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9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 09:50

Finalement, les aspects moraux ou légaux de la politique internationale sont ils bons ?

 

 

De « mon point de vue », il me semble que l’aspect primordial est l’intérêt de mon « équipe » : c'est-à-dire qu’étant français c’est l’intérêt de la France.

 

 

Il y a donc une crise «iranienne ». Elle se situe loin. Au milieu d’une région en crise. Elle concerne un pays producteur de pétrole.

 

 

Quel est l’intérêt de la France d’aller ou de ne pas aller dans cette galère ?

 

 

Je vais tenter quelques arguments

 

Pour aller sur cette galère

 

- Affirmer la « puissance de la France » (sans rire ?)

 

- Sauvegarder la paix (en faisant la guerre ?)

 

- Sauvegarder l’accès au pétrole (est-ce le meilleur moyen ?)

 

- S’approprier le pétrole, c'est-à-dire avoir un gouvernement « ami » en Iran qui nous ouvre des contrats d’ami (ce n’est pas l’intérêt de la France, c’est celui de Total, c’est une nuance d’importance. Est-ce réaliste ?)

 

- Protéger Israël (quel est l’intérêt pour la France ?)

 

- Instaurer une démocratie en Iran (sans rire ?)

 

- Renouer des liens forts avec les USA (qu’est-ce qui est en jeu concrètement ?)

 

- Empêcher la prolifération nucléaire (soit, mais il faudrait plutôt s’attaquer aux causes : pourquoi l’Iran éprouve-t-il ce besoin ? Pourquoi tolérer que l’Inde, le Pakistan et Israël s’en soit doté ?). En tout état de cause, la France ne peut agir seul sur ce dossier. Il faut aussi admettre que ce principe de non prolifération implique que la France s’engage à se défaire à terme de son arsenal nucléaire : est-elle prête à le faire ?

 

- Autre ? Les articles des « va-t-en guerre » que j’ai pu lire ne me fournissent pas d’autre argument.

 

 

Contre

 

-         Les coûts financiers et humains.

 

-         L’image de la France auprès des musulmans serait dégradée. On risque de générer de l’hostilité et du terrorisme, des pertes de marché.

 

-         L’effet de « l’état de guerre » sur la société française nuit à l’épanouissement (orientation budgétaire, état d’esprit, limites de liberté, propagande militariste,…).

 

 

Au bilan, je reste fortement opposé. Si j’étais marchand d’arme, j’aurais sans doute des raisons personnelles d’être pour…

 

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7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 09:09

Si l’on considère la crise iranienne sous l’angle du droit, l’avantage moral de l’Iran s’estompe.

 

 

En effet, l’Iran est signataire du TNP et il doit le respecter.

 

 

Mais cette considération n’est pas un argument absolu.

 

Premièrement, l’Iran peut aussi « rompre le contrat ». Dans ce cas, l’argument devient alors caduc.

 

Deuxièmement, le TNP est un contrat dans les 2 sens. Il  est assez complexe. Mais l’Iran peut aussi faire valoir que des obligations des «grandes puissances » n’ont pas été respectées.

 

Enfin, le droit international est malheureusement très largement imparfait. C’est un domaine, où il y a au moins « deux poids deux mesures ». Pour citer quelques exemples : les USA peuvent se permettre une guerre « illégale ». Israël peut narguer l’ONU pendant quarante ans. On est dans le « droit du plus fort » où certains états sont « juges et partis ».

 

Bref le droit international devrait être remis à plat, surtout après la catastrophique guerre de 2003.

 

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 09:03

Si l’on considère la crise iranienne sous l’angle moral, l’avantage semble plutôt dans le cas iranien.

 

En effet, c’est un pays « assiégé ». Il a dû subir une guerre terrible contre l’Irak (il a été l’agressé). Les grandes puissances ont aidé son ennemi lors de cette guerre. Il est dénigré au niveau mondial par la première puissance du monde. Il est sans doute hyper espionné tant de façon électronique que par des sections spéciales sur le terrain. Il est en butte à l’hostilité manifeste de la part d’Israël, Israël possédant l’arme atomique.

