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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 11:09
J’ai très longtemps considéré que la diversité des langues était plutôt un handicap pour l’espèce humaine.  Je lisais avec incrédulité le fait que cette diversité linguistique était une bonne chose, qu’il fallait sauver les langues en voie de disparition. J’étais amusé par les efforts de la défense de la francophonie. Je considérais que puisque l’Histoire a aboutit à la prééminence de l’anglais, et bien que l’anglais soit la langue unique n’était pas plus mal.
 
Et puis ces présupposés se sont érodés au fil du temps.
 
Le fait que l’anglais soit désigné comme langue cible me semble discutable. Tout d’abord c’est loin d’être la langue la plus parlée dans le monde. Ensuite, techniquement, l’anglais est une langue particulièrement irrégulière ou l’écart entre l’écrit et l’oral est dramatique. Le choix de l’alphabet latin pour écrire l’anglais n’est pas le plus approprié.
 
Toujours techniquement, l’avantage d’une écriture alphabétique ne me semble plus aussi évident. Il y a des avantages à une écriture idéographique : la concision, la beauté, la pérennité du sens de l’écrit.
 
L’idée du langue unique me semble un non sens. Les langues s’éclatent, se subdivisent dès lors que le nombre de locuteurs grandit. Il n’y a pas qu’un seul anglais parlé dans le monde : c’est plutôt du globish. Chaque groupe un peu fermé créé son propre vocabulaire. Si les 6 milliards d’être humain parlaient la même langue aujourd’hui, il ne faudrait pas beaucoup de temps pour qu’apparaissent des dialectes différenciés puis des langues différents.
 
L’unification des langues ne me paraient plus une bonne chose. Ne serait-ce que pour combattre la monotonie.
 
En tant que francophone, la défense du français ne me semble plus ridicule.
 
Je propose classer les caractéristiques distinctives d’une langue en 4 : l’ensemble des phonèmes (la prononciation), la construction des phrases (syntaxe et grammaire), le vocabulaire (dictionnaire), l’écrit (caractères, règles de l’écrit qui sont particulièrement alambiquées pour le français).
 
Pour les phonèmes, le site de wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphabet_phon%C3%A9tique_international) montre la diversité de la capacité du système phonétique humain. La mutliplicité des langues permet de conserver cette richesse de façon « vivante ». Si l’on converge vers une seule langue, il importe de garder un nombre varié de phonème avec des caractéristiques discriminantes claires (le français n’a pas des phonèmes très différenciés).
 
Syntaxe et grammaire se trouvent dans les langages artificiels. On est dans un contexte mathématique. Est-il bien utile de conserver de la diversité ici ? En imaginant une langue cible, quel serait le critère de construction ?
 
Le vocabulaire d’une langue est rarement clos. C’est sans doute la partie la plus facilement extensive. J’ai un texte qui évoque que l’anglais actuel aurait plus d’un million de mots. La tendance actuelle est que cette extension se fait de façon unifiée (entre l’anglais et le français par exemple, mais aussi l’italien, l’allemand, l’espagnol, le japonais).
 
Concernant l’écrit, il est vrai qu’un rude apprentissage scolaire laisse des traces. J’ai du mal à imaginer un français écrit simplifié. Si l’on exclue un écrit idéographique pour adopter un écrit alphabétique, la cible logique serait de converger vers une écriture phonétique. C’est l’italien qui est le mieux placé ici.
 

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Published by thidgr - dans langage
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