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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 10:41

A cause de ce tableau, c’est le décodage (résolu communément) le plus difficile. C’est difficile aussi parce qu’il a fallu d’abord transcoder les lettres comme il faut (A = 0). On voit bien ici l’intérêt de la clé provenant de 580. Remarque, en début de chiffre, on a B,D,H,E,C,F et en fin de décimales on a J,F,B, H,D, G, C. Le 0 ne pouvait donc être que A ou I.

Il n’empêche, comment penser à Mendeleiev ?

J’ai du mal à m’en rappeler, mais il me semble que les personnes qui m’avaient parlé de la chouette d’or en 1993 m’avait donné le « truc ». Evidemment, une fois qu’on a le « truc », il n’y a aucune difficulté. On peut toujours imaginer que la « mèche » ait été vendue par Max pour un « gros piège ».

Il peut y avoir un déclic culturel : je pense à la masse du chlore par exemple. On peut aussi tirer un indice de la fibule de Préneste. Elle dit « X m’a faite ». C'est-à-dire qu’il est question de matière. Le verbe « allier » peut donner la notion d’alliage et donc de matière. Enfin le visuel fait « création du monde » ou « big bang » encore l’idée de matière. On peut considérer que ce décodage était difficile mais pas impossible (d’ailleurs, il a été craqué collectivement en quelques semaines).

Est-il possible qu’il y ait un « autre décodage » de ces lettres ?

Techniquement, cela serait assez difficile à construire pour Max.

 

Bref je classe ce décodage parmi les rares éléments « sûrs » des résolutions.

 

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:39

Le décodage présente un problème majeur : le « Es » de clesf.

 

Il n’existe pas de E, de Le, de Cle,  de Ef, ni de Lef dans le tableau des éléments. Donc « la clef se c » n’est pas codable. En faisant sauter le F (de clef) et en gardant Es, le problème du « E » se déplace à « ecache », il faudrait E, Ec, ou Eca qui n’existent pas non plus. Il est donc impossible de coder la phrase « la cle se ca … » ou « la clef se ca… » avec les symboles chimiques. Ceci dit, il était sans doute possible de construire une autre phrase qui « veut dire la même chose ».

 

Les faits.

 

Depuis au moins 1988, les valeurs officielles du l’union internationale de chimie pure et appliquée sont :

Ir = 192,2 et non 193,1

Re = 186,2 et non 186,3

Ru = 101,1 (101,07) et non 101,7

U = 238 et non 238,1

Es =252 et non 253

L’einsteinium (élément 99) a pour symbole Es. Je n’ai trouvé aucune trace d’un changement de codification. « Es » a toujours été le symbole pour l’Einsteinium.

Il y a donc 6 « erreurs » dans le codage du texte de 600.

 

Toutefois, des erreurs existent dans les publications.

- Je dispose d’un dictionnaire Larousse de 1990 qui donne un tableau périodique avec le symbole « E ». Mais les masses atomiques sont correctes. Curieusement, à l’article « Einsteinium », le symbole donnée est bien Es (le Larousse est incohérent avec lui même).

- Sur le site « ilotresor », il est fait référence à un tableau extrait de l’encylopédia universalis ou il n’y a que 2 erreurs : E = 254.

- La contribution de Papymax montre qu’il existe une documentation de référence qui comporte toutes ces « erreurs » (les autres valeurs utilisées sont bonnes).

- http://psalvy.club.fr/WEB/FICHES/600.htm : tableau des éléments tiré du Petit Larousse Illustré de 1976.

=> Il est probable que les publications (françaises) se soient trompés pendant plusieurs années sur le symbole Es. Cela n’a rien d’invraisemblable. Pour les masses atomiques, c’est plus complexe, il y a en effet 3 causes de divergence : une erreur de publication, l’évolution dans la précision de la mesure de la masse et le fait qu’il ya plusieurs isotopes donc des masses différentes.

 

Examen des hypothèses.

