Le modèle donne l’équation : (An *(1-x) (1-z)+ As * x * y )/(2-2z-y)/en = 0,42 = f(x,y,z,As,An,en)
On a df/dx = -0,21 et (df/f)/(dx/x) = -0,35
Df/dAn = 0,26 et (df/f)/(dAn/An) = 0,40
Df/dAs = 0.35 et (df/f)/(dAs/As) = 0,59
Df/den = -0,52 et (df/f)/(den/en) = -1
Df/dy = 0,56 et (df/f)/(dy/y) = 0,68
Df/dz = 0,27 et (df/f)/(dz/z) = 0,06
En valeur, les sensibilités ne sont pas trop différentes. Les plus importantes sont celles sur en et y. Ce sont les 2 paramètres de l’effet de serre. Est-ce que cela ne revient pas à «réintroduire l’effet de serre » ?
En effet le mécanisme de l’effet de serre apparaît via les 2 paramètres y et en. Mais uniquement pour une partie de y. D’autre part, cela apparaît comme un mécanisme parmi d’autres et non prépondérant.
L’absorption y est globale et non uniquement radiative. On a y = Flux absorbé/Fts avec Fts = Fm + Fr. et flux absorbé = Fm + flux radiatif absorbé
D’où y = Fm/Fts + Flux radiatif absorbé/Fr* FrFts = Tm + (1-Tm)* yr
Tm est relativement « constant ». D’où dy = (1-Tm) dyr
Et dy/y = (1-Tm) dyr/yr * yr/y = (1-Tm)/(Tm/yr + 1-Tm)) dyr/yr = 1/(1+Tm/(1-Tm)yr) *dyr/yr
Le facteur est difficile à quantifier (prenons ½ ), cela signifie que la variation relative dyr/yr doit être deux fois plus importante que celle demandée à y.
Pour une variation de T de l’ordre 1 K, on a df/f = 0,01. Il faut alors dy/y = 0,015 et dyr/yr = 0,03. En supposant une relation linéaire, il faut donc que la proportion de gaz à effet de serre augmente de 3 points : dTg/Tg = 0,03. Le gaz à effet de serre principal c’est la vapeur d’eau présent à environ 2% en moyenne (= «Tg »). Si on cette proportion en vapeur d’eau constante, il faut que les autres gaz à effet de serre augmentent de 0,06% de la teneur de l’air soit 600 ppm (=dTg). On en est loin pour le CO2.
Bref, le phénomène d’effet de serre existe mais il n’est pas le seul facteur. Surtout, le modèle de l’effet de serre pris isolément est inadéquat.
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