Samedi 19 juillet 2008

J’aborde ici un sujet assez miné : le concept de race.

 

Après l’évocation de la notion d’espèce celui de « race » peut se décliner comme une « variété ».

Je lis parfois que le concept de race n’a pas de fondement scientifique. Cela me semble profondément erroné. Mais pour éviter de choquer je vais employer le mot variété.

Une variété c’est un subdivision de l’espèce. Des individus de 2 variétés peuvent donc se croiser entre eux (descendant fertile). La notion de variété suppose une certain cloisonnement chronologique qui a privilégié certains caractères (couleur, forme, taille,..).

Ce processus existe dans la nature de façon large. Il est pratiqué par les êtres humains pour sélectionner les variétés de végétaux et d’animaux. En ce qui concerne la nature, l’espèce humaine en faisant partie, il y a lui aussi subit le mécanisme : il est généralement lié à l’isolement géographique.

Je ne comprends pas comment on peut nier ces réalités.

 

Par contre, le classement des variétés est un problème ouvert. Certaines variétés bovines produisent plus de lait. Mais généralement, la qualité de leur viande est médiocre et elles sont plus fragiles. Il n’y a pas de critère absolu. C’est encore plus vrai pour les variétés humaines (qui ne sont pas le résultat d’une section « voulue »).

Plus encore, l’identification précise des « qualités » de telle ou telle variété est une affaire délicate. Elle est envisageable pour des critères physiques primaires (couleur, taille, poids,…), elle est incertaine pour les critères physiques secondaires (résistance aux maladies, endurance, longévité, fertilité, ...), elle devient carrément aléatoire pour les critères non physiques (intelligence, …). De plus, il se trouve que ces critères ne sont pas déterminée uniquement par les gènes (même la taille dépend de la qualité de l’alimentation).

Sur les plantes et les animaux, les pratiques sont empiriques.

Il est regrettable que les recherches sur les variétés humaines soient en quelque sorte des « tabous ». Etant donné l’Histoire, il  importe que ces recherches soient « au grand jour ». de plus, il importe de se concentrer sur des critères et non sur une supériorité globale.

 

Enfin, ce n’est pas parce que l’Histoire humaine a engendré ces variétés que cela soit une nécessité valable pour toujours.

Une question peut se poser : est-ce que l’espèce humaine restera « une » ?

L’évolution des espèces étant possibles, on peut donc imaginer une divergence. Elle sera d’autant plus possible que l’on cloisonnera les variétés.

L’autre question est alors : faut il encourager, laisser faire ou prévenir une éventuelle divergence de l’espèce humaine ?

Ma réponse est qu’il faut la prévenir.

par thidgr publié dans : Errements
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 juillet 2008

Comment peut évoluer une espèce ?

Je vais procéder à une description « idéale ».

 

Soit une population d’une espèce E.

A un moment donné, un individu I subit une mutation M. Il est statiquement improbable que cette même mutation survienne au « même moment » chez une autre individu « à coté ». Cette mutation est un avantage. L’individu I appartient « toujours à l’espèce E » et peut se reproduire. Au sein d’une partie (région) de l’espèce, à moyen terme, (presque) tous les individus possèdent alors la mutation M. Les individus de l’espèce E extérieures à la région ne la possède pas.

 

Il faut alors une deuxième mutation N et un mécanisme similaire.

Si les individus M+N peuvent se croisés avec les M mais pas avec les « E standards », alors on voit comment peut apparaître une nouvelle espèce M+N distinctes de E.

 

La population M constitue donc une sous-espèce transitoire entre E et M+N

 

En pratique, 2 mutations ne suffisent sans doute pas. Les mutations peuvent s’accumuler de façon, « dormante ».

On peut aussi imaginer que « toute » la population E soit concernée. L’isolement géographique n’est alors pas nécessaire. Par contre, on ne sait pas quand on a changé d’espèce (il n’y a plus le critère du croisement fertile).

 

Il s’agit donc là d’une description idéale. Qu’en est il en réalité ? Combien d’étapes pour un changement d’espèce ? combien de générations ? combiens d’individus impliqués ? Quelle est la fréquence des créations d’espèces ?

