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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 09:06

En ces périodes d’élection, il se pose de nouveau le problème de la représentativité de l’assemblée nationale. A mon avis c’est l’un des nombreux problèmes de notre « système démocratique » : notre constitution est à revoir profondément.

Mais ici, je vais me focaliser que la question de la « représentativité ».

 

Les défenseurs de l’ordre établi mentionnent les déboires de IVème république. A cela j’oppose la longévité et la force de la IIIème république (il a fallu une déroute militaire pour en venir à bout). Mais ces exemples historiques ne sont pas pertinents : le monde bouge, les français évoluent et nos institutions devraient aller avec.

Une bonne représentativité implique d’appliquer la représentation proportionnelle : il n’est pas possible de le nier. Et même la proportionnelle intégrale. Le principal écueil de cela est la nécessité de dégager une majorité. Il est possible de concilier les 2 besoins.

 

Je vois par exemple la solution suivante :

-          Proportionnelle intégrale, le nombre de représentant d’une liste étant arrondi au chiffre inférieur. Le cumul des fractions va au vainqueur.

-          Un autre bonus pour le vainqueur : il recueille en plus tous les suffrages non exprimés.

-          Les votes blancs ou nuls sont des « sièges vides ».

 

Cette solution a plusieurs caractéristiques :

Le fait d’arrondir au chiffre inférieur restreint le phénomène de « multiplication des listes ». Le fait de donner une visibilité au vote blanc est important : c’est une attente légitime. C’est aussi une source d’économie potentielle. Le mécanisme correspond bien à la signification du suffrage non exprimé : c’est faire le choix de la majorité. La récupération du cumul des fractions et des suffrages non exprimés permet au vainqueur d’obtenir sa majorité (si ce n’est pas le cas, il sera obligé à une coalition, mais pourquoi absolument rejeter le principe de coalition ?).

 

Voilà un mécanisme de scrutin qui peut s’appliquer à la désignation de toute assemblée. Il est simple, logique, juste. Bizarrement, je n’ai jamais lu cette description ou quelque chose d’approché. A noter que l’élection n’a plus qu’un tour, ce qui est toujours plus d’efficacité. La désignation des listes permettra plus facilement de fournir la mixité (des sexes ou des « ethnies »).

Sans doute, qu’il n’est pas sans défaut. Je vois le problème de la désignation des listes et de l’ordre dans celle-ci. C’est une affaire de parti politique. Mais l’inconvénient ne semble pas rédhibitoire, il est déjà pratique par les parachutages actuels.

 

Qui en veut ?

 

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 09:39

En démocratie, on arrive rapidement à des choix binaires où l’opinion se partage en « 50/50 ».

Ainsi, le score de la dernière élection à 53/47 est considéré comme un écart très important (à 54/46, cela aurait une déroute, 52/48 et 51/49 sont des scores « serrés »). Bon, il y a eu l’exception de 2002. On peut considérer qu’une élection dans une démocratie « mature », a pour résultat «  5x/4y » proche de 50/50. Ceci est valable aussi pour les référendums. Est-ce normal ?

 

Cadrons le problème. Il est donné un choix entre une option A et une option B (on négligera le vote blanc, nul, et l’abstention) à une population numériquement importante. Qu’est-ce qui fait que le choix de cette population se répartit environ à 50/50 ?

En premier lieu, on peut imaginer que c’est dû au choix des options A et B (celles-ci et pas d’autres). Si en effet, le nombre de votant pour A est très supérieur à celui de B, c’est sans doute que la probabilité que A soit désigné est très supérieure à celle pour B. On peut savoir cela à l’avance, alors à quoi bon poser la question ? On peut estimer les probabilités de A et B par des sondages. Ils sont très efficaces sur des choix fermés comme celui–ci (entre 2 options) et à court terme. La population a beau être capricieuse, elle est prévisible dans ce contexte. Ainsi, on ne poserait que des questions dont le résultat est incertain.

Cela a beau être logique, cela ne semble pas être la raison principale. Tout d’abord, cela ne s’applique strictement que pour des référendums. D’autre part, celui qui pose la question pour un référendum préfère obtenir la réponse qu’il souhaite. Et pour cela, il a tout intérêt à poser une question dont le résultat est tranché. L’efficacité des sondages mentionnés plus haut ne fonctionne plus dans la durée : on en a eu l’exemple pour le référendum de 2005 (les sondages ne sont qu’une photo à un instant).

