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11 juillet 2006 2 11 /07 /juillet /2006 15:52

Comment travailler à plusieurs  en dehors d’un approche structurée (organisée de façon Tayloriste)  et sur des sujets « intellectuels » ?

On sait qu’il y a les réunions de brain stroming. Celles-ci permettent de débrider la créativité de chacun et finalement de faire émerger rapidement beaucoup de choses (des trucs intéressant s comme des scories). On ne peut pas faire que du « remue méninges ».

Supposons un travail intellectuel : analyse, recherche, clarification d’un thème… Supposons que l’on veuille effectuer ce travail à plusieurs. Supposons enfin, qu’il n’y ait pas de responsable ou de chef clairement défini, ni de coordinateur. Finalement, il n’y a personne pour diviser et répartir les taches (taylorisme). Les différents participants doivent chacun « ajouter leur pierre » à un ensemble.

Pour surprenant que cela puisse paraître, cette situation n’est pas si rare. En fait, j’ai tendance à croire qu’elle est au contraire la plus répandu. Parfois, il n’y a même que 2 personnes. On peut notamment songer aux travaux scolaires « en binôme ».

Il apparaît « évident », que si le nombre de participant est trop important (plus de 10), il y aura énormément de perte en ligne. Une fraction importante des gens ne « fouteront rien ». Est-ce que ce constat d’échec est inéluctable pour un effectif « raisonnable » ?

Un point important est en jeu : pour ce genre de travaux, des activités sont fortement personnalisées. Il s’agit par exemple des acquisitions de connaissance, de classification des thèmes, de la modélisation du sujet, de la structure du plan de communication, de la forme de publication (style) …  

Si 2 acteurs (zélés) s’attaquent à ce travail sans coordination, il est quasiment certains qu’ils développeront leurs activités selon 2 démarches divergentes. On risque d’avoir 2 points de vue hétérogènes. En conséquence, ils font 2 fois le travail et qu’ils ne « s’économise pas ». Pire, lors du rapprochement des travaux, il risque d’y avoir incompréhension, friction. Il y a toutefois une note positive. Aucun point de vue n’est généralement privilégié : ce double travail permet de construire une vue plus riche « stéréoscopiques » du sujet (au prix de plus de complexité).

Imaginons un analyste qui a amorcé un projet en produisant une première liste de thème qui structure son sujet. Il lui faut approfondir. Pour diviser le travail, il souhaiterait qu’une partie de ces thèmes (la moitié) soit traitée par quelqu’un d’autre "comme lui l’aurait fait". A la place de cela, il voit arriver cet "autre" avec une autre liste structurante qui ne correspond pas. Nous avons 2 frustrés.

Pour lever le problème, il faut de la coordination, beaucoup de coordination. Il faut alterner les phases de travail en solo et des phases de rapprochements. Il faut aussi avoir une idée sur ce que l’autre va apporter à la tache commune. Il n’est pas certain que le fait que le travail soit intellectuel change grand-chose à l’affaire. Le maître mot ici est la coordination.

 

Vous pensez que tout cela est évident ?

Lorsque les gens ont l’habitude de travailler ensemble, qu’ils ont développé une culture commune, cette coordination peut devenir transparente : tout ces « réglages » sont sous-entendus. Mais je rencontre dorénavant rarement ce genre de situation.

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