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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 16:52

Donc le quinquennat de N Sarkozy est un échec majeur. Je dois dire que le fait d’avoir du subir pendant 5 ans (et même plus) ses gesticulations, son agitation permanente aura été un supplice.

 

Il a conduit une politique (surtout économique) illisible. Pour moi, il s’agit là d’un défaut essentiel (il est devenu « inaudible » : je ne l’écoute plus). De façon pragmatique, j’aurais fini par approuver (de mauvaise grâce) si cela s’était soldé par un succès (après tout s’il avait fait preuve d’un savoir faire supérieure de nature quasiment magique et en avait fait bénéficier la France et les français, j’aurais été bien content quoique perplexe). Mais ce n’est pas le cas. Si l’on regarde, le déficit budgétaire et l’endettement de l’Etat, le déficit commercial de la France, le niveau de croissance, le niveau de chômage, le niveau de pouvoir d’achat, tous les indicateurs sont au rouge (écarlate).

Et que l’on ne trouve pas excuse dans « c’est la faute à la crise ». F Fillon dit en 2007 « j’hérite d’un Etat en faillite ». [on peut remarquer qu’il l’hérite de 5 années de gouvernements de droite c'est-à-dire de sa propre famille politique]. Ce constat (réel et objectif) ne l’empêche pas de baisser les impôts (de ceux qui ne participent aucunement à la croissance car ils sont déjà saturés de consommation) pour aboutir à la situation actuelle [à croire qu’il le fait exprès ?]. Etrange paradoxe où le dernier gouvernement qui a contenu le déficit soit celui de L Jospin, c'est-à-dire de gauche : chacun sait que la gauche ne sait pas gérer !

 

Voilà ! Si l’élection doit être un quitus, il n’y a pas photo : N Sarkozy ne l’obtient pas. Je reste émerveillé (et éberlué) de ceux qui tentent de défendre ce bilan (et de ceux qui le croit – évidemment j’exclus la caste minoritaire qui a très grandement tirer bénéfice de cette politique : il n’y a évidemment pas que des perdants dans cette triste histoire).

 

Ceci dit, c’est le passé. Est-ce que parce que NS s’est planté depuis 5 à 10 ans, il va se planter dans les 5 prochaines années ? On peut considérer que maintenant, « il sait ce qu’il ne faut pas faire ». Autre avantage à le garder, on n’a pas à payer les indemnités de « retraite » (en plus de celle du président : il est cocasse de se rappeler qu’il s’est augmenter de 170 % au départ).

 

Ces arguments tiennent peu. Pour tirer leçon de l’expérience, il faut commencer par reconnaître ses erreurs. Or, il n’en est rien. J’en veux pour preuve la TVA sociale. Voilà une politique qui peut être pertinente [Je crois personnellement qu’il y a là l’une des clés pour nous en tirer]. Mais, car il y a un grand « mais ».

La TVA sociale est une mesure technique délicate et complexe, qu’il faut ajuster finement et suivre. A mon sens, il faut qu’elle soit forte (4 points) et qu’elle remplace aussi les charges salariales (et non uniquement patronales). Il s’agit en effet de créer un électrochoc pour diminuer le cout salarial français. Bien sûr, cela est inflationniste et il faut le tolérer.

Ceci doit s’inscrire dans une mise à plat fiscale globale et de longue durée (au moins 5 ans). Il aurait fallu le faire en 2007.

En tout cas, c’est une aberration de lancer cela dans l’improvisation la plus totale : une gesticulation de plus. NS n’a donc pas vraiment changé.

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 15:35

Un document diffusé récemment sur LCP a évoqué le décès de Pierre Bérégovoy (« la double mort de Pierre Bérégovoy – 2008). Le fil rouge est ‘il ne s’est pas suicidé, il a été « tué ».

Cela m’interpelle parce que cela fait partie de l’Historie proche (que j’ai vécu) et que je me souviens m’être posé la question à l’annonce de sa mort. Je n’en sais pas plus, je ne vais pas faire l’analyse de plausibilité de la thèse en question. Je vais l’admettre.

