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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:28

Ainsi l’action facebook est en très de se casser la gueule. En terme économique, je le pressentais, je pense que cela ne vaut pas tripette. Mais d’une part j’aurais pensé que la bulle allait durer plus longtemps et d’autre part, une surprise était possible. D’ailleurs, l’avenir n’est pas encore écrit.

 

En fait, ce n’est pas de finance dont je voulais parler mais du concept derrière facebook.

 

A titre personnel, je n’ai pas de compte facebook. J’ai un compte « copain d’avant » qui ne bouge pas beaucoup et dont l’intérêt est éventuellement de partagé des vieilles photos, de rencontrer quelqu’un si l’occasion s’en présente.

 

Il parait qu’il y 900 millions de compte facebook. Je parie qu’une grosse moitié sont inactif et qu’une autre moitié sont des leurres. Malgré tout cela fait un bon paquet de compte réel.

D’après ce que je comprends, les gens y « racontent leur vie ». (C’est sans doute très scénarisé, comme la télé réalité qui n’a rien de réel). Bref, les gens se « mettent en scène ». Ils ont donc du temps pour cela.

La première chose qui m’épate est qu’ils le font sans qu’on les y force.

 

Si l’on en vient à la valeur ajoutée de facebook, elle réside dans sa notoriété. Ce qu’ils font sur facebook, les gens peuvent le faire ailleurs. Il suffira d’un changement de mode pour que les centaines de millions de compte fondent pour aller ailleurs.

 

Mais où réside la valeur économique de facebook ? (je ne suis pas le seul à me poser cette question, et il ne semble pas qu’elle ait pour l’instant trouvé de réponse satisfaisante).

Facebook enregistre un vaste ensemble sur la personnalité publique de ses membres. Donc « il » vous connait.

Le premier problème peut venir de la distinction entre personnalité publique et personnalité réel. Une lecture première serait de considérer que la personnalité publique n’est que factice et donc que cette connaissance n’a aucune valeur. Mais cela n’est sans doute pas exact. En effet, je suppose que cet affichage public finit par des éléments concrets (comme des actes d’achat par exemple). D’autre part, j’ai fini par admettre que « l’on est ce qu’on parait ».

On peut noter en passant, que ce qui intéresse finalement le « business » c’est bien les actes d’achat réel. En définitive, les banques qui passent ces paiements sont une source d’information bien plus pertinente.

 

On suppose donc que Facebook « connait » des centaines de millions de personne, leur gout, leurs relations, leur histoire, leur achat. Comment faire du fric avec cela ?

L’idée générale est de donner une grande efficacité dans le démarchage client. Mieux ciblé la publicité, de démarcher que le client qui va finalement contracter. Cela n’est pas négligeable mais ce n’est là que l’amélioration d’un processus existant : il n’y a rien de nouveau. En termes de valeur, cela ne peut être que le transfert de budget existant (publicitaire, marketing) vers l’achat « d’études Facebook ». Cela vaut il 100 milliards de dollar ? Personnellement j’en doute.

 

Une autre piste est de voir là un formidable outil de propagande. La connaissance de ces liens permettra(it) de diffuser les modes. Il suffit de convaincre (payer) un noyau de « faiseurs d’opinions » pour que cela se transmette. Cela a assurément beaucoup plus de valeur. Est-ce que Facebook est indispensable pour cela ? Je ne le crois pas.

Il est certain que le caractère moutonnier de l’espèce humaine et que les phénomènes de mode rendent ce modèle tout à fait réaliste est pertinent. Je le déplore mais je ne peux que le constater.

Par contre, la véritable valeur réside dans le noyau de faiseur d’opinion. C’est eux qu’il faudra rémunérer.

Enfin et heureusement l’opinion est volage et rétive. Il n’est pas certain que cette manipulation marche à tous les coups.

 

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