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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 13:48

Je reprends l’idée de « boussole direction sud = aiguille du midi ».

Il me semble qu’il n’y en a qu’une seule : dans le massif du mont blanc.

Que donne 780 avec cet éclairage ?

 

Thème 1 : le pied.

Hypothèse 1a : le pied renvoie au pied du pic. Le piémont ou Chamonix voire le tunnel du mont blanc (qui passe sous l’aiguille).

Hypothèse 1b : le pied se comprend dans le cadre de l’aiguille du midi. Par exemple, le pied du pic, le fait d’y aller à pied (et non via téléphérique)…

Hypothèse 1c : le pied est aussi un « pic ».  ???

 

Thème 2 : la rosse

Hypothèse 2a : La rosse est un « pic » qui « s’oppose » à l’aiguille du midi. Le pic des rosses. Il y a aussi le cheval blanc… Je ne vois rien d’aussi « célèbre » que l’aiguille du midi.

Hypothèse 2b : La rosse se comprend dans le cadre de l’aiguille du midi. ???

Hypothèse 2c : la rosse est un lieu opposé (très loin en France, au bord des limites de la France) à l’aiguille du midi. ???

 

Thème 3 : le cocher.

Hypothèse 3a : le cocher est un pic qui « s’oppose » à l’aiguille du midi. ??

Hypothèse 3b : le cocher se comprend dans le cadre de l’aiguille du midi. Il s’agit de la notion de guide de haute montage (compagnie des guides de Chamonix).

Hypothèse 3c : le cocher est un lieu opposé (très loin en France, au bord des limites de la France) à l’aiguille du midi. (ils ont les chapeaux ronds, vive les bretons, sauf que c’est le piéton qui a le chapeau melon). ???

 

La seule chose qui cadre a peu près c’est cocher = guide et boussole = aiguille du midi.

Si on les oppose, il ne faudrait pas utiliser un guide pour monter à l’aiguille. Il faut donc utiliser le téléphérique (et au belvédère, la vue de là bas).

A partir de cette idée, à quoi correspondrait pied et rosse ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aiguille_du_midi

 

Je ne vois pas.

 

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 13:47

La boussole a une aiguille. Cela me fait penser au « mont aiguille ».

La boussole pointe au sud « le midi ». Il y a des  « pics du midi ».

Peut on construire une interprétation de 780 avec ce thème ?

 

Pied : piémont, pied de la montagne,… ;

Rosse : il y a un glacier des rosses, une pointe des rosses (en suisse).

Cocher : un guide de haute montagne ?

 

Il semble donc que l’on puisse construire des liens.

Alors, que voudrait dire 780 ?

 

Idée 1 :

Ne pas faire appel à un guide de haute montage = ne pas monter haut.

Ne pas aller dans la massif du mont blanc (pas l’aiguille du midi dans les alpes, le pic du midi dans les Pyrénées).

Aller vers le pic du midi

Aller au pied du pic. (St Jean pied de port , n’est pas vraiment au pied du pic). Cela rapproche de Roncevaux, mais ce n’est tout de même pas pareil.

Attention :

Il y a le pic de midi de Bigorre (où il y a l’observatoire) et le pic de midi d’Ossau. Lui non plus n’est

pas proche de Roncevaux

Cette idée ne semble pas fonctionner.

 

Idée 2.

La boussole donne l’aiguille du midi vers Chamonix. Le coin est riche de perspective (il y a une aiguille de mesure, une montage de la coquille,…).

La rosse pourrait désigner le pic des rosses (par opposition). Il semble s’appeler « rosse » en suisse et « rousse » en France. C’est embêtant.

L’opposition Cocher/pied indiquerait que c’est « simple d’accès » (à pied et sans besoin d’un guide).

A noter que « sixt fer à cheval » n’est pas loin (74740).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aiguille_du_Midi

« refuge des cosmiques ».

Avec l’idée du « piémont », on passe en Italie.

 

Idée 2A

780 donne l’aiguille du midi comme Le lieu pour la suite. Ce serait un sacré contre-pied. Je n’y crois pas.

 

Idée 2B

Utiliser l’aiguille de mesure pour comprendre cette fichue mesure.

