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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 08:34

Je vais esquisser un modèle simpliste de l’échange monétaire.

 

On peut supposer que la « monnaie » de chaque personne se traduise par un solde sur un (unique) compte.

Si ce solde est positif, la personne est créancière et s’il est négative, elle est débitrice.

Ce jeu est à somme nulle.

 

Pour « payer », on procède a un simple transfert (-X pour l’acheteur, + X pour le vendeur)

 

Par principe éternel, le crédit a un rendement. Donc, chaque jour, les personnes débitrices sont débitées (un peu) de l’intérêt et l’inverse pour les créditrices. Le taux est supposé universel. Donc le jeu reste à somme nulle.

 

Voilà. Il est probable que des débiteurs entrent dans une spirale descendante sans espoir de retour. C’est l’inverse pour les autres.

 

Ce modèle n’est pas si éloigné de la réalité.

Toujours est-il que dans la réalité, on met une limite à la baisse. A un moment donné, on dit « halte-là ». En fait, on suppose que la personne doit rester dans la capacité virtuelle de rembourser (c’est à dire de revenir à zéro).

Cette règle a sans doute des justifications mais c’est bien elle qui est la source de tous les problèmes.

 

Imaginons en effet, que l’on se fiche de cette règle...

En théorie le système fonctionne encore.

Dans le détail, il faut expliciter ce qui se passe à la fin d’une personne (décès d’une personne physique, liquidation d’une personne morale).

Justement, il s’agit de liquider les actifs. Donc un débiteur voit sa dette réduite (voire passer créditrice). Mais étant donné la descente aux enfers évoqués, il y a des cas où ce n’est pas possible.

La première solution est de laisse en l’état (est donc un dette sans cesse croissante sur des personnes qui n’existent plus). En théorie, cela reste possible. Mais c’est problématique.

L’autre solution est de compenser ces soldes négatifs par les soldes positifs des personnes qui disparaissent (une sorte d’égalité devant la mort).

 

Dans les 2 cas, le système fonctionne théoriquement. Quels sont les problèmes.

Il y a un aspect moral. Il se situe par le fait que des personnes aient pu jouir sans contrepartie de la production de la collectivité. On peut y remédier en rendant complètement public ce solde et en laissant libre les gens de fournir des services ou non (en conséquence, un personne trop négative se verrait exclue du jeu : cela peut faire froid dans le dos).

Il y a aussi le problème de la raison de travailler. Actuellement les gens le font (majoritairement) parce qu’ils doivent gagner de l’argent « travailler pour vivre ». C’est une tension. La proposition supprime cette tension et il n’y aurait plus de production. Cette vision est peut être largement pessimiste. En fait, la plupart des gens aiment « faire quelquechose ». Donc je ne crois pas à une disparition totale de la production. Au contraire, cela permettrait de ramener à son juste prix ce qui est désagréable à faire (ce que les gens n’on en général pas envie de faire). Ce serait enfin le juste prix !

 

 

Bref, voici une utopie offerte à qui veut l’approfondir.

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