Samedi 12 juillet 2008

ARTE a diffusé un série documentaire sur la seconde guerre mondiale « WAR ».

 

L’épisode évoquant le débarquement en Normandie m’a amené à une remarque frappante.

Le lendemain de ce débarquement, les journaux américains titraient « INVASION ». J’ai vérifié, « invasion » (en anglais) cela veut bien dire « invasion » et non « débarquement «  ou « libération ».

 

Le choix de ce mot ne me semble pas anodin. L’état d’esprit US était d’envahir l’Europe occupée.

 

A ma connaissance, jamais aucun commentateur ou historien français qui évoque cela ne dit que les américains ont envahi l’Europe.

 

Je pense qu’on voit là l’indice de la profonde divergence France/USA sur cette affaire.

 

Si le Général de Gaulle doit être loué, ce n’est pas pour avoir « libéré la France des allemands ». En effet ce n’est pas ni le premier des libérateurs, ni le plus efficace. De ce point de vue, son action est plutôt marginale. Par contre, son action a été déterminante pour « libérer la France de l’occupation américaine ». Sur cet aspect, on lui doit tout. 

En sus, il a construit ensuite le mythe de la «France qui a gagné la guerre ». Cela c’était peut être de trop.

 

En ces temps d’occupation irakienne, ce genre de constat me semble éclairant.

par thidgr publié dans : Considérations politiques
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Vendredi 11 juillet 2008

Lorsque quelqu’un dit par exemple « je crois que les fantômes existent » où « je pense que la peine de mort est une bonne chose », il est vain de répondre « Non ».

 

En effet, ce que pense, croit, ressent, éprouve une personne est son affaire. Il est illusoire d’espérer le changer simplement par des mots : en tout cas pas par une simple injonction.

 

A peut croire une chose « C ». B peut croire que « C » est une erreur. A et B ont donc des avis, opinions, idées opposées sur le sujet C. Ce n’est pas la fin du monde pour autant.

Du point de vue d’un corpus logique, il y a un problème. Si ce corpus se veut respectueux de la règle du tiers exclus, il y a soit « C » soit « nonC » : l’un des 2 est dans l’erreur.

L’existence d’un corpus logique « universel » (un ensemble de vérité universelles) reste largement à démontrer et semble largement improbable. La question se ramène donc à l’existence d’un corpus logique « local » englobant le thème de « C ». Ce corpus est-il unique ? Là encore tout cela semble improbable en général.

 

En définitive selon un corpus X (auquel se rattache l’« univers mental » de A) « C » peut est vrai Et selon un corpus Y, c’est « non C » qui est vrai.

 

Lorsque quelqu’un exprime une opinion à laquelle on n’adhère pas, le mieux c’est de commencer par lui reconnaître le droit d’avoir cette opinion. Ce faisait, on relative doublement le fait : c’et TON opinion, ce n’est qu’une opinion (et non un vérité absolue). Cela permet aussi de faire passer l’idée, que « nous même » n’avons pas la même opinion. Tout ceci de façon dépassionnée sans générer de conflit.

Ensuite, il est possible d’envisager sereinement une analyse. Qu’est-ce qui t’amène à croire cela ?

Là encore, il ne faut pas réfuter directement tous les arguments mais les écouter (les noter).

Il y a alors 2 axes « d’attaque » : l’enchainement logique des arguments d’une part. La « force de vérité » de chacun des arguments.

C’est un travail de long terme.

 

Ce sont mes enfants qui m’ont « appris » cette nécessaire relativisation. En prime on gagne de pouvoir corriger ses propres errements.

 

Au final, « l’autre » a toujours le droit de persister dans « l’erreur ». Mais ce droit s’accompagne du devoir d’en assumer les conséquences.

par thidgr publié dans : Errements
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Jeudi 10 juillet 2008

Un livre un peu foutraque qui est à la fois un panorama des sciences et un recueil d’anecdotes sur les scientifiques.

Ecrit par un américain, ce point de vue change un peu de la vision « franco française » des sciences. De nombreux scientifiques inconnus ici sont cités. Il y a très peu de français (Descartes, Laplace, Lavoisier, Condorcet, P et M Curie, Becquerel, La Condamine, Cuvier,  Pelletier, De Broglie,  Gérard-Henri de Vaucouleurs,  Brunhes, Teisserenc de Bort, Coriolis, Pasteur…). Sans doute que cela n’est pas plus objectif que le point de vue français.

 

Un tel livre est une gageure, il passe immanquablement à coté de plein de choses.