On a boussole = aiguille du midi

74740 = Sixt fer à cheval

Le visuel est rougeâtre, on est dans les aiguilles rouges.

Le croisement du visuel (NNO, SSE) correspond grossièrement à l’axe Sixt – aiguille du midi. Le milieu  (le centre = l’ouverture) est alors l’aiguille de mesure. 

On peut donc trouver l’aiguille de mesure. Et alors ? Il y a 2 questions

Que faire de cette aiguille ?

Que faire de rosse, cocher et pied ?

http://www.alpitudes.com/pages_g/giffre/mesure.htm

2812 m. C’est une « mesure » comme une autre.

http://www.pays-mont-blanc.com/croquis/aiguilles_Rouges/aiguille-mesure.php

Il y a un doigt (2764) et un petit doigt.  C’est difficile à trouver. La notion de « doigt » n’est pas très assurée en 780.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aiguilles_Rouges

Parc depuis 1974.

=> On un nouvelle possibilité pour la mesure. : 2812 m. Mais ce n’est pas très assurée.

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 13:46

« que j’aime à faire apprendre ce nombre utile aux sages … »

http://dispourquoipapa.free.fr/sciences/sc0031.htm

 

Le rapport entre Bourges, l’œil, le coq et cela est loin d’être clair.

 

Si c’ était la bonne idée, il faudrait donc en retenir la technique de codage : nombre de lettre = chiffre.

On y a déjà pensé sans que cela ne donne rien de notable

Pour 530 on a :

9

3 7, 8 6 2 2 8 2 7 3

7 3 6 2 9, 9 4 6.

3 9 1’7. 3 9 3 2 4,

4, 4 9, 4 3 9 2 1’5 6.

3 7, 3 7 2 1’8 2 4.

3 8, 6, 6 3 5.

4 7 3 4, 2 6 1’4 4,

3 2 6, 2 6, 2 4 3 7 2 5.

 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 14:07

Les 10 villes avec leur « poids » peut donner un barycentre. Il se situe vers Auxerre/Toucy.

Pour construire ce barycentre, on procède 2 à 2. Il n’y a pas une seule façon de procéder.

Toutes ces constructions peuvent donner des points intermédiaires.

A noter qu’Angers ne sert alors à rien.

 

 

Tout cela semble trop complexe du point de vue de la construction de la chasse.
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 13:45

On évoque souvent une distinction entre « science dure » et « science molle ». Parfois l’opposition est entre « sciences physiques » et « sciences humaines ». Cela peut être aussi entre « sciences mathématiques » et « sciences qualitatives ». On ne peut pas dire que tout cela soit très heureux.

 

Ce qui est en jeu, c’est la force de « vérité » de ces « sciences ». C’est loin d’être anodin. On peut même convenir que c’est très important. On peut convenir aussi que tout ce qui se dit dans les écrits scientifiques n’ont pas la même force de vérité.

 

Tout d’abord, il m’apparaît que plutôt que de qualifier un corpus tout entier « la science physique », il vaudrait mieux qualifier des énoncés scientifiques. Ainsi malgré la « rigueur » de la physique, il existe sans doute des énoncés physiques moins « porteurs de vrai » que des énoncés de sociologie.

 

Je reviens à 2 idées déjà évoquées dans ce blog.

La première est que cette force de vérité n’est pas en « tout ou rien ». Il y a une graduation. A ce jour, il manque l’échelle de graduation.

La seconde, c’est que la force de vérité vient avec la mathématisation. En considérant que les mathématiques ne s’occupent que de concepts abstrait (non réels) et donc peuvent prétendre à des « vérités tautologiques », on voit que les mathématiques sont l’outil pour « certifier » la « production des autres sciences ». Les mathématiques peuvent aussi traiter le qualitatif. Les mathématiques sont un domaine de connaissance infini. Leur développement, pourtant considérable, ne correspond peut être pas au besoin de certaines sciences. Ce n’est pas une excuse pour ne pas tenter de « mathématiser » les productions d’une science. Il s’ensuit que les énoncés qui esquivent la rigueur mathématique sont nécessairement faibles en vérité.