 

Hyp 1 : Max a été une victime. Il a utilisé une documentation erronée (celle ou « tout colle »). Il croit Einsteinium = E. Cela expliquerait l’IS « semée d’embûche, pas ma faute » (il s’est aperçu du problème plus tard). Par contre, cela ne colle pas trop dans ces réponses où il persiste à dire qu’il n’y a pas d’erreur. OK

 

Hyp 2 : Max a été trompé sur les masses atomiques uniquement (les 5 !). C’est très improbable : je n’ai pas connaissance de documentation avec ces masses et « Es ». NON

 

Hyp 3 : Max a été trompé sur ‘E’ uniquement et il a fait exprès de faire une « erreur » sur les masses atomiques. Il faudrait chercher la raison d’être de ces erreurs. Il parait improbable de jouer sur les écarts de valeur car la documentation publié comporte des variations et les écarts sont trop aléatoires. D’autre part, en s’engageant sur cette voie, max n’a pas pu ne pas voir l’erreur sur le « E ». NON

 

Hyp 4  : Max n’a pas été trompé. Il « a fait de son mieux », il voulait « dire « la clef se cache… ». Ce n’est pas possible avec le « vrai tableau ». Il a donc trouvé une documentation erronée qui contient « E » et qui comporte aussi les erreurs de masse atomique. Le fait qu’il y ait autant d’erreurs (5) et que cela coïncide avec une documentation existante est remarquable. Cela expliquerait l’IS et aussi les (fières) réponses sur « l’absence d’erreur » : il faut trouver la bonne documentation pour comprendre cela. Je trouve cela très limite : il faut se procurer la « bonne documentation » : celle qui est fausse et qui contient la « bonne » erreur ! C’est malgré tout l’hypothèse la plus probable. D’autre part, cette situation n’est pas trop pénalisante pour les chercheurs qui n’ont pas la bonne documentation. OK

 

Hyp 5 : Max a fait exprès. Le S est bien là, les erreurs de masse aussi. Il est assez improbable que cet ensemble d’erreur construit artificiellement puisse coïncider avec celle d’une documentation. Je ne crois pas alors que ce puisse être une fausse piste. Il peut par contre y avoir des explications pour le F comme « vrai piste ».

 

- Explication 1 : SF : La science fiction. Les limites de l’éternité => les portes de l’éternité, Van Vogt.  La fin de l’éternité (Azimov). Difficile d’y voir une clé ou un NNP. Le visuel serait il une référence à « couverture de livre » (je n’en n’ai pas souvenir).

- Explication 2 : Ce S (entre E et F) correspond à la lettre cachée de 780 : le S.  Que faire de cela ? Il n’y a pas de F dans 780. Les S sont dans voudras, rosse, mais, dois, boussole, pied. Enlever 1 ou plusieurs S ?  Ajouter des S ? A quoi l’appliquer ?

- Explication 3 : la lettre clé SF est une notion de la sécurité sociale : lettre-clé. Cela concerne les sages femmes. (il suffit d’être sage ?). On ne trouve cela qu’à l’ère de google.

- Explication 4 : S->F une transformation unique (bof) ou plutôt un décalage à appliquer (rot13) . N->A, V->I, R->E. Quand appliquer ce décalage ? En tenant compte de la musique, la note RE est particulière vis-à-vis de rot13. Vis-à-vis des éléments chimiques, Er et Na présents la même particularité.

- Explication 5 : clé SF ; ce serait une norme de clé mécanique ou de serrure ?

- Explication 6 : utilise les écarts de masse. clé SF= Ir*0,9 + Re*0,1 + Ru *0,6 + U* 0,1 + Es*1 = 0,1 *(9Ir + Re + 6Ru + U + 10Es). 10Es peut faire dièse (dies ire) , Re erre, Ir hier. Etant donné les évolutions possibles de ces valeurs, c’est trop délicat.

Explication 7 : Clé SF = Ir + Re + Ru + U + Es. Pas d’anagramme valable.

Explication 8 : SF + Ir + Re + Ru + U + Es. Pas d’anagramme valable (refuser + siru).

Explication 9 : Le S est un reliquat (et si chaque énigme fournissait une lettre en reliquat ?). Cela peut venir en plus de l’hypothèse 5.

Explication 10 : S-F est une transmutation (soufre en fluor). Le fluor sert pour le fluorure d’uranium, mais le soufre ? Pour l’alchimie, le fluor n’est pas un composant important. Dans la création de matière par les étoiles, il n’y a pas de cycle particulier permettant le passage naturel S->F ou même F->S.

