J’aime internet. Plus particulièrement le « web ». C’est une source d’information et documents extraordinaire.
Evidemment, il y a des déchets. C’est extraordinaire, mais ce n’est pas le paradis.
C’est foisonnant. Les moteurs de recherche permettent à peu près de « tout » trouver (si c’est en ligne).
Et c’est là que je veux en venir : qu’est-ce qui est en ligne et qu’est-ce qui ne l’est pas ?
Prenons par exemple les organismes « publics ». Ceux-ci rédigent beaucoup de
« rapports ». Il serait normal que ces rapports soient publics et accessibles via internet. Est-ce toujours le cas ?
Je songe aussi à toutes les « productions scientifiques » (les thèses, les articles, compte-rendu, données,…). Dans la mesure où cette
recherche est public (notamment, financée par des fonds publics), il ne serait pas aberrant que cette masse documentaire soit publiée (le coût de publication par internet est modique). Je n’ai
pas l’impression que ce soit toujours le cas.
Plus généralement, la publication des « productions » d’information par les différents organismes (publics comme privés) serait un
indice de transparence (la « glassnot »).
Si cela devenait la pratique commune, l’activité des médias s’en trouverait profondément changé. Il ne s’agirait plus de « rédiger »
et de publier mais de « permettre de trouver » (un moteur de recherche « + +»), « d’expliquer » (un décodage, une mise en perspective) et « commenter »
(relativiser, donner une opinion, critiquer) une information déjà rédigée et publiée.
Lors de la réforme des retraites des « statuts spéciaux » de fin 2007, il était évoqué que la durée de cotisation du « régime général » était de 40 ans.
Hors, j’étais resté dans l’idée que depuis la loi Fillon de 2003, il s’agissait plutôt de 42,5 ans.
Il apparaît les éléments suivants
Aujourd’hui, c’est 40 ans (pour ceux qui partent aujourd’hui)
Mais en 2012 ce sera 41 ans.
Et après 2012, cela augmentera en fonction de l’espérance de vie. Il semble par exemple probable que pour une personne née en 1960 (cf wikipedia) il faille 167 trimestres soit 41
ans et ¾. Et plus si affinité.
On peut imaginer que pour quelqu’un qui est né en 1970, et qui a commencé à cotisé à 22 ans, il faille 43 ans de cotisations et que sont taux plein soit obtenu à 65 ans. Ce n’est
peut être pas scandaleux. Ce qui est scandaleux, c’est la désinformation qui a eu lieu à cette occasion.
Quant au résultat sur les régimes spéciaux, aucun compte-rendu.
Je suis francophone, je vis en France. Le flux médiatique standard que je reçois est très « franco français ». (On peut ajouter qu’il est sélectif sur les thèmes et
sujets « franco français « ). On parle de mondialisation, on vit sur une planète village et pourtant l’info est très nombriliste. C’est frappant pour l’Allemagne. C’est le grand
pays d’à coté, le premier partenaire commercial. Malgré Arte, « on » ne sait pas ce qui se passe en Allemagne.
Par contre, on est abreuvé d’info sur : les états unis (y compris des événements sportifs).
On peut convenir que les thèmes d’information ne seront toujours qu’une partie de « l’information mondiale ». De plus, il est assez normal que le fait divers d’à
coté de chez moi m’intéresse plus que la catastrophe de l’autre bout du monde.
Ce qui me gêne le plus c’est le cadre de description. Tout est décrypté avec un cadre « franchouillard » (parfois occidental). Le décalage de point de vue est
fréquemment absent. C’est une lorgnette très étroite. En définitive l’information n’est pas compréhensible.
J’ai été abonné un an à Courrier International. Ce journal, intéressant au demeurant, ne répond pas au problème pour 2 raisons. La première tient à la traduction. Le passage de
l’article dans sa langue, son format, sa longueur originale à l’article en français dans le cadre de Courrier international déforme énormément. J’ai eu un exemple de contresens. C’est vrai que
c’est un peu une gageure de faire ce travail. La seconde raison tient au choix éditorial. On n’y coupe pas : CI est un journal qui se vend en France et qui doit intéresser ses lecteurs
français. Cela se traduit notamment par une sur représentativité (Etats-Unis, proche orient) assez proche de celle que l’on trouve dans les média français classiques. Le cadre de lecture ne
change pas.
Le cadre de description comprend les « références culturelles », les préjugés, le positionnement (il y a un bon coté et un mauvais).
Avec internet, il devient possible d’accéder à d’autres sources que ce « flux médiatique français ». Cela dérange un peu. C’est assez « chronophage ». Et puis
il y a la barrière de la langue.
Une épidémie de « gastro entérite » a sévit en France vers la fin 2007. J’ai entendu qu’elle avait frappée un million de personne. Je veux bien le croire d’après mes
constats sur mon entourage.
Il est assez probable que cela a engendré des décès.
Par simple ratio, puisqu’il y a environ 500 000 décès par an pour 60 millions de personnes, pour une maladie qui touche 1 million pendant 2 jours, le nombre de décès
« moyen » est déjà de 500 000 * 2/ (60 *365) = 46.
Mais il est assez probable que le fait d’être atteint a engendré une « surmortalité ». Je ne saurais dire combien (quelques unités, quelques dizaines, quelques centaines,
quelques milliers ?).
Cela n’est pas donné dans les « informations ». On peut rajouter que ces épidémies semblent annuelles. Si l’on compare par rapport au battage qu’il y a eu sur « la
vache folle » ou sur « la grippe aviaire » qui ne me semblent pas avoir fait de décès en France, on peut s’interroger sur la hiérarchie de l’information.
J’ai été abonné quelque temps au « courrier international ». J’en avais assez de cette vision franco française, étroite, avec œillères. Le « courrier
international » ouvre des horizons. Toutefois, cela a des limites. Le « CI » sélectionne des articles qu’il est me intéresser son public. Il est nécessaire de traduire les
articles. Souvent, les articles sont tronqués. J’ai eu un exemple de contre sens. Bref, ce n’est pas la panacée.
Je lis correctement l’anglais (et le français : québec, suisse, belgique). On trouve sur internet de nombreuses sources d’informations dans ces langues. Cela reste occidental.
Mais, il n’y a pas de filtre.
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