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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 11:18

Je commence à avoir une certaine expérience des « changements d’organigramme ». Cet article va donc être plutôt un témoignage.

 

Avant (il y a pas mal d’années maintenant) je croyais naïvement que la logique qui sous-tendait un organigramme était l’efficacité de l’organisation. C'est-à-dire que l’on pouvait définir un organigramme « idéal ».

 

Je sais maintenant que l’efficacité de l’organisation est un paramètre tout à fait secondaire dans les contraintes qui guident la constitution et les changements d’organigramme. Ceux-ci sont essentiellement guidé par les problèmes de personnes (les « chefs »).

 

L’un des premiers éléments de décision est de savoir si l’on fait avec les personnes présentes ou si l’on va chercher ailleurs de nouvelles têtes. Mais ce « sang neuf » est souvent consanguin : en pratique ces personnalités appartiennent au même monde. Il arrive souvent que de réorganisation en réorganisation une personne qui était partie revienne pendre un poste de direction après quelques années.

 

Parmi les contraintes psychologiques, il y a le fait de s’interdire d’intervertir des relations de subordination (si A a été le chef de B, il est interdit de faire que B soit le chef de A).

Une autre interdiction est la « non déchéance » (à moins que l’on veuille faire partir la personne). C'est-à-dire que si A a été le chef de X personnes il ne peut pas devenir chef de Y personnes avec Y très inférieur à X.

 

L’une des forces essentielles qui guide ces évolutions est le copinage.

 

Si j’ai perdu ma naïveté sur l’efficience, il demeure que les lois qui régissent ces évolutions restent essentiellement mystérieuses à mes yeux. Je me demande s’il existe des traités de sociologie qui les évoque.

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