Vendredi 18 avril 2008
publié dans : Errements

Dans le texte précédent, je cherchais à cerner le concept de science. Je le situais comme un « champ de l’activité » humaine.  Cela mérite précision. 

 

On peut préciser que c’est un champ d’activité « collective » : la science comme la plupart des champs d’activité sont collectifs. Mis à part les réussites, il y a peu de champ d’activité individuel. Plus que collective, la science est « totalitaire » : elle concerne tout le monde. Les productions de la science visent à la véracité : cette véracité est sensée être la même pour tout le monde.

 

Un champ d’activité c’est au minimum l’objet de cette activité et les actions (les activités). Pour la science, il s’agit des pratiques scientifiques et du corpus de connaissance scientifique. L’objet est donc immatériel. Ce n’est pas le seul champ d’activité de ce type (politique, sport, journalisme, langues…). Mais souvent l’objet du champ d’activité est plutôt matériel (arts, techniques, artisanat, industrie,…)

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 17 avril 2008
publié dans : Errements

Mes réflexions « autour » du concept de vérité me ramènent constamment à la notion de science.

 

Le mot science faisant partie du langage courant, il est porteur de sens variés. Il est malaisé de « philosopher » avec.

 

Je considère ici que la science est l’ensemble constitué de pratiques (les pratiques scientifiques) et de corpus (ensemble de connaissances). Je laisse de coté les acteurs (la communauté scientifique). Pratique et corpus de connaissance donc : mais pas n’importe comment.

 

La science, c’est de la connaissance. C’est de « l’information » et non de l’action. La production de la science c’est de l’information. La science « se dit ». Elle se dit essentiellement dans des textes écrits (image, graphiques sont des appoints).

On peut imaginer qu’à un instant t la somme des connaissances de la science forme un corpus. Ce corpus évolue au fil du temps : ajout, modification et plus rarement retrait (s’il y a eu erreur ou fraude). Ce corpus est évidement d’une taille très importante.

La production de la science ne vise pas à gâcher du papier : il ne s’agit pas de produire de l’information pour produire de l’information. Elle vise à produire une connaissance qui soit « véridique ». C’est là une caractéristique qui différencie la science d’autre champs de l’activité humaine (les arts dont la littérature, le journalisme, la politique, le droit,…).

A noter que la science n’est pas nécessaire « utile ».

 

La pratique de la science est en accord avec cette ambition de « véracité ».

En premier lieu le corpus de la science est sous-tendu par des exigences logico-mathématique. La logique en effet traite de la question de la vérité. Il y a un lien entre véracité et vérité. Les explications de la science ne doivent pas être en contradiction avec les principes de démonstrations logico mathématique. Le corpus de la science doit avoir le soucis de la chasse aux incohérences.  Outre les tables de vérité, les règles de démonstration, le lien porte aussi sur la formulation, les outils de communication, d’analyse. Les exigences logico mathématiques des sciences diffèrent d’une science à l’autre et sont nécessairement moindre que celles des mathématiques. Plus le substrat logicomathématique est fort plus le domaine scientifique considéré approche de son ambition de véracité.

En second lieu, la véracité se comprend par rapport au « réel ». Et l’ambition de véracité impose la confrontation au réel. La science qui est « information » doit mettre la main à la pâte. C’est l’expérimentation, les observations, les mesures. Cela impose que le champ d’étude de la science en question soit « réel » : ainsi la métaphysique n’est pas une science.

 

Avec cette vision, il s’esquisse un double classement : d’une part, la séparation des champs d’activité « scientifiques » des non scientifiques et d’autre part, la graduation de la force de persuasion des connaissances des différentes domaines scientifiques.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Samedi 12 avril 2008
publié dans : Errements

Cela semble une évidence. Et pourtant, ce n’est qu’un choix de principe logique. Il est tout à fait possible  de construire une logique « non aristotélicienne ».

Mais restons dans l’univers du tiers exclu.

 

Si l’on examine le principe, il parle de A (toutes les blondes sont idiotes) et de nonA, c'est-à-dire le contraire de A. Il faut réaliser que l’on examine rarement complètement ce qu’est nonA (il existe une blonde qui n’est pas idiote). On a plutôt tendance a penser à une assertion B (aucune blonde n'est idiote) qui va  dans l’autre sens que A mais qui n’est pas la négation.

