Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 15:24

L’autre jour, pour évoquer la mécanique quantique et le principe d’incertitude (ou plutôt l’effet Hall) à mes enfants, j’ai parlé de l’électron qui pouvait franchir une barrière. Puis, pour les faire rêver, j’ai indiqué qu’il existait une infime probabilité pour que tous les atomes d’un prisonnier se délocalisent simultanément de l’autre coté du mur de sa prison. Toutefois, la probabilité est tellement infime que la probabilité que cela arrive une seule fois dans tout l’espace et le temps connu est elle-même infime. Bref, c’est impossible.

 

C’est un peu là l’ennui avec le zéro et le « presque zéro ». C’est aussi une différence entre les math et la physique. En math, pas de problème avec le zéro (ni moyennant quelques précautions, avec l’infini). En physique, cela coince.

 

J’en reviens à la question des probabilités. Dans la vie courante, une probabilité de 1 % est déjà tenue pour négligeable. J’en donne un exemple. La crue centenale de 1910 a chaque année une probabilité de 1 % de se produire. C’est un événement catastrophique et on préfèrerait ne pas habiter en zone inondable à ce moment là. Pourtant, qui s’en soucie lors de l’achat d’une habitation ?

Autre exemple approximatif. Avec 5000 tués sur les routes pour 60 millions d’habitant, la probabilité annuelle de se faire tuer sur la route pour un « français moyen » est de  0,01 %. Si l’on prend 200 fois la route par an, c’est 0,0005 % à chaque fois.

On pourrait aussi calculer la probabilité de mourir dans l’année en fonction de son âge. A partir de 60 ans, je pense que cela doit valoir quelques pourcents (le taux de mortalité global est de 8,6 pour 1000). Là encore, la condition physique au début de l’année (est-on déjà malade) influence « l’espérance ».

Fort heureusement, tout cela ne nous arrête pas. Mais justement, c’est cette absence de moyen de comparaison qui est une lacune. Sans elle, il n’est pas possible de savoir si la grippe est grave ou non.

 

En physique, les mesures précisent atteignent 4 chiffres significatifs, exceptionnellement plus. L’approximation est de l’ordre de 0,01%. Je pense que ce taux peut se lire (moyennant quelques transformations) comme une probabilité.

Bref, il faut s’y faire. Dans notre monde macroscopique, les événements rares sont de l’ordre de 0,01%.

 

Tentons d’approcher ce que serait une base de comparaison.

On suppose qu’il s’agit de noter la probabilité d’un événement. Qui dit événement dit « date ». Il est nécessaire de fixer une base de temps pendant laquelle l’événement peut se produire. L’année semble « parlante » (en unité du système international, ce serait la seconde).

Ensuite, l’événement peut sans doute concerner une population d’individus ou d’objets. Ce sont eux qui subissent l’événement directement. Par exemple, un accident de central nucléaire concerne la population de central nucléaire. Ce qui est embêtant c’est que cela diffère selon les types d’événements. On peut alors se ramener à 2 bases : une base humaine et une base financière. C'est-à-dire que l’on donne décline l’événement premier en 1 ou plusieurs événements seconds qui eux ont ces impacts.

Ceci permet aussi d’intégrer la gravité. Pour l’aspect financier, c’est la valeur financière. Pour l’aspect humain, une échelle est à construire (mort, blessure gave, blessure légère, traumatisme psychologique, …, perte de temps).

Un risque est alors le « cout annuelle » = probabilité annuelle * somme (facteur de décomposition * gravité).

J’arrête là l’esquisse. Ce travail est hors de portée de mon activité bloguitoriale. Toutefois, ce travail de «construction «  d’une échelle universelle de risque me semble pertinente.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : je blogue, donc je suis
  • : Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
  • Contact

Recherche

Archives