 

Synthèse.

 

Si on croit la contribution de papymax, la phrase est bien « la clef se cache sur un navire noir perché » et les « erreurs » se justifient parce qu’elles expliquent pourquoi il faut utiliser « einsteinium = E».

Eventuellement c’est « la clé SF » pour science-fiction ou rot13.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 10:35

I Etape 1

La fibule de Preneste => Ecriture latines.

Pour « al-mar », => Les chiffres « arabes »

=> Idée Transcoder les lettre en chiffres.

 

II Etape 2.

BDI,J.  DF,F.  CFD.  BJ.  HJ.  EA,B.  BC.  E.  DC,B.

CDI,B.  BAB,H.  BE.

CD.  FB.  BCG,J.  BIG,D.  BE.  BG.  BJD,B.  DB.  BGH,C.

BC.  E.

On s’aperçoit que les texte ne comporte que les lettre de A à J.

On s’aperçoit que cela correspond aux premières lettres des villes de 580

On retient de 580, un code :

A = 0, B = 1, C = 2, D = 3, E = 4, F = 5, G = 6, H = 7, I = 8, J = 9

Cette clé est un simple décalage du nombre associé aux lettres. 580 n’est pas absolument indispensable pour cela. Mais cela évite le tâtonnement.

=> Un code

 

III Etape 3

On applique le code :

138,9.  35,5.  253.  19.  79.  40,1.  12.  4.  32,1.

238,1.  101,7.  14.

23.  51.  126,9.  186,3.  14.  16.  193,1.  31.  167,2.

12. 4.

Une série de nombres de 4 à 253.

14 , 12 et 4 sont présents 2 fois.

=> Des nombres.

 

IV Etape 4

Il faut une astuce : on se réfère au tableau de Mendeleiev.

On constate que cette série de chiffres correspond à des masses atomiques.

138, 9 = La / 35,5 = Cl / 253 = Es / 19 = F / 79 = Se /  40,1 = Ca / 12 = C / 4 = He / 32,1 = S / 238,1 = U / 101,7 = Ru / 14 = N /  23 = Na / 51 = V /  126, 9 = I / 186,3 = Re / 16 = O / 193,1 = Ir / 31 = P / 167,2 =Er /

La Cl Es F Se Ca C He S

U Ru N 

Na V I  Re N O Ir  P Er

C He.

ð      La Clesf se cache sur un navire noir perché.

Le fait d’aboutir à cette phrase intelligible  n’est pas un hasard. Cela valide les étapes précédentes.

 

V Etape 5

Le visuel montre une clé bien visible. Elle est tenue en main.

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 14:49

Mesure et spirale à quatre centres. Les 2 mots apparaissent dans la même énigme

 

Idée 1

La spirale à 4 centres

Pied = 2piR

La mesure vaut 2 piR le rayon augmente comme dans la spirale à 4 centres (à base carré) : R, 2R, 3R, nR…

Par exemple : 33 - 49,5 – 66 - 82,5. Les chiffres tombent juste

Sauf que rien ne vient justifier cela.

 

Idée 2

La mesure est un tour de spirale. Ce n’est pas 2 piR mais piR (1+2+3+4)/2 = 5piR/2

Quel R faut il prendre ? 10,5 cm de 780 ? Alors mesure = 82,5 cm.

La justification serait d’ajuster 3 point : 2 points de base du carré (le premier centre A et le point de départ de la spirale B) et le point d’arrivée de la spirale C. Si l’on parvient à trouver 3 point sur la carte qui s’alignent ainsi. AC = 4 AB (=42 cm)

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 14:23

On a trouvé B (l’ordre) et 530 (Bourges). On arrive en 780. On pense que la chose importante à trouver est la mesure. Jetons un coup d’œil plus approfondi aux autres énigmes qui évoquent la mesure. Ce coup d’œil devra rester « superficiel » (des constats), il ne s’agit pas de les résoudre. Les périodicités des chiffres suggèrent assez facilement 3 * 11 = 33.

 

On considère que la rosse c’est le mauvais étalon. Il indique le « mauvais choix ».

De plus, il donne l’idée « d’étalon de mesure » et donc de « mesure » (justification de l’hypothèse).

