Dimanche 1 juin 2008

Le modèle donne l’équation : (An *(1-x) (1-z)+ As * x * y )/(2-2z-y)/en = 0,42 = f(x,y,z,As,An,en)

 

On a df/dx = -0,21 et (df/f)/(dx/x) = -0,35

Df/dAn = 0,26 et (df/f)/(dAn/An) = 0,40

Df/dAs = 0.35 et  (df/f)/(dAs/As) = 0,59

Df/den = -0,52 et (df/f)/(den/en) = -1

Df/dy = 0,56 et (df/f)/(dy/y) = 0,68

Df/dz = 0,27 et (df/f)/(dz/z) = 0,06

 

En valeur, les sensibilités ne sont pas trop différentes. Les plus importantes sont celles sur en et y. Ce sont les 2 paramètres de l’effet de serre. Est-ce que cela ne revient pas à «réintroduire l’effet de serre » ?

 

En effet le mécanisme de l’effet de serre apparaît via les 2 paramètres y et en. Mais uniquement pour une partie de y. D’autre part, cela apparaît comme un mécanisme parmi d’autres et non prépondérant.

 

L’absorption y est globale et non uniquement radiative. On a y = Flux absorbé/Fts  avec Fts = Fm + Fr. et flux absorbé = Fm + flux radiatif absorbé

D’où y = Fm/Fts + Flux radiatif absorbé/Fr* FrFts = Tm + (1-Tm)* yr

Tm est relativement « constant ». D’où dy = (1-Tm) dyr

Et dy/y = (1-Tm) dyr/yr * yr/y = (1-Tm)/(Tm/yr + 1-Tm)) dyr/yr = 1/(1+Tm/(1-Tm)yr) *dyr/yr

Le facteur est difficile à quantifier (prenons ½ ), cela signifie que la variation relative dyr/yr doit être deux fois plus importante que celle demandée à y.

 

Pour une variation de T de l’ordre 1 K, on a df/f = 0,01. Il faut alors dy/y = 0,015 et dyr/yr = 0,03. En supposant une relation linéaire, il faut donc que la proportion de gaz à effet de serre augmente de 3 points : dTg/Tg = 0,03. Le gaz à effet de serre principal c’est la vapeur d’eau présent à environ 2% en moyenne (= «Tg »). Si on cette proportion en vapeur d’eau constante, il faut que les autres gaz à effet de serre augmentent de 0,06% de la teneur de l’air soit 600 ppm (=dTg). On en est loin pour le CO2.

 

Bref, le phénomène d’effet de serre existe mais il n’est pas le seul facteur. Surtout, le modèle de l’effet de serre pris isolément est inadéquat.

 

par thidgr publié dans : Effet de serre
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Samedi 31 mai 2008

Le modèle donne l’équation : (An *(1-x) (1-z)+ As * x * y )/(2-2z-y)/en = 0,42 = f(x,y,z,As,An,en)

 

Le problème vient de l’incertitude sur les 6 paramètres de f. On peut toujours ajuster ces paramètres pour satisfaire cette équation.

 

La fonction f est linéaire en An, x, As,  C’est une fonction inverse de en. C’est une fraction rationnelle en y et en z. On est loin du « zéro » du dénominateur à chaque fois et la sensibilité est globalement linéaires pour les 6 paramètres.

 

On peut calculer la sensibilité aux paramètres.

On a df/dx = (-An(1-z) + As*y)/(2-2z-y)/en

Df/dAn = (1-x) (1-z)/(2-2z-y)/en

Df/dAs = xy /(2-2z-y)/en

Df/den = -(An *(1-x) (1-z)+ As * x * y )/(2-2z-y)/en^2

Df/dy =((As *x)(2-2z-y) + An (1-x) (1-z) + As * x * y) / (2-2z-y)^2 /en

Df/dz = (-An (1-x)(2-2z-y) +2 An (1-x) (1-z) + 2 As * x * y) / (2-2z-y)^2 /en

 

Avec les valeurs prises précédemment :

An = 0,65

As = 0,72

X = 0,7

Y = 0,51

Z = 0,1

En = 0,8

 

On a df/dx = -0,21 et (df/f)/(dx/x) = -0,35

Df/dAn = 0,26 et (df/f)/(dAn/An) = 0,40

Df/dAs = 0.35 et  (df/f)/(dAs/As) = 0,59

Df/den = -0,52 et (df/f)/(den/en) = -1

Df/dy = 0,56 et (df/f)/(dy/y) = 0,68

Df/dz = 0,27 et (df/f)/(dz/z) = 0,06

 

Rappel f = sygma T^4/F, donc si f croit T (température de l’atmosphère) croit aussi.

L’examen des signes des dérivées précédentes est intéressant.

La fonction f (donc la température) croit si l’absorption du sol As ou des nuages An croit. Cela semble logique.

La température décroit si l’émissivité en augmente. Cela semble logique.

La température croit si l’absorption y augmente : OK.

