Jeudi 29 juin 2006

Ma prof d’anglais me rappelait l’autre jour l’incongruité de la façon de dénommer les nombres en français. Un truc comme « quatre vingt seize » ! Il faut l’assumer.

Je me suis aussi souvenu qu’au cours élémentaire, j’avais appris « septante », « octante »  et « nonante ». Je ne sais pas si c’était par simplification où du fait de l’origine de l’institutrice. Toujours est il que l’année, suivante, ceci déclencha les ricanements de mes condisciples. C’est vrai quoi : Il faut vraiment être demeuré comme un belge pour dire « septante ». Les gens de goût à l’intelligence avancée disent « soixante dix ».

Et les génies, de dire « trois-vingt dix ».

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Mercredi 28 juin 2006

Après le français, je tente la construction d’un tableau phonétique de mots en anglais. J’ai vérifié sur des dictionnaires, il ne devrait pas y avoir d’erreur. Je me suis inspiré d’un tableau trouvé sur ce site : http://perso.orange.fr/yvanbaptiste/. Ce travail est bien plus délicat pour moi.  

Consonne + Voyelle 

 

 

 

 

Ce tableau est probablement incomplet.

 

 

De la même façon qu’en français, le [ŋ] ne semble pas possible devant une voyelle. On le retrouve derrière plusieurs voyelles. Pour le « je »,  (et non le « dj »), je n’ai trouvé que dans les mots comme « plaisure » avec un « E » derrière. Le « dz » semble de moins en moins usité. 

Le « UE » semble toujours impliqué un r.  Le « E » est peu fréquent.  

Voyelle + voyelle.

  

 

On exclu les diphtongues. Il ne reste plus beaucoup de cas de figure ( ?).

 

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Lundi 26 juin 2006

Je mes suis remis à l’anglais. Je manque de pratique à l’oral, et je prends conscience de la difficulté de prononciation. Ceci me conduit à m’intéresser à la phonétique. Sur le site wikipedia, on trouve des informations concernant l’alphabet phonétique international. Les tableaux suivants en sont extraits.  

Les Voyelles.  

 

Les consonnes.  

 

 

Il est surprenant de constater ce que le système phonétique humain est capable de produire. Pour en revenir à ma préoccupation, c’est la comparaison de l’anglais et du français qui m’importe.   

Comparaison des consonnes.  

Etant donné la difficulté de publication, ce n’est qu’un extrait du tableau. Les consonnes du français sont

 

 

 

Les consonnes de l’anglais sont :  

 Contrairement à une idée répandue, il y a peu de différence sur ce point entre les 2 langues. L’anglais présente « 7 différences ».  

- Les 2 « th » [θ, « dz »]. Finalement, ils ne sont pas bien méchant. Et puis on les voit bien écrit. 

- Le [r] auquel on ne pense pas. Ce n’est pas notre [R]. A l’écrit, c’est pire, le « r » anglais est rarement prononcé. La prononciation ne pose pas de problème particulier.  

- Le [ h ] que l’on connaît dans nos « interjections ».  

- Les tch et dj [« tch », « dj »] qui ne sont qu’une contraction de phonème usuelle et que l’on connaît du fait des mots étranger (tchad, jazz).  

- Le « ng » [ŋ] qui est arrivée en français depuis belle lurette par l’introduction des mots d’origine anglaise (ring). 

Donc pas de problème véritable.  Pour un anglophone, les 4 différences sont les suivantes.   

- Le « gn » [ñ]. Il peut passer sous la forme [n j]    

- Surtout le « R » que les anglophones continuent généralement à « rouler ».   

- Le « û » qui présente une difficulté analogue au « u » [y].   

- Le « j » qui est utilisé de façon restreinte en anglais (plaisure).   

Finalement c’est sur les voyelles que se situe la difficulté.  

 

Comparaison des voyelles.   

 

 Il faut ajouter les 4 nasales :  ε~,  œ~, O; A~  

 Il faut ajouter les 8 diphtongues : IE, UE, EU, εI, εE, OI, aI, aU. Cette recherche m’a amené à identifier ce qui me semble être une erreur que l’on trouve dans les dictionnaires. Il y a une confusion entre le [e] et le [ε ]. On trouve ainsi dans les dictionnaires (cf http://dictionary.cambridge.org/define.asp?dict=CALD&key=19726&ph=on) 

Français : gué [ge], guet : [gε]. Anglais : get : [get]. Or, il me semble que « get » ne se prononce pas comme « guét » mais comme « guette ». Les dictionnaires anglais utilisent les signes [ e,  eE, eI ] au lieu de [ε, εE, εI] qui me semblent convenir. Pour les besoins de ma comparaison, j’ai rétabli ce qui me semble être juste. 

Les voyelles utilisées en anglais qui ne le sont pas en français sont :  

- [I] dans « feel ». Proche du [i], toujours longue. Prononcé comme un « i » long, ne pose pas de problème. La distinction de notation semble abusive. Par contre, il est long ! (et ce n’est pas écrit).   