 

Revenons à Bourges. C’est au centre de la France. La Boussole du visuel montre clairement un axe méridien. Le choix est aussi un choix entre Nord ou Sud. L’absence de N dans le corps du texte indique « pas de N » (+ IS « sans haine également »). La position de la boussole invite à aller au Sud.

La direction « Sud » fait partie du bon choix.

 

Dans le poème, les 2 « par » apparaissent comme des facteurs de multiplication. La mesure prise sera le facteur multiplicatif. Rien d’original mais c’est confirmé.

 

Le pied étant du « bon coté du choix », on peut l’envisager comme la mesure. Il y a plusieurs pieds dans l’Histoire. Leurs valeurs tournent autour de 30 cm. On remarque que le périmètre de la boussole fait 33 cm.

On peut considérer qu’il faut prendre le texte « au pied de la lettre ». C’est pourquoi le « pied » serait « en clair ». Par ailleurs, la seconde partie du texte (le bon choix) fait 33 lettres.

En faisant une recherche, on trouve dans le quid la référence à un pied de 33 cm.

 

Le cocher est le « maître ». Ce sera le « mètre étalon » à ne pas prendre.

Le cocher c’est aussi un conducteur. Le contraire c’est une résistance. Or le pied « métrique » traduit une résistance à d’adoption du système international.

 

L’IS indique qu’il n’y a qu’une mesure. On n’a pas à chercher plus.

 

Le Sud sera confirmé par l’épée du visuel qui pointe correctement bien l’orientation de Roncevaux depuis Bourges dans le cadre de la boussole.

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 14:50

Il m’arrive de jouer à des jeux de guerre, de simulation ou de gestion sur ordinateur ou sur plateau. J’utilise fréquemment un tactique de « risque tout ». C’est une sorte de quitte ou double. C’est souvent payant. Cela consiste à concentrer mes forces en un point pour gagner à coup sûr en un point.

Il s’agit de jeux et il est « facile » de tenter le coup. Dans la « vie réelle » (pas forcément la guerre), ce genre de tactique est psychologiquement plus hasardeuse. Par exemple, celui qui est la « mise » du « quitte ou double » n’est peut être pas très rassuré. Et s’il n’est pas rassuré il peut se « désengager ». En ce qui concerne le « chef », celui qui mise, cette tactique n’offre aucun repêchage : c’est rarement appliqué. Ainsi, en ce qui concerne mes placements financiers, je ne mets pas tous les œufs dans le même panier : une division des risques s’impose (ce qui entraine un lissage des espoirs de gains). 

 

En approfondissant le thème, la tactique de la dispersion se trouve aussi en terme d’alliance.  Si du point de vue de la « fidélité » et autres concepts moraux, des alliances uniques et indéfectibles sont de mise, en terme pratique, il vaut mieux avoir plusieurs fers au feu. Il arrive que des alliées nous trahissent. Il advient surtout que nos alliés défendent leur intérêt avant tout.

 

Bref, les jeux de simulation pèchent généralement sur ce point. Dans la « vraie vie », il vaut mieux ne pas être « monolithique ».

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 14:48

Si la mesure est le pied. La valeur du pied peut dépendre du contexte historique.

 

420  Apollon est romain, c’est le pied romain

 

780 : on est au début 19ème siècle et si besoin, c’est le pied de 33,33 cm approximativement.

 

500 : SAQC, MEGA ? Soit on est au moment de la « découverte de la spirale à 4 centres ou de la perspective) (pied du roy ?) soit on est dans les temps modernes et c’est le pied anglo saxon.

 

650 : dépend sans doute de la nature des sentinelles.

 

En pratique, les écarts ne sont pas très importants. Je ne crois pas à cette idée.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 15:01

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1115

 

La mémoire est une construction de tous les jours.

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 09:53

Pour ma part, Max Valentin était « irréel ». Je n’ai lu que très récemment qu’il s’appelait Hauser. Il est vrai que je n’ai jamais communiqué avec lui par Minitel. Pour moi il n’est « que » « l’ auteur inconnu » d’une série d’énigmes avec lesquels je joue. Dans ces conditions, je ne prétend pas être « touché » par son décès. Je comprend tout à fait que les gens qui l’on t connus ou même qui n’ont que communiqué avec lui puisse l’être.