A ma connaissance, ces questions restent ouvertes.

par thidgr publié dans : Errements
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 16 juillet 2008

La théorie de l’évolution des espèces est souvent présentée dans une aura de « mystère », de manière confuse. Le sujet est loin d’être paisible, même en ce début de 21ème siècle. En effet, cette théorie scientifique est en butte aux créationnistes et fondamentalistes de tout poil.

 

Il me semble que la théorie peut se présenter en 3 étapes.

 

Tout d’abord une théorie de l’évolution « en général ». Là il s’agit d’un modèle quasiment mathématique.

En effet si l’on suppose un ensemble d’entités Xi possédant des paramètres j (valeur xij à prendre selon une liste Lj) et des règles d’évolution temporelle sur ces Xi (mort et naissance selon les valeurs de xij). Alors ils est clair que ces règles d’évolution orientent la situation paramètres. Pour chaque paramètre j, la fréquence de la valeur vj n’est pas aléatoire.

Ces considérations « vont de soi ». C’est une affaire de mathématique d’examiner les relations entre les valeurs vj obtenus et les règles d’évolution.

 

Ensuite, il y a la règle d’évolution « biologique ». Il s’agit d’appliquer le modèle précédant en considérant les Xi comme les « être vivants » (dans leur ensemble ou dans un environnement donné). Les paramètres xij sont alors les « caractères » de ces êtres vivants (phénotype ou génotype). Les règles d’évolution sont alors la capacité à transmettre ces caractères à ses descendants (donc avoir des descendants + le caractère est transmissible).

La découverte fondamentale de la biologie c’est que ce sont là les règles d’évolution biologique (les caractères des individus ne « sautent » pas d’un individu à l’autre). Cela n’est plus vrai pour les caractères « culturels ». En toute rigueur, pour éviter une définition « en boucle », il faudrait préciser ce qu’est un caractère biologique. C’est en rapport avec les caractéristiques physiques directes ou indirectes (par exemple les capacités intellectuelles) de l’être vivant. La biologie admet aussi une variabilité « aléatoire ».

Le fait d’avoir ou non des descendants est un phénomène évident. Cela se traduite par la « lutte pour la survie », la compétition pour les ressources et dans le cas de la reproduction sexuée par la compétition pour obtenir la (le) partenaire.

L’identification des caractères transmissibles est l’affaire de la génétique. En première grandeur, cela se traduit « matériellement » par l’ADN (il y a aussi l’affaire de l’ADN mitochondriale). L’état des connaissances indiquent que c’est le seul vecteur génétique. Cela semble largement démontré (là c’est loin d’être une « évidence »). 

En définitive, les caractéristiques biologique d’un être dépendent de celles de ses ascendants et du « hasard ».

Ce résultat ne semble pas aberrant. L’Humanité a sélectionné artificiellement des plantes et des animaux pour obtenir des caractéristiques « humainement intéressantes » (généralement, une bonne production de nourriture). Ce n’est pas ceci qui est la cible d’attaque.

 

Le dernier est le passage à l’évolution des espèces. Un espèce est un ensemble d’être vivant qui peuvent se reproduire entre eux avec des descendants fertiles.

La théorie de l’évolution des espèces indiquent que l’évolution biologique précédente est le mécanisme de base de l’évolution des espèces (et donc qu’il y a évolution des espèces). Il faut mettre l’accent sur le phénomène « aléatoire ». C’est le principe de mutation.

Là, les affaires se corsent.

En premier lieu, la preuve que les espèces changent ne vient pas de la biologie mais de la paléantologie (les fossiles). Cela encombre les musées.

Si les espèces changent, il n’y a que 2 solutions*. Soient elles évoluent, soit quelqu’un les remplace. Il est clair que le principe d’économie d’Occam tranche pour la première solution. Le gros écueil me semble-t-il c’est que l’on n’a jamais constaté une évolution d’espèce « en directe ».

Prenons l’exemple du chien et du loup.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chien

Il semble que le chien ne soit pas une espèce différente du loup malgré des millénaires de reproduction séparées.

 

 

 

 * Une troisième solution est décrite dans la série « le guide du routard galactique ». Mais, je ne la retiendrais pas.

par thidgr publié dans : Errements
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 15 juillet 2008

Supposons qu’une thèse soit rédigée (écrite).

 

Je constate que les « attaques » que subit cette thèse font rarement mention de sa rédaction. On ne pointe pas ce qui est écrit. Généralement la critique est une autre thèse qui construit son « monde » de façon autonome.

 

C’est façon de faire n’est pas très constructive. Il est clair que la probabilité de convergence est assez faible.  En effet, thèse, antithèse, anti antithèse, etc peuvent s’enchainer sans fin.

 

De plus, il est assez improbable que tout soit à rejeter dans la thèse 1. Cette façon de faire ne permet pas de pointer les points d’accord. On ne peut que supposer que ce qui n’est pas « remis en cause est accepté ». Cette supposition est sans doute erronée.

 

Le fait de ne pas pointer la thèse est aussi une affaire de vocabulaire. Généralement le vocabulaire de la critique n’est pas le même. In fine, les débatteurs ne parlent pas de la même chose. Bref, ils ne sont pas dans le même monde.

 

C’est une illustration de plus de « l’incommunicabilité ».

 

Tout cela est monnaie courante. Cela devient  un problème dans le cadre d’un projet si les intervenants A et B veulent aboutir (converger).

Je constate que cette convergence se pratique rarement de façon rationnelle sur une base écrite. C’est plutôt un négociation « émotionnelle » et orale.

par thidgr publié dans : Errements
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Dimanche 13 juillet 2008

Lorsqu’un figure plane est symétrique à une autre par rapport à une droite, il est impossible de faire glisser les figures l’une sur l’autre pour les faire coïncider. Cette impossibilité n’est vrai que si l’on reste dans le plan. En effectuant une rotation par rapport à l’axe de symétrie, on peut parvenir à la coïncidence. Mais pour se faire il a fallu « sortir du plan ».

 

Ceci est une réminiscence de mon programme de math de lycée. Il y avait l’exemple du problème de la coïncidence d’une chaussure droite avec une chausse gauche : impossible. Sauf à imaginer une « rotation » par rapport au plan de symétrie qui passe donc par une « quatrième dimension ». Si c’était possible physiquement, il suffirait de fabriquer des chaussures droites et de faire « pivoter » la moitié pour obtenir les gauches.

 

Cette notion de « sortir  du plan » n’est peut être pas seulement physique.

 

Une illustration est célèbre. C’est le problème des triangles d’allumettes. Avec 3 allumettes on fait 1 triangle isocèle. Comment faire 4 triangles avec 6 allumettes.

Je ne donnerai pas la réponse ici, elle est célèbre. Elle se trouve notamment dans le roman « les fourmis ».

 

L’idée est de « sortir du cadre de pensée ».

 

Je rappelle ici une de mes idées courtes : « un cercle vicieux est un cercle vertueux que l’on parcours à l’envers ». Pour s’en sortir, il « suffit » donc de se retourner. Mais se retourner comment ?

C’est un retournement au niveau de la posture mentale dont il s’agit. Plus simple à dire qu’à faire. Pour se retourner il faut disposer d’un « espace de mouvement » (une dimension supplémentaire ».

 

Cela me semble être un principe assez général concernant la résolution de « problème » (ceux qui semblent « sans issue »), des situations de blocage.

Il importe alors de se libérer de ce qui retient « dans le plan ». Il faut changer d’hypothèse. Et pour ce faire, il faut commencer par identifier les hypothèses.

Et en conséquence il faut sortir le problème de « soi » et en faire une objet « extérieur à soi » que l’on peut examiner.

Voilà une méthode universelle.

 

Je reconnais que cela n’est pas facile.

Le plus simple finalement c’est de trouver une solution alternative (la « rotation »).

Il est beaucoup plus difficile de faire le reste. En effet, les « sous-entendus », les hypothèses cachées sont innombrables : il est impossible de les recenser toutes. Il faut parvenir à « sentir » celles qui importent (qui bloquent).

Surtout, la majorité des situations de blocage concernent « soi même ». Le travail sur soi-même que tout cela demande est dérangeant. On remarquera que ce qui « retient  dans le plan » , ce sont alors nos « liens » : c'est-à-dire tout ce qui construit « ce que l’on est ». En conséquence, pour sortir de l’impasse il faut accepter de changer une part de « ce que l’on est ». (Le fait de reconnaître avec lucidité ce que l’on est n’est pas une mince affaire non plus).

par thidgr publié dans : Errements
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Science sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus