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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 10:52
On entend souvent l’expression « le tout est plus que la somme des parties ». Son domaine d’application n’est sans doute pas universel. Il y a aussi des cas coût le tout est moins que la somme des parties. Ce constat est loin d’être neutre : c’est le caractère additif de la grandeur en cause qui ne fonctionne plus. Pourtant ce caractère additif est « intuitif ».
 
Un exemple : le bilan d’une entreprise. Une entreprise présente un certain nombre d’actif. Le bilan s’équilibre en mettant en face un « passif ». Parmi le passif il y a les dettes mais surtout le capital. Dans le bilan, c’est le capital comptable qui provient de l’histoire de l’entreprise et dont la valeur est telle qu’elle équilibre ce bilan.
Pour peu que l’entreprise soit cotée, il y a un cours de l’action et l’on peut calculer une capitalisation boursière de l’entreprise. On emploi 2 mots parce que les résultats sont toujours différents : parfois dans de très grandes proportions. Pourtant, ces 2 concepts (capital comptable ou capitalisation boursière) mesurent tous les 2 la valeur de l’entreprise.
 
On peut aussi imaginer une liquidation de l’entreprise. Cela consiste à « vendre » tous les actifs et à régler toutes les dettes. Ce qui reste c’est la « valeur liquidative » de l’entreprise. En pratique, quand on fait cela, cette valeur est à 0 et toutes les dettes ne sont pas remboursées. Même si on le faisait sur une entreprise « saine », on peut parier que cette valeur liquidative serait bien inférieure aux 2 autres (c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle on ne le fait pas).
 
3 valeurs pour mesurer « ce que vaut l’entreprise » et 3 valeurs différentes. C’est bien le caractère additif de ces valeurs qui est en jeu. Lorsque dans le bilan on ajoute le capital aux dettes c’est dénué de sens. Lorsque l’on multiplie le cours de bourse par le nombre d’action aussi (en cas d’OPA, pour se « payer l’entreprise » il faut être prêt à payer plus cher, en cas d’augmentation de capital, les nouvelles actions sont « moins chères »).
 
Seule la liquidation est véritablement « opérationnelle ». Mais on ne la pratique jamais.

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Published by thidgr - dans Economie
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