A noter que le langage naturelle donne "toutes les bondes ne sont pas idiotes" qui présente une certaine ambiguïté. On le comprendra généralement comme équivalent à nonA mais une lecture B n'est pas impossible non plus.

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Vendredi 11 avril 2008
publié dans : Errements

Je ne sais pas si je fais bien de divulguer ce qui va suivre. ..

Mais comme je n’ai que peu de lecteur, ce n’est pas très grave.

 

Je me suis aperçu au cours de mon expérience d’un phénomène particulier : pour tenir les échéances d’un projet (ou de toute sorte d’activité à échéance), il est absolu nécessaire d’avoir « du mou ». C'est-à-dire qu’il ne faut pas être occupé à 100%. Je pense qu’il n’est pas nécessaire de le démontrer. J’estime même que le taux d’occupation maximal est de l’ordre de 90%.

 

Autrement dit, le respect des délais génère au minimum un surcout de 10%.

 

Du point de vue d’un « responsable », les gens qui respectent les délais qu’on leur impose sont donc suspects : on ne les pressure pas à fond.

Sans doute que certains s’en sont aperçus.

 

Peut être que les subordonnées ont une longueur d’avance : ils font exprès d’être légèrement en retard. Cela leur permet de garder « leur mou ». C’est tout un art.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 3 avril 2008
publié dans : Errements
Dans un monde idéal, les règles seraient bien faites. Dans ce cas, le respect de ses règles s’imposeraient à plusieurs titres (juridique, moral, intellectuel, …). Le processus exécutif qui veillerait au respect des règles serait aussi parfait (ni manquement, ni abus de pouvoir).
 
Une sorte de « meilleur des mondes ». Sans doute entièrement contrôlé avec des tendances totalitaires (en effet, quel aspect de la vie en société peut on laisse « libre » ?).
 
Nous ne sommes pas dans ce monde idéal. Sans doute fort heureusement. Examinons en quoi nous n’en sommes pas là.
 
Les règles ne sont pas bien faites. Elles sont « faites » sans plus. Les règles, c’est la loi (les différentes codes) mais aussi tout l’ensemble des règlements qui peuvent exister ici ou là. Elles ne sont pas « bien » faites à cause de plusieurs aspects.
Tout d’abord un corpus de règle doit avoir une cohérence (au sens de la cohérence logique des mathématiques). C'est-à-dire ne pas engendrer de contradiction. Je suis certain que cela n’est pas le cas.
Ensuite, le système de règle devrait être déterministe : c'est-à-dire ne pas engendrer d’ambiguïté. Cela ne signifie pas la « complétude » (on peut arriver à la situation : « le système de règle n’a rien à dire, donc aucun action »). Cette ambiguïté est la raison d’être des avocats.
Les règles ont été constituées au fil du temps par des êtres humains selon leurs intérêts. Il n’existe pas de processus de contrôle « moral » des règles. Or, seul un tel processus pourrait garantir que les règles soient « bonnes ».
Je considère en outre que les règles ne doivent pas « s’occuper de tout » (sur cette question, je pense que c’est l’opinion majoritaire). Il devrait donc être possible de définir le périmètre de compétences des règles et de vérifier que les règles restent bien dans leur périmètre. Ainsi quand la loi « dit l’Histoire », il s’agit à mon avis d’un abus.
 
L’autre raison qui nous éloigne du monde idéal est que le processus d’application des règles est défaillant.
Il existe une multitude de situations « hors les règles » qui ne sont pas sanctionnées.
La sanction d’une situation « hors règle » est très largement aléatoire. Cela porte notamment sur toutes les conditions de jugement (le fait d’être ou non prévenant avec le prévenu, la détention provisoire, l’interrogatoire, les vexations diverses,…).
Il existe des sanctions appliquées à tort.
 
Enfin, j’entrevois un autre problème : celui de la pondération des sanctions par rapport à la gravité de l’infraction aux règles. Si l’on met à plat ce système, on peut en effet imaginer procéder à des arbitrages dans ce système (je fais plutôt tel délit que tel autre parce qu’il coûte moins cher, pis l’avantage que j’en retire me laisse bénéficiaire !).
 