La température croit si la réflexion z augmente (logique car augmentation de Fts).

La température décroit si la transparence x augmente, c'est-à-dire si la couverture nuageuse diminue. C’est plus étrange. Cela vient du fait qu’avec ce modèle, l’absorption directe en altitude est plus efficace pour chauffer l’atmosphère que les autres phénomènes.

 

En valeur les sensibilités ne sont pas trop différentes (sauf pour celle de z qui est faible). Si l’on classe les paramètres par ordre de précision, on a As, x, An, en, z, y.  Si k est l’écart de base, on a par exemple dAs/As = k, dx/x = 2k, dAn/An = 3k, den/en =5k, dz/z = 8k et dy/y = 20k.

D’où df/f = (0,35 + 0,8 + 1,77 + 5 + 0,48 + 13,6) k = 22k 

 

L’essentiel de l’incertitude vient de y. Il est donc plus logique de « trouver y » à partir des autres.

Malheureusement, il n’y a pas de moyen de valider le modèle en vérifiant l’équation.

par thidgr publié dans : Effet de serre
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Vendredi 30 mai 2008

Pour expliquer la température « sur Terre », le modèle à une couche étant insuffisant convainquant, on va utiliser un modèle à 2 couches.

 

La première couche c’est la « haute troposphère » (10 km). On considère que c’est le lieu ou les nuages interceptent la lumière solaire. la caractéristique est de laisser passer une fraction du rayonnement incident (dont le sol reçoit le reste). Cette couche est à une température relativement homogène T =223K

L’autre couche c’est ce qui est en dessous. On le dénommera abusivement « le sol » (en pratique cela inclut la basse troposphère).

 

Entamons l’examen des phénomènes de transfert énergétique verticaux.

 

Il y a le flux solaire incident. Il est de 1340 W/m2. La configuration géométrique de la sphère implique que le flux incident moyen est F = 1340/4 = 335 W/m2.

 

Un premier paramètre x  intervient. Il s’agit du taux d’ouverture de la couche nuageuse. Avec x = 0, rien ne parvient au sol

Le flux incident au sol est donc x * F. Celui sur la couche atmosphérique est F * (1-x)

 

Deux autres paramètres apparaissent. Les taux d’absorption du sol et de la couche atmosphérique (à chaque fois c’est 1 – albédo).

Pour le sol, absorption de  FSa = As * F * x  et réflexion du reste (qui n’est pas captée par l’atmosphère puisque c’est transparent sans nuage, on va donc l’oublier).

Pour l’atmosphère, réflexion directe  (que l’on oublie) et absorption de FNa  =An * F * (1-x).

 

Il y a un flux d’énergie issu du sol :  Fts. Il a un composante radiative Fr et une composante liée au transfert de matière  Fm (convection et cycle de l’eau).

 

Tout Fm est absorbé par la couche atmosphérique. Une proportion de la composante radiative est aussi absorbée. Il apparaît un autre paramètre y : le taux d’absorption de Fts par l’atmosphère

Il existe aussi un phénomène de réflexion. Elle ne concerne que la composante radiative et ne s’applique qu’à la partie « recouverte de nuage ». Cela entraine l’apparition d’un autre paramètre z : le taux de réflexion  (remarque : z  = (1-x) * z’ avec z’ < 1-y))

Au final Fts se divise en 3 : un partie absorbé une partie réfléchie et une partie qui part dans l’espace.

 

Il y a un flux radiatif issu de l’atmosphère 2EN. La moitié va vers le sol, l’autre part dans l’espace.

 

On peut alors écrire les équations d’équilibre.

Equilibre pour les nuages. FNa + Fts * y = 2 EN .

Equilibre pour le sol. FSa + EN + z Fts = Fts

 

On peut éliminer FSa et FNa (grandeurs intermédiaires)

2 EN  = An* F * (1-x) + Fts * y.

Fts = As * F *x + EN + z * Fts

Fts = (As * F * x + EN ) / (1-z)

On peut aussi éliminer Fts.

2 EN = An * F * (1-x) + (As * F * x + EN )  * y/(1-z)

2 (1-z) EN = An * F * (1-x) (1-z)+ (As * F * x + EN ) * y

(2(1 –z)-y) * EN =  An * F * (1-x) (1-z) + As * F * x * y

EN = F (An *(1-x) (1-z)+ As * x * y )/(2-2z-y)

 

On a une équation reliant EN à F. Il y a 5 paramètres : An, As, x, y, z.

On peut supposer qu’en altitude, la température est homogène (T) et le flux thermique est donc

EN = en sygma T^4. Avec en = émissivité, sygma = 5,67 E -8.

Cela permet d’éliminer EN au profit de T et fait apparaître un 6 ème paramètre : en.

Contrairement au modèle où l’on fait le calcul de l’méission thermique au sol, ici l’hypothèse d’homogénéité de température donne un sens à ce calcul.

