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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 14:54

Au cours de ma scolarité, j’ai plutôt un « matheux ». Si j’approfondis cela il me semble que cette caractéristique s’opposait au « français ». Mais on peut encore creuser. En résumé, j’étais brillant en math et en sciences, tout à fait honorable en philosophie, histoire, géographie, la partie « basique » du français (vocabulaire, orthographe, grammaire). Là où j’avais des difficultés, ce serait dans ce que je vais dénommer la partie « frivole » du « français ».

 

Je pense que ce déséquilibre s’est profondément atténué au fil du temps. Justement, ce « vécu » est l’occasion d’examiner un peu plus cette question.

 

Si je devais simplifier, je dirais que tout ce qui avait trait à la « vérité » (où ce qu’on pense être une vérité) me convenait. Des définitions, des faits, des raisonnements, tout cela allait plus où moins.

Il me semble que cette partie frivole c’est justement celle du mensonge, de l’apparat, du faux semblant, de l’hypocrisie, des enjolivures… J’exagère sans doute, il existe en effet dans l’ensemble des textes qui ne relèvent pas de la philosophie, des écrits qui « sentent l’authentique ». Mais ils sont rares.

En effet, cette partie « frivole » c’est celle de l’expression orale et écrite. Et ce qui est travaillé, ce n’est pas la qualité de ce qui est dit mais la qualité de comment c’est dit. A cette époque scolaire, l’importance de cela m’avait échappé.

 

On peut constater tous les jours, que cette importance n’a pas échappé à la majoritaire du monde médiatique (« ceux qui causent dans le poste »). Combien d’articles beaux mais vides de sens ! Combien de discours exaltant mais creux !

Je constate ce phénomène dans le monde de l’entreprise : des réunions dites de travail qui ne restent qu’au niveau formel, des communications d’informations qui posent plus de questions qu’elles n’en répondent…

 

Je pressens qu’il y a là une caractéristique essentiellement des sociétés humaines. Je considère que c’est un mal profond et qu’il faut faire avec. Il y a très peu de « moments » où cette malédiction est levée : sachons les apprécier.

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