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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:27

Après bien d’autres magazines (j’ai en mémoire le titre accrocheur de « courrier international » il y a quelques années annonçant que nous allions tous devenir immortels), Télérama de la demain du 3 mars a fait un article relatif aux nano technologies.

Dans les médias, ces sujets ne sont pas toujours très clairs. Rien que le concept de « nanotechnologie » est polymorphe. On a tendance à mélanger à d’autres sujets (OGM). Il est même cité le « sandale de  l’amiante.

 

Mon propose ici n’est pas d’approfondir la question des nanotechnologies. Je vais supposer que parmi tous les fantasmes cités relatifs à ces sujets, certains (et d’autres) vont se révéler « réels ». En d’autres termes, la technologie du XXI ème va encore faire un bond en avant (je parle bien de technologie et non de science). Ce bond va engendrer une influence essentielle sur les sociétés humaines en général et chaque être humain en particulier. Je ne saurais dire dans le détail quel gadget nouveau sera disponible. C’est le principe d’une telle « révolution technologique » que j’admet.

 

Dans le débat que cela suscite, il y a sans doute un aspect éthique (est-il moral de le faire ou non ?).  Ce n’est pas cela qui m’intéresse. Le détail pratique de chacun de ces gadgets sera à examiner au cas par cas.

Dans cet article, ma réflexion porte sur une caractéristique général du phénomène : à savoir le pouvoir.

 

Quels que soient ces dispositifs technologies, il seront des nouveaux instruments de pouvoir sur le « monde réel ». A titre d’exemple, une automobile est le pouvoir de déplacer soi même et une certaine quantité de matière de façon autonome, relativement rapide et confortable, avec un rayon d’action de plusieurs centaines de kilomètres. Ce pouvoir est fortement disséminé. Autre exemple, un bombe atomique est le pouvoir de détruire un volume d’espace physique de l’ordre du kilomètre cube : il est complètement concentré en un très petit nombre de mains.

Il me semble que la question essentielle relativement à ces joujoux futurs est de savoir entre quelles mains ils vont tomber.

 

J’ai lu une fois sur internet un commentaire qui faisant référence à un groupe de « sages ». Ce serait là un première idée : que ce pouvoir reviennent aux sages. Malheureusement, je n’ai aucune connaissance qu’un tel groupe de sage existe ou même n’ait jamais existé. A moins d’imaginer un processus faible permettant de constituer un tel groupe de sage (ce dont je n’ai pas le début de commencement d’une idée), cette première option est à exclure.

 

Comme je suis d’esprit démocratique et égalitaire, l’autre option qui me vient est que ce pouvoir soit très largement dispersé dans la population. C’est d’ailleurs ce qui arrive à un bon nombre de technologies (internet, téléphone, …). Il me faut toutefois reconnaître que cela n’est pas sans inconvénient. Collectivement, les êtres humains ne forment certainement un « groupe de sage ». Il semble naïvement dangereux de laisser une pleine liberté d’utilisation de ces nouveautés. L’usage de ces nouveaux pouvoirs nécessitent donc à chaque fois adaptation de la loi. Cette loi est difficile à équilibrer du fait de la nouveauté du sujet et des interactions avec l’inextricable fouillis du corpus de lois existantes (y compris le problème des différents niveaux de réglementation et notamment du caractère international de ces nouveautés technologiques). On voit là un beau chantier juridique pour ce XXIème siècle.

Relativement au pouvoir qu’exerce un individu, le danger peut porter sur les autres individus, l’environnement en général ou l’individu en question. A titre d’exemple le fait de conduire un voiture est potentiellement dangereuse pour les autres individus (d’où le code de la route), nuit à l’environnement (d’où des normes relatives aux autos et des choix dans la construction des routes), et pour le conducteur (d’où l’obligation de porter sa ceinture). Je ne fais là qu’esquisser la question.