 

La pertinence du modèle implique la vérification de l’équation.

sygmaT^4 / F = (An *(1-x) (1-z)+ As * x * y )/(2-2z-y)/en = 0,42

 

Le problème est que les valeurs des 6 paramètres sont incertaines.

 

La couverture nuageuse :

La valeur x = 0,7 semble raisonnable (30 % de couverture nuageuse en moyenne).

 

L’albédo

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alb%C3%A9do

Il faut que l’albédo global soit de 0,39

x (1-As) + (1-x) (1- An) = 0,39

x – x As + 1 – x - An + x An = 1 – x As + An (x-1) = 0,39.

L’albédo du sol est de  0,28 : As = 1- 0,28 = 0,72

Donc An = (x As – 0,7)/(x-1)

Donc An = (0,61 - 0,7 * 0,72)/0,3 = 0,35. Cela donne un albédo moyen des nuages de 0,65 (raisonnable).

A noter la très grande variabilité des estimations de ces facteurs (alors qu’ils sont primordiaux)..

 

La réflexion des nuages :

 z = (1-x) * z’. En supposant z’ = 0,3, on a 0,09. Prenons z =0,1.

 

L’émissivité

http://pecbip2.univ-lemans.fr/~moss/docpdf/theseTB.pdf

On peut considérer que les (1-x) de nuage ont une émissivité vers 0,9 (=>0,3*0,9= 0,27) et que les x « non nuage » ont une émissivité plus faible (calcul compliqué en « 1-exp(DkCWP) »). Supposons qu’en moyenne en = 0,8

 

L’absorption retour.

Pour l’absorption, c’est la grande inconnue. Supposons que ce soit 0,5

 

Alors (An *(1-x) (1-z)+ As * x * y )/(2-2z-y)/en = 0,41 peu différent des 0,42 attendus.

Pour obtenir les 0,42, il faut y = 0,51.

 

Considération sur la véracité de l’article.

C’est un modèle. Il reste simplifié mais bien moins irréaliste que le modèle « une couche ». Des références pour les valeurs numériques sont proposés.

Malgré tout, il y a trop d’incertitude dans les valeurs des paramètres pour obtenir une validité.

On va devoir retravailler cela.

par thidgr publié dans : Effet de serre
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Jeudi 29 mai 2008

Pour expliquer la température « sur Terre », il s’agit d’expliquer la température « en altitude » (-50 C vers 10 km, supposée homogène). La température au sol s’explique alors grâce au gradient de température.

 

On commence par tenter un premier modèle où « tout se passe dans la haute troposphère ».

Albédo des nuages : 0,65

Température homogène : 223 K

Flux incident 1340 W/m2 à diviser par 4 du fait de la géométrie.

Emissivité des nuages : 0,8

Donc flux émis = 0,8 * sygma * 223^4 = 112 W/m2

Flux incident = (1-0,65) * 1340/4 = 117 W/m2.

Les résultats sont remarquablement proches. C’est largement explicable par les approximations des valeurs utilisées.

 

Il n’y pas d’effet de serre particulier.  L’équilibre au niveau de la haute troposphère fixe la température à 223K. Le gradient thermique moyen fixe la température sur Terre.

 

Considérations sur la véracité de l’article.

Il s’agit d’un modèle. Il est simpliste.

Contrairement à Vénus, les nuages ne recouvrent pas toute la Terre.

D’autre part il faudrait une justification des valeurs de l’émissivité et de l’albédo utilisés ici.

Ce modèle « une couche » est bien trop frustre et trop irréél pour être convaincant.

On va donc devoir examiner le modèle « bi couche ».

par thidgr publié dans : Effet de serre
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Mercredi 28 mai 2008

Pour Venus, l’explication de la température au sol découle pour toutes les lattitudes du gradient de température (modèle thermodynamique) et de la température en altitude.

Plus précisément c’est la valeur des températures

 

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/en-video-les-decouvertes-de-venus-express_13757/

 

Vers 70 km d’altitude, la température est de l’ordre de 230 K.

Les caractéristiques de cette couche limite sont plus complexe. Il s’agit d’une zone de « température plateau ». L’altitude basse et l’altitude haute dépende du caractère jour/nuit et de la latitude.

C’est cette valeur « moyenne » de 230K qu’il faut expliquer.

En reprenant le calcul du corps noir (la « constante solaire pour venus est 2700 W/m2, l’albédo est  0,65, on a une puissance absorbé de 236 W/m2 et une température de « corps noir est 256 K ».

L’écart n’est pas très grand. La température mesurée est plus froide que celle fournit par le calcul.

La température de 256 K correspond plutôt à l’altitude 55 km.

 

Les nuages s’étendent entre 50 et 80 km.

 

Le modèle suggère que l’altitude d’équilibre absorption –émission est de  55 km. C’est compatible avec la réalité.

Dans le détail, il faudrait modéliser les couches.

 

Mais la température de Vénus s’explique bien en première grandeur.

par thidgr publié dans : Effet de serre
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