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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:59

Je me souviens qu’au moment du référendum sur la « constitution européenne », il y a eu le premier décollage de l’A380. C’était l’occasion pour les partisans du oui de montre que l’Europe gagne.

 

Tout d’abord, il est discutable de savoir si l’A380 (ou plus généralement EADS) est une bonne chose dans l’absolu pour la société (européenne) tout entière. On va supposer que oui.

 

Mon objection est surtout qu’il n’y a pas de rapport direct entre EADS et l’union européenne (qui était l’objet de la constitution).

 

Bien sûr, EADS un conglomérat complexe d’entreprises européennes. Et son existence est sans doute possible du fait d’un nouveau adéquat « d’entente » entre certains européens. Mis à part cela, c’est complètement indépendant.

 

A contrario, EADS est l’exemple d’un projet qui réussit. C’est justement le reproche faite à l’union européenne d’être un monstre qui ne produit que des règlements kafkaïens sans jamais aider concrètement le citoyen européen.

 

Evidemment, les habitudes politiques françaises sont en cause ici. On s’attend à ce que l’Etat intervienne sur tous les sujets, qu’il mène une politique industrielle active quite à diriger directement des entreprises nationalisées. Ce n’est pas l’attente des autres européens.

 

En fait, la lecture du projet de traité m’a amener à un constat amer et complètement occulté par les intervenants médiatiques français. Malgré plus de 50 ans de construction européenne, il subsiste toujours une très grande méfiance entre les Etats européens. Surtout, les situations et les objectifs de ces Etats demeurent profondément divergent.

En tout état de cause, ce n’est pas demain la veille que les autres Etats (ni les autres peuples) adopteront avec enthousiasme les pratiques ou objectifs politiques françaises.

Bref, l’union européenne est dans une impasse.

 

Pour en sortir, je n’entrevois que 2 moyens.

Le premier serait l’émergence d’un péril extérieur majeur tel qu’enfin tous les européens acceptent de mettre en priorité ce qui les rapproche pour faire face à ce péril. Il est évidemment difficile de souhaiter un tel scénario. Qui plus est une bonne partie des européens persisteront à s’en remettre aux USA.  Bref, ce n’est pas vraiment un hypothèse.

Le premier serait le dégonflement de la nomenclatura bruxelloise et la relance de « projets européens rassemblant au cas par cas des acteurs intéressés. Il s’agit bien de réaliser que Bruxelles n’est pas la solution mais le problème de l’Europe. A défaut de dissoudre ce monstre, il faudrait lui ôter ses capacités de contrecarré de vrais actions constructives. La meilleure piste serait de rogner chaque année le budget. Qui osera s’engager dans une telle voie.

 

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