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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 14:35

On peut commencer par admettre l’existence de la notion d’une activité cérébrale.

Alors, de façon sommaire, on définit la « pensée » comme « l’unité » de l’activité cérébrale consciente. Le caractère « conscient » est loin d’être anecdotique. Il implique que le « cerveau » qui a cette pensée est conscient de cette pensée. Cela restreint la « pensée » à un petit nombre d’entité : selon ce que l’on sait, il n’y a que des êtres vivants qui en sont capables et un petit nombre d’espèces animales parmi ces êtres vivants.

 

Ensuite on suppose un message (M). Par simplification, on peut considérer ce message comme écrit. On supposera aussi que ce message est « intelligible » (écrit de manière lisible et avec une syntaxe à peu près correcte). On pourra au besoin considérer que (M) inclut tout son « contexte ».

 

Le « signifiant » se situe à la rencontre de ce message et de la pensée.

 

Il me semble important de signaler d’emblée la distinction entre le « Signifiant » (S) du message et le signifiant (s) de la « lecture du message ».

 

Le premier, le «Signifiant » se raccroche au message M. Il est « absolu ». Si un message veut dire quelque chose, alors il y a au moins un (S) rattaché à (M). La polysémie, l’ambiguïté font qu’il peut exister plusieurs (S) pour un (M). Comme il y a plusieurs manières de dire les choses, comme il y a des synonymes et des langues différentes, il existe à coup sûr plusieurs (M) pour un même (S). Une question ouverte est de savoir s’il est toujours possible de « dire les choses » : c’est à dire est-ce qu’il existe toujours au moins un (M) pour un (S). Je suis loin de le croire.

 

Le « signifiant » (s) correspond à l’interprétation de (M) par un intellect donné. (S) était « universel », (s) est particulier. Le « pari » du langage est que les (s) des différents intellects sont « quasiment identiques ». Examinons ce « quasiment ».

En premier lieu, tout comme (S), il y a plusieurs (s) possibles du fait de la polysémie. On va ne considérer qu’un seul « sens ».

En deuxième lieu, il existe toujours des personnalités « étranges » qui vont interpréter de façon erratique. Il s’agit d’exceptions. Elles sont nombreuses mais représentent autant de « singularités différentes ». On va les négliger.

En troisième lieu, deux interprétations pourront différer dans la nuance. C'est-à-dire qu’il existe un « flou » autour de (s). On voit comment « nait » (S) : il s’agit de « l’enveloppe » des (s) (non exotiques).

Je reviens sur le terme « pari ». En effet, le langage serait inopérant si les choses communiquées avaient un sens nettement différent selon les lecteurs.

 

Enfin, on peut s’interroger sur les liens entre pensée (P) et « signifiant » (s).

Selon les définitions faites, tout signifiant est une pensée (et tout signifiant et signifiant d’un message).

Est-ce que toute pensée est un « signifiant » d’un message potentiel (c’est à dire qui pourrait être écrit) ? C’est là une contrainte moins forte que l’existence d’un (M) pour un (S). La question n’est plus « est-ce que l’on peut dire les choses » ? Mais « peut on toujours exprimer ce que l’on pense » ?

L’une des différences est que les choses (S) sont externes à nous et que l’on peut par exemple ne pas avoir les mots ou les concepts pour les traiter.  Alors qu’une pensée nous « appartient ». Qui plus est nous leur avons imposé d’être « consciente ». Ceci équivaut presque à leur capacité à être exprimées.

 

Avec ce modèle, on a :

-          Les intellects I ?

-          Les pensées  P dont les interprétations ou signifiants (s) : ils sont particuliers à I

-          Les messages (M)

-          Les Signifiants (S). Certains (les S « exprimables ») sont les enveloppes des (s) pour « tout » I.

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Published by thidgr - dans Errements
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