La nouveauté du phénomène est l’explication du succès du principe de précaution. En effet, vis-à-vis d’une technologie éprouvée, on en connaît les caractéristiques (limites, dangers). Plus généralement on parvient à en mesurer les risques. Il est donc possible de prendre des mesures pour réduire la probabilité d’occurrence du risque ou atténuer son impact. Face à un objet « nouveau », ce risque est inconnu c’est le pourquoi du principe de précaution. Je reviendrais certainement sur ce principe avec un article entier. Je m’en tiendrais ici au fait que si l’on ne veut pas figer la société, il est nécessaire d’accepter le risque de la nouveauté. En effet, malgré tous les efforts de test, il restera toujours un incertitude lors du passage au réel d’une innovation.

Un telle utilisation par la « masse » suppose aussi un apprentissage de la nouveauté par celle-ci. Cet apprentissage n’est pas que « technique » (savoir faire), c’est un question globale (un savoir être, savoir vivre).

 

La dernière option concernant la répartition de ces nouveaux pouvoirs est la concentration. Cela peut être plus ou moins concentré (quelques individus dans le monde à quelques millions). La concentration peut avoir plusieurs causes :

-          La position de départ (fortune, pouvoir, « aristrocratie »).

-          Le fait d’avoir été désigné « démocratiquement ».

-          La compétence.

-          Le hasard.

-          Le vol, la fraude.

En supposant que ces nouveaux pouvoirs soient forts, c’est bien cette concentration de pouvoir qui est à craindre. Si cela devait advenir, seules 2 causes sont légitimes : la désignation démocratique et la compétence. Concernant cette dernière, la légitimité n’est que partielle : elle doit rester encadrer. Il est malheureusement probable que les privilégiés actuels feront tout pour garder la mainmise sur cette richesse. Quand au vol et à la fraude, il n’y a aucune raison pour qu’il disparaisse.

 

Voilà un rapide tour du sujet.

Il m’apparaît que l’enjeu de cette futur révolution technologique est bien une question de « gouvernance ».

Pour être acceptable, il conviendra de distribuer au maximum ces nouveautés. Cela passe par une phase de test approfondie, un cadre législatif dynamique et un effort pédagogique.

A défaut, la concentration légitime ne peut être que résulter d’une processus de délégation démocratique.

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 16:23

On reparle actuellement du déficit public. On évoque l’idée d’inscrire dans la constitution une « interdiction du déficit ».

 

Tout cela me laisse songeur. Je fais remarque que les « critères de Maastricht » existent et qu’ils ont été allègrement foulés aux pieds.

 

J’ai une idée que je lance telle une bouteille à la mer.

 

Plutôt que d’interdire en « tout rien », il me semble qu’il ferait corréler l’autorisation de déficit avec le « poids politique » de la majorité.

Ainsi sans une assemblé où la majorité dispose de 50 + x %, elle pourrait présenter un budget (prévisionnel et réalisé) en déficit de (x-1)/2 % (du budget).

A titre illustratif, avec un majorité généralement à 55%, cela fait une autorisation de déficit de 2%. Il s’agit un pourcentage du budget (et non du PIB).

Ceci serait applicable à toute collectivité publique.

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 16:21

On lit souvent que le « modèle social européen » (ou français) est en danger. Cette notion de « modèle sociale » n’est pas très précise, mais lorsque l’on compare avec le reste du monde (les USA entre autre), on sent bien une différence.

 

Cela se traduit par plus de solidarité (de liens donc moins de liberté), plus d’équité (plutôt que d’égalité, cela signifie plus d’homogénéité et donc là encore plus de contrainte).

En pratique, cela se concrétise dans un « système de santé » plus universel, une protection sociale (chômage, accidents, retraite) concrète, des « services publics » (transports, constructions,…) moins cher pour le client (dénommé usager) et généralement efficace.

Par contre, la concrétisation d’une « stratégie industrielle » de type colbertiste ne semble pas être un signe distinctif (il n’est pas commun à toute l’Europe et il existe aussi aux USA).

Il y a aussi ici ou là des efforts de protection du plus faible, notamment juridiquement.

 

Je n’examinerai pas ici la recherche duquel serait le « meilleur ». Je vais considérer la politique de sape à laquelle on assiste actuellement en France (en Europe ?).

