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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 12:05

Avec cette question (polémique) formulée avec ces mots, on peut aussi traquer les « pièges à vérité ».

 

Il est tout d’abord surprenant de devoir utiliser le verbe « croire ». En effet, on peut penser au premier abord que le réchauffement climatique est ou « n’est pas ». La question d’y croire ou non est donc sans importance. Pourtant, on va voir qu’il s’agit effectivement de croyance.

 

L’article « au » signifie qu’il s’agit du réchauffement globale de la planète et non pas d’un quelconque réchauffement local. Il s’agit de « celui dont on parle dans le poste ». Mais justement, de quoi s’agit-il exactement ?

 

Si la question porte sur le réchauffement mesuré depuis environ 150 ans (avec une baisse de entre 1940 et 1970 et sur la dernière décennie), il s’agit alors d’une croyance en la fiabilité des organismes qui ont publié ces chiffres (et accessoirement ;) effectuées les mesures). Etant donné la multiplication des sources (et malgré les variations de détail de ces chiffrages), je les accepte : « j’y crois ».

 

Mais la question ne s’arrête généralement pas à cela.

 

En premier, elle suppose aussi une vision « statique » du climat. Elle sous-entend qu'avant ces 150 ans, la température du globe a été stable depuis la dernière glaciation.

Et là, d’après mes lectures et des témoignages de « nième main », mon point de vue est carrément non. Le climat (et les climats) fluctuent en permanence à toutes les échelles de temps. En la matière, la seule chose de constante c’est l’impermanence.

Mine de rien, c’est bien ce mythe du « climat stable idéal(isé)» qui est la clef de la polémique. Et l’on ne peut pas déraciner un mythe.

 

Enfin et surtout, la question porte aussi sur l’avenir (le prochain siècle). Là, la croyance réside dans la fiabilité du domaine scientifique dénommé « climatologie ». Il s’agit surtout de décider si cette science est assez mature pour pouvoir faire des prévisions fiables.

Il est tout à fait exact que la climatologie est différente de la météorologie et que ce n’est pas parce que cette dernière est bloquée à un horizon de 3 semaines que toute prévision climatique est théoriquement impossible.

A ma connaissance, la climatologie est une science essentielle descriptive. On constate des climats dans les régions du globe. On peut alors donner un schéma général des climats selon les régions. Mais, il n’existe pas de référentiel des climats comme par exemple la liste des espèces pour la botanique. C’est une science des frontières indéfinies. D’ailleurs les outils de simulation utilisent un maillage géométrique qui ne tiennent absolument pas compte des régions climatique de terrain. C’est étrange car si le maillage géométrique est compréhensible pour la météorologie, il est incongru pour la climatologie du fait même de leurs différences.

Je n’ai pas connaissance que les prévisions de cette science soient fiables à court ou moyen terme. La meilleur preuve est le refroidissement de la dernière décennie.

Je n’ai pas connaissance non plus que cette science soit capable de prédire a posteriori les climats du passé.

Donc, ma croyance ne présente donc aucune ambiguïté. Je n’ai aucune confiance dans les prévisions de cette science. Cela ne vaut pas tripette. C’est là notamment où je suis sidéré par la confiance que « les gens » ont en la climatologie parce que « c’est une science ». Et ils osent comparer avec la mécanique classique ! Alors que l’on est plus proche de l’astrologie ou de l’alchimie !

 

Au final, tout l’édifice repose sur l’évolution de la température moyenne du globe au siècle dernier. Celle-ci a varié comme elle le fait continuellement. Il se trouve qu’elle a augmenté. Gageons que si elle avait diminué une explication ad hoc aurait été trouvé par les activistes (les nuages de pollution créant le froid aurait fourni une piste. D’ailleurs pendant les trente années de baisse, il s’était échafaudé un théorie fournissant une cause anthropogène au phénomène).

 

En poussant un peu plus. On voit qu’il y a une opposition entre ceux qui « croient savoir » et ceux qui savent qu’ils ne savent pas. Comme je l’ai souvent constaté, ce sont les croyants qui gagnent. Les premiers ont la force de leur conviction, les autres n’ont rien que leur interrogation. Mais là ce n’est pas une question de climatologie mais une question de sociologie.

 

 

En me relisant, je m’aperçois aussi que le sens de la question initiale est sans doute souvent interprétée de façon complètement indépendante de la notion de température ou même de climat. Finalement, la question est « croyez-vous que si l’on continue, cela va mal se passé pour l’Humanité ? »

Il me semble que c’est l’idée sous jacente. Elle se voit via les commentaires prosélytes de la nouvelle religion. Mais pourquoi alors parler de réchauffement climatique ?

Cette question est trop imprécise pour espérer une réponse catégorique. En tout cas je n’y répondrais pas aussi nettement « non » qu’à son sens premier.

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