 

Ce pays est l’héritier d’une très vieille nation : la perse (même si la population actuelle ne relève pas exclusivement de cette ethnie). Il a été colonisé. La décolonisation a laissé une emprise britannique longtemps très importante. Il a fallu un « coup de force » avec la nationalisation des sociétés pétrolières pour en sortir. Il y a eu un contentieux important avec la France sur la technologie nucléaire : la France n’a pas remplit sa part du contrat (du fait de la révolution). Bref, il a des griefs légitimes envers une partie des grandes puissances.

 

Ce pays estime être en droit de se défendre. L’arme nucléaire fait partie de la panoplie de défense. Ce n’est pas les grandes puissances (et surtout la France) qui peuvent dire le contraire.

 

Si l’on considère l’actualité récente, les états unis et ses alliés ont apportés la chaos à ses frontières.

 

 

Sous un aspect moral, l’Iran est donc « dans le bon camp ».

 

 

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 09:09

Le discours ambiant tend à nous faire avaler une intervention armée contre l’Iran. Le nouveau gouvernement français et le chef de l’état réoriente sa politique dans un suivisme (jusqu’à précéder) de la position américaine.

 

Il y a quelque chose qui m’irrite dans ceci. Grattons un peu...

Il est difficile de se défaire d’une vision morale de la politique internationale. C’est ce qui nous est généralement présenté dans les « informations ». Les palestiniens sont gentils, les russes et les chinois méchants, les indiens sont sympathiques, les iraniens sont dangereux, les américains sont des benêts…

 

Bref cela ne fait pas beaucoup progresser la connaissance. C’est vrai que je caricature et que parmi la totalité des articles, on trouve des analyses pertinentes (froides).

 

Si l’omniprésence ou simplement la prépondérance d’une lecture morale de la politique internationale semble néfaste, on peut toutefois se demander si elle doit être banni complètement où si il peut en rester un peu.

 

Je fais un premier constat. La morale est une affaire individuelle. Les collectivités (qui ont beau être des personnes morales) me semblent amorales. Je n’ai pas connaissance de ce que serait la morale d’une collectivité. Il y a peut être là des travaux d’exploration important. L’une des difficultés est que la notion de collectivité est hétérogène.

 

Si elle n’a pas de morale, une collectivité est tout de même tenue de respecter la loi. Enfin, une collectivité s’insère dans un ensemble et a une réputation.

 

Parmi les collectivités, il y a les nations, les états et autres groupes importants au niveau international (les multinationales notamment). Ce sont les acteurs de la politique internationale. Les êtres humains qui s’agitent ne sont que les représentants, les dirigeants ou les porte-parole de ces collectivités (qui bien évidemment ne peuvent pas s’exprimer « toutes seules »). Ces individus eux, sont tenus par la morale humaine.

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 08:31

Malgré, les catastrophes médiatisées, il y a peut être de l’espoir

J’ai notamment trouvé cela : http://www.humansecurityreport.info/content/view/28/63/

 

Cela concerne les guerres depuis la seconde guerre mondiale. Je dois dire que la tendance montrée m’a surpris. Le contenu est nuancé et n’est pas à prendre abruptement. Mais on peut considérer qu’il constitue un indicateur de gentillesse dans ce monde de brutes.

 

On peut voir que la France se situe en seconde place des nations belliqueuses. Ce qui, pour quelqu’un qui connaît l’histoire, n’est pas si étonnant. Cela par contre, relativise le mythe de « la France-la-patrie-des-droits-de-l’homme ». Cela rend d’autant plus débile l’accusation américaine de pacifisme accolée à la France au moment de l’entrée en guerre en Irak.

Ah, que je souhaiterais que la France soit plus pacifique !

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26 juin 2007 2 26 /06 /juin /2007 17:16

Une des raisons pour lesquelles l’alarmisme climatique me gêne est que cela détourne de vrais problèmes planétaires.

 

A mon sens, pour le 21ème siècle il y a de vrais dangers. Je vais les évoquer brièvement (sans prétention d’exhaustivité).

 

En premier lieu, il y a un risque de conflit nucléaire. Depuis la seconde guerre en Irak, ce risque important. En fait, il me semble improbable que l’humanité sorte du 21 ème siècle sans passer par un conflit de ce type. Peut être que ce conflit restera cantonné. En tout cas c’est là un problème sérieux. Il se traite par la non prolifération mais aussi par un désarment nucléaire généralisé et enfin par le traitement des sources de conflit.