Je ne suis que modérément légaliste.

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mercredi 2 avril 2008
publié dans : Errements
La météorologie est ne rubrique des informations les plus universelles. L’information provient généralement d’office de prévisions météorologique. Ces offices sont générales des organismes publics. Pourtant, il leur arrive de faire payer une partie de leur service.
 
Mis a à part cet aspect, il y a un aspect qui me chiffonne : quel est la fiabilité des prévisions météorologiques ?
 
En tant que personne « lambda » qui lit les prévisions météo dans différents média, le sentiment que j’ai c’est que ces prévisions sont plutôt médiocres. Plus précisément, je fais les constats suivants.
Ces prévisions ne sont pas certaines (de 2% à 5% d’erreur) à 24 heures. Toujours à 24 heures, les prévisions sont peu précises en « espace-temps (on ne peut pas savoir à quel heure précise il va pleuvoir : pour quelqu’un qui circule à vélo, c’est loin d’être anecdotique).
Les prévisions sont approximatives (quelques degré d’écart) et faible (5 à 10 % d’erreur) à 48 h.
Les prévisions sont moyennes (15 à 20 % d’erreur) à 72 h.
Les prévisions rentrent dans l’aléatoire à plus de 3 jours.
 
Evidemment, je n’ai pas vérifié ces « sentiments ». Je me demande si dans les organismes de météo, il y a des procédures de vérifications de ce genre : vérifier systématiquement la corrélation entre le temps prévu et le temps qu’il a réellement fait aux différentes échéances pour tous les lieux géographiques (ou du moins un échantillon). En tout cas, je n’ai jamais rien lu de ce genre. Ce qu’on trouve ce sont des assertions du genre « la météo est fiable à 5 jours » (« ais confiance, crois en moi,… »).
 
L’enjeu est bien de mesure la qualité (donc la probabilité) de la prévision. En définitive, tous ces moyens techniques mis à dispositions des services de météorologie font ils mieux que l grenouille ?
J’ai remarqué que si l’on estimait que le temps du lendemain était le même que celui du jour, le taux d’erreur est largement inférieur à 50% (de l’ordre de 20 %). Il est vrai que les prévisions font mieux, mais pas tant que cela !

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Vendredi 28 mars 2008
publié dans : Errements
Dans les batailles intellectuelles, surtout sur le net, il est souvent fait référence aux « experts ». C’est par exemple le cas sur la contreverse du réchauffement climatique. « Le GIEC ne peut pas se tromper puisque ‘il y a des milliers de scientifiques ». A l’inverse, on trouve sur les sites sceptiques des centaines de noms de scientifiques « incrédules ».
Je trouve cela assez étrange.
 
Supposons en effet que cette bataille intellectuelle soit dans le domaine « scientifique ». C'est-à-dire que ce qui est en jeu c’est une assertion qui est vrai ou fausse voire vraie de façon conditionnée. La vérification de la véracité de l’assertion se fait premièrement par le contrôle logique de sa production et surtout par la vérification expérimentale ou constatée (dans le présent ou l’avenir). Dès lors, le poids de l’expertise n’a pas à être prépondérant.
 
Les experts sont des êtres humains. S’il y a bien une chose qui me semble partagée par les êtres humains, c’est la capacité à se tromper. Peut être (encore qu’il faudrait le vérifier) que les experts d’un domaine se trompent moins souvent lorsqu’ils traitent de leur domaine.
 
Le seul moyen de sortir de cette masse d’erreur est l’application d’un processus de correction d’erreur. Ce processus peut être individuel ou collectif, formalisé ou non. De façon individuelle, par exemple on peut chercher à corriger ses fautes d’orthographe : je confesse que je ne l’applique que très superficiellement et je déplore les fautes qui subsistent dans mes articles. Il s’agit en l’occurrence d’un contrôle de forme. Il se trouve que tant les individus que les organisations reconnaissent très rarement leur erreur (envers autrui et envers eux-mêmes). L’erreur est rarement identifiée en tant que tel. Son destin est plutôt de « sombrer dans l’oubli ». Dans le cas où l’erreur est annexe au discours, une nouvelle version de discours corrigé peut être produite : il arrive ainsi que certaines démonstrations comportent des parties erronées mais que l’ensemble reste valable.
 