 

Si c’est le cas, on doit donc faire face à ce constat accablant : en France et à la fin du XXème siècle un ex premier ministre a pu être assassiné par des services d’Etat sans que personne ne réagisse !

 

A titre personnel, à l’annonce de sa mort, son suicide me semblait incroyable. Ce n’est pas tant que j’ai de la sympathie importante pour l’homme (après tout il a mené ou à laisser mener un politique néfaste pour la France et mes intérêts). Cela me semblait incroyable du fait de la circonstance (voler l’arme de son garde du corps !) et du fait de sa combativité qui contredisait l’idée d’un suicide.

Et alors, tous les médias ont parlé de suicide sans jamais émettre le moindre instant l’idée même d’une autre possibilité. Sans autre élément, j’ai donc admis ce suicide en me disant qu’il l’avait faite faire parce qu’il s’était fait berné (après tout, lui, l’homme de gauche, syndicaliste, avait mené une politique que ne renierait pas un politique de droite : et tout cela pour perdre lamentablement).

 

Admettons donc l’hypothèse de l’assassinat. Ce que j’ai cogité personnellement, je pense que nombres de personnes ont du le faire. Et tous de garder pour eux leurs doutes ! Mêmes les chroniqueurs, les opposants habituels n’on pas mouftés. En fait, en France, tout le monde sait que l’Etat est capable de cela et que si on l’ouvre trop, cela peut nous arriver aussi !

 

Il me semble que, dans cette hypothèse, P Bérégovoy n’est pas non plus une victime innocente. Il a été mêlé à es affaires, il a affirmé détenir une liste de noms, il aurait couvert des agissements… Bref il a frayé dans des milieux illégaux (sans forcément être directement malhonnête lui-même). Il a été premier ministre et il n’a pas dénoncé. Il semble qu’ensuite il cherchait à utiliser ses connaissances (et ses preuves) de ces dossiers pour revenir dans la partie. Il a donc joué un jeu dangereux en étant lui-même trop tendre.

Donc il ne s’agit pas tant de le plaindre que de s’indigner du fait que l’Etat puisse être assassin et intouchable. Bel Etat de droit !

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 14:12

Evidemment je ne pourrais jamais être élu ni appliquer ce qui va suivre. Ce n’est pas une raison pour tenter de mettre par écrit ce que je souhaiterais comme politique française.

 

1 Moins de lois, et mieux de lois.

2 L’équilibre budgétaire obligatoire pour toutes les collectivités locales

3 Une fiscalité repensée.

4 Un Etat qui cesse d’être totalitaire.

5 Une économie équilibrée

6 Un co développement ciblé

 

1 Moins de lois, et mieux de lois.

L’inflation législative me consterne : « un fait divers- une loi ». Outre l’agitation médiatique, cela est sans doute du au système : puisqu’il y a un parlement qui vote des lois, il y a (beaucoup trop) de lois votées.

On peut ajouter le fait qu’une large partie des lois sont inappliquée et que d’autres sont inutiles ou iniques.

Bref, tentons de revenir au simple énonce de « nul n’est sensé ignoré la loi ».

Par contre, la loi doit être appliquée. Cela signifie notamment que toute loi doit faire l’objet d’une étude de « faisabilité ».

Quand au mystérieux processus législative (navette, décret d’application), ce que j’en sais me fait penser que c’est une putain d’usine à gaz à simplifier !

 

2 L’équilibre budgétaire obligatoire pour toutes les collectivités locales

En terme d’équilibre des pouvoirs, le rôle essentiel du parlement c’est de voter le budget. Voilà l’essentiel. Voter le budget, c’est aussi le suivre. L’isolement de la cour des comptes me parait paradoxal.

Il est inadmissible qu’un gouvernement charge la barque de l’avenir et puisse pénaliser les marges de manœuvre de ces successeurs. Le seul endettement légitime porte sur de l’investissement « productif ». Tout autre endettement doit être prohibé (sauf cas de force majeure). La situation actuelle des finances de l’Etat français est parfaitement scandaleuse et ceux qui nous ont conduit à cela devraient être traduits en justice.

