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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 16:36

La lecture du livre de C Levy-Strauss « la pensée sauvage » m’amène à des commentaires.

 

Tout d’abord, cette lecture est difficile : je ne prétends pas avoir tout compris.

Mais peu importe. Ce qui m’intéresse c’est l’intention « derrière le livre ». Comme le dit l’introduction, c’est la pensée sauvage (de tout le monde) et non la pensée des sauvages. C'est-à-dire que le savoir ethnologique n’est qu’une source documentaire pour étayer une recherche sur la pensée : ce n’est pas une livre «ethnologique ».  Bref, il s’agit d’une recherche sur des caractéristiques des mécanismes fondamentaux de la pensée humaine.

 

Mais je doute que l’approche choisie et le vocabulaire utilisé soit le plus approprié. Je vais tenter une reformulation. Finalement, il s’agit d’identifier les éléments fondamentaux de la cognition (humaine).

 

-          Repérer l’égalité

-          Délimiter

-          Décomposer

-          Relier

-          Répéter

-          Opérer

-          Poursuivre

-          Généraliser (induire)

-          Glisser (analogie)

-          Omettre

-          Imaginer/créer

 

Avec ceci, on peut ensuite construire des éléments composites : par exemple.

-          Compter.

-          Projeter (au sens de relier par projection)

-          Déduire

-          Identifier l’inclusion, intersection

-          Hiérarchiser

-          Comparer (au sens d’ordonner)

-          Synthétiser

 

Précisons ces éléments :

 

J’ai placé le pouvoir de repérer l’égalité est placé en premier car il semble le plus élémentaire. Toutefois, il est paradoxal. A partir de deux éléments A et B, il s’agit de voir que A = B. On voit qu’il n’est pas si élémentaire car il faut isoler A et B. De plus cela n’a d’intérêt que si A et B sont « différents ». En faire le « A = B » s’applique uniquement à une partie de A et de B (une propriété p) et en fait c’est Ap= Bp. Dans un certain vocabulaire, c’est la métaphore.

 

La délimitation c’est justement la capacité à tracer des limites, des frontières. Il y a ce qui fait partie de A et ce qui n’est fait pas partie. Dans un certain vocabulaire, c’est la capacité à identifier des paradigmes.

 

La décomposition est justement la capacité à découper A en sous ensemble qui sont encore partie de A.

 

La capacité à relier est ternaire. C’est une relation R telle que A-R>B. A et B sont en relation R. Telle quelle, c’est liaison est unitaire. Elle prend tout son intérêt par la répétition  (et la généralisation).

 

La répétition c’est donc recommencer. C’est réitérer. C’est faire encore une fois une chose « identique ». Cela nécessite de pouvoir repérer l’égalité. Cette égalité s’applique à la classe d’entité objet de l’action et à l’action proprement dite.

 

L’opération est aussi ternaire : A+B donne C. Le « + » n’est pas nécessairement l’addition. C’est la capacité à opérer qui est élémentaire. Il existe des opérations binaires : f(A) donne C. Est-ce que cela peut être élémentaire ?

 

La poursuite est différente de la répétition. Il s’agit ici d’enchainer. En mathématique, c’est la composition « o » : fog(A) = f(g(A)).

 

La généralisation est l’extension d’un constat à une classe d’objet. J’ai constaté que Ap =Bp pour quelques exemple A et B de classes d’objet et j’induis que cela est vrai pour tous les objets de la classe.

 

L’omission se passe sans doute de commentaire.

 

La capacité à imaginer (ou créer) est la plus énigmatique. Existe-t-elle vraiment ?

 

 

 

 

Voilà une liste d’outils de bases. Est-ce qu’avec cela on fait de l’intelligence ?

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