Malgré tout, pour le domaine scientifique « dur », c’est le « retour à la réalité » qui tranche. Ce retour à la réalité signifie une mesure de la réalité. Il s’agit soit de constater ce « qui se passe naturellement » soit de procéder à une expérience.
 
La prétention du domaine scientifique est d’aller vers LA vérité. C'est-à-dire une vérité unique et non relative à celui qui parle. Cette prétention n’est pas dictatoriale, contrairement aux diverses tentatives totalitaires de l’Histoire. Cela signifie que « n’importe qui » peut vérifier la justesse des assertions produites. S’en remettre aux experts c’est comme s’en remettre au clergé dans les siècles d’obscurantisme religieux.
En conséquence, cette course aux experts n’est pas scientifique.
 
J’ai évoqué ici le domaine « scientifique ». C’est loin d’être le seul domaine où s’exerce l’activité intellectuelle de l’être humain. Si l’on pense au domaine artistique par exemple, la « vérité d’une œuvre d’art » est d’une toute autre nature. Même dans le sport (si tant est qu’il est régit par la glorieuse incertitude du sport), la notion de vérité est particulière.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 27 mars 2008
publié dans : Errements
Lorsque l’on juge quelqu’un ou un fait, le défenseur tente parfois de se justifier en prenant des comparaisons ailleurs (les autres on fait pire). Je me souviens qu’étant verbalisé pour avoir circuler sur un couloir d’autobus, je faisais remarquer à l’agent les différentes voitures qui passaient dans le même couloir pendant qu’il rédigeait le PV. Evidemment cela n’a rien changé.
 
La position de « l’autorité » (le juge, le prof, le parent, l’agent) est qu’il ne s’agit pas de tout mélanger et qu’il s’agit de traiter « l’affaire » et non pas ce qui se passe ailleurs.
 
Cette position est compréhensible. Il s’agit de ne pas être « hors sujet ». Et puis, le temps du jugement est nécessairement limité : il est impossible de procéder au recensement de toutes les affaires analogues pour pouvoir comparer. Enfin, s’il existe des exemples en faveur de la personne jugée, il existe sans doute des cas en défaveur.
 
Pourtant, il est illusoire de croire que le jugement puisse faire abstraction de ce « qui se passe ailleurs ». L’événement à juger se passe « dans le monde », son interprétation nécessite les références culturelles ad hoc. La « pesée » de cet événement implique nécessairement des comparaisons.
 
En fait, ce que se refuse « l’autorité » c’est de « peser » une autre affaire. Mais si elle a déjà été pesée, alors la comparaison peut être faite : c’est la « jurisprudence ».
L’autorité accepte la référence à d’autres jugements justement parce que cela renforce son autorité : on reste dans la même sphère « d’autorité de jugement ».
Elle reste bien « hors du monde », mais elle accepte quelques « fenêtres » : les cas déjà jugées. C'est-à-dire dont la description a déjà été virtualisée dans son monde imaginaire du « jugement ».
  

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mercredi 26 mars 2008
publié dans : Errements
Face aux aberrations des comportements, il y a 2 attitudes.
-          Etre optimiste vis à vis de l’humanité et considérer qu’elle s’autocorrige. Si l’on veut encourager ce progrès, il s’agit alors de décrire des éléments déontologiques que tout un chacun adopte.
-          Etre pessimiste et considérer qu’il faut légiférer. La loi s’impose, il faut contrôle et sanctionner les contrevenants.
Bien entendu, la réalité est toujours un mixe des deux.
 
Lorsque j’évoque les aberrations des comportements, cela comprend des choses très vastes. La liste en est très longue :
-          Salaire des stars ou des dirigeants.
-          Envoi de spams
-          Gâchis de nourriture.
 
Il semble illusoire d’espérer légiférer sur tout. C’est impossible. C’est heureusement impossible. Après tout, il faut garder des espaces de liberté.
 
