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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 14:15

Les mots

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nature_(grammaire)

 

Mots pleins !

-          Nom (sujet, complément du verbe, complément du nom ou de l’adjectif)

-          Verbe (noyau du groupe verbal ou de la phrase)

-          Adjectif qualificatif (épithète, attribut ou apposé).

-          Adverbe (complète un verbe un adjectif ou un adverbe).

 

Mots outils

-          Déterminants : article, adjectif déterminatif (déterminants du nom).

-          Pronoms dont les outils exclamatifs et interrogatifs.

-          Mots de liaison : coordonnant (conjonctions de coordination, adverbe de liaison), subordonnant (pronoms relatifs, conjonction de subordination, préposition, subordonnant exclamatif et interrogatif).

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9position

 

 

La langue serait donc l’assemblage de mots pleins avec quelques mots outils.

 

Il apparaît que la dénomination de ces concepts n’est pas très heureuse. Que d’exception !

Si l’on fait abstraction des mots outils, la langue serait donc combiner les 4 catégories de mots pleins. Y-a-t-il là un « universel » de l’esprit humain ? Ne peut on pas encore réduire ?

 

1 Il y a la « nominalisation » qui « crée des noms ». Est-ce que tout ne pourrait pas être des noms ?

2 Intuitivement, on « sent » que adverbe et adjectif (épithète ou apposé) se ressemblent (les adjectifs attributs ressemblent au noms). Les compléments du noms ou de l’adjectifs ressemblent aux adjectifs.

Ne peut on pas réduire à 3 « rôles » ?

-          Un « objet » (le nom)

-          Une « action » (le verbe)

-          Une « nuance » (adjectif et adverbes).

La nominalisation ne suffit pas pour réduire le « rôle ». Il semble que ces 3 rôles sont irréductibles : impossible d’en avoir moins. La nuance peut être un objet, mais dans une phrase, la nuance est nuance.

Par contre la nominalisation montre la voie du phénomène de substitution. Selon le niveau d’analyse, le rôle peut changer.

 

Si l’on suit cette intuition, les langages humains résulteraient d’une capacité cérébrale permettant de manipuler les mots dans 3 catégories de rôles (objet, action, nuance). Cela signifie que le cerveau a la compréhension de ces rôles. Il y a des contrainte sur les rôles :  l’objet fait ou subit l’action et la nuance s’applique à l’objet ou l’action.  En prime, il faut le phénomène de substitution (analogue à la récursivité en informatique). C'est-à-dire que des blocs de mots peuvent se « voir » comme des mots jouant un des rôles précités.

On peut alors imaginer une langue à mot « valise » sur lequel on ajout O, A ou N pour spécifier le rôle.

NourritureO, nourritureA (=manger), nourritureN ( ?)

ChatO, chatA (=être chat ?), chatN (comme un chat ?).

PropretéO, propretéA (=laver), propretéN (=proprement)

On peut avoir la phrase  chatO nourritureA propretéN (le chat mange proprement).

 

En faisant preuve d’utopie, cette décomposition permet plusieurs choses :

- La transformation de tout discours humain dans une langue pivot (à construire) et donc l’espoir d’une traduction automatique.

- Un critère pour analyser la complexité des langues non humaines.

- Un modèle pour imaginer une langue « sur humaine ».

- Un modèle d’approche pour la cognition humaine.

Remarques :

-          Il est supposé que les mots outils représentent peu de problème dans ce cadre d’analyse.

-          Cette analyse s’applique surtout à la fonction référentielle de la langue (Jakobson). La fonction poétique par exemple ne cadre pas bien. (cf article du 15/10/2007)

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Published by thidgr - dans langage
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