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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:56

A propos du 11/09/01, les lectures de thèses complotistes me mettent mal à l’aise. Il est certain que la version officielle en regard est affligeante. Donc, j’estime qu’il y a des mensonges dans la version officielle. Pour autant, je ne sais pas estimer jusqu’à quel point, celle-ci est fausse. D’ailleurs la multiplicité des versions alternatives est plus une indication de création imaginative que progrès vers « la » vérité.

 

Je n’ai pas accès à d’informations privilégiées, je ne suis pas témoin, je ne  bénéficie pas de témoignage de « première main ». Ce qui suit est donc construit sur de l’information disponible. Elle est parfois sujette à caution et elle est de toute façon parcellaire. Au final ce n’est que l’expression d’une croyance.

 

Pour commencer, je rappelle les conditions de l’entrée en guerre des Etats-Unis au cours de la seconde guerre mondiale : c’est l’événement de Pearl Harbour. Le fait est qu’avant cette attaque, le gouvernement américain souhaitait entrer en guerre (et on peut comprendre leur raison) mais qu’une majorité d’américains ne le voulaient pas (et on peut les comprendre aussi). Grâce à cet événement, il y a eu un retournement complet de l’opinion publique (une quasi unanimité !). Ceci a permis de mener une guerre longue et couteuse (surtout en dollar car les pertes humaines US sont faibles comparées aux autres pays). La population ne l’aurait pas supporté sans cette adhésion initiale. De plus, malgré le fait que c’était le Japon qui était l’agresseur, le gouvernement US a pu faire la guerre à l’Allemagne.

Tout ceci, ce sont des constats historiques. Il y a une lecture à laquelle je crois, pour expliquer ce succès de communication. C’est la suivante.

Le gouvernement US a tout fait pour pousser le Japon à l’agression, il était au courant de l’attaque. Il ne l’a pas empêché, il a simplement mis à l’abri ses porte-avions. De plus, il a retardé l’ambassadeur japonais à Washington pour que la déclaration de guerre ne soit remise qu’après l’agression. Bref, c’était un piège dans lequel le gouvernement a sacrifié la vie de plusieurs milliers d’américains et une partie de la flotte du pacifique. Ce genre de sacrifice existe lorsque l’on est en guerre, et d’un certain point de vue, le gouvernement US était déjà en guerre. Les généraux japonais ont été assez stupides pour tomber dans le piège.

Cette lecture à laquelle je crois est loin de faire l’unanimité encore à l’heure actuelle. Il est certain que c’était impossible à avouer durant la guerre. Même ensuite, cet aveu de « manipulation » ne va pas de soi non plus. Il est certain que si l’on ne partage pas ce point de vue sur cette partie de l’Histoire, la suite est aussi difficile à croire.

 

Passons maintenant à l’événement « 11/09/01 ». Autant pour Pearl Harbour, ma croyance est bien ancrée, autant pour celui-ci, il s’agit plus d’une hypothèse crédible. L’explication serait alors la suivante.

Des forces gouvernementales US ont tenté de rejouer le scénario de Pearl Harbour pour déclencher une guerre et avoir l’opinion publique américaine avec elle. Mais la comparaison s’arrête là car la situation était très différente.

Tout d’abord, alors que Roosevelt était visiblement le promoteur de l’entrée en guerre, il semble que G W Bush (malgré ces défauts) n’étaient pas du tout prêt à cela (j’estime qu’il avait été informé de l’idée comme une hypothèse mais qu’il a été abasourdi lorsqu’il a appris le passage à l’acte). Ce n’était qu’un homme de paille.

Ensuite la seconde guerre mondiale était commencé depuis longtemps au moment de Pearl Harbour, le camp adverse était facile à désigner et le camp « allié » allait de soi (ou presque). Pour les USA il s’agissait de se ranger du coté anglais (+ Canada, Australie, NZ, Russe et chinois ainsi que des forces provenant des pays occupés). En fait ces forces là n’attendaient que cela : que les USA entrent enfin en guerre ! Début 2001, cette situation est loin d’être limpide. Tant le camp adverse que le camp allié est confus.

 

Là, je fais intervenir une vision idéologique provenant du « choc des civilisations ». Je postule que le raisonnement suivant a été mené par les « va-t-en guerre » américains. Je vais employer le « je/nous » à la place des ces gens là.

 

« Nous constatons que la puissance américaine est à un sommet et ne peut que décroître.