Il reste donc la déontologie. Une déontologie ne peut être virtuelle.
Il me semble qu’il faudrait une déontologie de la richesse. Cela concerne les salaires exorbitants (stars du sport, du spectacle, dirigeants d’entreprise), mais aussi les richesses accumulées par les affairistes. Sur ces derniers, il semble illusoire de croire qu’ils auront l’esprit déontologique.

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Dimanche 23 mars 2008
publié dans : Errements
Suite de l’examen de « l’approche formelle» (15 et 16 janvier 2007). Réflexion sur le « VRAI ».
 
Revenons à la démonstration de l’exemple précédent.
E10 : QUELQUESOIT a APPARTIENT N QUELQUESOIT b APPARTIENT N* ILEXISTEUNSEUL q APPARTIENT N ILEXISTEUNSEUL r APPARTIENT N, a = b * q + r ET r < b. COMPLEMENT : q = QUOTIENT(a,b) ET r = RESTE (a,b)
E11 : 2 APPARTIENT N 
E12 : 10 APPARTIENT N*
E13 : 0 APPARTIENT N
E14 : 2 = 0 * 10 + 2
E15  : 2 < 10 
Donc E 16 :  RESTE (2,10) = 2 
E 17 :QUELQUESOIT n APPARTIENT N Fin(n) = Reste (n,10) 
Donc E18 : Fin(2) = 2.
E19 : QUELQUESOIT n APPARTIENT N Fin(n) = 2 => Paire(n) = VRAI.
Donc E 20 : Paire(2) = VRAI.
 
Rappel (on voulait arriver à E20 « 2 est pair »).
 
On remarque que lorsque l’on écrit tous ses énoncés, on sous-entend toujours qu’ils sont vrais.
 
E10 est VRAI (démonstration supposée établie, il comporte aussi des définitions).
E11, E12 et E13 sont VRAIS. Cela devrait être justifié par la définition de N’et N*).
E14 et E15 sont VRAIS. Cela devrai être justifié par les définitions de la multiplication, de l’addition, de la relation de comparaison « < ».
Donc E 16 … VRAI 
E 17 est VRAI (définition de Fin) 
Donc E18 VRAI
E19 est VRAI (c’était l’assertion de « départ » ; en pratique est très réduite).
Donc E 20 …VRAI.
 
Les « donc » sont les articulations de la démonstration. Il s’agit d’une relation sur les énoncés. L’énoncé d’entrée est fréquemment le regroupement (par des ET) de plusieurs énoncés. Le fait que E16, E18 et E20 soient VRAIS sont des productions de la démonstration.
 
Il est intéressant d’examiner ces « donc » pour comprendre les règles de démonstration.
Le premier « donc » utilise E10 et identifie les variables a=2, b = 10, q = 0, r = 2. E11, E12 et 13 justifient les conditions. E14 et E15 montrent que les 2 expressions sont satisfaites. En conséquence, r = 2 est bien l’unique RESTE(2,10). Dit autrement : « il y en a un unique, j’en trouve un, c’est donc celui là ».
 
Le deuxième « donc » utilise E11, E16 et E17 (et la transitivité de =).
 
Le troisième « donc » utilise E11, E18 et E19. Il exploite la définition de «=> ».
 
Donc et =>
On peut écrire un énoncé en utilisant =>
On rédige une démonstration en utilisant « donc ». Mais une démonstration est en aussi un énoncé. Le texte précédent peut être réécrit en rajoutant des « VRAI », des () et en remplaçant donc par =>. C’est fastidieux et pas particulièrement lisible. On aboutit à un énoncé E99.
 
On veut une « bonne » démonstration. Quelle est la contrainte sur E99 ?
Plutôt que E99, restreignons nous à E 100 pour le deuxième « donc ».
E100 : {E11 (2 APPARTIENT N ) VRAI ET E16(RESTE (2,10) = 2 ) VRAI ET [E17 :QUELQUESOIT n APPARTIENT N Fin(n) = Reste (n,10)] VRAI } => {(E18 : Fin(2) = 2) VRAI }.
 
E11, E16, E17, et E18 ne sont là qu’à titre de repère. Si on les enlève, on a :
E100 : {(2 APPARTIENT N ) VRAI ET (RESTE (2,10) = 2 ) VRAI ET [QUELQUESOIT n APPARTIENT N Fin(n) = Reste (n,10)] VRAI }=> {(E18 : Fin(2) = 2) VRAI}.
 