Si l’on considère que A et B représentent 2 candidats, le partage 50/50 provient peut être de l’aspect compétitif. Si l’on regarde le sport, la multiplication des compétitions tend à équilibrer le niveau (du fait d’une meilleure connaissance de l’adversaire, de ses pratiques,…). Ainsi, les forces en présence se débrouillent pour « être à niveau ». Comme ils sont 2 à le faire, le résultat tourne autour de 50/50. In fine, pour le candidat, il n’est pas nécessaire (ni sans doute souhaitable » de faire 60% ou plus : 50,001% suffit ! Le gagnant n’a aucun intérêt a être « trop fort ».

Cela parait anodin. Pourtant cela n’est pas sans effet sur le fonctionnement démocratique. Les forces en présence construisent leur proposition A ou B non pas de façon cohérente comme un projet propre mais en fonction de l’adversaire. Plus précisément A ou B vont reprendre ce qui marche chez l’autre (ce qui fait des voix). C’est la cause de ces programmes « patchwork » à géométrie variable que l’on peut constater.

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 09:09

J’approfondis encore un thème qui me semble important. Cela porte sur la source du pouvoir, le contrôle, les institutions.

Il me semble que le principe sous-jacent à toute organisation de la société (au sens large) est de permettre une évolution positive. Je vais tenter d’expliciter ce charabia.

 

Prenons l’exemple des espèces biologique. Il existe un principe qui guide leur évolution : « le principe d’évolution des espèces ». C’est le moteur essentiel de cette évolution : il n’est pas « piloté ». L’évolution est ce qu’elle est : il n’est question ni de bien ni de mal en la matière.

Transposons maintenant le problème à l’évolution d’une « société humaine » (L’humanité ou plus modestement, la société française). Ce n’est pas le principe d’évolution des espèces qui s’applique ici.  Lorsque j’évoque l’évolution de la société humaine, ce n’est pas d’évolution biologique dont il s’agit, mais de l’ensemble des questions qui relèvent du champ politique (les droits et devoirs, les interdits, la fabrication des biens, l’utilisation des ressources, …). L’humanité est constitué d’êtres humains : ces êtres humains ne sont pas complètement inconscients, il est possible de tenter de piloter cette évolution.

La première question qui peut se poser est la suivante : malgré le fait qu’il soit possible de piloter cette évolution, faut-il le faire ? Une approche vraiment libérale déshumanise ce pilotage. Ainsi, le libéralisme économique remet le pouvoir entre les mains d’une force aveugle : le marché (il s’agit là d’un authentique libéralisme et ce marché n’est pas manipulé par quelques potentats). Il y a peu d’authentiques libéraux. Les superstitieux ont tendance à remettre les choix dans le hasard, à la providence. Il y a peu d’authentiques superstitieux, le credo est plutôt « aide toi, le ciel t’aidera ». En définitive, en tant qu’être humain, il parait difficile d’abandonner cette tentative. De façon très majoritaire, l’opinion générale est de vouloir piloter l’évolution de la société humaine. Les limites de ce pilotage sont sans doute très nuancées mais on peu considérer que ce sont des choix de pilotage et non une remise en cause du choix de piloter.

Nous avons donc affaire à une société humaine et à son évolution dans le temps. Je pose le problème d’un point de vue « cybernétique ». Il se trouve alors que nous avons des inputs de pilotage. Ces inputs de pilotage ne sont pas la seule force d’évolution de la société : il y a les contingences (la nature, les lois sociologiques, le hasard ?). Par contre, ces inputs de pilotage sont les seuls sur lesquels nous (les êtres humains) avons prise. La question essentiel est alors : comment faut-il régler ces inputs de pilotage ?

C’est là qu’intervient ma réponse : le principe sous jacent est de permettre une évolution positive. Il reste encore à expliquer la notion d’évolution positive et finalement la notion de « principe sous jacent ».

