Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 15:42

La tragique embuscade d’Aout en Afghanistan qui a fait 10 morts est me semble-t-il l’occasion de réfléchir à la raison du déploiement de nos forces dans ce pays.

 

J’ai lu ou entendu quelque part que parmi les changements constitutionnels de cet été, il y avait une obligation d’un débat parlementaire pour tout déploiement de troupe à l’étranger qui dépasse 6 mois.

 

Il est certain qu’un débat parlementaire sur ce sujet est souhaitable.

 

Si j’en crois les « informations », l’explication de notre présence tient à la participation à la « lutte contre le terrorisme ». J’avoue que je ne parviens pas à faire le lien.

Les attentats terroristes qui on frappé la France dans le passé avaient une base iranienne, libanaise ou algérienne. En aucun cas, ils étaient motivés par l’Afghanistan.

Même en ce qui concerne les attentats de New York, l’origine est à rechercher en Arabie Saoudite. Tout au plus peut on reprocher à l’Afghanistan d’avoir fournit des « bases d’entrainement ». L’Afghanistan est « occupé » depuis 6 ans. C’est un délai assez long pour permettre de détruire ces « bases d’entrainement ».

En admettant cette explication de « lutte contre le terrorisme », les questions sont ; quelle est le plan de lutte ? Le planning ? La date de fin ? Le scénario de sortie ? Le cout estimé ?

Au vu de la situation et des résultats, il est en effet à craindre que l’on se soit engagé dans une opération sans fin.

 

Je crois peu à l’explication de lutte contre le terrorisme. Il m’apparaît que la situation en Afghanistan est plutôt une guerre civile interne à ce pays et que nos troupes apparaissent comme des troupes d’occupation dont les habitants doivent se « libérer ».  Nous n’avons pas le « beau rôle » et cela sera de pire en pire.

 

Hormis l’explication du « terrorisme », l’Afghanistan est sans doute un terrain d’affrontement « géostratégique ». La présence des forces françaises là bas serait donc de se placer dans cette échelle géostratégique. Pourquoi pas. Il me se semble utile que nos soldats le sachent : « vous êtes exposés pour que dans les décennies à venir le France continue à être prise au sérieux dans les relations internationales (par nos alliés et par les autres) ».

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 15:10

J’ai été élevé dans une philosophie « paysanne » de l’effort. C’était dans une société moins opulente que maintenant. Ainsi, pour obtenir quelque chose, il fallait faire des efforts. En retour cet effort donnait de la valeur aux choses. C’était cause de frustration de ne pas pouvoir obtenir « tout, tout de suite ».

En corolaire, il me semblait que les « productifs » devaient être « les plus influents » dans la société. Et au sommet de tout cela, les ingénieurs qui permettaient cette production étaient les dirigeants du monde.

 

Il est probable que dès cet époque, cette vision n’était déjà plus pertinente. En tour cas, la situation a bien changé (au moins dans une partie « occidentale » du monde). Je fais les constats suivants.

Il s’est développé de façon assez large parmi la population un « refus des contraintes ». Les gens (dont je fais partie) ne veulent plus attendre, ils n’admettent pas de ne pas obtenir les biens et services convoités. Cela doit être rapide et sans effort : c’est l’image du « presse bouton ».

Il se trouve que les succès de l’ingéniérie ont rendu possible une production de masse (et plutôt de qualité). Ce qui semblait extraordinaire jadis est devenu banal, « allant de soi ». (Presque) tout le monde a oublié la somme d’effort, d’inventivité, d’énergie qu’il faut pour produire ces biens. En corolaire, le monde productif est devenue de « seconde zone ». Les productifs ont cédé la place aux commerciaux. Peut être que ceux-ci sont en train de se faire doubler par les juristes. C’est somme toute le cheminement de la société américaine.

 

Alors, de la nostalgie, de la rancœur ?

 

Ses réflexions viennent en appui de diverses autres considérations.

Tout d’abord, il y a les conseils concernant l’orientation de mes enfants. Dois-je les engager vers l’ingéniérie ou les sciences?

Ensuite, il y a un pronostic sur cette « société d’enfants gâtés » qui ne connaît pas la valeur des choses. Je parie que cette situation ne durera pas. Le retour à la réalité risque d’être douloureux. Peut-on l’anticiper ?

