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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 16:58

Lorsque quelqu’un dit par exemple « je crois que les fantômes existent » où « je pense que la peine de mort est une bonne chose », il est vain de répondre « Non ».

 

En effet, ce que pense, croit, ressent, éprouve une personne est son affaire. Il est illusoire d’espérer le changer simplement par des mots : en tout cas pas par une simple injonction.

 

A peut croire une chose « C ». B peut croire que « C » est une erreur. A et B ont donc des avis, opinions, idées opposées sur le sujet C. Ce n’est pas la fin du monde pour autant.

Du point de vue d’un corpus logique, il y a un problème. Si ce corpus se veut respectueux de la règle du tiers exclus, il y a soit « C » soit « nonC » : l’un des 2 est dans l’erreur.

L’existence d’un corpus logique « universel » (un ensemble de vérité universelles) reste largement à démontrer et semble largement improbable. La question se ramène donc à l’existence d’un corpus logique « local » englobant le thème de « C ». Ce corpus est-il unique ? Là encore tout cela semble improbable en général.

 

En définitive selon un corpus X (auquel se rattache l’« univers mental » de A) « C » peut est vrai Et selon un corpus Y, c’est « non C » qui est vrai.

 

Lorsque quelqu’un exprime une opinion à laquelle on n’adhère pas, le mieux c’est de commencer par lui reconnaître le droit d’avoir cette opinion. Ce faisait, on relative doublement le fait : c’et TON opinion, ce n’est qu’une opinion (et non un vérité absolue). Cela permet aussi de faire passer l’idée, que « nous même » n’avons pas la même opinion. Tout ceci de façon dépassionnée sans générer de conflit.

Ensuite, il est possible d’envisager sereinement une analyse. Qu’est-ce qui t’amène à croire cela ?

Là encore, il ne faut pas réfuter directement tous les arguments mais les écouter (les noter).

Il y a alors 2 axes « d’attaque » : l’enchainement logique des arguments d’une part. La « force de vérité » de chacun des arguments.

C’est un travail de long terme.

 

Ce sont mes enfants qui m’ont « appris » cette nécessaire relativisation. En prime on gagne de pouvoir corriger ses propres errements.

 

Au final, « l’autre » a toujours le droit de persister dans « l’erreur ». Mais ce droit s’accompagne du devoir d’en assumer les conséquences.

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Published by thidgr - dans Errements
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