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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 16:10

Je viens de (re)lire « le pendule de Foucault » d’Umberto Eco.

 

Pour un chasseur de trésor, un amateur de mystère, c’est plein d’idées.

Il s’agit d’un roman, et au final, il est difficile de prétendre connaître ce que pense réellement Eco. En matière d’hermétisme, les pirouettes logiques sont multiples.

 

Je retiendrais les idées suivantes.

 

Il y a peut être un secret, bien que ce soit improbable.

Il y a très certainement des chercheurs de secrets, mutliples et contradictoires qui interprète et se répètent sans cesse. Ces chercheurs existent depuis longtemps (la nuit des temps ?). Ils peuvent être organisés (en société plus ou moins secrète). Si l’on croit les en-tête de chapitre du roman, la somme des choses écrites par ces « gens » est considérable et le contenu est ahurissant.

Ces chercheurs s’autojustifient. Pire, le fait qu’il ne trouve pas le secret prouve à leurs yeux l’existence du secret.

On remarque aussi, que la tendance n’est pas de chercher « des » secrets mais LE secret. Un truc tellement secret que l’on ne sait même pas à quoi il se rapporte.

 

Enfin, si le secret n’existe pas et n’a donc pas d’effet, l’existence de ces sociétés « secrètes » est réel et elles ont de l’effet.

 

Pour un amateur de logique comme moi, la lecture de ce livre est presque une torture. Tout ce qui est présenté comme un raisonnement est un non sens. Il y aurait un travail gigantesque à démonter tout cela. Cela a dû être un travail gigantesque à le construire.

 

J’en viens à un point de détail du livre. Une pyramide (Cheops je crois) est sensée faire l=145 m de haut. Hors la distance Terre-Soleil est en moyenne de L=145 millions de km. Je passe sur les approximations. Il y a un rapport de un million : L = 1 000 000 l. C’est vrai quelquesoit l’unité. Les hermétiques jugent extraordinaires que le rapport L/l donne un chiffre a peu près rond.

On peut remarquer que ce rapport existe toujours. Le choix des distances à mesurer (hauteur de la pyramide en question, et Terre soleil) est un choix arbitraire. On va se tenir aux mesures de distance. Considérons le vaste ensemble des choses mesurables. On peut faire le rapport des distances entre toutes les paires de cet ensemble. Sans hypothèse supplémentaire, ces rapports sont « au hasard ». C’est l’examen de « régularités » dans cette liste de rapport qui pourrait dire quelquechose sur l’ensemble des choses mesurables. Le choix d’un seul rapport ne dit rien.

La coïncidence aurait plus de « poids » si ces « 145 m » avaient été une unité de mesure. C’est à dire une référence. A l’occasion du système métrique, l’unité de mesure le mètre a été reliée à un dimension « astronomique » (et donc que l’on espérait constante) : le méridien terrestre. Cette recherche de repère « absolu » n’est pas une invention moderne, cette idée pouvait être connue dans l’égypte antique. Par contre, les techniques mathématiques et astronomiques nécessaires pour mesure la distance Terre-Soleil sont arrivés plus tard (d’après ce que l’on sait). 

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Published by thidgr - dans Lectures
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