Quand à l’Euro, puisqu’il est là, faisons avec. Il est vrai que se faisant, on se prive d’une variable d’ajustement pour une politique économique. Mais inversement, cela donne une assise stable. De fait, la rigueur budgétaire évoquée plus haut est en totale cohérence avec le fait de rester dans l’Euro.

Pour arriver à l’équilibre, il n’y a pas le choix, il faut tout prendre au delà d’un certain seuil aux gens fortunés (un super ISF en une seule fois). Cela s’accompagnera de la suppression de l’ISF. Tout ce la est dure, et peut paraitre injuste. Mais c’est pragmatique et surtout, on peut considérer que ces gens se sont en partie enrichis sur le dos de l’Etat.

 

3 Une fiscalité repensée.

La remise à plat de la fiscalité (et aux prélèvements obligatoires) est à remettre à plat.

Les charges pesant sur le travail doive être transférée à des charges sur la consommation (TVA sociale). Cela réduit le cout du travail en France et charge les produits importés.

Les impôts de succession doivent être rehaussés. Etant donné que les gens meurent à plus de 100 ans, les transmissions n’ont plus d’intérêt économique, cela ne fait que geler des actifs.

Les différentes niches fiscales doivent être supprimer.

Les différentes taxes diverses (hors TIPP) doivent être supprimer à moins qu’il ne s’agisse d’un service alors elles se transforment en un paiement d’un service (exemple, faire un passeport) qu’il faut alors traiter comme tel.

L’impôt sur le revenu doit prendre en compte de façon égale tous les revenus. L’imposition doit rester progressive et touché une large majorité de français. Il doit être individuel. Surtout, il peut être payé pour partie par des dons (de 10 à 90%).

 

4 Un Etat qui cesse d’être totalitaire.

Ces dons concernent des entités (associations) qui remplacent le rôle de l’Etat dans certains secteurs (aide aux personnes, culture, sport,...). L’Etat contrôle les budgets de ces associations

L’Etat en revient à ces fondamentaux

- Le législatif et budgétaire

- Les contrôles (fiscaux, sociaux, environnementaux,...)

- Les forces de l’ordre (police)

- Les jugements (administrations judiciaires)

- La défense et les forces armées.

- La recherche

- L’Etat reste la source de légitimité et propriétaire de toutes les ressources publiques (exemple : les fréquences hertziennes).

- Une holding de services dont la privatisation totale est délicate : hôpitaux, écoles, transports, banques, industries, postes, énergie,...). L’Etat garde la possibilité de préempter toute société qui serait en situation de monopole ou d’intérêt stratégique pour la France.  L’Etat conserve une marge d’intervention financière pour agir dans les guerres financières (contrer des spéculations qui portent atteinte à ses intérêts vitaux).

Par contre l’Etat se désengage au maximum de ses participations et activités marginales (télé, EDF, SNCF, la poste, musées, sports, loterie,...). Ce désengagement participera aussi la réduction de la dette.

 

5 Une économie équilibrée

Les acteurs économiques intervenants en France sont contraints. Il ne donne pas y avoir de monopole ou d’abus de position dominante. Par ailleurs, tout action portant atteinte à l’intérêt supérieur de la nation autorise l’Etat à intervenir (saisie). Bref, le champ économique est ouvert à condition que les acteurs n’abusent pas de cette liberté.

 

6 Un co développement ciblé

Puisque l’Europe s’est bloquée et se trouve grippée par ses égoïsmes, tant pis. Elle doit couter le moins possible.

Par contre, si un pays (africain par exemple) l’accepte, un partenariat de fond peut être mis en place.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 10:01

Dans mon article du 10 mai 2007, je soulignais que « la différence gauche droite que l’on pense généralement se situe ici : la gauche veut un fort coefficient de redistribution alors que la droite le veut faible ».

 

C’était encore du temps d’une politique mesurée. L’écart de ces politiques se situaient dans la décimale. Depuis il me semble qu’il est apparut dans tout sa brutalité, une politique vraiment de droite : tout pour quelques-un et rien pour les autres !