 

Contrairement aux mathématiques (qui ne s’occupent pas du monde), les (autres) sciences « parlent du monde » (je ne vois aucune exception). Elle cherche des « vérités » sur ce monde (selon l’aspect qu’elles traitent).

Justement, si l’on parle du monde, il y a nécessairement une contrainte : un « principe de réalité ». Cherchons à préciser cela.

Il se passe dans le monde des événements dont nous (êtres humains) sommes les témoins. Un science qui parle du monde parle d’une partie de ces événements. Le principe de réalité c’est que ce que l’on constate sur ces événements est en accord avec ce qu’en dit la science. Ce principe de réalité inclut donc l’observation, l’expérience, les mesures, … 

Examinons les conséquences.

1 Une science qui ne tient pas compte de la réalité est suspecte de « non vérité ».

2 Une science dont les « dires » sont en contradiction avec les témoignages réels est affaiblie.

3 Tout ce qui a traite à ce « témoignage de la réalité » est un champ scientifique à part entière. Il importe en effet que ce témoignage soit fiable. Cette partie ne relève pas complètement de la science « mesurée ». Celle-ci doit définir les concepts à suivre, mais le protocole et les instruments de « mesures » relèvent d’autres champs scientifiques. Il y a là un autre mode d’interaction entre les sciences (si l’instrument de mesure est déficient, les valeurs qu’il donne sont fausses, et la vérification qu’il apporte est caduque).   

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 13:40

http://bruxelles2.over-blog.com/article-25677939.html

 

Sur cet excellent blog, on trouve une référence à une proposition de conclusion du sommet de l’UE. Cela signifie que la conclusion est pré rédigée avant que la discussion ne commence !

 

Revenons sur cette situation apparemment absurde.

 

Tour d’abord, du point de vue des « secrétaires », il est indispensable de « préparer le travail de rédaction ». Il serait impossible de produire le document de conclusion dans la foulée du sommet. Il faut donc pré mâcher le travail.

 

Plus insidieusement, les véritables discussions ont lieu bien en amont du sommet. C'est-à-dire que le paradoxe n’est qu’apparent. La conclusion n’est pas rédigée avant que cela commence mais juste avant la fin. Les sommets sont des agitations médiatiques pour amuser les foules. Il y a décision définitive, éventuellement coup de théâtre de dernière minute.

On peut se demander qui sont les sherpas qui « font le boulot » auparavant. Il est fortement probable que ce ne sont pas des personnes élus. Ils n’ont à rendre compte qu’à leur chef et en aucun cas aux peuples et autres concepts démocratiques.

 

Evidemment toute cela n’est décrit dans aucune procédure, dans aucun traité européen, dans aucun « guide pour savoir qui commande en Europe ».

 

En dehors de la situation européenne, je constate que ce type de « dérive » se retrouve fréquemment. Par exemple dans les instances de « pilotage » des projets au sein d’une grande entreprise. La méthode ou autre description de processus ou de procédures évoquent l’existence de comité : par exemple un comité de pilotage de projet. On pourrait s’attendre qu’à chaque réunion (par exemple mensuel), les gens qui assistent à ce comité pilotent le projet. C'est-à-dire qu’il prennent connaissance de la situation, qu’il débattent et qu’ils décident. C’est une vision bien naïve. Tout cela est préparé par des contacts informels à l’avance. En effet, attendre ce comité pour « prendre connaissance de la situation », c’est devoir comprendre et réagir en temps réel (ce que ne savent pas faire ces directeurs). Pire, il est hors de question de débattre, c'est-à-dire de montrer un désaccord ou un conflit. Pour cela il faut envoyer ses troupes. Enfin, la seule chose que ces gens savent décider c’est du restaurant dans lequel ils vont manger.

 

Vous ne vous étonnerez pas que j’aspire à faire partie de ce club de pilotes.

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 13:37

Une amie s’étonnait récemment que ses interlocuteurs ne reconnaissent pas leur erreur. Je me suis étonné de son étonnement.

 

Posons le thème.

 

Tout un chacun est amené à faire ou dire des choses de façon permanente.

