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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 10:59
Extrait d’un document WestMill.
 
« It is said that France has a rationalist and Britain an empiricist philosophical tradition. The first starts from a mental construct of the world, the second from experience of the world. There are implications of this in language. The French language adopts the formal tone of concept and conclusion, whereas English seems more concerned with describing immediate experience.
 
In French we say "l'objet de cette étude", in English we have "the subject of this study". In French the world is object. In English the world is subject. In English we start with the world and we place our "self" in it. In French we start with the self and place the world around it. It is interesting to note that the word "self" has the equivalence in French "moi". So we have a subjectivisation of the ego and an objectivisation of the world. This objectivisation explains why there are so many reflexive expressions in French: "Je me lève, je me lave, je m'habille etc.". In such expressions the actor or subject becomes his own object. He cannot then come into direct relation with the outside world, but has to pass through an intermediate step: Je -> me -> . These attitudes have immense repercussions on style and register. They explain why "being" gives way to "having" very early in French discourse : "J'ai vingt ans/chaud/soif/de la chance etc". »
 
Je trouve le thème intéressant et discutable.
Tout d’abord, on peut dire aussi « le sujet de cette étude ». Lorsqu’on l’on dit « l’objet de cette étude », cela se réfère plus à « l’objectif », à la raison de l’étude, alors que le sujet c’est plutôt le thème.
Examinons «je me lave ». Si je dis « je lave », on ne sait pas ce que (ou qui) je lave. « je lave « moi-même » transformé en « je me lave ». L’anglais dira « I dress » et surtout « I wash ». Dans ce dernier cas, il est vraiment sous-entendu que c’est « soi-même » (myself). L’histoire de « l’impossibilité de la relation directe avec le monde extérieur » ne me semble pas claire. Je me demande s’il existe en français des verbes pour lesquelles l’action s’applique naturellement à celui qui agit. « Je pleure » n’entre-t-il pas dans ce cas de figure ?
Je trouve plus pertinente la remarque sur l’utilisation « d’avoir ». « J’ai vingt ans » est effectivement étrange.  « C’est la vie ».

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Published by thidgr - dans langage
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