- [U ] : dans « book ». C’est proche du [u] (qui lui est toujours long). Un francophone a tendance à le prononcer pareil. C’est sans doute approximatif. Mais ça passe.  

- [æ] : dans « dam ». Entre le [a] et le [ε] mais différent des 2 (cas ils existent en anglais). Grosse difficulté. 

- [3] : dans « girl ». Toujours long. Pas trop loin du [E ] mais différent. En le prononçant comme  [E : ], ça passe. 

- [^] : dans « gun». Un [O] non arrondi. Pas commode à faire. D’autant plus que le coin des phonèmes utilisé est encombré.   

- [α ] : dans « got ». Un [A ] arrondi. Un francophone le prononce généralement (à tort) comme - [æ] : dans « dam ». Entre le [a] et le [ε] mais différent des 2 (cas ils existent en anglais). Grosse difficulté.   

- Les 8 diphtongues. En terme de prononciation, pas de difficulté supplémentaire. Le problème c’est surtout de savoir quand les appliquer. A noter que ce phénomène de diphtongue n’existe pas en français (on accole les phonèmes des voyelles).   

Bref, les difficultés de prononciation de l’anglais se situent là sur les voyelles et non sur les consonnes. Il y en a essentiellement 3 :  [æ] (dam) [^]  (gun) [α ] (got).  

Pour un anglophone, les « nouveautés » du français sont les suivantes : 

- Les 4 nasales. Heureusement, que le « un » [A~] est en voie de disparition.   

- Le [y] : certains n’y arrivent pas.  

- Le [e] : pas facile   

- Le [ø] : durdur   

- Le [œ] : proche du [E]. On peut généralement le prononcer pareil.   

- le [o] : vous pouvez y arriver. Impossible de le confondre avec [O].   

- le [A] : vous avez de la chance, il tombe en désuétude, et on peut le prononcer [a] sans trop de problème.  

 

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Lundi 26 juin 2006

Je me suis essayé à la construction d'un tableau phonétique de mots en français. J'ai vérifié sur des dictionnaires, il ne devrait pas y avoir d'erreur. Par contre, il reste des trous. Appel à vous si vous savez comment les compléter. Là encore, pour des raisons de publications, les signes phonétiques spécifiques sont modifiés.  

 

Consonne + Voyelle  

 

 

On remarque qu'il ne semble pas exister de mot qui contient ["ng" + voyelle]. Le [h] n'existe que dans les interjections. Le [consonne + "un"] a beaucoup de formes inemployés. Il n'est pas toujours facile de distinguer [û + voyelle] et [y + voyelle]. Il n'est pas toujours facile de distinguer [w + voyelle] et [O + voyelle]. Il est quasiment impossible en français d'avoir [i + voyelle] car on prononce [ij + voyelle].

 

Consonne = consonne

On remarque que les 3 « semi voyelles » [j, w, û] sont complètement di symétriques. Il y a de nombreux trous. Certaines consonnes ont plus d?affinités [l,m, R,s,t ] pour s'associer à d'autres. Il me semble qu'il n'existe pas de mot en français ou 3 consonnes se suivent dans la prononciation.

 

Voyelle + voyelle. 

 

 

 On a 4 voyelles [e , i, y, u] qui sont facilement devant une autre voyelle. 2 voyelles [a, "è" ] sont facilement derrière une autre voyelle. On remarque qu'il n'y a pas de contraction à la manière des diphtongues anglais. Les cas de mot où 3 voyelles se suivent dans la prononciation sont exceptionnels. Je n'en trouve pas.

Voyelle + Consonne.   

Pour être exhaustif il faudrait aussi dresser ce tableau. Il s'agit toutefois d'une transition classique de syllabe. Quasiment tous les cas de figure se retrouvent. Exception : il semble que ["ng"] ne se retrouve que derrière le [i].

 

 

 

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Jeudi 22 juin 2006

Cette approche se fait dans « l’état d’esprit » d’une de la modélisation conceptuel (UML) sans en adopter le formalisme. 

- « Marie est ma femme ». Marie ó ma femme. Notion d’égalité ou d’équivalence. En terme UML, il s’agit d’un autre identifiant de la même classe.

- « Il est le coupable ». Il y a une crime, le crime a un coupable, le coupable de ce crime = lui. 

- « Jacques est médecin ». La profession de Jacques est médecin. Jacques est une personne, Les personnes ont des attributs, l’un de ces attributs est la profession, la valeur de l’attribut profession pour Jacques est médecin. Notion de valeur d’attribut. Classe « Personne ».

- « Il est quatre heure ». En tout moment, en tout fuseau horaire, l’heure a une certaine valeur. La valeur de cette heure en ce moment et en ce fuseau, est 4.00. valeur d’attribut de la l’occurrence classe « Moment ».

- « Cette table est en bois ». Cette table est un objet, les objets sont faits de matière. La matière de cette table est le bois. Valeur d’attribut de l’occurrence de la Classe « objet ».