L’erreur est universel, il existe une fraction non négligeable d’erreur dans cet ensemble.

On supposera que ces erreurs font (quasiment) l’unanimité. Ce sont bien de erreurs et non des divergences de point de vue.

 

Pour le « fautif », il y a alors plusieurs situations :

1 Il ne s’aperçoit pas qu’il a fait une erreur.

2 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il ne le reconnaît pas du tout.

3 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il le reconnaît « en lui-même » mais ne l’avoue à personne.

4 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il le reconnaît en « privé » (en tête à tête à un tout petit nombre de personnes).

5 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il le reconnaît publiquement.

6 Il s’aperçoit qu’il fait une erreur et il le clame partout (« c’est ma faute ; ma très grande faute,…).

 

Le cas 6 est évidemment exceptionnel. On peut supposer que s’il le fait c’est pour en tirer un avantage (au moins une absolution).

Le cas 5 est très rare. Cela peut arriver lorsque qu’un groupe (une équipe) est dans une impasse du fait de l’erreur. On peut « sortir par le haut » en rebondissant sur l’erreur pour donner une nouvelle orientation.

Le cas 4 existe mais est loin d’être le plus courant.

Le cas 3 me semble fréquent. Personne n’a intérêt à tendre la bâton pour se faire battre. Il passera à la situation 4 s’il est forcé.

Le cas 2 peut sembler paradoxal. Il me semble qu’il survient. Le « fautif » n’a pas envie de prendre pleinement conscience de cette erreur. Il la laisse dans un flou miséricordieux. Après tout, ce n’est pas sa faute, il a des excuses, ce n’était pas si grave…

Le cas 1 me semble le plus intéressant. Contrairement au préjugé de mon amie, je pense que ce cas est assez fréquent. En fait, s’il ne ressent pas une conséquence de l’erreur, il ne passe même pas au cas 2. Quand à le faire passer au cas 3 ou plus, il faudra une force de persuasion digne de l’inquisition.

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 13:34

L’illusion de Dieu

Analyse du livre de Richard Dawkins « Pour en finir avec Dieu »

 

par Michel Naud

Richard Dawkins, Pour en finir avec Dieu,

430 pages, éd. Robert Laffont, 2008, 22 €.

Titre original : The God Delusion.

« La vision du monde de la science moderne, si l’on veut bien être honnête à ce propos, conduit naturellement à l’athéisme mais les scientifiques qui osent le reconnaître ouvertement sont peu nombreux » [1]. Le biologiste Richard Dawkins, comme Alan Sokal, comme Jean Bricmont [2], est de ceux qui pensent que la démarche scientifique et la démarche religieuse sont en fait inconciliables.

 

ni conciliation agnostique…

Les deux premiers chapitres sont structurés autour des arguments de l’article que Richard Dawkins avait confié au magazine Forbes en 1999 [3], arguments conduisant au rejet de la « conciliation agnostique » à laquelle se prêtent certains scientifiques peu enclins à se frotter aux questions qui fâchent : « On ne peut pas prouver une négation (jusque-là ça va). La science n’a aucun moyen de réfuter l’existence d’un être suprême (c’est strictement vrai). Par conséquent, la croyance ou l’incroyance en un être suprême est une affaire de pure préférence individuelle, et les deux méritent la même considération respectueuse ! Quand on dit cela comme ça, le vice de raisonnement est presque flagrant ; on a à peine besoin d’en détailler les conséquences absurdes. Comme le dit mon collègue le physicien chimiste Peter Atkins, nous devons être tout aussi agnostique envers la théorie selon laquelle il y a une théière en orbite autour de la planète Pluton. On ne peut pas prouver le contraire. Mais cela ne veut pas dire que la théorie selon laquelle il y a une théière est au même niveau que la théorie selon laquelle il n’y en a pas. »

 

