.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mardi 24 avril 2007
publié dans : Media

Les réactions et positions sur ce sujet sont étonnantes. Tout d’abord, pour un sujet qui n’est pas vraiment nouveau, l’état d’impréparation des commentateurs et personnels politiques est sidérante. Ensuite, il apparaît assez nettement que les positions proviennent de considérations idéologiques et ne sont pas liées à une analyse du sujet. 

 

Analyse rapide.

Avant toute chose, les biocarburants font partie des énergies de biomasse. C’est clairement des énergies renouvelables. Le rendement énergétique global des biocarburants est très peu documenté. Combien faut-il dépenser de MJ pour produire 100 MJ de biocarburant ? Certainement pas 0, sans doute moins de 100. Il y aurait un premier choix à faire : quelle est la limite à partir de laquelle la filière est intéressante ? Je propose que c’est 50 MJ, c’est à dire une efficacité > 50%.

Parmi les énergies de biomasse, les biocarburants permettent de s’intégrer aux filières actuelles. Ce n’est donc pas une rupture brutale. Cela ne plait pas aux "anti pétrole". Mais il faut reconnaître que cette transition laisse augurer une réelle facilité de déploiement. C’est du concret. Cela fonctionne d’ailleurs au brésil depuis plus de 10 ans.

Rien n’oblige à utiliser ces biocarburants uniquement dans la filière du transport. Il s’agit d’une énergie polyvalente. Toutefois, la réalité du besoin fait que c’est la filière du transport qui est principalement visée. Les biocarburants apparaissent donc comme un des moyens permettant de prolonger notre boulimie de transport. Les réactionnaires sur les questions de transport n’approuvent donc pas. 

Par rapport à la biomasse, opter pour la technologie des biocarburants peut être mise en question. Il apparaît que ces biocarburants sont plus faciles d’emploi que de la paille sèche ou tout autre matière végétale. Par contre, il serait intéressant d’obtenir les comparaisons d’efficacité énergétique des différentes technologies. 

 

Le point sans doute le plus important est que les biocarburants détournent l’utilisation d’une partie des surfaces agricoles.
 

Il faut avoir conscience que la biomasse a été « laissé de coté » au 19ème siècle du fait de l’essor du charbon. Le bois a été moins utilisé comme ressource énergétique. Il y avait 3 raisons : le coût, la densité d’énergie au kg et la demande en surface boisée (le développement industriel n’aurait pas pu se faire en exploitant le bois uniquement). Cette « mise à l’écart » a d’ailleurs permis aux forêts européennes de s’accroître. Le premier constat à faire est que même si l’on utilisait toutes les surfaces disponibles, cela ne suffirait pas à notre boulimie énergétique : les bio carburants ne seront toujours qu’un complément.

Nous avons connus de nombreuses années « d’excédents agricoles ». Cela est vrai surtout au niveau européen. Même si la situation est loin d’être transparente en la matière, il y avait très probablement un excédent de production. Cela se traduit par exemple par les jachères qui jalonnent nos campagnes. Pourtant, certains articles, certains indices laissent penser que la situation va changer. D’abord, la croissance de la population mondiale continue, son appétit en alimentation élaborée aussi (il faut plus de surface pour un kg de viande que pour un kg de céréale). Face à cela la surface agricole mondiale est a peu près stable. Elle n’est pas encore saturée mais n’a pas une grande marge de progression. D’autre part, les rendements plafonnent dans certains pays.

Alors les biocarburants doivent il être vus comme une chance pour la filière agricole ? Cela lui permettait de se diversifier, d’augmenter son activité et ses revenus. Ceci se ferait en continuant à produire assez de nourriture. Cela aurait en outre l’avantage de résorber les surproductions alimentaires.

Ou bien les biocarburants vont-ils aggraver la pénurie alimentaire mondiale qui pointe ?


A noter que la biomasse est une forme de l’énergie solaire. Elle utilise la photosynthèse. Son rendement global est de l’ordre de 1/1000. C’est médiocre mais pas si mal. Les technologies solaires actuelles (photovoltaïque) font elles vraiment mieux ? Pas vraiment à ma connaissance. Cette question de l’usage des surfaces se poserait donc aussi pour un développement massif de l’énergie solaire. 
 

 

Le dernier point à examiner c’est le « prix de revient ». Il apparaît assez clairement, que même avec notre baril de pétrole à 60 dollars, la production d’énergie d’origine biologique n’est pas compétitive. Pour notre malheur (ou bonheur), il reste encore du pétrole et surtout du charbon pour encore longtemps. Donc, si on laisse faire le marché le développement des biocarburants ne peut pas se faire. C’est donc un choix d’orientation politique. Peut être que ce choix n’a pas à être le même selon les régions du monde.

 

 

 

 

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 22 mars 2007
publié dans : Media

Entendu ce matin sur France Inter en titre : "il faudra s'y faire, l'eau va devenir de plus en plus rare".Ce genre de titre me fait bondir.

Le contenu de la suite évoque les situations de pays où l'eau est rare. Mais cela n'a rien de nouveau. Le titre s'adresse à nous, en France, où il tombe en moyen 700 mm de précipitation. Bref l'eau ne devient pas plus rare en France.

C'est avec des titres comme cela que l'on prépare le public à une montée du prix de l'eau. 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Vendredi 9 mars 2007
publié dans : Media

Il est question en ce moment lors d'un sommet européen de se donner un objectif en terme d'énergie renouvelable. Ce serait 20% pour 2020. J'ai cherché à comprendre ce qui était inclus dans les énergies renouvelables. L'article du monde semble indiquer que l'énergie hydraulique est excluse.