La démonstration est « bonne » parce que l’énoncé E100 est VRAI. Pourquoi E100 est VRAI ? Détaillons.
On identifie n à 2 dans E17. C’est licite grâce à E11. D’où [Fin(2) = RESTE(2,10)] VRAI.
Grâce à E16 et à la transitivité de « = », on obtient bien E18.
 
La puissance de l’approche formelle réside dans cette récursivité : la démonstration est un énoncé : il fait donc partie du « même univers » que les énoncés sur lesquels il porte. Cela rejoint la fonction métalinguistique du langage (Jakobson). Cela a un prix (Godel).
 
On peut aussi remarquer que cette récursivité est potentiellement infinie.
E100 c’est aussi E101 : « E100 VRAI » et ainsi de suite.
Pour un énoncé VRAI ou FAUX, cette montée dans les niveaux n’a pas d’intérêt ni de conséquence. Mais pour les énoncés indécidables, qu’est-ce que cela peut engendrer ?
 
 
 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mercredi 19 mars 2008
publié dans : Errements
Vous l’aurez peut être deviné à la lecture des articles précédents, je suis agnostique. Je me reconnais tout à fait dans l’article de wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Agnosticisme.
 
Je n’irais pas jusqu’à jeté au feu les livres de métaphysique ou de théologie, mais cela me semble être une perte de temps. Je considère par exemple que la recherche des solutions de la chasse au trésor « la chouette d’or » est dans la même catégorie. Alors, pourquoi est-ce que j’y perds mon temps ? Parce que c’est le mien d’une part, et aussi parce que qu’en cherchant je me « cultive » (je n’ai pas tranché si cela est ou non une perte de temps). Ecrire un blog est aussi dans la même catégorie. Finalement, vivre par définition c’est perdre son temps.
 
Cet agnosticisme ne s’applique pas uniquement au problème de « Dieu ». En dehors d’un corpus artificiel (comme les mathématiques), je doute que l’on puisse prétendre à la connaissance. Le monde réel (que l’on supposera existant) est trop vaste, trop complexe pour prétendre le connaître. Il se trouve que des systèmes de type « informatique » ont permis autres vivants « d’appréhender le monde ». Cela culmine par le corpus de savoir accumulé par l’Humanité : le monde n’est pas totalement inintelligible. Ce succès ne doit pas grisé : nous n’avons fait qu’effleurer la question.
 
Sur ce sujet, il importe aussi de s’interroger sur le moyen de la connaissance. Mes définitions sont les suivantes. La connaissance doit être accessible à la « pensée rationnelle » : cela signifie entre autre que la connaissance doit pouvoir s’exprimer. Mais, la « pensée rationnelle » est loin d’être le seul moyen psychique dont nous disposons : il y a les sentiments, les émotions, les intuitions, ... En pratique, la pensée rationnelle intervient peu. Une définition précise de ces concepts reste à faire. Ils produisent par exemple les croyances. Le fait que les croyances ressemblent à des savoirs peut générer de la confusion. Il est vrai qu’il y a porosité entre les 2 ensembles. Finalement, un savoir c’est une croyance qui a fait ses preuves. Psychiquement, les choses sont inverses : les croyances sont bien plus intimement intégrées que les savoirs.

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Lundi 17 mars 2008
publié dans : Errements
Concernant le « climat terrestre », il semble que « tout le monde » puisse s’accorder sur les points suivants :
1 Le climat terrestre est l’ensemble des climats locaux.
2 Le climat terrestre est intrinsèquement variable.
3 Il existe des variations cycliques de moyen et long terme (siècles, centaine de millier d’années).  Les causes sont astronomiques.
4 Le climat terrestre a été très différent dans le passé lointain (précambrien). La nature de l’atmosphère était différente.
Un cinquième point fait peut être moins consensus :
5 les climats locaux varient fortement naturellement à court terme (an - siècle). Les causes sont multiples et mal connues.
 
