Au cours d’une formation à la gestion de projet, j’ai entendu ce conseil : «pour réussir son projet, il faut notamment impliquer les acteurs du projet et les décideurs. Pour y parvenir un moyen c’est de créer un sentiment d’urgence ». Je dois dire que le raisonnement se tient. Je constate que ce conseil est très souvent mis en pratique. Malheureusement !
Ainsi, la plupart des projets « travaillent dans l’urgence ». Vous connaissez sans doute des étudiants qui révisent au dernier moment et qui passent des nuits blanches les derniers jours avant l’examen. Et bien, cette pratique tend à s’étendre aux projets professionnels. Avec mes moyens, je combats ces pratiques. Je les juge profondément négatives. En effet, travailler dans l’urgence génère du stress. D’autre part, cette urgence artificielle apparaît pour ce qu’elle est : un arbitraire. Cet arbitraire génère un sentiment d’impuissance et une démobilisation. Finalement, c’est contre-productif.
La mise en pratique de cette « course à l’urgence » se retrouve ailleurs que dans les contextes professionnels : on le voit à longueur de page dans les journaux. Pour ce faire entendre, l’un des leviers c’est de créer l’urgence chez l’auditeur. Pour crée l’urgence, quoi de mieux que d’annoncer de catastrophes ?
Menace de guerre, déclin sécheresse, changement climatique, impact de météorité, OGM, …. La liste est très longue.
Ces éléments ne sont pas présentés comme des hypothèses de façon rationnelle mais comme des menaces sous un angle émotionnel. C’est une victoire de la Communication, et une défaite pour la Logique.
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