 

Il reste la question de la chouette. Même cachée, elle a déjà eu une vie bien mouvementée. Une liquidation judiciaire, un procès… J’en reviens au fait que ce n’est pas la chouette en or qui a été enterré et qu’il faille trouver la contremarque. Mon édition de 1993 ne mentionne aucunement cette caractéristique (et le règlement complet non plus). Cela fait partie des péripéties. Comme je crois peu au fait que je puisse trouver la contremarque, ceci ne me préoccupe pas.

 

Il y a  enfin la question des solutions (« sous pli cacheté chez l’huissier »). Est-ce le seul exemplaire ? A qui appartiennent-elles ? Aux ayants droits de Max (on peut estimer qu’il s’agit d’une oeuvre relevant des droits d’auteur) ? ou bien à la société d’édition organisatrice du jeu (liquidée depuis) ?

Ces solutions ont une certaine valeur. Même si elles ne donnent pas droit à la chouette d’or, la diffusion par partie des solutions peu trouver un public « captif ».

 

En fait, je ne veux pas que ces solutions soient ouvertes. Je souhaite que la recherche continue et que quelqu’un trouve (honnêtement).

 

C’est je crois, le plus bel hommage à faire à Max.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 14:48

J’ai grandi au milieu d’un discours médiatique portant sur la « pollution ». Marée noire par ci, décharge sauvage par là, centrales nucléaires, guerre atomique et retombées radio actives. Cette « sensibilisation écologiste » m’est restée.

Toutefois, si je gobais aisément tous les discours sur la « Nature », la « sauvegarde des animaux » et autres thèmes bien pensants de l’orthodoxie verte, c’est moins le cas.

Justement, je voudrais m’arrêter un instant sur le concept de pollution. Ce mot est employé abondamment et en conséquence, il est plutôt maltraité (il faudrait le protéger lui aussi ;). Je propose de le « cadrer » comme suit :

 

Nous avons affaire à un « système naturel » (en gros la biosphère en lien avec le soleil, l’espace interplanétaire et les couches internes de la Terre). Ce système naturel est fait de minéraux, végétaux et animaux (et autres bidules entre les 2 « règnes »). Ce système évolue. Les principes d’évolution sont assez bien connus : force physiques (surtout pour la géologie et la météo), accidents, lutte de la vie pour les ressources.

L’espèce humaine faisait partie de système naturel. On peut estimer qu’elle s’en est détachée au moment de l’agriculture il y a environ 10000 ans. En effet, dans les millénaires qui précèdent, même si l’organisation et la technicité humaine avait affranchie l’espèce de ces prédateurs, elle restait essentiellement dépendante du système.  Cette libération du «système naturel » a été graduelle. On peut estimer qu’en ce début du 21ème siècle elle est complète pour une frange de la population et bien entamée pour le reste. La pollution apparaît dans cet écart.

 

Lorsqu’on dit « pollution » on pense « rejet ». Il me semble que pour être pertinent le concept doit aussi englober la partie « captation ». Cette partie était peut être marginale jusqu’au XXème siècle, mais cela n’est plus le cas. La pollution concerne donc la captation (des ressources au sens large) du système naturel et le rejet (des « déchets ») dans ce système par l’espèce humaine.

 

Il apparaît donc un facteur qui n’est pas négligeable : le chiffre de la population humaine. Je l’ai déjà écrit, mais cela vaut le coup d’être répété, c’est bien le niveau de l’effectif de la population humaine qui est la cause principal de ce « problème ». Avec 600 millions de personnes au lieu de plus de 6 milliard, il ne se poserait pas. Si l’on refait l’Histoire, c’est d’ailleurs bien l’agriculture qui a permis à cette population de « décoller » de la vingtaine de millions de la préhistoire.

Alors je le répète pour enfoncer le clou : « le problème de pollution est avant tout un problème de surpopulation. Les politiques natalistes sont criminelles ».

 

Ceci étant dit, la population humaine étant ce qu’elle est, il faut faire avec. On peut essayer d’amorcer une analyse qualitative de la pollution.

