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"CE N'EST PAS PARCE QUE C'EST ECRIT QUE C'EST VRAI"
Je navigue sur internet…Il y a du bon et du moins bon. Plus exactement, il y a des pages que je trouve « chouette » et d’autre moins. J’aimerai le faire savoir.
De là me vient l’idée d’un système de « recommandation ».
Lorsqu’un internaute est sur une page qui lui plait, d’un simple clic (sur une icône du navigateur par exemple) il recommande cette page.
Ceci génère un flux de recommandation enregistré par le serveur.
Des organismes de suivi d’audience récupèrent ces flux de recommandation. Ils les agrégent en fonction de leurs centres d’intérêt et les publie.
Il me semble nécessaire que ces flux de recommandation puissent être utilisés par plusieurs organismes. Par contre, il est nécessaire que ces flux soient normalisés.
Il me semble aussi nécessaire que ces recommandations soient « universelles » et non localisés. Par exemple actuellement, lorsque sur le site « du monde » je recommande un article, c’est une affaire « locale » valable uniquement sur le site du monde.
Il est aussi nécessaire que la recommandation se fasse simplement.
Voilà une idée en l’air offert à qui veut s’en saisir.
Comment travailler à plusieurs en dehors d’un approche structurée (organisée de façon Tayloriste) et sur des sujets
« intellectuels » ?
On sait qu’il y a les réunions de brain stroming. Celles-ci permettent de débrider la créativité de chacun et finalement de faire émerger rapidement beaucoup de choses (des trucs
intéressant s comme des scories). On ne peut pas faire que du « remue méninges ».
Supposons un travail intellectuel : analyse, recherche, clarification d’un thème… Supposons que l’on veuille effectuer ce travail à plusieurs. Supposons enfin, qu’il n’y ait
pas de responsable ou de chef clairement défini, ni de coordinateur. Finalement, il n’y a personne pour diviser et répartir les taches (taylorisme). Les différents participants doivent chacun
« ajouter leur pierre » à un ensemble.
Pour surprenant que cela puisse paraître, cette situation n’est pas si rare. En fait, j’ai tendance à croire qu’elle est au contraire la plus répandu. Parfois, il n’y a même que 2
personnes. On peut notamment songer aux travaux scolaires « en binôme ».
Il apparaît « évident », que si le nombre de participant est trop important (plus de 10), il y aura énormément de perte en ligne. Une fraction importante des gens ne
« fouteront rien ». Est-ce que ce constat d’échec est inéluctable pour un effectif « raisonnable » ?
Un point important est en jeu : pour ce genre de travaux, des activités sont fortement personnalisées. Il s’agit par exemple des acquisitions de connaissance, de
classification des thèmes, de la modélisation du sujet, de la structure du plan de communication, de la forme de publication (style) …
Si 2 acteurs (zélés) s’attaquent à ce travail sans coordination, il est quasiment certains qu’ils développeront leurs activités selon 2 démarches divergentes. On risque d’avoir 2
points de vue hétérogènes. En conséquence, ils font 2 fois le travail et qu’ils ne « s’économise pas ». Pire, lors du rapprochement des travaux, il risque d’y avoir
incompréhension, friction. Il y a toutefois une note positive. Aucun point de vue n’est généralement privilégié : ce double travail permet de construire une vue plus riche
« stéréoscopiques » du sujet (au prix de plus de complexité).
Imaginons un analyste qui a amorcé un projet en produisant une première liste de thème qui structure son sujet. Il lui faut approfondir. Pour diviser le travail, il souhaiterait
qu’une partie de ces thèmes (la moitié) soit traitée par quelqu’un d’autre "comme lui l’aurait fait". A la place de cela, il voit arriver cet "autre" avec une autre liste structurante qui ne
correspond pas. Nous avons 2 frustrés.
Pour lever le problème, il faut de la coordination, beaucoup de coordination. Il faut alterner les phases de travail en solo et des phases de rapprochements. Il faut aussi avoir une idée sur ce que l’autre va apporter à la tache commune. Il n’est pas certain que le fait que le travail soit intellectuel change grand-chose à l’affaire. Le maître mot ici est la coordination.
Vous pensez que tout cela est évident ?
Lorsque les gens ont l’habitude de travailler ensemble, qu’ils ont développé une culture commune, cette coordination peut devenir transparente : tout ces « réglages » sont sous-entendus. Mais je rencontre dorénavant rarement ce genre de situation.
L’information structurée permet de créer beaucoup de listes de consultation et des requêtes complexes sur l’ensemble de la base de données. C’est la voie « royale » de l’informatique.
Pourtant ces possibilités se paient. Si les informations sont structurées, le « monde » traité par la base de données est « clos ».
Pour pallier ce problème, certains entassent différents types d’informations dans une même structure : les pauvres ! C’est perdre sur les 2 tableaux.
Il semble probable qu’avec internet et les moteurs de recherche commence l’age d’or des bases à information non structurée. C’est assez fascinant… Et inquiétant.
Dans une vaste base documentaire, il est souvent irritant de n’avoir qu’un accès local par document. On ne peut que consulter un par un les documents. Et même si on peut en théorie tous les voir, « quelque chose ne va pas ». On a l’impression que la base n’offre qu’une tout petite fenêtre pour voir l’information : « un trou de serrure ». Peut on analyser ce « sentiment »?
J’entrevois plusieurs causes :
- Comment trouver le bon document ?
- Comment est on sûr que le document trouvé est bien celui que l’on cherchait ?
- Comment peut on être sûr qu’il n’existe pas d’autres documents qui correspondent à notre recherche (et qui éventuellement remettraient en cause celui que l’on a trouvé) ? Combien y-a-t-il de ces documents ?
- Comment "pressentir" à l’avance le contenu du document (son type, sa validité, la fraîcheur, ses thèmes, son niveau de détail, …) ?
- Les documents de la base sont ils tous de même type ou au contraire très hétérogène ?
D’autre considérations sont en œuvre :
- Pour comprendre un document, on a besoin de son contexte. Il faut pouvoir le situer. Cela porte notamment sur le vocabulaire utilisé.
- La base est-elle pertinente pour notre recherche ?
Enfin, je voudrais souligner que lorsque l’on recherche de l’information dans une base de document on ne connaît pas précisément ce que l’on cherche. Sinon, on ne chercherait pas ! Cette Lapalissade n’est pas dénuée de conséquences : une recherche est pas nature « floue ». Cela nécessite d’avoir les moyens de faire « une mise au point » : jauger de la pertinence, filtrer, faire évoluer la recherche, déplacer la cible…
Une autre besoin peut aussi exister : celui de construire une requête qui porte sur plusieurs documents (extraction, assemblage, intersection, statistiques,…). Si l’information n’est pas structurée dans la base, ce genre de requête est difficilement automatisable.
Cette analyse a été motivée par le problème de rédaction de spécification fonctionnelle. Au delà des fonctions classique (« interroger X, lister X par Y »,…), qui ne fournissent que des accès ponctuelles, comment lever le malaise évoqué ?
Je dois avouer qu’hormis la multiplication des listes et des critères, je n’ai pas de solution toute faite.
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