 

Il est certain que même s’il n’est pas clairement définit, ce « modèle » fait partie de la culture européenne/française. Il est donc difficile à déraciner. Aussi, de façon très intelligente (perverse, sadique ?), la majorité actuelle ne l’attaque pas de front. En fait, elle semble au contraire surenchérir dans la protection.

Il me semble que c’est une tactique pour le pousser au bout de ses limites et de faire en sorte que le modèle s’écroule de lui-même (à la manière dont s’est écroulé l’union soviétique, c'est-à-dire par incapacité à tenir la compétition).

C’est une sorte de politique de la terre brûlée qui est en œuvre.

 

Comment expliquer autrement le fait que l’on cherche à casser ce qui fonctionne (EDF, l’armée, la police, le réseau routier, la sécurité sociale,..) ?

Que l’on ne prennent pas les mesures correctrices nécessaires pour ce qui le nécessite (la retraite, le système de santé, le système éducatif) ?

Dans le détail, les actions prises ne sont pas systématiquement dans le même sens, mais à chaque fois elles sont inappropriées. Bref, tout ce passe comme si l’on souhaitait « l’échec du système ».

 

Alors, seraient ils des traitres ? Vendus à l’étranger ?

Il me semble que non, ils ont constaté l’impuissance à réformer de tous les gouvernements et ils procèdent donc pour faire en sorte qu’à un moment donnée la « révolution » sera inévitable. C’est je crois la stratégie (mais à l’envers) des groupes terroristes de gauche italiens dans les années 70. Si ce n’est que là les forces disponibles et les effets sont considérablement supérieurs.

 

Mais alors, ils jouent perdants ?

Pas sûr. Car en ruinant l’Etat et tout ce qui gravite autour, ils mettent dans l’incapacité d’agir tout gouvernement « de gauche » (pas d’argent, pas de pouvoir).

Les mesures « énergiques » qui seront alors nécessaires relèvent plutôt d’un état d’esprit « de droite » et seront visiblement nécessaires.

Enfin, tout l’équilibre consiste à ne pas ruiner ses soutiens (la classe des riches) afin qu’elle constitue au moment opportun la force qui permettra de réformer (elle fournira les capitaux en échange d’avantages législatifs considérables).

 

Il y a des fois, où je préfèrerai me tromper.

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 14:42

Je m’intéresse ici aux prélèvements obligatoires en France. Les statistiques macroscopiques indiquent qu’ils se situent entre 50 et 60 %. Mais c’est assez confus. Je vais donc faire le calcul sur mon cas particulier pour l’année 2007 (pour notre foyer, l’année 2008 est atypique et engendre d’autres complications). Nous sommes un foyer fiscal de 4 personnes. Je néglige nos revenus financiers (qui sont modestes).

 

Sur 100 de « gagné à la sueur de notre front et arrachés à nos vils exploiteurs capitalistes».

 

Il y a 49,9 qui sont mis au pot de la solidarité pour des prestations diverses (une part importante concerne la retraite dont des retraites complémentaires, il y a aussi les mutuelles d’assurance maladie, la CSG).

Sur cela nous en avons gagné 3,6 l’année en question du fait de prestations diverses (CEF, CAF,…). Remarque : l’année suivante, du fait d’une maladie importante, le retour a été bien plus important.

Si l’on est à l’équilibre, on est sensé obtenir un retour (services d’assurances immédiat ou prestation dans le futur) de 46,3.

 

Il reste 50,1 (+3,6 de prestations)

Auxquelles il faut enlever l’impôt (IRPP + TVA + TIPP + impôts locaux) de 12,9. Il a servi à « payer les entités collectives » : école, armée, police, justice, routes et équipements, recherche, administrations, culture et sports, politiques étrangères,…) (avec l’aide des autres impôts dont celui sur les sociétés).

Notre famille bénéficie (ou à bénéficié ou bénéficiera certainement) des services de certaines de ces entités : école, routes, équipements, culture,… Pour certains c’est plus douteux : armée, politique étrangère,…  

 

Au final, on dispose vraiment de 40,8.