 

Il ressort de ce livre de multiples exemples de batailles et d’errements. La « vérité » ne coule pas de source. Ce qui est considéré comme « scientifiquement vrai » à un moment donné et le fruit d’un processus historiques.

 

Les indications sur notre « niveau d’ignorance » me ravissent.

« Résumons-nous : nous vivons dans un univers dont nous sommes incapable de calculer l’âge, constellé d’étoiles dont nous ignorons l’éloignement, rempli de matière que nous n’arrivons pas identifier, opérant en conformité avec des lois physiques dont nous ne connaissons pas vraiment les propriétés ».

par thidgr publié dans : Lectures
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Mardi 8 juillet 2008

Dans les articles récents de vulgarisation scientifique, il apparaît souvent le « principe anthropique » ou du moins une mise en perspective de l’extraordinaire concours de circonstance qui a conduit à notre existence (les valeurs des paramètres du big bang, des paramètres nucléaires, du système solaire, etc.).

 

Il est possible que ces faits soient mal exposées. En tout cas, ce « mystère » m’est complètement étranger.

 

A l’inverse, il est un mystère qui me préoccupe. La résolution me semble « à notre portée ». C’est celui des sociétés humaines.

 

Je fais le constat que 2 êtres humains se comprennent mal voir très mal. Il y a le problème de la Langue (le français par exemple) mais aussi de la « langue » ( la langue juridique, du sport de tel entreprise, de telle couche social,…). Il y a surtout le problème du temps passé à communiquer, de la volonté de se comprendre (j’ai entendu je ne sais plus où l’expression « certains sont payés pour ne pas comprendre » : je la trouve pertinente).

C’est vrai pour 2 être humains, c’est encore pire pour une groupe. La difficulté croit comme le nombre de couple dans ce groupe (donc comme le carré du nombre de personne).

Bref, il devrait y avoir une incompréhension généralisée.

 

Et pourtant les sociétés humaines existent !

 

Bon, je ne vas pas affirmer qu’elles existent dans la parfaite harmonie, que tout le monde se comprend 2 à 2 et que tout le monde soit vraiment lucide. Mais ces société fonctionnent.

 

Le plus extraordinaire peut être est l’existence du corpus de la Connaissance Scientifique. C’est le résultat de l’activité d’une foule de personnes vivant dans des lieux différents et à des époques différentes.

Encore une fois, ce corpus est loin d’être sans défaut ou contradiction, mais il est largement efficace.

La difficulté du corpus scientifique c’est qu’il ne s’agit pas de raconter n’importe quelle histoire. Il comporte une exigence de cohérence (plutôt respectée) et il est à l’épreuve des faits (ce qui est plutôt le cas). Enfin, il est unique : il n’existe qu’un seul corpus scientifique pour TOUTE l’humanité. Aucun autre domaine humain n’est dans ce cas (religion, législatif, techniques, sport, …).

 

J’estime qu’il y a là un mystère : comment les êtes humains qui communiquent si mal entre eux sont parvenus à construire ces organisations et ce corpus scientifique ?

Il y a de quoi être optimiste non ?

 

par thidgr publié dans : Errements
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Dimanche 6 juillet 2008

D’après ce que je sais, les noms des fleuves et des rivières sont uniques (loi « A »). De plus la  rivière la plus longue « emporte » le nom au confluent (loi « B »).

 

Je trouve cela extraordinaire. Pas vous ?

 

Tout d’abord, il est vrai qu’il ya  des cas litigieux pour ces « lois » A et B.

Ainsi les noms de fleuves et de rivière sont souvent « traduits » (rhin, rheine). Ce n’est donc pas strictement le même nom.

Surtout, il arrive que ce ne soit pas la rivière la plus longue qui « gagne » le nom au confluent (B). Ce peut être une question de « puissance de débit » (ainsi il y des doutes sur le confluent seine-Yonne). Ce peut être aussi une conséquence historique (Mississipi-Missouri).

Malgré tout ces 2 lois A et B sont assez générales. Elles s’appliquent partout dans le monde et à « tout niveau d’échelle » : des petits ruisseaux aux gros fleuves.

 

Ce que je trouve extraordinaire, c’est surtout A. En effet, je ne parviens pas à comprendre comment les différents groupes humains qui vivaient au bord de ces cours d’eau (en aval et en amont, parfois à des milliers de kilomètres de distance) ont finis par s’accorder sur le nom de ce cours d’eau.

Si j’en crois les historiens, les noms des cours d’eau en France sont très anciens. Comment se fait-il que personne ne les ait changé ?

par thidgr publié dans : Errements
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