 

Etrangement la gauche n’en profite pas vraiment. Curieux électeurs français !

 

La cause vient peut être de la défiance envers la gauche sur les sujets non économiques (sécurité, armée, justice, immigration, famille, environnement, culture, sport, ...). Pourtant les préoccupations économiques semblent au premier plan. C’est d’autant plus incompréhensible que le dernier gouvernement a avoir réussi sur le plan économique est celui de L Jospin.

 

Autre sujet d’étonnement. La crise financière mondiale me semble être la démonstration des prophéties d’extrême gauche. Pour autant, ces « partis » n’en tirent aucun bénéfice. Leur diagnostic est confirmé mais leur remède ne passe toujours pas.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 09:58

Tout d’abord, il est bon de rappeler qu’il s’agit d’une catastrophe naturelle. Le fait a largement été occulté par les nombreux intervenants. C’est bien la « bonne nature » qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts. C’est encore une catastrophe de nature « géologique » et non climatique. Comme je l’ai déjà écrit ici, plutôt que de gaspiller des investissements inutiles pour lutter contre le prétendu réchauffement climatique, il serait bon d’investir pour réduire les effets de ces catastrophes qui surviennent de façon permanente dans le monde. On peut noter aussi que c’est un événement à l’ampleur exceptionnel (un « big one »).

 

 

Ces considérations étant faites, on peut souligner que dans l’ensemble les dispositions prises pour y faire face ont été plutôt efficaces. A ma connaissance, aucune construction ne s’est effondrée malgré des secousses impressionnantes sur les images (on verra ce qui arrivera lorsque la cote d’azur subira un séisme). L’alerte a été donné rapidement, cela a permis de sauver beaucoup de monde. Par contre, l’ampleur du tsunami a dépassé les estimations. Il y a là un problème non simple à gérer : doit on s’interdire d’habiter une zone qui subit ce genre de chose tous les 1000 ans ?

Ce qui m’a surtout frappé, c’est la faiblesse des secours « post catastrophe ». Sur les images, on ne voyait personne. Comme d’habitude, l’aide internationale a été lente. Sur ce dernier point, il me semble que les nations unis pourraient mettre en place une unité d’intervention international et permanente : étant donné la fréquence des catastrophes, elle a peu de chance d’être au chômage. Outre un pré positionnement, un matériel déjà prêt, il s’agirait surtout de mettre en place à l’avance des procédures d’intervention tant sur le plan technique (fouiller les bâtiments, nettoyer, loger, produire de l’eau et de l’électricité, soigner, nourrir, ...) que sur le plan de l’organisation (modalités d’intervention, répartition des taches et des ressources, aspects juridiques et politiques,...)

 

 

J’en viens à l’accident nucléaire qui en a résultat. Il apparait qu’encore une fois, le gestionnaire de la centrale a failli (en terme d’information, mais aussi en terme d’action).

Je vais reprendre une idée que j’ai lu quelquepart.

Même les plus anti nucléaires doivent admettre que l’industrie nucléaire est l’une des plus « sécurisée ». On peut estimer que cela donne une possibilité d’accident majeur tous les 10 000 ans environ. Avec environ 440 réacteurs (prenons 500), cela donne approximativement une occurrence d’accident tous les 20 ans ! C’est grossièrement ce que l’on constate (Tchernobyl puis Fukushima). Cela, les pro nucléaire doivent l’intégrer.

Je trouve cette position du problème pertinente car elle permet de « voir les paramètres ».

Le premier est le nombre de réacteur (« de puissance ») : environ 500 aujourd’hui, ira-t-on jusqu’à 1000 ? On ne dépassera sans doute jamais ce chiffre.

Le second est la récurrence acceptable d’un accident majeur. Est-ce que 100 ans convient ?