La notion « d’évolution positive » est sans doute le contexte le plus délicat. Nous constatons une société qui évolue. Le problème revient à mesurer cette évolution et à trouver son orientation. Rien n’oblige cette mesure à être monodimensionnelle : en pratique, les indicateurs de l’état d’une société humaine comporte de nombreux paramètres. La notion d’orientation est vue fréquemment comme unidimensionnelle. Ceci revient à tracer un axe dans l’espace des paramètres et à considérer que les valeurs des paramètres doivent aller « dans ce sens ». Cette représentation est peu être trop schématique. Rien n’interdit de définit une fonction d’évolution sur l’espace des paramètre et d’imaginer que cette fonction présente des « maximums locaux » : dans ce cas il n’y a pas d’axe privilégié. A coté de ce problème « technique », la question de fond est de déterminer comment construire cette « valeur d’évolution ». On peut croire que c’est du bon sens et que cela « va de soi », les faits prouvent le contraire.  C’est donc un problème ouvert. Je suppose pour la suite que ce problème est résolu.

La fonction d’évolution étant définie, on peut juger si (localement) une évolution va dans le bon sens ou non. On peut remarquer qu’une évolution locale à court terme peut être négative mais que dans la durée, elle redevienne positive (franchir un creux pour retrouver un sommet plus élevé). Le principe sous jacent à l’évolution est le feed back entre cette évolution constatée et les inputs de pilotage. Si l’évolution va dans le bon sens c’est que les inputs sont plutôt bons et peuvent être conservés. Si l’évolution va dans le mauvais sens c’est que les inputs sont plutôt mauvais et doivent être modifiés. C’est l’équivalent du principe de sélection naturelle. Le problème est que le nombre de paramètres de l’état d’une société est très important et que le nombre d’input de pilotage l’est aussi. Il est donc délicat de « tout remettre en cause à chaque fois » pour un « petit problème ». De plus ce n’est pas parce que l’évolution va dans le bon sens qu’elle est optimum. La démarche analytique qui consiste à « isoler » une partie du problème peut s’appliquer mais elle est forcément limitée. En effet, une société humaine est un système dont les composants sont en interaction : la technique de décomposition finit par perdre son sens. L’ajustement fin des inputs de pilotage est donc un autre problème ouvert.

 

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 09:37

On évoque parfois la politique « politicienne ». La signification de cela n’est pas clairement arrêtée. Il me semble que cela évoque l’un des aspects fondamentaux de la politique.

Le premier aspect de la politique est celui du « quoi ». On y trouve, les idées (voire les idéologies), les pratiques, les décisions, les contraintes, les actions,… C’est le domaine « noble ». Cela devrait être le domaine exclusif de la politique.

Le deuxième aspect de la politique est celui du « qui et avec qui ». La politique étant incarné, cet aspect là ne peut pas disparaître. C’est celui qui alimente une bonne partie des gazettes. On y trouve le combat des chefs. Cela concerne aussi le problème de la désignation de tous les « responsables » (à tous les niveaux). Et tout cela est loin d’être neutre. Dans la conduite des affaires publiques, sans doute l’ordre de grandeur du nombre de personnes concernées est de 2 000 000.

 

La politique du quoi va dire par exemple que l’on va fusionner les directions de la DGI. La politique du « qui » va dire que telle ou telle personne va « dégager ».

Nos sociétés démocratiques sont relativement pacifiées. On parle d’alternance politique. Cela se passe de façon relativement modérée : on ne fusille plus, on ne coupe plus de tête (pour de vrai). Malgré tout, ces alternances ne sont pas sans effet pour les gens qui la vive.

Il me semble que la démocratie peut (et doit) progresser. Ce progrès a un indicateur : la prééminence sans cesse plus accru de la politique du « quoi » et l’amenuisement (vers la disparition) de la politique du « qui ».

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 08:32

Plutôt qu’une relation de clientèle, les élections devraient plutôt être le choix d’un contrat. Cela revient à désincarner la politique.

Finalement, plutôt que de désigner une personne qui reçoit mandat et qui généralement n’en fait qu’à sa tête, il s’agira de désignation une décision. Cela revient à fragmenter la conduite de la politique. On peut considérer que cela revient à multiplier les référendums. Pourquoi pas ?

Pratiquement, les techniques de la communication permettent d’accélérer ses « votations ».

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 08:34

J’ai déjà évoqué que le fait que les élus satisfassent des besoins particuliers est injuste et arbitraire. C’est l’approche clientéliste. L’électeur paie par son vote les services qu’il obtient. Cette pratique n’est pas saine.

