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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 16:21

On lit souvent que le « modèle social européen » (ou français) est en danger. Cette notion de « modèle sociale » n’est pas très précise, mais lorsque l’on compare avec le reste du monde (les USA entre autre), on sent bien une différence.

 

Cela se traduit par plus de solidarité (de liens donc moins de liberté), plus d’équité (plutôt que d’égalité, cela signifie plus d’homogénéité et donc là encore plus de contrainte).

En pratique, cela se concrétise dans un « système de santé » plus universel, une protection sociale (chômage, accidents, retraite) concrète, des « services publics » (transports, constructions,…) moins cher pour le client (dénommé usager) et généralement efficace.

Par contre, la concrétisation d’une « stratégie industrielle » de type colbertiste ne semble pas être un signe distinctif (il n’est pas commun à toute l’Europe et il existe aussi aux USA).

Il y a aussi ici ou là des efforts de protection du plus faible, notamment juridiquement.

 

Je n’examinerai pas ici la recherche duquel serait le « meilleur ». Je vais considérer la politique de sape à laquelle on assiste actuellement en France (en Europe ?).

 

Il est certain que même s’il n’est pas clairement définit, ce « modèle » fait partie de la culture européenne/française. Il est donc difficile à déraciner. Aussi, de façon très intelligente (perverse, sadique ?), la majorité actuelle ne l’attaque pas de front. En fait, elle semble au contraire surenchérir dans la protection.

Il me semble que c’est une tactique pour le pousser au bout de ses limites et de faire en sorte que le modèle s’écroule de lui-même (à la manière dont s’est écroulé l’union soviétique, c'est-à-dire par incapacité à tenir la compétition).

C’est une sorte de politique de la terre brûlée qui est en œuvre.

 

Comment expliquer autrement le fait que l’on cherche à casser ce qui fonctionne (EDF, l’armée, la police, le réseau routier, la sécurité sociale,..) ?

Que l’on ne prennent pas les mesures correctrices nécessaires pour ce qui le nécessite (la retraite, le système de santé, le système éducatif) ?

Dans le détail, les actions prises ne sont pas systématiquement dans le même sens, mais à chaque fois elles sont inappropriées. Bref, tout ce passe comme si l’on souhaitait « l’échec du système ».

 

Alors, seraient ils des traitres ? Vendus à l’étranger ?

Il me semble que non, ils ont constaté l’impuissance à réformer de tous les gouvernements et ils procèdent donc pour faire en sorte qu’à un moment donnée la « révolution » sera inévitable. C’est je crois la stratégie (mais à l’envers) des groupes terroristes de gauche italiens dans les années 70. Si ce n’est que là les forces disponibles et les effets sont considérablement supérieurs.

 

Mais alors, ils jouent perdants ?

Pas sûr. Car en ruinant l’Etat et tout ce qui gravite autour, ils mettent dans l’incapacité d’agir tout gouvernement « de gauche » (pas d’argent, pas de pouvoir).

Les mesures « énergiques » qui seront alors nécessaires relèvent plutôt d’un état d’esprit « de droite » et seront visiblement nécessaires.

Enfin, tout l’équilibre consiste à ne pas ruiner ses soutiens (la classe des riches) afin qu’elle constitue au moment opportun la force qui permettra de réformer (elle fournira les capitaux en échange d’avantages législatifs considérables).

 

Il y a des fois, où je préfèrerai me tromper.

 

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