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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 14:21

Lorsqu’un crédit présente un risque (insolvabilité de l’emprunteur) et outre des garanties, le créancier peut demander une « prime de risque ». C'est-à-dire une rémunération plus forte.

 

Lorsque l’on fait un grand nombre de ces sortes de crédit, le phénomène devient statistique. Il relève de « l’assurance ». Si les choses sont faites correctement, les primes de risques de tous les crédits faits viennent compenser les défaillances de certains crédit.

L’équilibre est nécessaire dans les 2 sens (si les gains sont trop fort c’est qu’il y a un abus de position du créancier).

 

En conséquence, ce type d’activité ne devrait pas générer de résultat mirifique ni de perte abyssale. Il est possible de provisionner les risques sur plusieurs années.

 

On s’aperçoit que la crise actuelle ne correspond pas à cela. C’est parce que l’hypothèse de « chose faite correctement » ne s’est pas réalisée. Les acteurs du « machin » ont fait n’importe quoi (pour s’en mettre plein les poches).

 

A noter que la titrisation et le fait de se repasser le mistigri ne change rien aux fondamentaux du modèle. Par contre, il montre comment s’est ouvert la foire aux irresponsables.

Encore une fois, si les choses sont gérées correctement, le crédit titrisé est apprécié à sa juste valeur avec son juste risque et sa juste rémunération. Globalement, les gains viennent provisionner les pertes à prévoir.

 

La foire aux irresponsables est donc le véritable problème de cette crise et non pas la technique des subprimes ou de la titrisation.

Il faut souligner que les organismes de contrôles existent depuis longtemps. Eux aussi sont coupables de négligences.

Le problème est donc profond. Ce n’est pas seulement l’affaire de quelques traders véreux aux USA. C’est la remise en cause de pratique de centaines de milliers de financiers dans le monde.

 

A titre d’illustration, il s’agit de rabattre le caquet à des traders dorés qui font gagner des milliards de dollars à leur société financière les années fastes. Rabattre le caquet, cela signifier leur faire respecter les règles (fournir l’information, estimer les risques, couvrir ces risques,…). Pas facile quand ces types gagnent plusieurs millions par an et que le contrôleur pas plus de cent mille (de plus le golden boy fait gagner un milliard alors que le contrôleur coute des centaines de milliers).

Et puis les golden boys, c’est la passion, cela flambe. A comparer, les contrôleurs sont ternes et austères.

 

Je ne connais pas l’issue de cette crise. Mais je parie qu’à son issue, le  monde financier n’aura pas régler ce problème et sera prêt à une nouvelle folie spéculative.

 

Quelques pistes de solutions pour les utopistes.

-          Bloquer les gains des traders des années fastes pour les faire essuyer les pertes des années difficiles.

-          Provisionner plus fortement les années fastes.

-          Plus de transparence. Que les commissaires aux comptes de ces sociétés soient payés par la collectivité (financer par un impôt sur les résultats de ses sociétés) et qu’ils soient plus responsabilisés sur leur certification (caution financière).

-          Créer une agence de notation financée par la collectivité (analogue à la météo nationale). Imposer plus de justifications aux agences de notation. Suivre un indice de qualité des notations.  Plus de clarté dans la note (AAA ???).

 

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Published by thidgr - dans Economie
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