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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 17:09

Mes réflexions « autour » du concept de vérité me ramènent constamment à la notion de science.

 

Le mot science faisant partie du langage courant, il est porteur de sens variés. Il est malaisé de « philosopher » avec.

 

Je considère ici que la science est l’ensemble constitué de pratiques (les pratiques scientifiques) et de corpus (ensemble de connaissances). Je laisse de coté les acteurs (la communauté scientifique). Pratique et corpus de connaissance donc : mais pas n’importe comment.

 

La science, c’est de la connaissance. C’est de « l’information » et non de l’action. La production de la science c’est de l’information. La science « se dit ». Elle se dit essentiellement dans des textes écrits (image, graphiques sont des appoints).

On peut imaginer qu’à un instant t la somme des connaissances de la science forme un corpus. Ce corpus évolue au fil du temps : ajout, modification et plus rarement retrait (s’il y a eu erreur ou fraude). Ce corpus est évidement d’une taille très importante.

La production de la science ne vise pas à gâcher du papier : il ne s’agit pas de produire de l’information pour produire de l’information. Elle vise à produire une connaissance qui soit « véridique ». C’est là une caractéristique qui différencie la science d’autre champs de l’activité humaine (les arts dont la littérature, le journalisme, la politique, le droit,…).

A noter que la science n’est pas nécessaire « utile ».

 

La pratique de la science est en accord avec cette ambition de « véracité ».

En premier lieu le corpus de la science est sous-tendu par des exigences logico-mathématique. La logique en effet traite de la question de la vérité. Il y a un lien entre véracité et vérité. Les explications de la science ne doivent pas être en contradiction avec les principes de démonstrations logico mathématique. Le corpus de la science doit avoir le soucis de la chasse aux incohérences.  Outre les tables de vérité, les règles de démonstration, le lien porte aussi sur la formulation, les outils de communication, d’analyse. Les exigences logico mathématiques des sciences diffèrent d’une science à l’autre et sont nécessairement moindre que celles des mathématiques. Plus le substrat logicomathématique est fort plus le domaine scientifique considéré approche de son ambition de véracité.

En second lieu, la véracité se comprend par rapport au « réel ». Et l’ambition de véracité impose la confrontation au réel. La science qui est « information » doit mettre la main à la pâte. C’est l’expérimentation, les observations, les mesures. Cela impose que le champ d’étude de la science en question soit « réel » : ainsi la métaphysique n’est pas une science.

 

Avec cette vision, il s’esquisse un double classement : d’une part, la séparation des champs d’activité « scientifiques » des non scientifiques et d’autre part, la graduation de la force de persuasion des connaissances des différentes domaines scientifiques.

 

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Published by thidgr - dans Errements
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