… ni non empiètement des magistères : …

Mais cette fois-ci Richard Dawkins va au-delà et s’en prend non seulement à la conciliation agnostique mais aussi au principe de « non-empiètement des magistères », ou principe de NOMA, théorisé par le paléontologue américain Stephen Jay Gould et derrière lequel se retranchent une autre catégorie de scientifiques conciliants. Selon ce principe le magistère de la science est relatif à « ce dont est fait l’univers (le contenu factuel) et pourquoi il fonctionne de cette manière (contenu théorique) [tandis que] le magistère de la religion couvre les questions sur le sens ultime et la valeur morale. Ces deux magistères ne se recouvrent pas. » [4]

 

« Quelles sont donc ces questions fondamentales dans lesquelles la religion est l’invitée de choix et la science doit s’effacer respectueusement ? », demande Dawkins ; « je préférerais dire que si elles sont effectivement en dehors de la science, elles sont sûrement aussi au-delà du domaine des théologiens. Je suis tenté d’aller plus loin en me demandant dans quel sens possible on peut dire que les théologiens ont un domaine spécifique » (p. 65). Et d’affirmer : « Les théologiens n’ont rien d’intéressant à dire sur rien » p. 66

 

… refuser la complaisance !

Le domaine de prédilection de la mise en œuvre du « non-empiètement des magistères » est devenu la dénonciation du créationnisme ; en France, la courte échelle réalisée à cette fin au père dominicain Jacques Arnould en est l’illustration récurrente et qu’on me permettra de trouver urticante. Cette attitude de complaisance polie est particulièrement bien décrite par ces propos tenus par le philosophe (athée) Michaël Ruse et que nous rapporte Richard Dawkins : « Nous qui aimons la science, nous devons prendre conscience que l’ennemi de nos ennemis est notre ami. Les évolutionnistes passent trop souvent leur temps à insulter des alliés potentiels. C’est particulièrement vrai des évolutionnistes laïques [secular evolutionists]. Les athées passent plus de temps à vilipender les chrétiens sympathisants qu’à combattre les créationnistes ».

 

Faisant siens les propos du généticien Jerry Coyne, Richard Dawkins considère que Michael Ruse « n’a pas compris la véritable nature du conflit. Il ne s’agit pas seulement de l’opposition entre l’évolution et le créationnisme. (…) La véritable guerre est entre le rationalisme et la superstition. La science n’est qu’une forme du rationalisme, alors que la religion est la forme de superstition la plus répandue » (p. 77). On reconnaîtra là encore la posture de notre ami Alan Sokal quand il affirme que « le christianisme, l’islam et l’hindouisme sont les pseudosciences les plus largement pratiquées dans le monde aujourd’hui, bien loin devant l’homéopathie ou l’astrologie » [5].

 

« l’hypothèse de Dieu »

On l’aura compris, pour Richard Dawkins, « l’hypothèse de Dieu » est une hypothèse scientifique sur l’univers qu’il s’agit donc d’examiner sans complaisance comme tout discours scientifique ; cette hypothèse « suggère que la réalité dans laquelle nous habitons contient aussi un agent surnaturel qui a conçu l’univers, [voire] qui le fait fonctionner, éventuellement en y intervenant par des miracles qui enfreignent temporairement ses propres lois ». C’est ainsi que l’auteur balaie tour à tour les arguments en faveur de l’existence d’un tel agent surnaturel (chapitre 3) et les arguments qui s’y opposent (chapitre 4).

 

C’est alors que Richard Dawkins synthétise « l’argument central » de son livre (p. 169) : la complexité improbable de l’univers donne une apparence de « dessein », d’où la tentation de suggérer l’existence d’un dessein réel ; c’est le procédé de recours au « crochet céleste » [6] mais cette réponse soulève plus de problèmes qu’elle n’en résout (quel est le concepteur du concepteur ?) ; la démarche adéquate consiste à faire appel à des « grues » et non à des « crochets » : « l’illusion du dessein dans le monde du vivant s’explique avec bien plus d’économie et avec une élégance irrésistible par la sélection naturelle ». La même approche est tout aussi pertinente pour la cosmologie et la discussion du principe anthropique mais, nous dit-il, si « nous n’avons pas encore de grue équivalente pour la physique  », les « grues » d’ores et déjà existantes, aussi insatisfaisantes soient-elles, valent déjà beaucoup mieux que les « crochets » proposés.