On peut ensuite calculer le niveau de fiabilité exigée : par exemple 1 tous les 100 000 ans. Il s’agit là de niveau quasiment inatteignable. En effet, de tels niveaux de sureté ne s’obtiennent pas uniquement par des installations, des systèmes et des procédures. Il faut faire face au vieillissement des matériels, à la complexité des systèmes et à la « faillibilité humaine ». Cette « faillibilité » a plusieurs causes : l’intérêt égoïste (rogner sur les budgets), la médiocrité (incompétence, dissimulation de ces fautes) et la routine (comment rester vigilant sur le long terme ?).

 

Bref, il me semble illusoire de croire que le « zéro accident » soit possible.

Est-il possible de minimiser les conséquences de l’accident ?

La lecture des bons articles sur le sujet montrent que l’humanité n’est pas complètement désemparée en cas de sinistre. On cite les pastilles d’iode à prendre au bon moment. Sans doute, des larges progrès sont possibles (par exemple une enceinte de confinement temporaire « en kit » transportable en urgence, ou bien des systèmes de refroidissement supplémentaires installés à la demande). Bref, il s’agirait que l’humanité vive avec le nucléaire.

 

A ce titre, je trouve que le procès fait à cette industrie est particulièrement injuste. En la matière, il faudrait comparer. Par exemple, l’industrie du charbon a déjà fait plusieurs millions de morts et continue de provoquer des catastrophes. La comparaison « dommages/MJ produit » pourrait être menée : intuitivement, je pense que la balance penche en faveur du nucléaire. Bien d’autres activités humaines sont aussi coupables. Je cite en vrac : la cigarette, l’automobile et les transports, le sport, les armes, la chimie, la médecine, la télévision, la finance (combien de morts suite à la dernière crise ?)...

 

Il conviendrait que les activités humaines soient placés « au même niveau ». En premier lieu, qu’elles subissent toutes le cout du risque qu’elles engendrent (mais non, je ne travaille pas dans l’Assurance).

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 14:07

Un sondage indique qu’une majorité de français crois au complot ou tout au moins au coup monté. Et certains de s’en étonner.

 

En fait, c’est le contraire qui serait surprenant.

D’un coté un thèse incroyable d’une agression par un homme connu du monde entier, qui est entre 2 avions, et qui aurait une envie subite d’une fellation à midi.

De l’autre un coup montée par l’un des nombreux groupes hostiles voire ennemi de cette homme. La liste peut être longue !

 

En effet, il n’y a pas photo, le plus probable est la seconde option.

 

A ceci s’ajoute, à ce jour l’absence totale de preuve.

A ceci s’ajoute les incohérences (mais là, c’est sans doute le filtre médiatique qui en est la cause).

 

Revenons aux bases. Un homme qui était pressenti pour être le prochain président de la république française (excusez du peu) est assassiné politiquement (en effet, maintenant sauf invraisemblable mea culpa de l’administration judiciaire américaine, il est foutu sur ce plan là).  Avouez que le peuple français est en droit de demander des comptes.

 

Un autre point me chiffonne. C’est le fait que DSK était le « chouchou des sondages ». Il y a là un truc bizarre : il n’était pas là, pas encore candidat, il n’a rien de fait de spécial en France depuis belle lurette, on ne savait pas trop ce qu’il allait proposer...

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 10:02

Il y a quelques années, l’actualité a porté sur l’urgence de construire un troisième aéroport parisien. Le dossier avançait, après bien des débats, on avait même réussi à la placer (vers Beauvais !) et des terrains avaient été achetés.

 

Les années ont passés et rien ne bouge plus. Aucune information ne filtre. Je suppose donc que le projet est à l’eau.

Ceci prouve donc que l’urgence annoncé de ce troisième aéroport était une erreur et plus probablement un mensonge.

 

Je me souviens qu’à l’époque j’avait été frappé par le teneur du « débat public ». Il portait plus sur la localisation de l’aéroport que de savoir s’il fallait vraiment un 3ème aéroport parisien. Mon opinion était qu’il fallait développer les infrastructures existantes et notamment les aéroports régionaux (celui de Lyon en particulier). Revenir sur l’hyper centralisation française sur Paris devrait être une préoccupation dans ces types de dossier.

