De façon analogue au couple « Terre-Lune », on s’intéresse au couple Soleil-Jupiter.
Contrairement au cas Terre / Lune, Jupiter n’est pas seule à gravier autour. Mais c’est de loin la plus massive, et on peut la privilégier. Toutefois, la justesse de la démarche est bien moindre.
On fait les hypothèses approximatives suivantes :
Jupiter décrit une trajectoire circulaire autour du Soleil.
Les masses de Jupiter et du Soleil sont constantes.
Le Soleil tourne sur lui-même.
On néglige la rotation de Jupiter
On suppose le couple « isolé ».
On imagine que la distance Soleil-Jupiter ou la période de rotation du Soleil peut changer.
Les constantes.
Masse de Jupiter : m = 1,87 1027 kg.
Masse du Soleil : M = 2 1030 kg.
Constante de gravitation G = 6,64 10-11 Nm2/kg2
Rayon du soleil r = 7E+8 m
Première formule
Pour une sphère solide, le moment d’inertie I = 0,4 M r2
Pour le Soleil I = 0,4 Mr2 = 3,92 1047 kgm2.
Les variables.
La distante Soleil-Jupiter : R.
Actuellement R = 7,5E+11 m
- La vitesse angulaire de rotation du Soleil : w. Il tourne en 28 jours. Actuellement, w =2pi/t = 2,6 10-6 rad/s
Conservation du moment angulaire.
Moment angulaire de Jupiter L1 = m v R
Vitesse de Jupiter v = 2piR/T
La période de Jupiter T est fournit par la version newtonnienne de la troisième loi de Kepler
T2 = 4pi2 R3/ (G(m+M))
L1 = 2pi m R2/T = m (R G (m + M))1/2
Moment angulaire du soleil. L2 = I w
Conservation du moment angulaire total. Le système étant « isolé », aucun autre corps ne peut « emporter » une partie du moment angulaire.L1+L2 = constante
dL1 = -dL2
On a dL1 = m (G(m+M)/R)1/2 /2dR
On a dL2 = I dw
D’où une première équation : dw = - m (G(m+M)/R)1/2 /2I dR
Si Jupiter s’éloigne, le Soleil ralentit.
En application numérique (unité SI) pour R de départ dw = -2,96 10-5 dR
Considération énergétique.
On a les énergies suivantes
Energie potentiel de gravitation : E1.
Energie cinétique de Jupiter : E2.
Energie de rotation du Soleil : E3.
On négligera l’énergie de rotation de Jupiter (faible rotation, faible moment d’inertie) et sa variation
E1 = -GMm/R
E2 = ½ m v2
Qui donne grâce à (v=2piR/T, T2 = 4pi2 R3/ (G(m+M)))
E2 = mG(m+M)/2R
E1 + E2 = mG(m-M)/2R
Pour cette part, l’énergie augmente lorsque Jupiter s’éloigne (m-M etant négatif).
E3 = ½ I w2
Variation d’énergie dE = mG(M-m)/2R2 dR + Iw dw
Soit dE = (G(M-m)/R2- w(G(m+M)/R)1/2 )m/2 dR
On remarque que c’est indépendant de I (donc de r).
En valeur numérique dE/dR = -3,22 1025 J/m.
Comme pour le couple Terre-Lune, c’est la variation de E3 (la rotation du soleil) qui est prépondérant.
L’éloignement de Jupiter fournit de l’énergie : on a -3,22 1025 J par mètre.
Rappel : l’énergie solaire absorbée par la Terre annuellement est ET = 3,9 E+24J.
Science fiction.
Si l’on parvenait à exploiter une fraction de cette énergie, on pourrait subvenir aux besoins de l’espèce humaine « sans toucher à la Terre ».
Bon, je ne connais pas le début d’une idée permettant d’y parvenir.
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