Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 13:45

On évoque souvent une distinction entre « science dure » et « science molle ». Parfois l’opposition est entre « sciences physiques » et « sciences humaines ». Cela peut être aussi entre « sciences mathématiques » et « sciences qualitatives ». On ne peut pas dire que tout cela soit très heureux.

 

Ce qui est en jeu, c’est la force de « vérité » de ces « sciences ». C’est loin d’être anodin. On peut même convenir que c’est très important. On peut convenir aussi que tout ce qui se dit dans les écrits scientifiques n’ont pas la même force de vérité.

 

Tout d’abord, il m’apparaît que plutôt que de qualifier un corpus tout entier « la science physique », il vaudrait mieux qualifier des énoncés scientifiques. Ainsi malgré la « rigueur » de la physique, il existe sans doute des énoncés physiques moins « porteurs de vrai » que des énoncés de sociologie.

 

Je reviens à 2 idées déjà évoquées dans ce blog.

La première est que cette force de vérité n’est pas en « tout ou rien ». Il y a une graduation. A ce jour, il manque l’échelle de graduation.

La seconde, c’est que la force de vérité vient avec la mathématisation. En considérant que les mathématiques ne s’occupent que de concepts abstrait (non réels) et donc peuvent prétendre à des « vérités tautologiques », on voit que les mathématiques sont l’outil pour « certifier » la « production des autres sciences ». Les mathématiques peuvent aussi traiter le qualitatif. Les mathématiques sont un domaine de connaissance infini. Leur développement, pourtant considérable, ne correspond peut être pas au besoin de certaines sciences. Ce n’est pas une excuse pour ne pas tenter de « mathématiser » les productions d’une science. Il s’ensuit que les énoncés qui esquivent la rigueur mathématique sont nécessairement faibles en vérité.

 

Contrairement aux mathématiques (qui ne s’occupent pas du monde), les (autres) sciences « parlent du monde » (je ne vois aucune exception). Elle cherche des « vérités » sur ce monde (selon l’aspect qu’elles traitent).

Justement, si l’on parle du monde, il y a nécessairement une contrainte : un « principe de réalité ». Cherchons à préciser cela.

Il se passe dans le monde des événements dont nous (êtres humains) sommes les témoins. Un science qui parle du monde parle d’une partie de ces événements. Le principe de réalité c’est que ce que l’on constate sur ces événements est en accord avec ce qu’en dit la science. Ce principe de réalité inclut donc l’observation, l’expérience, les mesures, … 

Examinons les conséquences.

1 Une science qui ne tient pas compte de la réalité est suspecte de « non vérité ».

2 Une science dont les « dires » sont en contradiction avec les témoignages réels est affaiblie.

3 Tout ce qui a traite à ce « témoignage de la réalité » est un champ scientifique à part entière. Il importe en effet que ce témoignage soit fiable. Cette partie ne relève pas complètement de la science « mesurée ». Celle-ci doit définir les concepts à suivre, mais le protocole et les instruments de « mesures » relèvent d’autres champs scientifiques. Il y a là un autre mode d’interaction entre les sciences (si l’instrument de mesure est déficient, les valeurs qu’il donne sont fausses, et la vérification qu’il apporte est caduque).   

Partager cet article

Repost 0
Published by thidgr - dans Errements
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : je blogue, donc je suis
  • : Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
  • Contact

Recherche

Archives