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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:52

Donc le quinquennat de N Sarkozy est un échec majeur. Je dois dire que le fait d’avoir du subir pendant 5 ans (et même plus) ses gesticulations, son agitation permanente aura été un supplice.

 

Il a conduit une politique (surtout économique) illisible. Pour moi, il s’agit là d’un défaut essentiel (il est devenu « inaudible » : je ne l’écoute plus). De façon pragmatique, j’aurais fini par approuver (de mauvaise grâce) si cela s’était soldé par un succès (après tout s’il avait fait preuve d’un savoir faire supérieure de nature quasiment magique et en avait fait bénéficier la France et les français, j’aurais été bien content quoique perplexe). Mais ce n’est pas le cas. Si l’on regarde, le déficit budgétaire et l’endettement de l’Etat, le déficit commercial de la France, le niveau de croissance, le niveau de chômage, le niveau de pouvoir d’achat, tous les indicateurs sont au rouge (écarlate).

Et que l’on ne trouve pas excuse dans « c’est la faute à la crise ». F Fillon dit en 2007 « j’hérite d’un Etat en faillite ». [on peut remarquer qu’il l’hérite de 5 années de gouvernements de droite c'est-à-dire de sa propre famille politique]. Ce constat (réel et objectif) ne l’empêche pas de baisser les impôts (de ceux qui ne participent aucunement à la croissance car ils sont déjà saturés de consommation) pour aboutir à la situation actuelle [à croire qu’il le fait exprès ?]. Etrange paradoxe où le dernier gouvernement qui a contenu le déficit soit celui de L Jospin, c'est-à-dire de gauche : chacun sait que la gauche ne sait pas gérer !

 

Voilà ! Si l’élection doit être un quitus, il n’y a pas photo : N Sarkozy ne l’obtient pas. Je reste émerveillé (et éberlué) de ceux qui tentent de défendre ce bilan (et de ceux qui le croit – évidemment j’exclus la caste minoritaire qui a très grandement tirer bénéfice de cette politique : il n’y a évidemment pas que des perdants dans cette triste histoire).

 

Ceci dit, c’est le passé. Est-ce que parce que NS s’est planté depuis 5 à 10 ans, il va se planter dans les 5 prochaines années ? On peut considérer que maintenant, « il sait ce qu’il ne faut pas faire ». Autre avantage à le garder, on n’a pas à payer les indemnités de « retraite » (en plus de celle du président : il est cocasse de se rappeler qu’il s’est augmenter de 170 % au départ).

 

Ces arguments tiennent peu. Pour tirer leçon de l’expérience, il faut commencer par reconnaître ses erreurs. Or, il n’en est rien. J’en veux pour preuve la TVA sociale. Voilà une politique qui peut être pertinente [Je crois personnellement qu’il y a là l’une des clés pour nous en tirer]. Mais, car il y a un grand « mais ».

La TVA sociale est une mesure technique délicate et complexe, qu’il faut ajuster finement et suivre. A mon sens, il faut qu’elle soit forte (4 points) et qu’elle remplace aussi les charges salariales (et non uniquement patronales). Il s’agit en effet de créer un électrochoc pour diminuer le cout salarial français. Bien sûr, cela est inflationniste et il faut le tolérer.

Ceci doit s’inscrire dans une mise à plat fiscale globale et de longue durée (au moins 5 ans). Il aurait fallu le faire en 2007.

En tout cas, c’est une aberration de lancer cela dans l’improvisation la plus totale : une gesticulation de plus. NS n’a donc pas vraiment changé.

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