 

Mais il y a sans doute une profonde différence entre le débat « public » qui s’affiche dans les journaux et le vrai affrontement. En effet, ce n’est sans doute pas par hasard que le projet a été abandonné. Il y a sans doute eu une véritable résistance qui pour avoir été muette n’en apas moins été efficace.

Ce dossier de l’aéroport est une exemple illustratif de ce thème. Les débats médiatiques ne sont là que pour amuser la galerie : la véritable bataille se passe ailleurs. Ou ? Je ne se saurais l’affirmer puisque c’est opaque. En tout cas, voilà une situation qui est bien anormal pour une société qui se prétend démocratique.  

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:59

Je me souviens qu’au moment du référendum sur la « constitution européenne », il y a eu le premier décollage de l’A380. C’était l’occasion pour les partisans du oui de montre que l’Europe gagne.

 

Tout d’abord, il est discutable de savoir si l’A380 (ou plus généralement EADS) est une bonne chose dans l’absolu pour la société (européenne) tout entière. On va supposer que oui.

 

Mon objection est surtout qu’il n’y a pas de rapport direct entre EADS et l’union européenne (qui était l’objet de la constitution).

 

Bien sûr, EADS un conglomérat complexe d’entreprises européennes. Et son existence est sans doute possible du fait d’un nouveau adéquat « d’entente » entre certains européens. Mis à part cela, c’est complètement indépendant.

 

A contrario, EADS est l’exemple d’un projet qui réussit. C’est justement le reproche faite à l’union européenne d’être un monstre qui ne produit que des règlements kafkaïens sans jamais aider concrètement le citoyen européen.

 

Evidemment, les habitudes politiques françaises sont en cause ici. On s’attend à ce que l’Etat intervienne sur tous les sujets, qu’il mène une politique industrielle active quite à diriger directement des entreprises nationalisées. Ce n’est pas l’attente des autres européens.

 

En fait, la lecture du projet de traité m’a amener à un constat amer et complètement occulté par les intervenants médiatiques français. Malgré plus de 50 ans de construction européenne, il subsiste toujours une très grande méfiance entre les Etats européens. Surtout, les situations et les objectifs de ces Etats demeurent profondément divergent.

En tout état de cause, ce n’est pas demain la veille que les autres Etats (ni les autres peuples) adopteront avec enthousiasme les pratiques ou objectifs politiques françaises.

Bref, l’union européenne est dans une impasse.

 

Pour en sortir, je n’entrevois que 2 moyens.

Le premier serait l’émergence d’un péril extérieur majeur tel qu’enfin tous les européens acceptent de mettre en priorité ce qui les rapproche pour faire face à ce péril. Il est évidemment difficile de souhaiter un tel scénario. Qui plus est une bonne partie des européens persisteront à s’en remettre aux USA.  Bref, ce n’est pas vraiment un hypothèse.

Le premier serait le dégonflement de la nomenclatura bruxelloise et la relance de « projets européens rassemblant au cas par cas des acteurs intéressés. Il s’agit bien de réaliser que Bruxelles n’est pas la solution mais le problème de l’Europe. A défaut de dissoudre ce monstre, il faudrait lui ôter ses capacités de contrecarré de vrais actions constructives. La meilleure piste serait de rogner chaque année le budget. Qui osera s’engager dans une telle voie.

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 09:52

2 ans après mon article du 29 septembre 2008, je constate que la situation en Afghanistan n’a pas vraiment changé. Simplement des morts en plus.

Le contenu de l’article est donc toujours d’actualité. Je vais faire les ajouts suivants.

 

Ce qui me frappe c’est l’absence de débat dans les média français ! C’est plus qu’un étonnement.

 

En effet, il ne s’agit rien de moins qu’une guerre que la France mène. Cela entraine des morts, des dépenses importantes. Bref, il n’y a rien d’anecdotique.

En face, pas ou peu d’article de presse, pas de débat.

 

Il serait étonnant que pour une fois tout le monde soit d’accord !

 

Je n’ai pas de véritable explication à ce silence assourdissant.

