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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 16:23

Donc les grecs se révoltent. Difficile de leur donner tord.

En effet, le sort qui leur est réservé est une véritable impasse. Quelle calamité. Et dire que depuis maintenant plusieurs années, « on » (notre président superman en tête) nous serine que « le problème est réglé ».

 

Reprécisons la situation.

 

La dette de la Grèce est essentiellement la faute des grecs (peuple et surtout gouvernements). On peut d’ailleurs s’indigner que les membres de ces anciens gouvernements grecs ne passent pas en procès.

Leurs fautes sont multiples : laisser aller, fraude fiscale (évasion, non paiement), fausse déclaration auprès de l’UE. Comment voulez-vous faire confiance dans ces conditions.

 

Ceci étant dit, passons maintenant à l’acteur « UE ». Le cas grec est d’un montant « marginal ». Il n’est pas obliger d’agir : c'est-à-dire qu’il peut laisser les grecs dans leur pétrin et faire faillite. Mais ce faisant, cela déstabilise l’Euro et le système financier européen voire mondial. Donc il a voulu agir. Qu’a-t-il fait ? Il a mis sous perfusion d’attente l’état grec, a demandé aux banques de s’asseoir sur une partie de la dette et a demandé aux grecques des sacrifices immenses.

 

Il me semble important de revenir sur le principe qui consiste à demander à des banques (généralement privées) de laisser tomber une partie de la créance. Je sais bien que les banques ont plutôt mauvaise presse mais c’est tout de même scandaleux : ce n’est pas aux banques d’assumer le coût d’une solidarité européenne ni les errements des grecs !

 

En fait, depuis 2 ans, c’est l’UE qui fait erreurs sur erreurs. Il agit trop peu et trop tard.

 

Une piste de solution par exemple aurait que l’UE saisisse en garantie des actifs de l’état grec (dont de l’immobilier et du foncier) et rembourse en échange la dette. Cela aurait sortie la Grèce de l’impasse et aurait donné du temps pour une revente (éventuelle à la Grèce) des actifs en question. C’était à la fois une action de solidarité mais pas un chèque en blanc.

 

Au lieu de cela on a conduit les grecs à vouloir la révolution.

 

Revenons aux grecs. Actuellement, à leur place, je sortirais de l’euro ; Autant je leur donne raison de se révolter autant, ils ne peuvent pas demander le beurre (rester dans l’euro) et l’argent du beurre (ne plus être endetté). Sortir de l’euro est la seule manière pour eux de procéder à une dévaluation qui relancera l’économie. Cette sortie de l’euro se traduira par un transfert de la dette dans la nouvelle devise (ce n’est pas une faillite complète).

 

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