 

Au « pifomètre », il semble que nous bénéficions encore d’environ 40 du fait de prestations diverses. Il reste alors 20 de « perdus dans la nature ».

 

Commentaire.

Le prélèvement obligatoire constaté est donc d’environ 60%. Cela me semble être une limite haute. Il serait raisonnable de le ramener à 50%.

Toutefois, le plus scandaleux est l’opacité du système. Il est impossible de juger si la dépense est efficace, si elle est affectée à bon escient, si personne ne sert au passage.

On constate aussi la parte relativement modique de l’impôt par rapport aux prélèvements sociaux. Les seconds sont des « services obligatoires » qui nous sont fournis.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 14:40

Il y a quelque chose d’indécent lorsque l’on voit les ressources mis autour « de la question du climat » par rapport aux vrais problèmes mondiaux en général et aux problèmes géologiques en particulier.

 

D’un coté, il y a un réchauffement climatique futur incertain, dont la cause anthropique est en question et dont la « balance des effets » (positifs moins négatifs) est à inconnue. Tout cela mobilise énormément de ressources dès à présent. On est prêt à y sacrifier des sommes plus que colossales.

 

De l’autre coté, je vais commencer par énumérer quelques catastrophes récentes et médiatisées :

Décembre 2004 : tsunami d’Indonésie. Environ 200 000 morts

Octobre 2005 : tremblement de terre au Pakistan. Environ 80 000 morts.

Mai 2008 : tremblement de terre en chine. Environ 80 000 morts

Janvier 2009 : tremblement de terre en Haïti. Environ 200 000 morts.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre

Ce sont là des faits avérés et non des chimères sorties d’un calculateur. Les conséquences de toutes catastrophes sont tangibles. Au-delà des morts, il y a  les blessés, les dégâts et les autres pertes liées au phénomène. Il n’y a aucun apport positif qui vienne en balance.

Il est aussi certain que ce type de catastrophes continuera. C’est de la certitude scientifique celle-là. Avec un calcul grossier, on obtient une estimation de 10 millions de morts pour le XXIème siècle.

Les moyens pour réduire les conséquences de ces phénomènes (alerte au tsunamis, construction parasismiques, dispositifs de secours) existent déjà et sans doute qu’en investissant dans la recherche, on pourrait les améliorer (par exemple provoquer le tremblement de terre afin de relâcher les contraintes).

 

Et alors qu’est-ce qu’on attend ?

Où est la mobilisation mondiale pour traiter ce problème ?

Où sont les centaines de milliards de dollars pour effectuer les investissements nécessaires ?

Faudra-t-il attendre que la catastrophe touche San Francisco, Nice ou Naples ?

 

Oui, je maintiens, INDECENT :

 

Je n’ai absolument aucune crainte d’une éventuelle accusation de mes petits enfants à cause du réchauffement climatique. Je n’ai pas cette confiance sur les autres problèmes de la planète dont celui de ces catastrophes géologiques : « pourquoi n’avez-vous pas été assez intelligent pour mettre en place les mesures de protection ? Pourquoi avez-vous été assez crétin pour perdre votre temps à régler un problème qui n’existait pas ?». Je ne serais pas fier.

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 15:29

Les informations fond état que la France (l’Etat français ?) va revendre son surplus de vaccins contre la grippe A (90 millions de commandés !).

 

Certains se gaussent de cette situation. Vaut-il mieux en rire ?

 

Je considère que cette situation est déplorable mais logique. Elle est déplorable parce que c’est un gâchis de ressources (rappelons que les ressources ne sont pas infinis et qu’il est nécessaire de les arbitrer).

Elle est logique car c’est la conséquence de la culture du « risque zéro » qui s’est installée (notamment en France). On rappel l’affaire du sang contaminé. Mais ce n’est pas le seul ni le meilleur point de repère. On peut penser à la canicule, à la vache folle, à la grippe aviaire, aux alertes météo, aux radars, aux réglementations de sécurité toujours plus kafkaïenne (inapplicables donc inappliquées donc inutile), au prétendu réchauffement climatique, au principe de précaution devenu l’horizon indépassable,…

Dans ce contexte, il est parfaitement logique que le pouvoir politique « se couvre ». Il n’a aucun intérêt à prendre le plus petit risque. En terme de choix de stratégie, il n’y a pas d’hésitation à avoir.