Le monde peut se lire comme un ensemble plus ou moins homogène de blocs civilisationnels. Les USA sont le leader du bloc civilisationnel occidental. Parmi les autres blocs, c’est le bloc civilisationnel islamique qui est le plus « problématique ». En effet, des conflits ont déjà eu lieu avec des entités de ce bloc. Sa croissance démographique est inquiétante. Du point de vue historique, ce bloc a prouvé son caractère belliqueux et expansionniste. Sa puissance est réelle et croissante. Mais du fait de son manque de « leader » et d’homogénéité, ce bloc est fragmenté et pour l’instant il reste peu efficace.

Alors, plutôt que d’attendre que ces « ennemis » se coalisent et se renforcent, il faut frapper les premiers pendant que nous sommes encore les plus forts. Pour ce faire, il faut renforcer notre bloc. Alors, on gagne sur plusieurs tableaux. Tout d’abord, par un discrédit moral, on empêche la « prise » du bloc adverse et sa montée en puissance. Ensuite, la victoire militaire ne faisant pas de doute, on occupe le terrain et les ressources (le pétrole qui constitue un fichu atout dans les mains de ces gens là). Bref on en repart pour 50 ans de domination mondiale (du « bon » camp).

 

Il reste des points complémentaires.

Tout d’abord, on accorde des gratifications à nos alliés.

Pour que ces alliés nous suivent, il faut que nous soyons agressés.

Il y a le cas des monarchies pétrolières. Il faut se débrouiller pour créer une faille dans le camp islamiste. Faire en sorte que ces monarchies voient les autres comme leurs ennemis. De façon annexe, quand ils verront ce que l’on fait à ces autres, ils pourront aussi comprendre que s’ils ne se tiennent pas à carreau, cela pourra leur arriver aussi.

En ce qui concerne les ennemis, Al Qaeda est tout désigné. C’est un truc assez puissant, international et flou pour cela. On y rattache l’Irak, l’Iran (et l’Afghanistan) et la Lybie. Pour reprendre l’image de l’Axe, on y rajoute la Corée du Nord.  L’Irak fait suer depuis longtemps. On perd son temps et son argent à maintenir un embargo inefficace : il faut finir le travail de 1991. D’ailleurs tout le monde s’y attendait alors.

 

Il reste à organiser l’agression. Il faut qu’elle soit assez grave. Nos ennemis ne sont pas assez forts pour le faire tout seul, on va les y aider.

Il parait peu crédible que la cible soit militaire. Notre puissance militaire est trop forte, personne n’y croirait, de plus, cela ne susciterait pas assez de sympathie. On en va pas donner une arme nucléaire à ces types, ni faire croire qu’ils en ont les moyens car ce serait la panique. De toute façon, Al Qaeda, ce sont des terroristes. Une cible civile sera d’autant plus chargée en émotion.

Le World Trade Center a déjà fait l’objet d’un attentat. Les détournements d’avion sont admis communément. Des avions chargés de kérozène font des bombes de bon aloi. Nous avons déjà étudiés de tels scénarios d’attaque. On ajoute le Pentagone et la maison blanche.

Il reste alors à affiner. Il s’agit de régler les détails de la démolition. Comme on connaît l’événement, on peut gagner de l’argent en prenant les bonnes positions. Pour éviter une trop grosse tragédie, on se débrouille pour organiser des essais d’évacuations avant et on frappe tôt dans la journée. Enfin, pour souder le moral, le dernier avion ne réussit pas et c’est le sacrifice de ses passagers qui empêche cela. »

 

 

Est-ce que j’y crois ?

 

Je dirais que ce scenario ne semble pas du tout farfelu.

Au point de vue « possibilité morale », je n’ai aucun doute sur le faite que le groupe de puissants qui contrôle les USA aient pu monter cela (puisque c’est pour le « bien »).

De même, le problème « technique » de ce qu’il y a à faire  n’est pas un obstacle majeur : somme toute, tout cela a été assez économe de moyen.

Il reste la question d’organisation. Elle se décompose en deux.

Le premier est la planification de tout l’événement. C’est complexe mais les USA sont reconnus comme des experts en planification. Je dirais « chapeau bas ! ». Donc j’estime que la planification a pu être réalisée.

C’est le second aspect de l’organisation qui est le point d’achoppement : Il a fallu impliquer beaucoup de personnes. Et cela pose des problèmes pour garder un secret. L’une des pistes pour réussir est de faire travailler des ennemis « authentiques », c'est-à-dire des gens qui croient qu’ils travaillent pour leur camp et donc qui garde le secret.

 

Au final, j’avoue mon agnosticisme sur ce sujet.

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