 

Ensuite, il a le problème de l’explosion démographique. Certaines projections donneraient un palier de 15 milliards d’habitants pour la population mondiale. Il y a de l’incertitude ici, mais malgré tout l’inertie démographique est telle que l’accroissement est certain. Cela est la source de problèmes gigantesques. Il s’agit notamment des ressources (foncier, énergie, matières premières, nourritures). Mais il s’agit aussi de la qualité de vie (santé, éducation, épanouissement, sens de la vie,…). A ce titre, les religions classiques qui prônent des politiques natalistes sont criminelles.

 

Il y a encore un risque « biologique ». Il est possible qu’une épidémie majeure ait lieu. Elle peut être naturelle, accidentelle (provoquée par l’homme) ou causée par un conflit. Si ce n’est une épidémie, le risque biologique peut porter sur des animaux ou des cultures et générer une crise alimentaire majeure. Après tout, la période d’abondance alimentaire que les pays développés connaissent actuellement est vraiment une exception dans l’histoire. Les OGM sont à la fois une cause d’augmentation du risque et un espoir de solution.

 

Voici 3 dangers majeurs qui guettent l’espèce humaine. Ils sont graves et avec une probabilité d’occurrence significative.

 

Il y a d’autres risques.

Les risques géologiques : quasiment certains mais de gravité globale réduite (2 millions de morts pour un tremblement de Terre majeur par exemple).

Les risques astronomiques : potentiellement anihilateur mais de probabilité infime.

Les risques météorologiques : grosso modo comme d’habitude. Ils sont amplifiés par l’accroissement démographique, l’extension géographique et par l’investissement matériel (plus d’infrastructure => dégâts plus coûteux).

Le risque social. On peut imaginer une société mondiale « de classes ». Il y aurait une élite et des pseudos esclaves, avec ou non un classe intermédiaire. C’est quasiment déjà le cas. Cela ne « tue » pas, mais c’est assez inquiétant.

Le risque d’une dictature ou pseudo dictature mondiale. Celui-ci me semble.

Bref, dans cette litanie, j’ai vraiment du mal à introduire le risque climatique. Il ne me semble ni probable ni inquiétant ! Voilà pourquoi braquer les projecteurs sur ce thème est une manipulation.

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 08:52

Concernant le « réchauffement climatique », mon opinion est que nous avons affaire là un matraquage et pas à de la science. Ce thème est assez illustratif pour mes réflexions sur la vérité.

 

Tentons de revenir aux faits. Il y a l’atmosphère terrestre. A la surface, en chaque point de la Terre, cette atmosphère à une température (concept scientifique bien établi). En faisant la moyenne sur La Terre, on peut calculer théoriquement une température moyenne, en en moyennant sur l’année, on une indication du climat de l’année sur la globalité de la Terre. Ces deux moyennes sont mathématiquement concevables mais pratiquement inatteignable : nous n’en avons que des valeurs approchées. On postule, que cette grandeur (la température moyenne globale annuelle) est un bon indicateur du « climat constaté ». Ceci semble raisonnable mais mériterait d’être confirmé. Pour le confirmer, il faudrait du temps (plusieurs années) et une démarche (qu’est-ce que le « climat constaté ?).

Le réchauffement climatique, c’est de prédire que cette valeur va croître durant 100 ans. Comme, on admet des variations annuelles, c’est plutôt la moyenne décennale qui doit être considérée (encore une moyenne !). Bref, la prédiction dit que la moyenne 2091-2100 sera au moins supérieur de 2 K à la moyenne 1999-2000. Les humains vivants en 2100 pourront constater de la justesse ou non de la prédiction. Ce sera vrai ou faux. Si c’est vrai, les hypothèses conduisant à cette prédiction seront étayées (cela reste faible pour une preuve), sinon, elles seront fortement remises en cause (on ne pourra pas non plus les exclure absolument). C’est dissymétrique : en effet, il faut de nombreuses prédictions justes pour valider une théorie qui se veut générale.

Bref, il va falloir attendre. Alors, en attendant, quelle est la valeur de vérité de cette prédiction ?