 

Les racines de la religion et du sens moral

« Vraie ou fausse, la religion est omniprésente, et donc d’où vient-elle ? » (p. 170). Laissant judicieusement de côté les multiples théories philosophiques, psychologiques voire politiques souvent proposées pour expliquer le succès de la religion, Richard Dawkins aborde la question non seulement en scientifique mais en scientifique évolutionniste. Ce choix mérite qu’on s’y arrête. Michel Onfray, auteur d’un traité qui a connu son heure de gloire, avait rejeté avec dédain cette approche : « Si je ne m’appuie pas sur une critique scientifique de la religion, c’est que je ne crois pas à la scientificité d’une pareille critique ! » [7]. Il nous sera permis, avec Dawkins, mais avant lui, pour se limiter aux auteurs francophones, avec Pascal Boyer [8] ou encore avec le québécois Daniel Baril [9], de prendre le parti inverse et de préférer l’instruction sur la base des faits à la rhétorique des démonstrations verbales. C’est d’ailleurs bien quand il parle en biologiste de l’évolution que Dawkins sait être le plus convaincant et nul ne sera surpris qu’il défende (Chapitre 5), comme l’avait fait avant lui Pascal Boyer, que si la religion « n’a pas en soi d’utilité directe pour la survie, [elle] est un produit dérivé d’une autre chose qui en a une » (p. 182), « un produit dérivé aberrant d’une propension psychologique qui a, ou avait, son utilité dans d’autres cas » (p. 183), « un produit dérivé de dispositions psychologiques normales » (p. 188), bref « un effet secondaire du fonctionnement de notre cerveau » [10].

 

C’est en tirant le même fil des produits dérivés que Dawkins soutient la thèse (Chapitre 6) que le sens moral, souvent présenté – à tort – comme inséparable de la religion, dérive lui aussi de comportements sélectionnés dans le passé lointain de notre espèce lorsque nos ancêtres vivaient en petites bandes stables ; partant des thèses classiques des grands théoriciens de l’écologie comportementale que sont William D Hamilton (altruisme fondé sur la proximité génétique liant les individus) et Robert L. Trivers (altruisme réciproque), thèses qui avaient constitué le cœur du « gène égoïste » [11], Dawkins les complète de références à des publications plus récentes, et conclut fort logiquement : « Dans les temps ancestraux, nous n’avions l’occasion d’être altruistes qu’envers nos parents proches et des individus susceptibles de faire acte de réciprocité. Aujourd’hui, cette restriction n’existe plus, mais cette règle d’or persiste. Pourquoi ne persisterait-elle pas ? ».

 

Il faut en finir avec Dieu

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 13:31

Masse de l’atmosphère : 5,1 E18 kg (cf  29/09/06)

Le CO2 est à 384 ppmv

Le CO2 fait 44 g/mole est « l’air » en moyenne 0,8*28 + 0,2*32= 28,8 g/mole

Cette proportion est 44/28 * 384 = 587 ppm en masse

Le C représente 12/44 de CO2

La masse de C = 5,1 E+18 * 12/44 / 1000000= 8,1 E+14 kg.

 

Océans :

Volume = 1,3 E+18 m3 (cf 22/09/06)

Dans l’océan, c’est du HCO3 dont la part de C est 12/(1+12+3*18).

En supposant que les carbonates sont à 1 pour 1000.

Masse de C = 1,3 E+18 * 1000 * 0,001 * 12/51= 3 E+17 kg

 

Calcaire.

Avec les hypothèses de l’article du 17/09/08 (moitié de la surface sur 1km).

Le calcaire c’est CaCO3 la part de C est 12/(20+12+3*16)

Masse de C = 5,1 E18 * 0,5 * 1000 * 1000 * 12/70 = 7,7 E+19 kg

 

Biosphère

En supposant que la biosphère couvre 50% de la surface terrestre avec une épaisseur de 1 m, une densité de 1000 kg/m3 et avec 5% de C.

Masse de C = 1,3 E+15kg.

 

Tous ces calculs sont relativement en cohérence avec :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_du_carbone

 

Les réserves d’hydrocarbures sont incertaines, en les supposant à 1000 milliard de tep, cela fait 1 E+15kg.