Enfin, cela conduit à se poser la question de la légitimité du pouvoir. Hormis les « possédants » (cette classe quasiment fermée qui de tout temps à diriger les choses pour son intérêt), il y a toujours eu un « groupe social » dont l’influence est prépondérante sur la société (militaire, religieux, ingénieurs, commerciaux, juristes). Quel sera le prochain ? Peut on vraiment évoquer une légitimité en la matière ?

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 17:00

ARTE a diffusé un série documentaire sur la seconde guerre mondiale « WAR ».

 

L’épisode évoquant le débarquement en Normandie m’a amené à une remarque frappante.

Le lendemain de ce débarquement, les journaux américains titraient « INVASION ». J’ai vérifié, « invasion » (en anglais) cela veut bien dire « invasion » et non « débarquement «  ou « libération ».

 

Le choix de ce mot ne me semble pas anodin. L’état d’esprit US était d’envahir l’Europe occupée.

 

A ma connaissance, jamais aucun commentateur ou historien français qui évoque cela ne dit que les américains ont envahi l’Europe.

 

Je pense qu’on voit là l’indice de la profonde divergence France/USA sur cette affaire.

 

Si le Général de Gaulle doit être loué, ce n’est pas pour avoir « libéré la France des allemands ». En effet ce n’est pas ni le premier des libérateurs, ni le plus efficace. De ce point de vue, son action est plutôt marginale. Par contre, son action a été déterminante pour « libérer la France de l’occupation américaine ». Sur cet aspect, on lui doit tout. 

En sus, il a construit ensuite le mythe de la «France qui a gagné la guerre ». Cela c’était peut être de trop.

 

En ces temps d’occupation irakienne, ce genre de constat me semble éclairant.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 10:12
Les commentaires (francophones) sur la situation des pays du monde distinguent les pays en 2 camps : il y a les pays démocratiques et les pays non démocratiques.
Le corolaire de cette définition est qu’ils situent la France parmi les pays démocratiques.
 
En conséquence, nous avons bien de la chance et nous n’avons pas à nous plaindre.
 
Je considère qu’il s’agit là d’une vision simpliste des choses.
 
Le caractère démocratique d’une société n’est pas si facile à définir. La direction de base est que la conduite des « affaires » est rapportées le plus possible de « tout un chacun ». Bref, c’est lié à la responsabilité de chacun et à sa liberté. 
Il y a longtemps que l’on sait qu’il existe de contraintes « structurelles » pour la gestion d’une société et qu’il n’est pas bon de trop laisser faire dans cette direction. En effet, ce serait l’anarchie. On sait que les situations anarchiques sont instables et sources de maux.
 
En conséquence, la caractérisation d’une société est multidimensionnelle. On y trouve, des dimensions de liberté individuelle, des dimensions de responsabilités, des dimensions de solidarité, des dimensions de puissance collective, des dimensions de taux d’occupation des ressources, ….
L’axe « démocratique » n’est qu’un axe parmi cet ensemble multidimensionnel.
Je ne crois pas que les sociétés du monde ne se classe pas nettement en 2 cas selon cet axe. Le découpage « manichéen » en société démocratique / société non démocratique est donc faux est surtout générateur de confusion.
 
En effet, je prétends que la situation de la société française actuelle est largement perfectible sur l’axe de la démocratisation. L’amélioration est possible mais elle implique de commencer par reconnaître la situation médiocre du système actuel. Je crois enfin que ce n’est pas parce qu’il existe pire que cela constitue un excuse pour ne pas chercher à faire mieux.

Partager cet article
Repost0
20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 09:52
Le rapport Attali a suscité bien des commentaires. Je n’en rajouterais pas sur le contenu (que je n’ai pas lu).
 
Avec le recul, je m’interroge plutôt sur l’existence même de ce rapport.
 
En effet son thème est « débloquer la croissance ». C’est un thème de campagne électoral. Il y a eu une double campagne en 2007. Il est assez étrange qu’une fois élu, N Sarkozy ait commandé ce rapport comme s’il n’avait pas des propositions en la matière. Si la commande est sincère cela signifierait que N Sarkozy ne sait pas ce qu’il doit faire en matière de politique économique !
 