 

En l’état de mes connaissances, j’estime que la valeur de vérité est nulle. Nous ne sommes pas dans une situation où c’est la vérité qui est en jeu. On peut considérer que la prédiction est le même que celle du joueur qui après plein de calcul prédit que le ‘27’ va sortir la fois suivante à la roulette. Tant que le tirage n’est pas fait, on ne sait rien : la question est « le croit on ou non » ?

 

Si nous ne sommes dans un contexte de vérité, nous sommes par contre dans un enjeu de pouvoir. Il est certain que certaines forces se sont emparées de cet enjeu climatique pour promouvoir leurs positions. On peut par exemple considérer que c’est un moyen pour les pays « anciennement développés » de faire un « croche pied » aux pays « émergents », la Chine en tête. (Bouh la vilaine, vous avez vu tout le CO2 qu’elle émet !). Là ce n’est plus de la roulette mais du poker. Sans doute que l’industrie nucléaire a vu ce thème surgir comme un miracle : il parait improbable qu’elle ait créé le mythe, mais elle sait l’exploiter.

L’un des points qui me semble poindre est l’opposition « géologue / climatologue » sur la question. Depuis Wegener, on savait les corporations « en froid ». C’est un autre épisode de la confrontation. Les géologues doivent enrager : Alors que les risques géologiques sont avérés, qu’ils tuent bon an mal an de l’ordre de 100 000 personnes, qu’après des siècles de tâtonnement, la géologie sort enfin de l’obscurantisme pour devenir une science « fiable », voilà qu’elle se fait doubler médiatiquement par ces clowns de climatologues ! A ce propos, j’ai personnellement constaté que les média ont été tenté d’amalgamer le tsunami de 2005 (catastrophe géologique) avec le réchauffement climatique.

Je manque malheureusement d’informations, mais il me semble qu’il y a là un domaine d’exploration extraordinaire : comprendre « les forces en présence » et comment on en est arrivé à la production de ce myhte. Du travail pour les historiens futurs ?

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 09:22

Sur « le monde », j’ai lu que l’UMP retire son candidat arrivé en seconde position derrière François Bayrou. C’est là l’illustration d’une manœuvre politicienne. Entendons nous bien. L’UMP a tout à fiat le droit de faire cela.

Ce que je trouve contradictoire c’est que « l’UMP » défende le scrutin majoritaire avec comme argument : « cela évite les manœuvre de parti » (pour former des coalitions).

Hors, le scrutin majoritaire actuel n’est pas exempt de la critique. Puisque au cas par cas, les partis peuvent laisser ou enlever des opposants, donc « manœuvrer » (et je ne parle pas du parachutage, ni du fait que dans une circonscription de 100 000 p le candidat est généralement inconnu).

 

La véritable raison pour laquelle l’UMP défend le scrutin majoritaire c’est parce que celui-ci l’avantage. En fait, il est assez improbable que nous ayons des changements en la matière parce que le parti qui parvient à obtenir la majorité cherche plutôt des techniques pour la conserver que de lancer une réforme qui rééquilibrerait les choses et donc remettrait en cause sa prééminence.

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 09:21

Mes fils étant au collège, je me suis (enfin) amené à considérer le nombre d’heure de cours de ceux-ci. SI l’on prend 25 heures par semaine, il y a environ 35 semaines d’école. Cela donne 925 h de cours (théorique) par an. Je précise théorique car excédé par les répétition des cours non assurés, je les ai compté. Il y en a 11% ! Mais là n’est pas mon propos,

Je les oppose au nombre d’heures passées devant la télévision. La moyenne pour un enfant est environ de 3 h/j. Avec 365 j/ an, cela donne 1095 h/an.

Donc, le temps passé devant la télévision est supérieur au temps passé devant un professeur.

L’investissement collectif concernant l’éducation est important. Je considère que cet effort est partiellement saboté par les programmes de télévision. Il est étonnant de dépenser des milliards d’euro dans l’éducation et de laisser des sociétés de télévision au budget bien plus réduit, venir mettre à mal cet effort. Pour améliorer l’efficacité du système scolaire, il serait sans doute plus efficace et moins coûteux de remédier à cet état des choses. L’idéal serait que les programmes de télévision viennent appuyer (« éduquer, divertir ») l’effort d’enseignement.

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 08:59

Comme il n’y en avait pas eu depuis 12 ans, j’ai suivi le débat télévisé d’entre 2 tous qui opposait S Royale et N Sarkozy. Je l’ai trouvé inintéressant sur le fond mais très instructif sur la forme.

Je voudrais abordé plus précisément un moment du débat : celui où il a été question de l’énergie nucléaire. Je rappelle brièvement les faits :

S Royale comme une maîtresse d’école demande à son adversaire la part du nucléaire dans la production électrique.

On a le sentiment que N Sarkozy ne veut pas répondre (sans doute a-t-il balancé entre le fait d’apparaître comme l’élève ou le fait de « sécher »). Finalement, il dit « 50 % ».

S Royal dit qu’il s’agit de 18% et en rajoute : elle indique qu’il devrait être plus au fait des dossiers (plus compétent).

 

La part du nucléaire dans la production électrique est aux environs de 80 % (85,7% en chiffre 2006 pour EDF mais il n’y a pas qu’EDF). C’est une valeur atteinte depuis plus de 20 ans, qui n’a pas beaucoup changé. C’est une valeur qui sert de façon récurrent de publicité à EDF et qui n’est donc pas une affaire de spécialiste. On peut estimer qu’une large fraction de la population la connaît (à 10% près). C’est une information de culture générale.

Les 2 candidats étaient donc dans l’erreur. Par ailleurs, aucun des 2 journalistes présents n’a corrigé. Peut être que eux aussi l’ignoraient.

 

Voilà donc 4 personnes (qui sont « au top ») qui ne présente une lacune significative de culture générale. C’est assez fascinant.

 

Pour en revenir à l’affaire du nucléaire.

Selon le site « industrie.gouv », l’énergie nucléaire représente 41% de l’énergie produite en France en 2004. Selon « sortir du nucléaire », elle ne représente que 15 % de l’énergie consommée (tout en reconnaissant 75 % de l’électricité). « Sortir du nucléaire » ne donne pas ses sources. Avec leurs chiffres, l’électricité ne serait que 20% de l’énergie consommée. Cela me semble peu.

Ces chiffrages sont un peu abscons. La différence vient du fait que l’on produit plus d’énergie que l’on en consomme. Il y a des pertes. C’est de l’ordre de la moitié pour la distribution d’électricité. Mais dans tout processus énergétique il y a des pertes : même un chauffage au fioul ne présent e pas une efficacité de 100%. En fait, c’est encore plus compliqué : le processus de production d’électricité lui-même n’est pas efficace à 100 % : pour pouvoir consommer 1 kWh électrique, il faut en produire 2 et il faut « brûler » encore plus d’énergie (3 kWh ?) pour les produire. Cet te énergie est perdue dans la vitesse de sortie de l’eau des barrages, dans les rejets des centrales (qu’elles soient au fioul ou nucléaire).

 

On peut estimer que les 18 % dont parlait S Royal c’était la part de l’énergie consommée. Toutefois, c’est une notion assez délicat a expliquer : surtout dans un débat télévisé. Le chiffrage de 18 % n’est pas celui de 15 % trouvé. Quelle est la source ?

In fine pourquoi évoquer ces chiffres ? On voit bien la motivation de sortir du nucléaire. 75 % cela parait énorme alors que 15% c’est « petit ». Et donc cela leur permet de faire passer leur message : sortir du nucléaire n’est pas difficile, puisque ce n’est « que » 15%. Sans doute que S Royal voulait reprendre l’idée. Mais elle a dû oublier son texte. Ceci dit, dire 15% de l’énergie consommé au lieu de 75% de l’électricité ne change rien à l’affaire. Si l’énergie consommée reste sous forme électrique, il faudrait bien les produire ces 75 % (donc les 41% d’énergie produites soit 452 encore TWh).

 

Bref, on voit que sur une chose aussi bien établi que l’énergie (ah le premier principe de la thermodynamique !), et bien on peut générer de la confusion en triturant les chiffres.

J’essaie dans la mesure du possible de ramener en chiffre brut et dans l’unité SI de l’énergie : le Joule.

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