Ce qui est déplorable, ce n’est pas le fait d’avoir un surplus de doses de vaccins qui va aller à l’incinérateur. C’est cette France de rentier qui a bannit tous les risques (et qui ostracise ceux qui en prennent).

 

Peut être toutefois que 2009 aura été le point bas du phénomène. Le rejet de la plainte concernant les soldats morts en Afghanistan ramène peut être un peu le principe de vie dans cette société : vivre c’est être en permanence en danger de mort.

 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 17:29

L’affaire « Jean Sarkozy » est l’illustration d’un mal endémique de la société française actuelle : le népotisme. Le fait d’être « fils de » (ou fille de) semble être le sésame pour réussir. Ce constat semble partagé assez largement.

 

Je ferais d’abord 3 remarques de « périmètre ».

Tout d’abord, si la prise de conscience se fait jour depuis quelques années, il est probable que cette situation ne soit pas vraiment nouvelle. En la matière, il s’agirait plutôt d’avoir une vision « graduée » : la situation serait aller vers « un peu plus de népotisme ». Il est évident qu’un tel « népotisomètre » est à construire.

Ensuite, il est douteux que ce soit là une situation purement française. Même les pays anglo saxons ne me paraissent pas à l’abri du phénomène. Il est probable qu’il prend une forme particulière selon la « culture » des pays.

Enfin, la réduction à l’aspect « filiale » me semble réductrice. Je pense que c’est qui est en jeu c’est bien le phénomène de cooptation des connaissances. Ces connaissances peuvent être familiales, mais ce n’est qu’un cas particulier de l’appropriation des pouvoirs par la nomenclatura. En étendant le concept il me semble plutôt que c’est bien le traditionnel phénomène de classe qui est à l’œuvre. A la limite, ce népotisme constitue un rétrécissement de la classe favorisée et c’est peut être cela qui est le déclencheur des cris d’orfraies (le quidam moyen, n’a pas les moyens de crier son indignation).

 

Ceci étant précisé, examinons le fond de la question. De quoi s’agit-il ?

De donner un « coupe-file » à une personne du fait de ses relations (fils de, filleul de, ami de, membre de,…). Le coupe-file est un privilège qui lui permet de doubler tous les autres candidats potentiels dans la file d’attente (et qui pourraient prétendre « légitimement » à parvenir au bout de la file).

Je pense que les personnes « uniques » sont rares et je crois que la quasi-totalité des postes sont légitimement accessibles par un nombre important de personne. J’emploie « légitimement » ici dans le sens ou la personne est apte au poste, elle a la capacité à le remplir et dans l’hypothèse où elle l’obtiendrait, ses résultats seraient au moins dans la moyenne admissible.

J’observe aussi que les parachutés dans ses postes sont au mieux dans la moyenne, qu’ils ne surperforment jamais et qu’ils sont parfois la cause de catastrophe. En conséquence, ce « pistonnage » sans être systématiquement catastrophique est globalement « sous performant ».

Bref, en plus d’être immoral, inéquitable, le phénomène est inefficace.

C’est bien évidement du fait d’un comportement de type mafieux et par pur intérêts personnels que ce phénomène existe et perdure.

 

Enfin, il faut en venir à la question fondamentale : qui donne le coupe-file ?

Il est entendu que celui qui reçoit le coupe-file peut difficilement le rejeter et qu’il est tolérable qu’il le demande. Ce n’est donc pas lui qui est essentielle en cause. C’est bien le « détenteur du pouvoir ».

C’est là qu’apparaît 2 classes de situation.

Une première se situe dans la sphère privée. Le pouvoir en question appartient un individu. C’est surtout la richesse personnelle qui est dans ce cas. Il n’est pas anormal que cette personne dispose à son gré de son pouvoir. Par exemple, la nomination d’un fils de famille à la tête d’une entreprise familiale n’a rien de scandaleux.