En tant que citoyen, «mandant » de mes gouvernants, ne les connaissant pas personnellement ni ayant affaire à eux, le principe démocratique voudrait qu’ils me rendent des comptes (et pas une fois tous les 5 ans). Le vote n’est pas l’achat d’un service mais la contraction d’un engagement. Dans les organismes courants (association ou entreprise), ces mandats sont examinés tous les ans. Il existe la notion de quitus. Est-ce que cela est vraiment trop lourd pour le pratiquer dans les affaires publiques ?

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 09:41

Il y a quelques jours sur France Inter j’ai entendu une dame habitant Neuilly/Seine faire l’éloge de N Sarkozy. Elle relatait son expérience où en tant que maire de Neuilly, N Sarkozy avait agit pour satisfaire sa demande alors que cela n’était pas facile. Elle n’a pas voulu préciser de quoi il s’agissait.

 

Cela me semble illustratif d’un problème que je souhaite aborder. Celui de savoir si les élus doivent satisfaire la collectivités ou des individualités.

De façon pragmatique, les élus sont élus pas des « vraies» personnes (différentes entre elles) et il semble naturel qu’ils cherchent à les satisfaire individuellement. C’est d’autant plus vrai que la collectivité est petite. N Sarkozy n’est pas le premier ni le dernier à agir ainsi.

Si l’on prend du recul, on voit là qu’il y a une injustice. Pourquoi le maire de telle commune se préoccupera-t-il précisément de tel cas particulier ? Faire cela c’est au moins dépenser du temps (le sien ou celui de ses services), c’est sans doute aussi dépenser des moyens. Cela a un coût. A part pour une toute petite commune, un maire n’a pas matériellement le temps de s’occuper de tous les cas particuliers. Il y a donc ceux qui sont traités et les autres : voilà pour l’injustice. En effet tout le monde a des besoins, et souhaite obtenir quelque chose de la part de son élu. Sans doute, ces besoins ne sont pas pareillement légitimes, l’élu est seul juge. Ce genre de pratique est donc très répandu, injuste et arbitraire.

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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 09:39

Le concept de droite et de gauche (suite) : le paradoxe de robin des bois.

 

 

 

Rappel : « La différence gauche droite que l’on pense généralement se situe ici : la gauche veut un fort coefficient de redistribution alors que la droite le veut faible ».

 

 

 

Il est donc étonnant voire stupéfiant de constater que la gauche est globalement minoritaire.

En effet la structure des revenus est dissymétrique : il y a peu de gens qui gagnent beaucoup et beaucoup qui gagne peu. Donc un coefficient de redistribution important bénéficie à beaucoup de monde. Donc l’option « gauche » devrait être majoritaire.

A ceci, je vois 2 raisons premières et une autre raison « paradoxale ».

Premièrement, le schéma que j’évoque est simplifié, et la droite s’y entend pour brouiller les pistes.

Deuxièmement, tout ceci s’entend « à production égale ». Si la production n’est pas la même, le gâteau à partager est plus faible et l’avantage d’avoir un fort coefficient redistributif ne fonctionne plus. Le mythe répandu par la droite est de considérer qu’un fort coefficient de redistribution décourage les plus productifs et fait diminuer le gâteau. Cela devrait être démontrée et surtout mesuré. Malgré tout, ceci est cru.

Voici pour les 2 premières raisons « basiques ».

La troisième raison est paradoxale. C’est le paradoxe de robin des bois. La gauche perd lorsqu’elle réussit ! En effet, en pratique, la différence droite gauche se situe à la marge, le sujet économique est technique. En conséquence, il est difficile d’identifier ou se situe la frontière entre les perdants et les gagnants du processus redistributif : il y a une vaste zone d’indécision. Si la gauche exerce son action de façon efficace, elle transfert une part importante de la population de la case « défavorisé » dans la zone indécise. En conséquence, elle perd son avantage numérique.

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 13:09

Une dimension importante de la sphère politique est l’économie.

On peut poser le problème de façon suivante. Une entité (une nation par exemple) est constituée d’acteurs (les gens et les entreprises) qui produisent des biens et des services. D’autre part ces acteurs consomment des biens et des services. Comment assurer cette répartition ?

