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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 08:10

A l’issue de la comparaison des engagements, et pour des raisons qui me sont propres, je pencherai plutôt pour le projet UMP par rapport au projet PS. Cela ne signifie par que je sois pour tous les engagements UMP ou contre tous les engagements PS, c’est une tendance.

 

Cela ne veut pas dire que je voterai pour N Sarkozy, et cela ne sera pas le cas. Suis-je contradictoire ?

 

D’abord, cette comparaison fastidieuse n’oppose que les projets de 2 partis. Il y a 12 candidats. En toute rigueur, il faudrait effectuer 66 paires de comparaison.

 

La comparaison a porté sur les éléments d’engagement que l’on peut estimer « concret ». Ces engagements portent rarement sur le fond, mais plus sur des engagements de moyen. Cela laisse sur sa fin.

 

« Le diable se cache dans les détails ». On peut être en accord sur orientation et fortement opposé à ses modalités d’application. Par ailleurs, ces engagements « concrets » sont  généralement très imprécis.

 

Au niveau des objectifs, il n’y a pas de vraies différences. Les objectifs sont très peu mentionnés des 2 cotés. Alors que ce serait le critère le plus intéressant. Plutôt que de dire « qu’est-ce que je vais faire ? », dire « où en serons nous dans 5 ans ? ».

 

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». C’est malheureusement une constante. Ce n’est pas parce que ces engagements ont été pris qu’ils seront tenus ni même tentés. Les expériences passées le prouvent indiscutablement.

 

Ces engagements portent sur une petite partie de l’activité d’un « gouvernement ». Ils sont loin de décrire tout ce que fera le futur gouvernement. Finalement, la partie « éclairée » est bien faible par rapport à la partie « sombre ». Comment juger sereinement dans ces conditions ?

 

Ce sont des projets de parti. L’élection présidentielle est l’élection d’une personne. Il y a un hiatus.

 

Ces projets relèvent d’un projet de gouvernement alors que le président n’est pas sensé gouverner. Il y a un autre hiatus.

 

Ces projets datent de mi 2006. La suite de la compagne a fait considérablement bouger les lignes. Ces engagements sont ils encore valides ? Ont-ils encore un sens ?

 

Donc, je ne suis pas contradictoire, mon choix intègre d’autres types d’informations. Par exemple le passé. Et là le candidat Sarkozy peut être jugé.

Nicolas Sarkozy a été pendant 5 ans aux affaires, dont 4 au ministère de l’intérieur. La campagne 2002 a été basée (de façon scandaleuse et manipulatrice) sur l’insécurité. Nicolas Sarkozy a donc été missionné pour traiter le problème. Je considère que c’est un ECHEC TOTAL. S’il y a un procès en incompétence à mener c’est bien celui de N Sarkozy.

http://asnierois.org/fw/html/modules.php?name=News&file=article&sid=716.

Que des « UMP » défendent le bilan de Sarkozy, c’est assez normal. Ce sont des partisans. Ces commerciaux sont prêts à dire n’importe quoi pour aller dans leur sens. S’il existait des commentateurs « neutres », force leur serait de constater cet échec. Mais existe-t-il des commentateurs neutres ?

 

Au crédit de N Sarkozy, on peut mettre les progrès en matière de sécurité routière. Ils sont indéniables malgré les manipulations de chiffres.

Du fait de sa participation au gouvernement (n°2), il ne peut s’exonérer de 2 fiascos : l’évolution de la dette et l’évolution du chômage. Au sujet du chiffrage du chômage, il y d’abord la manipulation des chiffres de ce début d’année. Et il y a ensuite le tour de force qui consiste à présenter comme un succès 5 années de chômage plus haut que les années précédentes. C’est du grand art dans la manipulation.

Donc son bilan le disqualifierait.

Ce constat amène plusieurs remarques complémentaires : ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy a été incompétent en tant que ministre de l’intérieur au cours de la période 2002 2007 qu’il serait incompétent en tant que président ente 2007 et 2012. Ce n’est pas le même poste. D’autre part, il a pu apprendre de son échec (pour apprendre il faut qu’il reconnaisse (en lui) son échec et ceci ne semble pas être le cas). D’autre part, ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy a démontré son incompétence, que ses concurrents ont automatiquement cette compétence.

 

En définitive, il est dommage que nos pratiques politiques ne permettent pas d’objectiver les choix. Nous ne pouvons pas choisir sujet par sujet mais nous devons opter pour un « package » (la vente groupée est interdite pourtant). Il est dommage que ces choix doivent transiter par le choix d’une personne. Il est fatal que le choix de cette personne intègre énormément de subjectivité. Une 6ème république serait nécessaire pour remédier à cela, elle sera loin d’être suffisante.

 

 

 

 

 

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