Mais la très grande majorité des cas se situe dans la sphère publique. C'est-à-dire qu’à un degré plus ou moins fort, il n’y a pas de raison a priori de donner des privilèges. Seule l’efficacité devrait compter. Il devrait y avoir appel d’offre et dépouillement impartial (« scientifique »). Evidemment, cela est une utopie. Généralement, la décision revient à une personne qui momentanément « a ce pouvoir » et qui en use (et en abuse) à son gré. Au-delà du cas Jean Sarkozy, au-delà des cas de parachutages, c’est bien cette situation qui est scandaleuse.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 17:25

Cela fait plusieurs fois que je lis ici ou là que le « purin d’ortie » serait interdit. Pour l’avoir essayé moi-même, je pense que c’est un engrais efficace (a condition de se boucher le nez). Mais je ne parlerai pas de jardinage ici. J’ai voulu vérifier si cette interdiction était exacte (ou est-ce une « légende urbaine »). cela serait plutôt incongru dans ce cas précis.

 

http://www.mai68.org/ag/1053.htm

donne la référence a l’article L253…

http://www.legifrance.org/html/actualite/actualite_legislative/decrets_application/2006-11.htm

Est la référence

http://www.ecolopop.info/2006/09/interdiction-du-purin-dortie-ce-nest-pas-une-blague/625

est un autre site.

 

D’après

http://www.intelligenceverte.org/purin-ortie-re-autorise.asp

La vente serait de nouveau autorisée.

 

 

Donc.

Il y a bien un article d’un décret qui interdit la vente, l’utilisation et la publicité de produits phytosanitaires non autorisés.

Incontestablement le purin d’ortie est un produit phytosanitaire. Donc il a bien subit une période d’interdiction.

Il semble d’après certains site que cette interdiction ne soit pas restées lettre morte mais ait été mis en pratique et que certains « déviants » aient été inquiétés.

 

Réflexions complémentaires.

Il est difficile d’imaginer pourquoi une telle interdiction concernant le purin d’ortie (ou tout autre préparation traditionnelle non chimique).

On peut aussi se demander pourquoi le purin d’ortie n’a pas été autorisée d’emblée (d’ailleurs, l’annulation de l’interdiction ne semble pas être passé par une telle autorisation mais par un amendement).

Malgré tout, il semble que l’erreur ait été corrigée.

Alors, est-ce que tout est bien qui finit bien ?

 

Il y a le coté liberticide qui me chiffonne. Comment peut on en arriver subrepticement à une interdiction d’une pratique acquise ? Une interdiction d’un produit naturel ?

Inversement, on peut sans doute se réjouir que n’importe quel polluant chimique ne soit pas utilisable librement. Mais justement, comment est obtenu l’autorisation ? Qui la donne ? Sur quel critère ? Lorsque l’on voit la liste des produits phytosanitaires vendus, cela ne semble pas un critère d’écologie scientifique.

 

Enfin, est-ce qu’il a fallu attendre 2006 pour qu’un décret limite les produits chimiques répandus dans la nature (l’article 253 semble nouveau) ?

 

Si j’essaie de reprendre la logique du processus, il me semble que dans le domaine « phytosanitaire » (cela est sans doute applicable à d’autre domaine), on soit dans la situation suivante.

-          Il existe depuis des décennies ou des siècles des méthodes « traditionnelles » basées sur des produits naturels. Elles ont été testées par le temps (efficacité, respect de l’environnement). Elles doivent donc être par principe autorisées.

-          Il y a des méthodes nouvelles ou récentes basées sur des produits chimiques artificielles pour lesquels un tel test de « non innocuité » n’a pas été produit. Il est nécessaire de mener d’abord ces tests pour les autoriser.

-          Il y a les cas intermédiaires (produits chimiques artificiels anciens ou méthode nouvelle basée sur des produits « naturels ») pour lesquelles l’utilisation devrait être « sous surveillance ».