Pour la partie « captation », on pense à l’énergie, l’eau, les métaux, Les combustibles fossiles, les minéraux « rares » (ie diamant), les matériaux de construction de type « pierre », le bois et assimilé, les aliments, la surface. Ils se dégagent aisément en 2 parties : les ressources renouvelables (bois, aliments, eau) et les non renouvelables (combustibles, métaux ; minéraux, surface,…).

Pour les ressources renouvelables, la question porte sur le « taux de prélèvement ». En effet, le prélèvement de cette ressource se fait au détriment du système naturel. Ce qui est tolérable lorsque le prélèvement est infime devient insupportable lorsqu’il y a appropriation exclusive. Un taux maximal situé entre 1/3 et 1/2 semble la limite. Evidemment l’analyse devrait être détaillée par type de ressource et par secteur régional.

Pour les ressources non renouvelables, il y a un écart entre celles qui sont « quasiment infini » (les pierres de construction) et celles dont l’horizon de consommation est en vue (les combustibles). Il y a aussi une différence entre celles qui sont réutilisables / recyclables (les métaux et celles qui sont entièrement consommées. Enfin, ces ressources étant non renouvelables, en général le « système naturel » n’en a généralement pas besoin. Le problème n’est donc pas là la pollution mais l’épuisement de la ressource.

Il y a 2 ressources particulières qui méritent un examen spécifique. La surface et l’énergie (solaire). Elles sont un peu liées. La surface est non renouvelable mais non consommable. Elle est « occupée ». La notion de taux d’occupation rejoint celle des ressources renouvelables. C’est une question fondamentale à trancher : quelle est la part de surface que l’espèce humaine s’autorise à occuper (tout type d’occupation) » ? Pour la partie terrestre, (hormis l’antarctique), on est sans doute en train de dépasser les 50%. Pour la partie maritime c’est plus complexe à quantifier. L’énergie de type solaire (+ énergie interne) est de nature renouvelable. Mais elle se traduit pas une occupation de surface. 

 

En ce qui concerne les rejets, on a de « l’énergie ou des matériaux ».

L’énergie c’est du « froid » (en générale c’est anecdotique), du chaud (une nuisance faible localement), des rayons ( ?). Ces rejets sont plutôt « anodins ».

Les matériaux ce sont des déchets de consommation (alimentaires, papier, métaux,..), des produits « chimiques » et des produits radioactifs.  Ils sont sous forme solide (bloc ou poudre), liquide, en solution aqueuse ou gazeuse. On peut les classer selon leur « chimie » ou leur « caractéristiques atomiques ». En ce qui concerne les caractéristiques atomiques, l’être humain ne crée pas véritablement d’isotopes nouveaux. Même un composé artificiel comme le plutonium existe dans l’univers. En ce qui concerne la chimie, les atomes en jeu sont « banals ». C’est la combinaison de ces atomes qui est « artificielles ».

En définitive, il apparaît 2 paramètres essentiels : la concentration du rejet et la « dangerosité intrinsèque » de celui-ci. Le premier est assez objectif. Le second est par contre plus subjectif.

La quasi-totalité des matériaux rejetés dont partie du système naturel. En conséquence, ils sont intégrés dans le cycle d’évolution naturel. Mais, la constante de temps du cycle qui les concerne peut être longue. D’autre part, la surconcentration locale du rejet peut saturer la capacité de « traitement naturel ». Il est parfois possible de « donner un coup de pouce » au cycle naturel (brûler un plastique par exemple).

En ce qui concerne les rejets « à longue constante de temps », ils sont souvent inertes ‘c'est-à-dire à faible dangerosité). Ainsi, le verre est il un minéral quasiment naturel dont le rejet dans la nature n’est qu’un problème esthétique.

En ce qui concerne la concentration, la réponse n’est pas unique. Il y a des rejets de faible volume, très dangereux à faible constante de temps qu’il vaut mieux confiner (les produits radio actifs). Il y a des rejets de fort volume, peu dangereux qu’il vaut mieux disperser (les gaz).

 

Voilà une petite mise au point sur la « pollution ». La captation des ressources fait partie du problème. Le traitement ou recyclage des rejets est une nécessité. A ce sujet, il serait bon de revaloriser les métiers associés (ne plus mépriser les « poubelliers » comme dit mon fils).

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