- « Son ambition est de devenir célèbre ». L’une de ces ambitions est de devenir célèbre. Lui est un être humain, tout être humain peut avoir zéro, une ou plusieurs ambitions. La valeur de l’une de ces ambitions à lui est d’être célèbre. Notion de valeur d’attribut, possibilité de valeur multiple.

- « Je suis de Lyon ». Je suis quelqu’un. Tout le monde a une origine. Mon origine est à moi est Lyon. Notion de valeur d’attribut.

- « La coupe du monde est en Allemagne ». La coupe du monde est un « événement long ». Les événements longs se localisent dans l’espace (et dans le temps). La localisation de cette événement long ci est l’Allemagne. Notion de valeur d’attribut.

- « C’est là ». Nous avions un objectif (aller à quelque part). Cet objectif est localisable. La localisation de cet objectif est là. Notion de valeur d’attribut.

- « C’était en janvier ». Nous évoquions un événement. Les événements se localisent dans le temps. La localisation temporelle de l’événement évoqué est Janvier. Notion de valeur d’attribut.

- « Je suis debout ». Je suis quelqu’un. Les gens ont une posture physique qui peut prendre plusieurs valeurs (assis, couché, debout,…). La valeur de cette position pour moi actuellement est « debout ». Notion de valeur d’attribut.

- « Ma sœur est blonde ». Ma sœur est quelqu’un. Les gens ont des cheveux. Les cheveux sont d’une certaine couleur. La  valeur de cette couleur pour ma sœur est blond. Notion de valeur d’attribut.

- « Je suis d’humeur à plaisanter ». Je suis quelqu’un. Les gens ont à tout instant une humeur. La valeur de cette humeur pour moi en ce moment est de vouloir plaisanter. Notion de valeur d’attribut.

- « Le café est froid ». Ce café-ci est froid. Ce café-ci est un « aliment ». Les aliments présentent des sensations de température (glacé, froid, tiède, chaude, brûlant,…). La valeur de la sensation de température de ce café-ci est « froid ». Notion de valeur d’attribut. 

- « Les élèves sont en vacances ». Les élèves sont une catégorie de personne. Les catégories de personnes ont un état (au travail, en vacances ). La valeur de cet état pour la catégorie « élève » est « vacances ». Notion de valeur d’attribut.

- « Jacques est mon neveu ». Jacques est l’un de mes neveux. Jacques « appartient » à l’ensemble de mes neveux. Notion d’appartenance. (au sens ensembliste). En terme UML, il y a 2 classes : les personnes, et l’ensemble des neveux des personnes. L’occurrence de la classe « lui » est relié par une relation d’agrégat à l’occurrence de la classe l’ensemble des neveux (pour moi). Il y a une autre analyse possible. Jacques est une personne, moi aussi. Les personnes ont des neveux, c’est une relation entre personne. Le destinataire de la relation « neveu » à partir de « moi »  est « Jacques ». Ou encore, le destinataire de la relation « oncle » à partir de Jacques est « moi ». Il y a encore une autre analyse. Jacques et moi sommes des personnes. Les couples de personnes (ordonnées) ont  un attribut qui est la relation familiale (neuve, fils, père, cousin, sans relation). La valeur de cet attribut de relation familiale pour (Jacques, moi) est « neveu ».  

- « Ce cadeau est pour toi ». Ce cadeau t’appartient. Tu as ce cadeau, Notion de possession. On peut aussi considérer la possession considérée comme un attribut (le cadeau est un objet qui a un ou plusieurs possesseurs). Le fait de l’avoir mis à part est dû au fait que la possession est généralement indiquer par le verbe avoir.

- « Le dossier est au professeur ».  Le dossier appartient au professeur. Notion de possession.

- « Les merveilles du monde sont sept ». Il y a des merveilles du monde. On peut compter celles-ci. Le résultat vaut 7. Notion de numération.

- « Je suis en train de travailler ». Je travaille. Le sens du verbe être est vide. C’est un rôle « outil ». 

 

Récapitulation. 

Mis à part un sens « vide », on  identifie donc 4 schémas de fonctionnement sémantique du verbe être.

-          Equivalence. Marie est ma femme. « A est B » équivaut à « A = B ».

-          Possession. Ce cadeau est pour toi. « C est D » équivaut à « C possède D ». En français, il y a une préposition pour D (à, au, aux, pour,…)

-          Valeur d’attribut. Jacques est médecin. « E est F » équivaut à «  E est une occurrence d’une classe EE, EE présente l’attribut FF, la valeur de l’attribut FF pour l’occurrence E de EE est F ». Il y a une grande richesse de possibilité. En effet EE et FF sont vastes. C’est aussi une source potentielle d’ambiguïté. Il n’y a pas de garantie pour que l’analyse soit unique ou que des analyses différentes soient convergentes. Chercher à classifier EE ou FF (localisation spatiale, temporelle,…) ne semble pas aisé au vu de la diversité des exemples. 

-          Numération. Les mousquetaires sont 4. I est J avec J un nombre. I désigne indirectement un ensemble II. Le nombre d’élément de II est J.

Est-ce là tous les sens du verbe être en français ?

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