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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 11:49

« Science & Vie » de Janvier 2013 annoncent qu’enfin les voitures électriques sont compétitives.

 

Au-delà de l’article de « retape » motivé par un coté « partisan » (« l’électrique c’est bien, le pétrole c’est caca »), cela mérite un examen.

 

Tout d’abord le prix. Il est annoncé comme enfin compétitif. Or, les 7 modèles proposés ont des prix délirants (20 à 25000 euros pour des petites voitures que l’on trouve à 8000 en thermique). C’est donc loin d’être gagné. Le seul segment de marché possible est celui des sportives haut de gamme (part exemple à 400 000 euros) : cela est très cher mais c’est dans le même niveau d’absurdité que les prix des sportives thermiques. Bref, le marché est loin d’être universel : c’est plutôt une niche (qui peut éventuellement être rentable)

 

Ensuite les performances et la technique.

Je n’ai jamais eu de doute sur le moteur électrique et sa puissance. Il progresse encore. Bizarrement, il semble que la technique ne soit pas encore au point pour le loger dans les 4 roues : de ce point de vue, il faudra encore attendre.

En ce qui concerne le pilotage électronique, il est clair là aussi que la technique est là et qu’il n’y a pas de soucis

Ce pilotage permet notamment d’optimiser les équipements internes (le chauffage pour lequel on évoque l’utilisation d’une pompe à chaleur réversible).

Il reste le problème permanent : la source d’énergie. Aucun des modèles n’utilise les piles à hydrogènes (qui pourtant me semblent être la solution). Les batteries au lithium sont considérées comme la panacée. C’est sans doute là la raison des couts : le lithium est un élément relativement rare (quand est-il de l’industrie du recyclage ?). Ces batteries sont la cause du surpoids de ces voitures : il est évoqué des densités de 250 Wh/kg comme très bien alors que c’est encore très faible (en supposant un besoin de 40 kWh cela demande tout de même de l’ordre de 200 kg). Il est évoqué 2000 cycles. Soit, mais j’aimerais savoir quelle est la performance de charge au fil du temps. L’expérience que l’on peut avoir avec les batteries des portables montre que la capacité de stockage décroit sérieusement. Quand est-il de la capacité par temps froid (l’expérience avec les batteries zinc plomb montre des sérieux problèmes dans ce cas).

Etonnamment, aucun constructeur ne place de panneau photovoltaïque sur le toit. Il est vrai que cela ne constitue qu’un appoint d’alimentation. Pourtant, cela pourrait être un élément de dépannage (plus de panne sèche totale).

La partie la plus prometteuse vient des bornes d’alimentation. Le fait de pouvoir procéder par induction, éventuellement en roulant donne véritablement une perspective. Malgré tout, cela nécessite des infrastructures collectives.

En termes d’alimentation, je suis heureux de constater que les instances dirigeantes françaises se sont posé la question de l’origine de l’électricité nécessaire à la recharge d’un parc important de véhicule (avec les hypothèses faites, cela ne demanderait de nouvelles centrales et serait pris sur les économies d’énergie). Toutefois, je reste pantois sur cette orientation « électrique » alors que l’on nous prépare par ailleurs à une flambée du prix de cette énergie. Qui plus est l’énergie électrique est plus noble que l’essence et devrait être plus cher. Si elle ne l’est pas c’est uniquement du fait de choix fiscaux (la TIPP). Que se passera-t-il si/lorsque toute les voitures rouleront électrique sans payer le moindre centime de TIPP ? Comment l’Etat comblera-t-il le manque à gagner ? Je suis persuadé qu’en dehors de cette période de transition où passer à l’électrique est largement subventionné, le cout d’usage d’une voiture électrique sera plus cher.

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