Vendredi 26 octobre 2007

« Quand le sage montre la Lune du doigt, le sot regarde le doigt ». (46000 références sur google !).

 

Cette métaphore m’a toujours intrigué.

Premièrement, un vrai Sage ne montre pas du doigt. Qui plus est quel besoin de montrer la Lune ? Mais cela est assez anecdotique.

Surtout, est-ce vraiment sot de regarder (aussi) le doigt ? Je ne le crois pas. Tout d’abord, ne pas suivre aveuglement une manipulation (même amicale) n’est pas si bête que cela.

Ensuite, si le sage est vraiment un sage et pas un escroc, il n’empêche que l’intérêt de ce qu’il « dit » réside autant dans ce qu’il montre (la conclusion) que dans sa démonstration (le moyen qu’il utilise pour montrer). Donc, regarder le doigt ne me semble pas si sot que cela.

 

 

« Quand le sage montre la Lune du doigt, le deuxième sage regarde le premier sage, son doigt et la Lune ». Voilà qui me semble plus pertinent.

Autres variations.

« Quand le pickpocket montre la Lune du doigt, le sot regarde la Lune et le prudent regarde la deuxième main du pickpocket ».

« Quand le Sage montre la Lune doigt, l’apprenti a conscience du sage montrant la Lune du doigt »

 

par thidgr publié dans : Errements
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Jeudi 25 octobre 2007

Pour la BD, on pense à Tintin et au « trésor de Rackham Lerouge ». 

La rosse cela pourrait être la licorne 

Le cocher : les encoches sur la croix dans l’île. 

La boussole : le pendule de Tournesol ? 

Le pied : le pied à terre (Moulinsart)

Le chevalier de Hadoque est capitaine de Louis XIV. Que l’on retrouvera plus tard. 

La chose importante à trouver serait le principe de l’album : le trésor n’est pas à l’endroit situé par l’épave » mais dans le château, la mappemonde et il faut appuyer sur l’ile pour l’ouvrir. 

Dommage que le lien soit trop ténu. Car je trouve l’idée séduisante. J’entrevois l’hypothèse que Max n’a pas enterré la chouette (en bronze) mais qu’il faut « l’appeler » pour l’obtenir. Cette hypothèse expliquerait d’ailleurs pourquoi il est si sûr de savoir quand elle a été découverte. 

On pourrait imaginer que le pendule soit l’outil de mesure. 

Enfin, Tournesol découvre que Moulinsart appartenait à Hadoque grâce aux parchemins complémentaires. Cela pourrait être l’idée des reliquats.  

 

Mais, c’est vraiment trop faible comme lien. Si encore l’album avait publié en 1947 !

 

 

par thidgr publié dans : Chouette d'or
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Mercredi 24 octobre 2007

J’ai longtemps rêver de vivre en « autarcie énergétique ». C'est-à-dire que les besoins énergétiques domestiques soient produits localement (solaire, éolien, biomasse,…). Ce rêve se heurte à de dures contraintes. L’une d’elle porte sur le stockage de l’énergie.

 

J’ai abordé dans un article les « moteurs à air comprimé ». Fondamentalement, ce qui est en jeu c’est une forme de stockage d’énergie : l’air comprime. Est-ce applicable à la maisosn ?

 

L’énergie contenue dans un réservoir d’air comprimé est W = PoV ln(Po/Patm). (calcul du 2/10/2007)

 

 

Ma « maison » (moi et ma famille) en tout électrique consomme environ 14000 KWh/an soit 50 GJ. On va supposer qu’il faut pouvoir stocker 15 jours de consommation moyenne (un groupe électrogène à base d’essence comblerait la différence). Cela fait 50/24 = 2 GJ.

 

 

Quel réservoir d’air comprimé permet cela ?

 

P = 1000 atm => V = 138 m3

 

P = 2000 atm => V = 76 m3

 

P = 10000 atm => v = 18 m3

 

Cela ne semble pas hors de portée de la technique.

 

L’avantage est que ces réservoirs sont fixes. On les imagine en sous-sol. A plein, ils seront assez lourd.