Bien que la compétence de N Sarkozy soit douteuse, je juge que lui et son équipe n’en sont pas là. La seule solution rationnelle est donc qu’il s’agit d’une agitation médiatique (une affaire de communication politique). Ce rapport n’est qu’un chiffon rouge, le lien entre ce rapport et la politique du gouvernement est nul. Bref, pas de quoi fouetter un chat.
 
Remarque : je ne ferais pas la même analyse concernant le rapport « Balladur » concernant les institutions. En effet, les institutions méritent effectivement un plus large consensus. C’est un thème électoral de second rang. Il y a donc une raison de commander un rapport « apaisé » sur cela.
 
Partager cet article
Repost0
1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 10:53
Chez moi, je dois posséder plus d’une dizaine de transformateurs. Il s’agit d’une accumulation au fil des ans de transformateurs venant en complément d’un achat. Je n’ai pas vérifié, mais il est probable que tous ces transformateurs fonctionnent.
 
La fabrication (et la livraison) de ces transformateurs consomme des ressources. Il y a donc un certain gâchis.
 
Je n’ai pas l’impression d’être un cas isolé. Au contraire, le monde est rempli de transformateurs non utilisés ou sous-utilisés.
 
Ces transformateurs modifient la tension 220 V (en France) pour une basse tension (12 V ou 20 V). La puissance disponible n’est pas forcément la même (il y a des petits et des moins petits).
Malgré tout, il semble possible de standardiser cela en un très petit nombre de cas de figure (mettons 4). Nous n’aurions donc plus besoin que de 4 transformateurs polyvalents.
 
Le summum est atteint par les chargeurs de téléphone portable. En effet, les prises de branchement ne sont pas compatibles d’une marque à l’autre (et peut être d’un modèle à l’autre). Cela m’étonnerait qu’il y ait derrière cela de véritable contrainte technique.
 
Mais que fait donc le Grenelle de l’environnement pour imposer des normes dans tout cela ?
 
Quelqu’un m’a demandé récemment si un transformateur branché sur le secteur et qui ne « charge pas » consommait du courant. J’ai répondu qu’il me semblait que non (je crois que l’impédance de la première bobine fait comme si le circuit était ouvert). Mais peut être me suis-je avancé. Y a-t-il un scandale de la consommation « passive » de tous ces transformateurs ?
 
Enfin, les transformateurs ne sont pas forcément externes. Ils existent aussi dans la plupart es appareils « gris » (HIFI, Télévision, informatique). On pourrait imaginer un modèle ou chaque habitation dispose d’un transformateur basse tension unique et délivre celui-ci à tous ces appareils. Ces appareils étant « allégés » de leur transformateur interne (et leur coût réduit d’autant). Et donc la consommation de ressources réduites aussi.
 
On peut toujours rêver non ?

Partager cet article
Repost0
6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 08:21
Ce matin, j'ai eu l'impression de rajeunir de 20 ans. 

Il était question du procès de l'affaire de "l'hormone de croissance". J'en entendais parler à la radio dans les années 80. Il parait que l'instuction a duré 17 ans !

Récemment, une autre affaire m'avait semblé me faire remonter dans le temps : celle du sentier. Après avoir écouter les précisions, il s'est avéré qu'il s'agissait de "l'affaire du sentier 2". C'est à dire qu'elle ne remontait pas au début des années 90 mais à 2000 : 8 ans seulement !

Je m'étonne que personne ne proteste contre ces délais scandaleux ! Pourquoi pas 50 ans ?
Partager cet article
Repost0
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 09:25

Nous nous orientons donc vers une ratification du traité de Lisbonne par voie parlementaire. Le traité de Lisbonne est quasiment identique au traité "contitutionnel". Ce traité constitutionnel a été rejeté par une nette majorité après une débat important.
Cette pratique revient a dénier le pouvoir (la légitimité) de l'expression populaire.

Le fait que N Sarkozy ait été élu par cette même expression populaire n'est pas une excuse. En effet, il est plus que douteux que N Sarkozy ait été élu parce qu'il allait procéder à la ratification du traité.

C'est là une autre illustration de cette démocratie sous tutelle ou de ce "despotisme élcairé" qui nous régit et dont les instance européennes sont encore plus représentatives.

