Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 17:06

Lorsqu’un figure plane est symétrique à une autre par rapport à une droite, il est impossible de faire glisser les figures l’une sur l’autre pour les faire coïncider. Cette impossibilité n’est vrai que si l’on reste dans le plan. En effectuant une rotation par rapport à l’axe de symétrie, on peut parvenir à la coïncidence. Mais pour se faire il a fallu « sortir du plan ».

 

Ceci est une réminiscence de mon programme de math de lycée. Il y avait l’exemple du problème de la coïncidence d’une chaussure droite avec une chausse gauche : impossible. Sauf à imaginer une « rotation » par rapport au plan de symétrie qui passe donc par une « quatrième dimension ». Si c’était possible physiquement, il suffirait de fabriquer des chaussures droites et de faire « pivoter » la moitié pour obtenir les gauches.

 

Cette notion de « sortir  du plan » n’est peut être pas seulement physique.

 

Une illustration est célèbre. C’est le problème des triangles d’allumettes. Avec 3 allumettes on fait 1 triangle isocèle. Comment faire 4 triangles avec 6 allumettes.

Je ne donnerai pas la réponse ici, elle est célèbre. Elle se trouve notamment dans le roman « les fourmis ».

 

L’idée est de « sortir du cadre de pensée ».

 

Je rappelle ici une de mes idées courtes : « un cercle vicieux est un cercle vertueux que l’on parcours à l’envers ». Pour s’en sortir, il « suffit » donc de se retourner. Mais se retourner comment ?

C’est un retournement au niveau de la posture mentale dont il s’agit. Plus simple à dire qu’à faire. Pour se retourner il faut disposer d’un « espace de mouvement » (une dimension supplémentaire ».

 

Cela me semble être un principe assez général concernant la résolution de « problème » (ceux qui semblent « sans issue »), des situations de blocage.

Il importe alors de se libérer de ce qui retient « dans le plan ». Il faut changer d’hypothèse. Et pour ce faire, il faut commencer par identifier les hypothèses.

Et en conséquence il faut sortir le problème de « soi » et en faire une objet « extérieur à soi » que l’on peut examiner.

Voilà une méthode universelle.

 

Je reconnais que cela n’est pas facile.

Le plus simple finalement c’est de trouver une solution alternative (la « rotation »).

Il est beaucoup plus difficile de faire le reste. En effet, les « sous-entendus », les hypothèses cachées sont innombrables : il est impossible de les recenser toutes. Il faut parvenir à « sentir » celles qui importent (qui bloquent).

Surtout, la majorité des situations de blocage concernent « soi même ». Le travail sur soi-même que tout cela demande est dérangeant. On remarquera que ce qui « retient  dans le plan » , ce sont alors nos « liens » : c'est-à-dire tout ce qui construit « ce que l’on est ». En conséquence, pour sortir de l’impasse il faut accepter de changer une part de « ce que l’on est ». (Le fait de reconnaître avec lucidité ce que l’on est n’est pas une mince affaire non plus).

Partager cet article

Repost 0
Published by thidgr - dans Errements
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : je blogue, donc je suis
  • : Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
  • Contact

Recherche

Archives