 

 

Cette esquisse permet d’envisager une maison autonome du point de vue énergétique. Les problèmes techniques à régler sont nombreux (réservoir, compresseur, source d’énergie, filtres, sécurité, …). Je n’ai pas l’impression que je verrais cela de mon vivant.

 

par thidgr publié dans : Calculs de coin de tableur
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Mardi 23 octobre 2007

Retour sur l’électricité photovoltaïque (article du 6 aout 2007).

http://www.outilssolaires.com/pv/prin-bilan.htm

Je trouve des références intéressantes

- Une efficacité de 5 à 15 % (j’avais utilisé 5%, prenons 10%)

Un rendement annuel qui varie entre 800 et 1300 (prenons 1000) KWh/Wc

La puissance solaire reçue au sol étant de 240 W/m2 en moyenne, on a une puissance fournie de 240 * 0,1 = 24 Wc/m2  

 

C’est cohérent avec la centrale au sud du Portugal 62MWc pour 114 ha (donne 50 Wc/m2 mais on est « au sud » et avec des cellules « au top »).  

 

L’énergie produite annuellement est de 24 * 1000 = 24 KWh/m2/an = 86 MJ/an   

C’est moins que mon calcul précédent mais dans le même ordre de grandeur (130 MJ/an).  Le fait que ce soit moins vient du chiffre « 1000 kWh/Wc » qui implique une durée d’utilisation annuelle moindre que celle de mon hypothèse (3000 h par an).   

Il n’empêche que ma conclusion reste valable : « l’énergie photovoltaïque n’est pas la solution globale ».  

 

Sur ce site, pour la partie photovoltaïque, il manque cruellement des informations (C’est un site « publicitaire » qui défend l’énergie solaire).   

1 Comment se faire le transport de l’électricité (alternatif ou continu, quelle tension et donc quelle intensité ?) En effet, des intensités importantes génèrent beaucoup de perte dans les transports (et des risques). Pour diminuer l’intensité, il faut monter la tension, ce qui oblige à brancher les cellules en série.   

2 Que se passe-t si l’une de ces cellules « casse » ? Le circuit électrique risque de s’ouvrir et donc de ne plus produire rien du tout. On peut supposer que cela est contrôlé. Mais il aurait bon de le dire en donnant des explications.  

3 Comment se passe le raccordement au réseau ? EDF est il obliger d’acheter du courant continu ? Qui a la charge de la transformation ?  

 

Une grande question de fond qui peut se poser est de savoir s’il faut ou non créer un système qui raccorde au réseau.

D’un strict point de vue « libertaire » et de développement durable, de gestion locale, il serait préférable qu’il n’y ait pas de raccordement au réseau. Il faudrait produire l’énergie localement, la stocker et la consommer localement. Localement, c’est sa maison par exemple. Le gros problème est le stockage.   

Avec une approche communautariste, le raccord au réseau s’impose. Pour l’énergie solaire, cela sous-entend même un réseau mondial. En effet, il fait toujours jour quelque part mais parfois c’est de l’autre coté de la Terre.   

Le débat n’est pas évoqué et il semble que la solution du raccordement soit choisie (car achat obligé a prix garanti). C’est vraiment peu conséquent.  

 

Je me suis essayé au calcul suivant. Ma « maison » (moi et ma famille) en tout électrique consomme environ 14000 KWh/an soit 50 GJ. La surface au sol de cette maison fait environ 120 m2. Si je couvre le tout de cellule, cela donne une production de 120 * 86 = 10 GJ. 

Donc, c’est insuffisant. Nous ne pouvons couvrir que 20% de nos besoins. A cela il faudrait rajouter les pertes liées au stockage. Puisque cette énergie est produite en majorité l’été et le jour, je risque une « surproduction » à ce moment là. L’économie d’énergie est réduite d’autant si l’on ne stocke pas. 

Ce calcul montre que le rêve d’autarcie ne tient pas la route. Il prouve aussi que la technologie photovoltaïque pour les besoins domestiques n’est pas une solution générale. 

L’exception serait par exemple le fait d’avoir dès l’installation de la maison un réseau basse tension pour alimenter une partie des besoins (l’électronique, l’éclairage,…). On pourrait imaginer alors de gagner sur tous les transformateurs. Malheureusement, il n’est pas possible d’acheter un appareil déduit du coût du transformateur.