 

Du fait de l’absence de débat et de la pauvreté des informations disponibles, mon opinion n’est pas complètement arrêté sur cet affaire. Ceci dit, je suis certain que les citoyens français (qui paient de leur sang ou en euro) sont en droit d’obtenir un calendrier de fin de cet aventure et le budget associé

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:48

Suite à la lecture du « petit traité de l’histoire des religions », je procède ici à une réflexion sur « les » religions.

 

Le sujet est difficile parce que les religions sont hétérogènes et que ce que recouvre ce terme est « à géométrie variable ». Toute généralisation est alors hasardeuse. Justement, je vais procéder par décomposition.

 

Une religion couvre plus ou moins les thèmes suivants :

- Superstition

- Cosmologie, science et technique

- Méthode et logique : Théologie et rhétorique.

- Lois et règlements

- Force politique et économique

- Organisation sociale

- Assistance individuelle

- Education et renforcement de l’individu.

 

Le coeur d’une religion est généralement une superstition (encore que pour la taoisme ou le bouddhisme cela soit moins flagrant). Généralement, les tenants des religions refusent cette vision. Ils parlent de « foi ».

En pratique, le développement des religions fait que les prosélytes s’accommodent et intègrent des superstitions antérieurs (le polythéisme réapparait dans les saints, le culte de la déesse mère / Isis dans celui la vierge Marie, etc.)

Généralement un religion a un ou plusieurs dieux. Ces dieux ont alors de pouvoirs surnaturels et ils interviennent dans le monde réel (en général, leurs « miracles » sont rares).

J’ai tendance à considérer que c’est là l’essentiel de la religion et c’est pourquoi je les considère comme des activités primitives de l’Humanité.

Enfin, j’ajoute que je ne considère pas toute superstition comme irrationnelle. Tout dépend du niveau de maitrise qu’à l’individu par rapport à ce qui va lui arriver. Si la maîtrise (technologique en général) est grande, alors le recours aux superstitions est superflu. A l’inverse si la maîtrise est très faible ou nulle, prier Pierre Paul ou Jacques ne pourra pas faire de mal. La phrase qui me vient ici c’est « aide-toi le ciel t‘aidera ». Ce que j’interprète comme suit « faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour « reussir », et en sus, on peut toujours prier pour avoir « un coup de chance ». Mais il s’agit bien d’avoir cet ordre de priorité. Faire l’inverse et compter sur la providence de façon complètement assistée est malsain.

Je remarque que les religions n’ont pas l’apanage de la superstition (vendredi 13, chat noir, passer sous une échelle,...).

 

Les religions ont souvent développé une « cosmologie ». Celle-ci tend généralement à expliquer l’origine du monde, à décrire des « acteurs divins ». Cela donne lieu à des récits mythiques acadabrantesques. Au premier degré, cela ne tient pas la route une seule seconde. Les lectures au second degré (symboliques) sont toujours ambigües et sujettes à contre-verse (et à des conflits !).

A coté de ces hypothèses invérifiables, les religions peuvent à l’occasion avoir énoncé des « connaissances applicables au monde réel » (comme une assertion scientifique) ou développer des techniques. C’est par exemple le cas de Pythagore et de son théorème, de la maîtrise des plantes médicinales... C’est plus alors un « concours de circonstance » (un hasard parce que la religion est « touche à tout ») qu’un lien fondamental.

 

Les religions sont toujours confrontées au problème de leur « message ». Il y a une « révélation ». Elle doit donc être communiquée. « L’inexprimable doit donc pouvoir se dire ».

En général, les religions font preuves de prosélytisme : ce message doit gagner des nouveaux fidèles. Les religions sont donc toujours confrontés au problème du « corpus de référence ». L’art de convaincre ou de séduire est utilisé. La cohérence logique est aussi un souci.

Mais là encore, ces problèmes ne sont pas réservées aux religions.

 

Historiquement, les religions ne se sont pas cantonnés au domaine spirituel mais ont imposé leurs règles, comportements, lubies, dogmes au plus grand nombre de personnes : tous ceux qui tombaient en leur pouvoir. Cela empiète sur le législatif (heureusement laïc en France) mais aussi sur le domaine moral (il existe une morale sans religion) et plus largement sur les comportements sociaux.