C'est pronfondément étrange.

En effet, même si les barrages ne sont pas la panacée, je vois mal ce qui permet de "sortir" l'energie hydraulique de la catégorie "renouvelable".

Ensuite, l'energie hydraulique est actuellement l'énergie renouvelable la plus importante et de loin. Elle représente de l'ordre de 5 fois toutes les autres réunies.

En conséquence, la compréhension de ce que représente cet "objectif" nécessite absoluement de préciser cela. Il est clair qu'en excluant l'energie hydrualique, cet objectif est parfaitement irréaliste.

Enfin, pour comprendre l'opposition franco allemande à ce sujet, c'est important. Si j'en crois les chiffres dont je dispose, en 2004 l'Allemagne avait 1,7% d'energie renouvelable et la France 4,5%. La réticence française se comprend mal. Par contre, en excluant l'hydraulique, l'Allemagne a 0,8% et la France 0,45%. Sans compter que l'Allemagne est en avance pour la technologie des éoliennes. On comprend alors mieux l'antagonisme. 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mercredi 10 janvier 2007
publié dans : Media

Extrait du site du monde d'ajourd'hui : " Le nombre de personnes tuées a diminué de 11,6 %, passant de 5 318 morts en 2005 à 4 703 en 2006. Ces résultats s'expliquent essentiellement par la politique d'installation des radars automatiques."

Cela fait "tilt" dans ma tête. Il me semblait bien que l'an passé, il y avait eu moins de 5000 morts.

En faisant une recherche, je rouve par exemple :

"Le 6 juin dernier, le ministère de l'équipement a publié un bilan synthétique de la sécurité routière en 2005. L'année 2005 a été marquée par le décès de 4 975 personnes sur les routes françaises, soit une baisse de 4,9% par rapport à 2004. Si le nombre de tués de 18 à 24 ans a diminué de 6,9%, les 15-17 ans ont été au contraire plus touchés (+12,6%). Les motards restent la catégorie la plus surexposée au risque routier. Alors qu'ils ne représentent que 0,8% du trafic, ils constituent 16,8% (...) "

Alors ???

Je vois là une illustration d'un fait qui me semble assez répandu : les informations qui nous sont présentées sont erronées.

 

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 21 décembre 2006
publié dans : Media

Je ne connais pas grand chose à "l'affaire agnelet". En fait elle m'intéresse peu.

Ce qui me frappe c'est que de façon globale, la présentation faite par la presse de cette affaire peut se résumer ainsi : "agnelet est coupable, il va enfin payer". A aucun moment, je n'ai lu des éléments qui appuyait cela. Et puis, voilà le verdict.

Je ne peux que supposer que les jurés connaissent beaucoup à l'affaire. Et que leur choix est fondé. Il est étonnant (et quelquepart réconfortant) de constater que malgré le traitement médiatique qui disait "coupable", les jurés aient fait le choix inverse.

Quant aux média. Cette affaire leur pose des questions :

- Pourquoi avoir choisi un traitement médiatique important pour une affaire genre "fait divers", ancienne et confuse qui intéresse peu de monde ?

- Pourquoi avoir opter pour la culpabilité ?

- Pourquoi ne pas avoir mené une enquête parallèle puisqu'ils jugeaient l'affaire importante ?

Heureusement pour Agnelet, celui-ci avait les moyens d'une défense "de fer". On peut toujours imaginer ce qui se serait produit dans si l'accusé que les médias désignaient coupables étaient "tout un chacun".

Vous avez dit déontologie ?

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 19 octobre 2006
publié dans : Media

Il était question il y a quelques temps de « l’éloge de la lenteur ». J’étais assez en phase avec cette idée. Je me suis surpris à voir une mise en pratique de cette lenteur dans des occasions inattendues. Au final, je suis plus réservé sur cette éloge.

Prenons l’exemple des appareils photos numériques. Parmi leur mille avantages, ils présentent un inconvénient de taille (sauf peut être pour les hauts de gamme), c’est leur délai de réaction. C’est vrai pour la prise de photo : tiens le coureur est déjà passé ! C’est vrai aussi pour le temps de réinitialisation. Etonnant non ? Ce petit bijou technologique serait il le cheval de Troyes des apôtres de la lenteur ?


Autre exemple. J’ai acquis récemment un décodeur TNT. Là encore, ces fonctions marchent bien. Mais le zapping entre les chaînes est déroutant. Le présentateur télé continue de parler quelques secondes avant de se figer pour enfin laisser place au dessin animé. Et inversement. Cette lenteur là n’est pas sans avantage : fini le zapping brutale, place au changement de chaîne !


Troisième exemple : windows et l’accès internet. Alors qu’il fallait tout au plus une dizaine de secondes pour accéder à la météo sur minitel (payante), il faut maintenant une bonne dizaine de minutes pour voir la météo sur internet à partir d’une ordinateur éteint (mais c’est gratuit). 


Enfin dernier exemple, mon entreprise a emménagé dans un nouveau bâtiment. Il se trouve que les ascenseurs y pratiquent l’art de la lenteur. Pas tellement entre les étages, mais pour s’ouvrir et se fermer.


Alors, y a-t-il complot ? Les papy boomer s (qui sont les vrais maîtres de nos destins) se ménagent ils leur avenir ?

La baisse de la vitesse sur les routes en est elle aussi un élément ?

 

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Janvier 2009
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus