J’aborde ici un sujet assez miné : le concept de race.
Après l’évocation de la notion d’espèce celui de « race » peut se décliner comme une « variété ».
Je lis parfois que le concept de race n’a pas de fondement scientifique. Cela me semble profondément erroné. Mais pour éviter de choquer je vais employer le mot variété.
Une variété c’est un subdivision de l’espèce. Des individus de 2 variétés peuvent donc se croiser entre eux (descendant fertile). La notion de variété suppose une certain cloisonnement chronologique qui a privilégié certains caractères (couleur, forme, taille,..).
Ce processus existe dans la nature de façon large. Il est pratiqué par les êtres humains pour sélectionner les variétés de végétaux et d’animaux. En ce qui concerne la nature, l’espèce humaine en faisant partie, il y a lui aussi subit le mécanisme : il est généralement lié à l’isolement géographique.
Je ne comprends pas comment on peut nier ces réalités.
Par contre, le classement des variétés est un problème ouvert. Certaines variétés bovines produisent plus de lait. Mais généralement, la qualité de leur viande est médiocre et elles sont plus fragiles. Il n’y a pas de critère absolu. C’est encore plus vrai pour les variétés humaines (qui ne sont pas le résultat d’une section « voulue »).
Plus encore, l’identification précise des « qualités » de telle ou telle variété est une affaire délicate. Elle est envisageable pour des critères physiques primaires (couleur, taille, poids,…), elle est incertaine pour les critères physiques secondaires (résistance aux maladies, endurance, longévité, fertilité, ...), elle devient carrément aléatoire pour les critères non physiques (intelligence, …). De plus, il se trouve que ces critères ne sont pas déterminée uniquement par les gènes (même la taille dépend de la qualité de l’alimentation).
Sur les plantes et les animaux, les pratiques sont empiriques.
Il est regrettable que les recherches sur les variétés humaines soient en quelque sorte des « tabous ». Etant donné l’Histoire, il importe que ces recherches soient « au grand jour ». de plus, il importe de se concentrer sur des critères et non sur une supériorité globale.
Enfin, ce n’est pas parce que l’Histoire humaine a engendré ces variétés que cela soit une nécessité valable pour toujours.
Une question peut se poser : est-ce que l’espèce humaine restera « une » ?
L’évolution des espèces étant possibles, on peut donc imaginer une divergence. Elle sera d’autant plus possible que l’on cloisonnera les variétés.
L’autre question est alors : faut il encourager, laisser faire ou prévenir une éventuelle divergence de l’espèce humaine ?
Ma réponse est qu’il faut la prévenir.
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