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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 17:17

Un fait de mon service militaire (et oui je fais partie de cette génération qui a eu l’extraordinaire chance de pouvoir être utile à son pays ;) m’a frappé : c’était le tir au fusil (MAS puis FAMAS). Je suis quelqu’un de (presque) normal, en aucun cas un tireur d’élite. Pourtant en étant bien positionné, à 200 m je logeais à coup sûr une balle dans une cible fixe de la taille d’une tête. Pourtant, 200 m c’est loin !

Je considérais alors qu’il y avait 2 solutions : ne pas exposer sa tête ou bien bouger en permanence.

 

En effet, sur un cible mobile, l’efficacité de la visée chute. Toutefois, si le « mobile » (du crime) est en mouvement linéaire uniforme, il est possible de viser juste. Surtout avec un rafale de 3 balles.

 

Bref, hormis le fait de se planquer, la véritable solution c’est de bouger de façon erratique. Et c’est là que viens l’image du vol de la mouche.

 

J’ai passé suffisamment en salle de classe ou en réunion à en observer pour pouvoir affirmer avec force que le vol de la mouche est essentiellement erratique et qu’il est la plus simple illustration du mouvement brownien. En effet, impossible de prévoir quand elle va bifurqué et dans quelle direction.

Pour tout ce qui du « tir » (y compris avec un missile à tête chercheuse) se genre de déplacement offre un avantage indéniable. Sans offrir une garantie à 100%, il est certain que la probabilité d’être atteint chute.

 

A noter que la mouche diffère d’autres insectes comme la guêpe. J’ai entendu dire, sans pouvoir le vérifier, le phénomène suivant. Si vous enfermez un insecte volant dans un verre retourné, que vous secouez le verre (pour désorienter) et qu’ensuite vous laissez une petite ouverture à la base du verre, il y a 2 cas. Dans le cas de la guêpe, comme elle est « intelligente », elle va chercher à aller vers la lumière donc vers le haut. Résultat : elle reste prisonnière. La mouche, elle, suivant son programme anarchiste finit par trouver par hasard l’ouverture et à s’échapper.

 

Une chose me tracasse. A ma connaissance, dans « l’univers de la mouche », il n’y a pas de prédateur qui « tire ». L’avantage évolutionniste de son vol n’opère donc pas. Par contre, il y a un prédateur certifié : l’araignée. Son vol brownien est de type fractal : il augmente le volume d’espace parcouru et donc augmente la probabilité de tomber dans la toile. Un trajet « en ligne droite » réduit ce risque. Dans le livre « les fourmis » de F Weber, il décrit un cerf volant qui fonce à travers la toile et la déchire : la mouche n’a pas cette inertie (ni masse ni vélocité transversale suffisante). Bref, cela est un mystère de plus de l’évolution ;).

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Published by thidgr - dans Errements
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