 

 

 

par thidgr publié dans : Calculs de coin de tableur
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Lundi 22 octobre 2007

De façon analogue au couple « Terre-Lune », on s’intéresse au couple Soleil-Jupiter. 

Contrairement au cas Terre / Lune, Jupiter n’est pas seule à gravier autour. Mais c’est de loin la plus massive, et on peut la privilégier. Toutefois, la justesse de la démarche est bien moindre.  

 

On fait les hypothèses approximatives suivantes : 

Jupiter décrit une trajectoire circulaire autour du Soleil. 

Les masses de Jupiter et du Soleil sont constantes. 

Le Soleil tourne sur lui-même. 

On néglige la rotation de Jupiter 

On suppose le couple « isolé ». 

On imagine que la distance Soleil-Jupiter ou la période de rotation du Soleil peut changer.  

 

Les constantes. 

Masse de Jupiter : m = 1,87 1027 kg. 

Masse du Soleil : M = 2 1030 kg. 

Constante de gravitation G = 6,64 10-11 Nm2/kg

Rayon du soleil r = 7E+8 m  

 

Première formule 

Pour une sphère solide, le moment d’inertie I = 0,4 M r2 

Pour le Soleil I = 0,4 Mr2 = 3,92 1047 kgm2 

 

Les variables. 

La distante Soleil-Jupiter : R. 

Actuellement R = 7,5E+11 m

- La vitesse angulaire de rotation du Soleil : w. Il tourne en 28 jours.  Actuellement, w =2pi/t = 2,6 10-6 rad/s  

 

Conservation du moment angulaire

 

Moment angulaire de Jupiter L1 = m v R 

Vitesse de Jupiter v = 2piR/T 

La période de Jupiter T est fournit par la version newtonnienne de la troisième loi de Kepler 

T2 = 4pi2 R3/ (G(m+M)) 

L1 = 2pi m R2/T = m (R G (m + M))1/2 

Moment angulaire du soleil. L2 = I w 

Conservation du moment angulaire total. Le système étant « isolé », aucun autre corps  ne peut « emporter » une partie du moment angulaire.L1+L2 = constante 

dL1 = -dL2 

On a dL1 =  m (G(m+M)/R)1/2 /2dR 

On a dL2 = I dw 

D’où une première équation : dw = - m (G(m+M)/R)1/2 /2I dR 

Si Jupiter s’éloigne, le Soleil ralentit. 

En application numérique (unité SI) pour R de départ dw = -2,96 10-5 dR 

 

 

Considération énergétique. 

 

On a les énergies suivantes 

 Energie potentiel de gravitation : E1. 

Energie cinétique de Jupiter : E2. 

Energie de rotation du Soleil : E3. 

On négligera l’énergie de rotation de Jupiter (faible rotation, faible moment d’inertie) et sa variation

E1 = -GMm/R 

E2 = ½ m v2 

Qui donne grâce à (v=2piR/T, T2 = 4pi2 R3/ (G(m+M))) 

E2 = mG(m+M)/2R 

E1 + E2 = mG(m-M)/2R 

Pour cette part, l’énergie augmente lorsque Jupiter s’éloigne (m-M etant négatif). 

E3 = ½ I w

Variation d’énergie dE = mG(M-m)/2R2 dR + Iw dw 

Soit dE = (G(M-m)/R2- w(G(m+M)/R)1/2 )m/2 dR 

On remarque que c’est indépendant de I (donc de r). 

En valeur numérique  dE/dR = -3,22 1025 J/m. 

Comme pour le couple Terre-Lune, c’est la variation de E3 (la rotation du soleil) qui est prépondérant. 

 

L’éloignement de Jupiter fournit de l’énergie : on a -3,22 1025 J par mètre.  

 

Rappel : l’énergie solaire absorbée par la Terre annuellement est ET = 3,9 E+24J.  

 

Science fiction.  

 

Si l’on parvenait à exploiter une fraction de cette énergie, on pourrait subvenir aux besoins de l’espèce humaine « sans toucher à la Terre ». 

Bon, je ne connais pas le début d’une idée permettant d’y parvenir.

 

par thidgr publié dans : Calculs de coin de tableur
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