Est-ce du bon sens ?

 

Les réactions épidermiques des jardiniers « verts » sont compréhensibles. Il semble que dans l’affaire, le bon sens ne soit pas de mise. Il est question de business.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 17:31

Les 20 ans de la « chute du mur de Berlin » sont l’occasion de célébrations. Le coté « on a gagné » m’énerve un peu.

Je ne suis pas allemand, et je ne saurais me prononcer sur l’impact allemand de cet événement. C’est la dimension « chute du communisme » qui m’intéresse. Je vais tenter de formuler une thèse.

 

Tout d’abord, c’est bien une victoire du camp américain dans la guerre froide l’opposant au camp soviétique. La défaite vient du fait que le camp soviétique était incapable de suivre le niveau d’investissement nécessaire pour entretenir l’équilibre. M Gorbatchev a « jeté l’éponge ».

C’est donc la preuve d’une faiblesse « d’efficacité de puissance » du système soviétique. Ce n’est pas là la justification qui prouverait que le système soviétique ait été moins moral, moins vertueux, plus liberticide ou générateurs d’autres tares souvent citées par les vainqueurs (qui écrivent l’Histoire).

 

J’en viens à la conséquence de la chute du « monde communiste ». Cela a détruit le contrepoids existant face aux « force libérales  capitalistiques ». Je désigne sous ce terme l’ensemble des possédants du monde (qui se trouvent majoritairement aux USA). Leur demande permanente est de pouvoir continuer à faire des affaires sans contrainte en bénéficiant de leur position avantageuse de départ permettant de s’enrichir toujours plus (et de devenir toujours plus puissant).

Parmi les conséquences de ce déséquilibre, il y a un impact fort sur les « prolétaires » de l’Europe occidentale et plus particulièrement en France. Ils ne font plus peur. Auparavant, il y avait toujours le risque d’une révolte/révolution alliée à l’URSS. Il convenait donc de modérer la pression qui s’exerçait sur eux. Ce n’est plus le cas.

C’est donc l’existence du bloc de l’est et la situation difficile de la plupart de ces peuples qui assuraient une certaine prospérité des pauvres occidentaux.

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 16:44

Dans mes réflexions sur les institutions il est un organisme qui me chiffonne : l’INSEE.

 

En pratique, ce n’est pas l’organisme actuel « tel qu’il est » qui me préoccupe mais la fonction qu’il rempli.

 

Cette fonction porte sur la production d’information statistique. Si cela s’arrêtait là, on pourrait imaginer qu’un autre organisme (privé par exemple) remplisse le même rôle. La spécificité de l’INSEE est de pouvoir  travailler sur des données « confidentielles » ou privées non accessible à tout un chacun

On peut aussi remarque que l’INSEE n’est pas le seul organisme à fournir ce genre de fonctions. Des chiffres sortent de la banque de France, du ministère de l’économie, la court des comptes...

 

Je reviens maintenant à mes préoccupations de « gouvernance démocratique ». Dans un pays qui se prétend démocratique, la décision de « base » revient au « peuple » soit « tout un chacun ». C’est bien ce « tout le monde » qui doit décider (par la désignation de représentants ou par des choix de fonds). Pour décider il faut être informé. Je laisserais de coté ici la fonction médiatique pour me concentrer sur la fonction de production de l’information et surtout de l’information statistique.

En effet, outre des situations ou intérêts particuliers (qui restent légitime), ce qui compte dans les choix de « pilotage » d’un état ce sont bien des informations « macro » soit des informations statistiques. Comment juger que globalement la politique menée conduit dans le bon sens si ce n’est en construisant des indicateurs (pertinents) et en les mesurant ? C’est la seule façon rationnelle de le faire. Sans cela, nous sommes à la merci des effets de mode et des manipulations médiatiques.

 

Evidemment, cela n’est vrai que sur les indicateurs sont pertinents et efficace et que si la mesure est fidèle (et non biaisée).

 

Il est étrange qu’une telle fonction ne soit pas prévue dans les différentes constitutions des états. Ce serait un progrès majeur.

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