C’est en gros du CH4 dont la part de C est 12/16

Soit masse C = 7,5 E+14 kg. C’est du niveau de ce qui est contenu dans l’atmosphère.

 

La production de pétrole mondiale est de 84 millions de barils par jour en 2007

http://www.eia.doe.gov/emeu/international/oilproduction.html

Un baril c’est 0,16 m3

Soit 84 000 000 * 365 * 0,16 = 5 E+9 m3

Avec le charbon est le gaz, multiplions par 3 en prenant une densité de 1000 kg/m3 

Masse C  « brulé » par an = 3 * 0,75 * 5 E +9 * 1000 = 1,1 E+13 kg

 

En E+15 kg, on a :

Biosphère : 1,3

Atmosphère : 0,8

Océans : 300

Calcaires : 80 000

« Hydrocarbures » : 0,7

Consommation annuelle : 0,01

 

L’évolution du CO2 atmosphérique est décrit par exemple ici :

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1970

2 constats

- Un cycle saisonnier

- Une évolution de fond à pente constante « constante » depuis la fin des années soixante.

 

Cela mérite explication.

En effet se limiter à l’affirmation que cela vient du CO2 « injecté » est un peu court. Cela n’a pas de cycle saisonnier et surtout, la croissance économique a connu une accélération depuis la fin des années soixante et elle a été « chaotique ».

L’explication saisonnière mérite d’être creusée car s’il s’agit vraiment d’une mesure du CO2 mondial, il n’y a pas de saison « privilégiée ».

 

Le pic saisonnier est annuelle. Il semble montre un creux avant la fin de l’année. C'est-à-dire vers la fin de l’automne de l’hémisphère nord.

Le fait qu’il semble annuelle indique que la mesure n’est pas une mesure du CO2 mondial mais présente un biais « hémisphérique ». Le Mauna loa est dans l’hémisphère nord. La mesure concerne surtout l’atmosphère d l’hémisphère nord. Le temps de mélange des atmosphères (et d’homogénisation) est supérieur à 1 an.

Le fait que le minimum de CO2 ait lieu si tard est surprenant. On s’attendrait à ce que le minimum de CO2 (croissance des végétaux) ait lieu au milieu de l’été (aout). Je n’ai pas trouvé d’explication à cela.

 

http://www.pensee-unique.fr/indicateurs.html

en fait le creux semble être en septembre-octobre.

 

http://www-naweb.iaea.org/napc/ih/document/FRENCH%20VERSION/Vol_II/Vol%20II_Ch06-Frh.pdf

 

La divergence entre l’allure chaotique de la croissance économique (et l’injection de CO2) et l’accroissement de ce CO2 rappelle l’existence de l’équilibre du cycle de carbone (entre les 3 réservoirs « court terme » : atmosphère, biosphère et océan).

 

Dès lors, la question du CO2 apparait comme suit

La combustion du CO2, même lorsque l’on aura brûlé « toutes » les ressources fossiles représente une faible part des réservoirs court terme : (0,7 contre 300 pour les océans). L’augmentation de la concentration ne sera alors que de 0,2 %.

Le système étant en équilibre, il devrait tendre vers cette répartition homogène.

Mais cette tendance est longue à obtenir. Il y a un déséquilibre temporaire. Le temps de « rotation » de l’eau des océans est de l’ordre de quelques millénaires. C’est cette fraction du réservoir qu’il faut prendre en compte : 300/1000 donne 0,3 à comparer des 0,01 injectés annuellement : ce n’est plus négligeable !

 

 

il apparaît donc des pistes explicatives à l’augmentation du CO2 de l’atmosphère.

-          Une injection (humaine) de CO2 surnuméraire significative qui sature la capacité d’extraction par les autres réservoirs.

-          Des changements dans la capacité d’absorption par les océans (la température de surface par exemple) et dans le flux net résultant.

-          Des changements dans la capacité d’absorption de la biosphère (changement d’affectation des sols) et dans le flux net résultant.  

 

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 14:00
http://www.ultradanse.com/base/index.php3?page=rock

C'est pourtant un pan entier de "l'univers humain".
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