C'est ce que j'avais découvert à l'occasion de la lecture de l'ex traité de 2005  et des recherches associées. Je partage dans une large part l'analyse qui a été faite dans le site d'étienne Chouard : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/.

Rien de nouveau me direz-vous ? Peut être en effet que j'étais bien naïf de croire que nous vivions en France en démocratie.

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 17:04
En ce moment, des informations font état du fait que « l’Europe »  réussit à obtenir les objectifs du protocole de Kyoto et à réduire son CO2.
 
De mémoire, « Kyoto » c’est une réduction par rapport à 1990. Comme j’ai vécu en France pendant tout ce temps et que je n’ai rien vu de notable en la matière, je suis intrigué. Je me suis donc lancé dans la vérification de cette « affirmation médiatique ».
 
Par où commencer ?
Il indique que l’évolution est entre 1990 et 2012. D’autre part l’objectif pour l’Union européenne (les 15 d’alors) est de -8%. La répartition des objectifs par pays est inégale.
Dans wikipedia, on trouve aussi 2 tableaux (émission de CO2 par pays et par émission/hab par pays). C’est assez éclairant sur le caractère « vertueux » de certains.
 
Agence de l’environnement européen
Annual European Community greenhouse gas inventory 1990-2005 and inventory report 2007
Il apparaît plusieurs éléments.
Tout d’abord la base est l’Europe des 15 (baisse de 1,5 entre 1990 et 2005). Pour l’Europe des 27, la baisse est plus spectaculaire (-7,9%). Cela est dû à ce qui est arrivé à ces « pays de l’est ». D’une part leur utilisation de l’énergie était inefficace, et d’autre part ils on subit une restructuration « de cheval ». C’est aussi l’une des raisons qui fait que l’Allemagne (qui inclut l’Allemagne de l’est) présente une baisse importante (on le voit aussi parce que la baisse à lieu au début des années 90 au moment où l’Allemagne « digère » la réunification). Nous n’avons donc à considérer que l’Europe des 15.
 
Ensuite, il apparaît clairement que la baisse à lieu au début des années 90 (jusqu’à 94). Depuis, cela oscille. Nous avons donc réussi à stabiliser l’augmentation. La situation en 2005 laisse peu d’espoir que l’objectif de -8% sera atteint (sans manipulation particulière) en 2012.
 
La situation de la France est à -0,5% pour un objectif de 0% (on avait bien négocié). Cela correspond à ma perception.
 
Le calcul des émissions des équivalents de CO2 est compliqué du fait des gaz complémentaires (CH4, N2O, HFC, PFC, SF6). Le tableau ES3 pour le CO2 montre que l’UE15 est passé de 3135 à 3164 « Tg ». C'est-à-dire une légère augmentation. Ce sont les autres émissions (plutôt non énergétique) qui ont permis la réduction.
A noter l’apparition du sigle LULUCF (land use and land use change and forestry). Cela reste assez mystérieux.
 
En conséquence :
-          L’UE15 n’a pas amorcé la transition énergétique
-          L’atteinte des objectifs de Kyoto ne sera possible que par le biais des «achats de crédit d’émission » prévus dans le protocole.
-          On est plutôt dans l’échec et on fait croire que c’est un succès.
-          Malgré cet échec, on force la dose pour 2020.

 

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 09:05

J’ai fait un rapide « tour d’horizon » de la question du « dossier nucléaire iranien ». Je ne prétends pas l’avoir épuisé. J’ai conscience que sur ce dossier (comme sur bien d’autres), l’information dont je dispose (comme citoyen « moyen ») est largement lacunaire.

 

Mais je suis parvenu à mettre le doigt sur ce qui m’irritait.

 

Mon opinion est anti guerre alors que l’attitude de « mon gouvernement » est devenu « pro guerre ». Ce nest pas réjouissant.

 

Surtout, c’est l’absence d’argument, de raison, de motivation pour « y aller » qui me semble extravagante. Un tel vide face à un tel enjeu est sidérant.

 

Enfin, c’est l’absence de réaction vis-à-vis de ce « hiatus » qui est choquante.

 

 

Voilà, je l’ai dit. Cela ne change rien mais ça va mieux.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : je blogue, donc je suis
  • : Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
  • Contact

Recherche

Archives