La théorie du réchauffement climatique récent apporte les points suivants
A : Le climat terrestre a une existence indépendamment des climats locaux. Le principal indicateur est la température de surface moyenne (calculée selon un protocole spécifique).
B Il existe une tendance très nette actuelle pour l’évolution de ce climat terrestre. Suite à une augmentation du XXème siècle, l’augmentation se poursuit et même s’accélère.
C La cause de ce phénomène est l’augmentation des gaz à effet de serre.
 
Il y a d’autres points complémentaires
αL’augmentation des gaz à effet de serre est provoqué par l’activité humaine
βL’augmentation de température est un phénomène franchement négatif voire catastrophique.
 
Je vais examiner A, B et C mais pas les poins complémentaires..
 
Le point A est loin d’être anecdotique. Localement la notion de climat a un sens : cela se traduit par des courbes de variations annuelles moyennes de certaines grandeur (température, précipitation, ensoleillement, vent). On peut encadrer ces valeurs par des minimales et maximales. On peut compter le nombre annuel de certains phénomènes météorologique. Bref, tout cela donne une indication sur le temps auquel il faut s’attendre à une date donnée à cet endroit.
Il semble clair que cela n’a pas de sens au niveau global. La température moyenne globale est « constante » au fil de l’année, de même pour les précipitations. La notion de climat global est donc de nature différente de la notion usuelle de climat. Il vaudrait mieux utiliser un autre mot.
Si l’on considère la grandeur « phare » : la température moyenne, on peut s’interroger sur sa signification. En premier lieu, pour des raisons pratiques, cette température moyenne est une moyenne de température mesurée à certains points du globe. Les mesures sont retraitées pour tout ramener à l’altitude 0. C’est donc largement une abstraction. Elle est assez éloignée de la température moyenne de la masse d’air compris entre 0 et 2 m sur toute la surface terrestre (concept étrange et de toute façon non mesurable). Pour revenir à du « physique », on peut vouloir une indication sur « l’état de chaleur » « à la surface terrestre ». Cela fait référence à l’énergie calorifique présent dans cette zone (surtout la variation). Les paramètres sont : la capacité calorifique du « bout de matière », la température de ce bout de matière, l’état de ce bout de matière et les chaleurs latentes de changement d’état. Par exemple, si beaucoup de glace a fondu, la chaleur latente de fusion entraîne une augmentation de l’énergie calorifique du système. Il reste à définir de quel système on parle. Il semble clair que cela ne se borne pas au 2 premiers mètres de l’atmosphère. Il y a toute la troposphère (étant donné sa faible masse, on peut aussi compter le reste de l’atmosphère). Il y a aussi toute l’eau circulante (lac, rivière,…). Il y a au moins la partie supérieure des océans (jusqu’à quelle profondeur ?). Il y a aussi une partie des glaciers (la partie qui « varie » soit en température soit en état). Il y aussi une fraction de la surface solide terrestre (là aussi, celle qui varie). Y-a-t-il corrélation entre la variation de l’énergie calorifique de ce système et la variation de température de surface de l’atmosphère ? Peut être que non. Quite à simplifier et étant donné les masses en jeu, il vaudrait mieux utiliser la variation de température « moyenne » des océans.
 
Le « rejet de A » suffit en théorie. Mais examinons la suite en considérant la « température moyenne du globe ». La tendance affirmée en B est très discutable.  Le XXème siècle n’a pas été une augmentation linéaire. Les dernières années ne montrent pas d’accélération mais plutôt un « plateau ». Qui plus est, les chiffres semblent suspects (cf l’affaire des années 30 aux USA). Existe-t-il une tendance exceptionnelle sur cet indicateur là (la température moyenne de surface de l’atmosphère) ? Cela est douteux. Pour lever le doute, il faudrait d’abord une transparence sur l’origine des données. Il faudrait ensuite une analyse statistique sur la probabilité d’une telle variation. En regard du point A, la proposition prendrait beaucoup plus de force si c’était la température moyenne des océans dont il était question.
 
Pour le point C, les traces historiques indiquent (prouvent) que l’augmentation de CO2 suit l’augmentation de « température ». L’explication existe : c’est le fait que l’eau « chaude » absorbe moins de CO2 que « l’eau froide ». La description théorique de « l’effet de serre » est largement déficiente. La climatologie est une science dans l’enfance : elle n’est pas en état d’éclairer le problème. S’il n’y avait ce battage médiatique et cette crédulité répandue, tout cela en serait risible.