C’est là qu’elles ont fait le plus grand mal. Encore, qu’il est parfois difficile de faire la part entre les lois « religieuses » et celles que les religions n’ont fait que reprendre dans leur démarche prosélyte.

 

Les religions sont rarement restées « modestes » (on ne connait pas celles qui l’ont fait). En pratique, ce sont devenus des forces via des « Eglises ». C’est à dire des organisations possédant un pouvoir. Ce sont des analogues des Etats, collectivités locales, entreprises, associations, armées,... Et il y a des lois qui s’appliquent à ces organisations (par exemple « le pourvoir attire la corruption »). Bref, dotés de grand pouvoirs, les Eglises ont souvent sombrés dans les errements de ces organisations. En pratique, la raison d’être des Eglises a souvent été perdue de vue pour ne plus s’occuper que la conservation et l’accroissement du pouvoir et des richesses. Les préoccupation sont alors des négociations avec les autres « pôles  de pouvoir » (les Etats par exemple : cf  le deal « onction du roi contre le fait de devenir religion d’état »).

 

En marge des ces travers, l’étymologie de religion (le lien) montre aussi le rôle de « constructeur du lien social » de celles-ci. C’est sans doute le principal aspect bénéfique des religions. Aider à faire en sorte que les gens « vivent ensemble ».

Si les religions ont pu oeuvrer dans ce sens, cela s’est souvent accompagné d’une « exclusivité » : il fallait que tous partagent la même religion. C’était possible dans un monde restreint (le village) : c’est devenu impossible dans le village mondial. Bref, ce point positif ne joue plus.

Par ailleurs, les liens du « vivre ensemble » ne sont pas l’exclusivité du religieux (les écoles, les port, les associations, les partis, etc. vont aussi dans ce sens)

 

La religion s’est souvent préoccupé d’aider individuellement ses fidèles. Cela se traduit matériellement (aumône, soins de santé, assistance en cas d’accident), ou spirituellement (misère morale, sens de la vie et surtout peur de la mort).

L’assistance matériel n’est pas l’apanage du religieux. L’aide morale non plus. La seule exclusivité de la religion est le fait de « nier la mort » (par la résurrection, le paradis, la réincarnation, l’illumination,...). Mais la philosophie non religieuse aide aussi face à la mort. Quant au sens de la vie, il ne m’apparait pas que les religions résolvent le problème.

 

En terme d’éducation « généraliste », les religieux sont beaucoup impliqués. Ils en profitent pour glisser leur vision du monde. Les formes alternatives d’éducation (l’école publique et laïc en France) montre assez que cette solution est contournable.

Certaines religions ont aussi développer des méthodes de renforcement de l’individu (médiation, kung-fu, ascèse, retirement monacal,...). Le monde moderne a tendance à qualifier ces pratiques de « sectaire ». Elles s’adressent en effet à un petit nombre et exigent souvent un mis en retrait du monde. On peut considérer que l’entrainement militaire est de même nature.

 

Conclusion temporaire.

 

Il a été écrit que le XXIème serait religieux. Cela ne me semble pas sérieux. Toute l’Histoire (depuis au moins la période axiale) a été religieuse ! Je le déplore mais je ne peux pas le nier. Il y a une toute petite chance que le XXIème siècle le soit un peu moins.

 

Car mon opinion est bien que les religions ont « passé leur temps ». Il est possible qu’elles aient pu être une béquille de l’Humanité. Il me semble temps que celle-ci marche sur ses deux pieds.

 

Car plutôt qu’une béquille s’était plutôt maintenant un plâtre qui handicape. Et si l’on garde un tel plâtre trop longtemps, la chair se nécrose. Et en effet, les inconvénients des religions dépassent maintenant largement leurs avantages. Tous les services utiles qu’elles ont pu rendre peuvent avantageusement être prise en charge par des fonctions « laïcs ».

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