Une approche purement anarchique serait de laisser faire. Dans ce cas, on doit s’attendre à une chute importante de la production, et à l’apparition de zones de pénurie dramatique. L’anarchie est elle de droite ? Généralement on ne reste pas longtemps dans cette situation est l’on passe dans une organisation de type féodale.

L’approche féodale est émiettée. Chacun garde sa production moins une partie collectée par le « seigneur ». Le seigneur s’en sert pour lui-même (et ses sbires) et éventuellement pour traiter temporairement les pénuries.

L’approche « communisme complète » poursuit la collectivisation de façon totale. Toute la production revient à la collectivité. La collectivité redistribue aux acteurs en fonction de leurs besoins. Comme la collectivité est un abstraction, il faut qu’elle s’incarne : c’est la bureaucratie. Evidemment, c’est alors un lieu de pouvoir fondamental et les bureaucrates étant des êtres humains, le processus redistributif se grippe.

 

 

 

En pratique, nous ne sommes pas dans ces extrêmes. Il apparaît la notion de prélèvement obligatoire. D’autre part, le mécanisme moderne ne porte pas sur les biens et services mais sur leur valorisation : l’existence de la monnaie est devenue incontournable pour le bon fonctionnement de nos organisations économiques. Il y a 2 grandes variables en la matière : le taux de prélèvement et le coefficient de redistribution.

Le taux de prélèvement est simple à comprendre. Il vaut de 30 à 50 % dans les pays modernes. La distinction droite-gauche sur le sujet n’est pas absolue. La droite a tendance a vouloir un taux plus bas et la gauche un taux plus haut. Mais les qualificatifs ici sont plutôt « libéralisme / interventionisme ». Mon opinion en la matière est que dans la fourchette énoncée, la valeur du taux est acceptable : l’important c’est l’emploi qui est fait de ces prélèvements. C’est comme le débat public/ privé : la question est mal posée. Ce qui compte c’est le service rendu et l’efficacité du dispositif permettant de rendre ce service (il existe des administrations efficaces et des entreprises privées qui sont trop chères).

Le coefficent de redistribution est bien plus difficile à calculer. Il consiste à donner une indication sur la nature redistributive du système.  Parmi les prélèvements, l’impôt sur le revenu est plus redistributif que la TVA. Parmi les redistributions, le RMI est plus redistributif que les allocations familiales ou que les aides aux entreprises. A ma connaissance, il n’existe pas de cadre descriptif de cette question (c'est-à-dire un cadre mathématique basé sur des considérations statistiques). La différence gauche droite à laquelle on pense généralement se situe ici : la gauche veut un fort coefficient de redistribution alors que la droite le veut faible et à la limite nul (voire négatif ?).

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 08:53

Retour sur le concept de droite et de gauche.

 

 

 

Si j’en crois, les livres d’histoire, cette notion serait apparue au moment de la révolution française. C’était la réponse au problème posé par le placement des députés à l’assemblée. Il fallait éviter de mélanger les gens de tendances opposées, un accident est si vite arrivé ! C’est assez étrange que ce problème ne soit pas apparu plus tôt, dans le parlement anglais par exemple. Inversement, un placement par ordre aléatoire (ou par ordre alphabétique) aurait pu convenir et faciliterait le dialogue. Après tout, les députés sont sensés être des gens respectables et pas les premières brutes du coin. D’ailleurs, ils ne sont pas étripés dans le parlement mais à coup de procès et de guillotines.

Bon, toujours est il que l’on a placé à gauche les « plus révolutionnaires » et à droite ceux qui voulaient changer « le moins de chose ». Au fil du temps, comme la situation avait évolué « vers la gauche », à l’extrême droite ce sont retrouvés ceux qui voulaient « revenir en arrière » : les réactionnaires.

Tout ceci découle d’une vision monodimensionnelle du problème. Peut être était elle valable au 18 ème siècle (encore que j’ai des doutes et que c’est un simplification abusive). Toujours est il que cette projection sur une seule dimension pose largement des problèmes de nos jours. L’écologie est elle de droite ou de gauche ? Etre libéral est-ce être de droite ou de gauche ? Vouloir accorder le droit de vote aux enfants ? Vouloir restreindre l’immigration ?

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