 

ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Jeudi 13 mars 2008
publié dans : Errements
Il n’y a pas UN complot mais des manipulations multiples pour défendre des intérêts particuliers. Ces manipulations utilisent notamment la déformation de l’information.
 
La conséquence de cette croyance est que je réfute l’idée d’une vérité « bien évidente » qui serait « naturellement » partagée par tous.
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Lundi 10 mars 2008
publié dans : Errements
Il ne s’agit pas de dire que je ne suis pas fan de X ou Y, mais de dire que je ne suis fan de personne.
Je reconnais tout à fait que certaines personnes dans certaines actions sont très très fortes. Cela concerne le monde de l’art, le sport, la politique, le travail, la science, l’artisanat etc… C’est plus ou moins médiatisé. Ainsi la reprise de volée de Zidane dans telle match sera vue par des millions de téléspectateurs. Par contre, la virtuosité du pizzaïolo pour former sa pizza ne sera remarquée que par quelques personnes dans le restaurant. L’un est une star qui gagne des millions et l’autre un employé au salaire proche du smic.
Je choisis exprès deux exemples qui semblent aussi éloignés. En effet, je crois que dans les 2 cas, il y a un point commun : l’approche de la perfection dans «le geste ». On peut généraliser encore un peu en estimant qu’il y a des gens qui approchent la perfection dans leur « projet ». Il ne s’agit pas toujours d’une action, il peut s’agir d’un discours, d’une idée, d’une organisation…
C’est vrai que cette quasi perfection donne l’idée du divin.
 
Ceci étant dit, il ne faut pas déplacer le constat. Ce n’est pas parce que Zidane a fait un geste merveilleux dans tel match, qu’il a été parfait dans tout le match et plus encore qu’il a toujours joué à la perfection. Bien sûr que l’on a envie qu’il recommence. Mais pourquoi attacher cette envie à une personne en particulier. On a toujours envie de ces « merveilles » : peu importe qui les produit. Constater un « événement exceptionnel » ne devrait pas impliquer un « pouvoir » exceptionnel à son acteur.
 
Parmi les déviations attachées au star système, il y a pire. Nous avons donc un « personnage » capable (parfois) de prouesses. La première exagération est de le penser toujours capable de prouesse dans sa « discipline ». La suite, c’est de considérer que toute sa vie (sa famille, ses relations, ses choix, sa façon de s’habiller, ce qu’il dit,…) est « génial ». Par exemple, il est irritant d’entendre interviewer un sportif sur des questions politiques. Non pas qu’il n’ait pas droit à son opinion mais justement parce que c’est une opinion comme une autre qui n’est pas présentée comme telle.
 
Bon, ce n’est pas cette petite égratignure qui abolira le star système. Il y a plein de raisons qui lui assure existence et développement. C’est l’une des calamités de l’humanité.

ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Jeudi 21 février 2008
publié dans : Errements
Pour les lecteurs habituels, il sera apparu que mon blog est plutôt un blog de « recherche ». Je pose plutôt des questions que je n’apporte des réponses. Je tente des raisonnements, des déductions. Bref, il n’y a pas de vérité révélée ici.
Il existe un petit nombre de micro-domaine sur lesquels je peux me prétendre « expert ». Je n’ai pas le goût à en faire état et à les présenter.
Il existe des sites ou blog d’expert. Certains sont bien faits, certains sont très intéressants.
 
Dans les réponses ou commentaires que l’on trouve sur internet (par exemple les réactions aux articles du monde), je suis frappé par le ton « j’ai la vérité» qui diffuse de certains. Ceux-là sont presque à coup sûr sans intérêt. Il me semble important de distinguer le fait « d’avoir une information » et « d’avoir la vérité ». Exposer une information, c’est la mettre en question (est-elle exacte ? d’où vient –elle, que signifie-t elle ?), c’est apporter un éclairage (nouveau si possible) sur un thème, une pierre à l’édifice. C’est constructif, c’est ouvrir des perspectives, c’est poser des questions. Avoir la vérité c’est clore le débat.
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Janvier 2009
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus