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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 11:47

Le G20 du moment est l’occasion de faires quelques commentaires.

 

Tout d’abord, il se repose la question du « rapport final pré-rédigé d’avance » que j’avais évoqué le 30/01/09. Etrange paradoxe !

 

Sur le fond, il y a 2 thèmes en question. Le montant de la relance et la notion de régulation économique mondial. Je dois dire que mes médias courants n’ont pas donné beaucoup d’explication sur ces 2 dossiers. Il faut reconnaître qu’ils sont sans doute complexes. Je suppose que les journalistes ne les ont pas encore « compris ».

 

En ce qui concerne la relance, la situation est incompréhensible car les médias ont relayés depuis plusieurs mois des plans de relance aux chiffres astronomiques (et c’est quelqu’un d’habitué aux chiffres macro économiques qui parle). Bref on nous aurait menti ? Je peux aussi reprendre un critique « gauchisante » formulée ici ou là. Pendant des années, il n’y avait pas de moyens pour des projets « nobles et solidaires » (la faim, le SIDA ? le chômage, …) et tout à coup on débloque de l’ordre de 1000 fois plus (oui 1000 fois !) pour la banque ? Si cette critique est légèrement caricaturale, elle n’est fondamentalement pas fausse. C’est bien là la preuve de qui dirige véritablement le monde. En explorant différemment cette critique, je fais le constat que la solution est de redistribué des fonds via un système (et des acteurs) qui ont globalement failli. Cela revient à récompenser les « coupables ». Quite à dilapider des fonds, il y aurait d’autres solutions. Par exemple, donner mille dollars à tous les habitants de la Terre. J’ai du mal à croire que le circuit bancaire et le seul moyen de redistribution. C’est donc un choix.

 

On en vient maintenant à la régulation économique mondiale. Sur le principe, je suis d’accord. Mais il faut bien reconnaître que les exemples actuels de régulation mondiale ne plaident pas en faveur d’un tel mécanisme. On revient à un problème fondamental de pouvoir. A supposer qu’un « système de régulation économique mondial » voit le jour, il faudra savoir qui le dirige (et qui désigne le dirigeant) et quels sont ses pouvoirs. L’appropriation du sujet par les états n’augure rien de bon. En fait ce sujet est hyper ambitieux. Il mérite mieux qu’une décision à la va vite.

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 10:13

Il est beaucoup question dans l’actualité des « bonus », « primes » et autres « stock options » ces temps ci. La confusion du débat ne provient pas de la méconnaissance du sujet ou « d’erreurs » mais est un fait exprès. En effet, il est clair que des intérêts (sonnants et trébuchants) sont en jeu. Dès lors, la tactique du « nuage de fumée » s’impose.

 

En réaction à cela, mon idée est que si l’on veut vraiment lutter contre ses dérives et tous ces problèmes, plutôt que de faire une nième loi sensée encadrée les rémunérations, il faudrait rendre complètement transparente toutes les rémunérations de tout le monde (en France voire si possible en Europe et pourquoi pas au niveau de l’OCDE).

 

Cette « glassnost » aurait des avantages complémentaires.  Ce serait par exemple une aide dans la lutte contre les blanchiments en tout genre. CE serait surtout une source d’information globale permettant de connaître avec une bonne précision la répartition des revenus. Aussi, cela permettrait à chacun de se positionner dans la société. Enfin, les revenus abracadabrantesques ne seraient alors pas interdit mais sous les feux des projecteurs.

 

Qui en veut ?

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 09:50

Toujours dans le cadre de la fusion entre les banques populaires et les caisses d’épargne.

 

Celle-ci nous est présentée comme une bonne chose « allant de soi », permettant de construire le 2 ème groupe bancaire français : « Big is beautiful ».

 

On peut constater que la première étape de cette fusion a consisté à créer Natixis. Il est difficile de nier que cela a été un fiasco complet.

 

Je n’ai lu nulle part des analyses de la raison de cet échec.

 

En fait la situation ressemble à celle du joueur du casino : tant que le perd je joue. Cela ma rappelle un précepte shadock « en essayant continuellement on finit par réussir, donc plus ça rate, plus cela a des chances de marcher ».

http://web.univ-pau.fr/~puiseux/enseignement/Recreation/

 

J’ajoute qu’il me semble que les responsables de l’échec sont encore les acteurs de la suite. Bref, il y a vraiment une prime à la médiocrité.

 

Là encore, l’embryon d’analyse que j’effectue ici n’est effectué nulle part. C’est trop risqué ?

 

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 14:44

L’INSEE effectue un calcul compliqué de l’inflation via un indicateur d’indice des prix. Une très large majorité de personnes sont sceptiques vis-à-vis des chiffres publiés.

 

Je supposerais que le calcul effectué par l’INSEE est « de bonne foi ». Alors où est le problème ? Et tout d’abord que mesure cet indice ?

 

Cet indice est basé sur un panier pondéré et mesure l’évolution du prix de ce panier.

Il apparaît clairement que le choix de la composition du contenu du papier et du poids des « produits et services » compte largement.

 

Un aspect important réside dans le fait que les produits et services « changent ». Les voitures ne sont plus les mêmes, les ordinateurs non plus… Il y a une ambivalence entre le fait que (normalement) le produit ou service « contient plus » et le fait que de toute façon c’est devenu « la norme » (essayer d’acheter un ordinateur basé sur un 8086 qui est sensé valoir 10 euros !). Dans ce cas il n’y a pas véritablement baisse des prix (le produit n’existe plus) mais « hausse du contenu ». C’est un cas très fréquent. En effet, n’importe quelle entreprise commerciale ne peut pas supporter une baisse récurrent du chiffre d’affaire mais peut en donner « plus pour le même prix ». Remarque : ce plus est plus souvent du discours commercial qu’une réalité concrète.

 

Un autre aspect vient du fait que les « commerçants » cherchent au maximum à ne pas être comparable (justement pour que l’on ne puisse pas comparer les prix). Dès lors, il y a fatalement une approximation.

 

Un troisième aspect provient de l’évolution des modes de vie et des « besoin » ;

 

L’indice de l’INSEE se veut du point de vue du consommateur moyen. Le lien avec « tout un chacun » n’est pas évident. Nous somme autant de cas particulier qui avons un sentiment de l’évolution des prix (sauf si on s’astreint à une mesure genre INSEE). A ce titre, une enquête d’opinion serait un autre indicateur possible.

Si l’on prend la personne X et en cherchant à objectiver les choses, il importe que la pondération soit égale à la proportion des dépenses. Par exemple, pour un ménage, le loyer est souvent la part prépondérante des dépenses. Il y a aussi les impôts.

En sommant ce point de vue sur toute la population de X, ce qu’il faudrait compter ce sont les biens et services consommés (en rapport aux dépenses). On est dans un calcul qui s’approche de celui du PIB. Combien de kWh, de tep, de voitures particulières, de litres de vins, de coupes de cheveux…

 

 

 

 

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 14:37

Rappel. La monnaie a 3 fonctions : moyen d’échange, réserve de valeur et unité de compte.

 

On pourrait imaginer que les internautes adoptent une nouvelle unité monétaire. Appelons là le « trans ».

Certains internautes seraient « en surplus de trans » et d’autres en « déficit de trans ».

 

Ce serait un moyen d’échange pour payer les « services internet ». Le service serait par exemple l’accès à un site (chaque fois que je consulte). A l’inverse le fait de mettre un lien vers un site est un service pour ce site.

A condition de pouvoir « pointer » le solde de trans d’un internaute, cela peut servir de réserve de valeur.

Je ne vois pas d’obstacle à la fonction d’unité de compte.

 

Le problème est donc de pourvoir « pointer » le solde d’un internaute. Il ne fait pas de fraude, il fait avoir confiance dans les système.

Une première possibilité c’est la définitions de « transbanque » qui auraient pour fonction de pointer ces soldes. C’est envisageable, mais cela revient à transposer le modèle « hors internet ». L’avantage serait de pouvoir avoir une monnaie mondiale et un système « transbancaire » qui échappe aux états (éventuellement au fisc).  

 

N’y a-t-il pas une autre possibilité ?

Elle consisterait à une délocalisation complète du système. Ce serait un retour aux fondamentaux. Le fait que A rende un service à B et que B le « paye » crée une « dette » de B vers A (dB->A). Cette dette est « détenue » par A. Mais l’intérêt d’une monnaie est que A peut s’en servir pour « payer C ». Lorsque A utilise un service de C, il peut « mobiliser » les dettes qu’il possède (s’il en manque il y aura une dette dA->C). On supposera que la dette n’est jamais divisée (éventuellement en faisant de « coupures » de dettes). En définitive, la dette dB->A va circuler, on peut l’appeler dB. Elle s’éteint notamment lorsque B rend un service qui est payé par dB. Pour éviter d’attendre trop longtemps, on peut avoir un système de compensation où chacun présente les dettes qu’il détient pour éteindre les dettes qu’il a contracté (pour fluidifier, certains internautes pourraient se mettre contrepartie dans le cas où elle n’existe pas).

Le problème devient donc technique. Celui de l’authentification de ces dettes dB. Il ne me semble pas insurmontable.

 

 

Je me demande si cette idée relève du rêve ou du cauchemar.

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 14:31

Lorsqu’il s’agit de présenter le cours d’une action, il se pose la question de « quel cours prendre ».

En effet, ces cours varient au fil de la journée. Ces variations peuvent être significatives (comme dans le cas du chambardement boursier que l’on connaît).

Dans une vision « long terme » (plusieurs années), on peut aussi vouloir consolider les cours sur plusieurs jours (un mois par exemple) car le détail n’est pas important.

 

Alors quoi faire ? Il ne me semble pas que la solution soit de choisir parmi les cours « plus haut, plus bas, médian, ouverture, clôture,… ». Tout cela n’est pas une indication fidèle de ce qui s’est passé.

 

Justement, ce qui s’est passé, c’est une succession de transaction : l’échange de X actions au cours Y. Il apparait alors clairement que la meilleure « synthèse » (la plus fidèle, mais pas la plus facile à calculer) est de prendre le barycentre des cours pondéré par le nombre d’action. Somme (X*Y)/somme(Xx).

 

Dans cette même perspective, on sait qu’il y a des jours avec beaucoup d’échange et des jours avec peu d’échange. Il y a un moyen de le présenter sur le graphique : c’est d’utiliser l’axe des abcisses. Plutôt que d’avoir un axe linéaire (jour par jour), « l’épaisseur » de chaque jour peut être liée au volume échangé. Afin de rester lisible, une liaison logarithmique est sans doute souhaitable (sinon les grosses journées risquent de tout écraser). D’autre part, il y a unn choix à faire : faut il prendre le volume échange ou les capitaux échangés : il est sans doute préférable d’opter pour les capitaux.

 

A noter que cette réflexion est menée dans le cadre de présentation graphique d’informations financières. Mais elle est sans doute transposable à d’autres domaines. On peut penser notamment aux courbes de variations des paramètres météo (température, précipitation,….)

 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 14:30

La présentation des cours des actions ou autres produits financiers est une chose courante. En ordonnée, on trouve le « niveau de cours ».

Il se trouve, que cette ordonnée suit très majoritairement une échelle linéaire.

Or, il me semble que la communication serait plus fidèle avec une échelle logarithmique. En effet, passer de 10 à 12 euros n’est pas pareil que passer de 2 à 4 euros.

En pratique la valeur absolue de l’action n’est pas une notion très pertinente (en faisant des paquets de 10 actions ou en les divisant par 10, on peut multiplier ou diviser le cours par 10).

 

Sans doute que la « pertinence de l’information » n’est pas la priorité première des différents diffuseurs d’informations financière.

 

Remarque. Une action dont le cours a fait – 80% puis + 80% ne revient pas à son point de départ : elle ne vaut toujours que 36% de la valeur initiale !

Je me demande si cette considération « élémentaire » est toujours captée par certains commentateurs financiers.

 
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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 14:23

Après l'adoption du plan de sauvetage bancaire par le Congrès américain, vendredi 3 octobre, le coût des différentes mesures de soutien s'alourdit et devrait atteindre les 1 000 milliards de dollars (728 milliards d'euros). Une facture qui pourrait générer en 2009 "un niveau de déficit jamais atteint depuis la guerre", selon Michel Aglietta, professeur à Paris-X. Le déficit public américain doit déjà s'établir à 2,9 % du produit intérieur brut (PIB) pour l'exercice clos à fin septembre 2008, en raison de la baisse des rentrées fiscales, des crédits d'impôts aux ménages et de la guerre en Irak. L'Etat devra donc augmenter encore sa dette, qui était déjà en août 2008 de 9 645 milliards de dollars, soit 68 % du PIB.

 

Comment vont réagir les créanciers étrangers des Etats-Unis, alors que la moitié des emprunts d'Etat américains sont entre leurs mains et que le déficit des paiements courants s'élevait déjà à 5,3 % du PIB en 2007 ? Ces dernières années, les banques centrales, notamment des pays asiatiques et du Golfe, ont été au premier rang pour absorber les nouvelles dettes des Etats-Unis, permettant à l'Amérique de vivre au-dessus de ses moyens. Elles y avaient intérêt : la consommation américaine dopait leurs exportations. Le soutien financier des pays émergents empêchait le dollar de s'effondrer et de menacer la compétitivité de leurs exportations, ainsi que la valeur de leurs avoirs de change en dollars.

 

Les réserves de change mondiales sont passées de 4 174,6 milliards de dollars à la fin 2005 à 7 008,1 milliards de dollars à la fin juin 2008, selon le Fonds monétaire international (FMI). La part des bons du Trésor américains y reste prépondérante (plus de 62 % du montant des réserves dont on connaît la répartition par devise, et qui représente lui-même 60 % du total des réserves), même si les titres en euros ont gagné un peu de terrain (27 % du montant officiel).

 

Si l'on en juge par la première réaction des financiers, la confiance dans la signature de l'Etat américain ne semble pas pourtant aujourd'hui menacée : les agences de notation n'ont pas changé leur appréciation et le dollar a fait mieux que résister, l'euro tombant sous 1,40 dollar, le 1er octobre. Dans un contexte financier troublé, les titres émis par les Etats sont encore perçus comme un refuge.

 

Il est vrai que la taille de l'économie américaine et la puissance politique et militaire sur laquelle elle s'appuie rassurent. L'Euroland ne constitue guère une alternative à brève échéance, d'autant que l'économie du Vieux Continent est aussi très affaiblie. "Avec un ratio de dette publique sur PIB de 68 %, les Etats-Unis font jeu égal avec l'Europe. Même si l'on augmente ce ratio de cinq points, cela n'est pas un drame", dit Bruno Cavalier, économiste en chef de la société de Bourse Oddo. "1 000 milliards de dollars de plans de sauvetage ne remettront pas en question la signature de l'Etat américain. Même si c'était le double - je n'y crois d'ailleurs pas - cela resterait gérable", ajoute Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique et de la stratégie de la société de Bourse Exane-BNP Paribas. Le risque d'une dégradation par les agences de notation ne semble pas non plus inquiéter les économistes : "Pour évaluer la qualité de la signature d'un Etat, tout ne se joue pas simplement sur le ratio dette sur PIB, mais aussi sur le risque politique global ou la capacité à attirer des capitaux", dit M. Cavalier. Les Etats-Unis ne peuvent se comparer à l'Islande, dont l'agence Standard & Poor's a abaissé les notes, le 30 septembre, au lendemain de l'acquisition par l'Etat de 75 % de la banque Glitnir pour 600 millions d'euros, soit 5,9 % du PIB de l'île. Certes, les Etats-Unis sont financés par le reste du monde : les étrangers ont plus d'avoirs aux Etats-Unis que les Américains ne possèdent d'actifs à l'étranger. Mais les avoirs américains à l'extérieur sont tout de même "considérables" et rapportent des revenus, souligne M. Aglietta : "De ce fait, la dette extérieure nette des avoirs américains à l'étranger est encore un peu inférieure à 30 % du PIB. Donc les Etats-Unis ne risquent pas de faire défaut."

 

De plus, cette dépendance vis-à-vis de l'extérieur est réciproque : le billet vert reste la monnaie mondiale de référence, notamment des matières premières. Les pays d'Asie et du Golfe perdraient une grande partie de leurs avoirs accumulés si le dollar s'effondrait, par exemple si les Etats-Unis "monétisaient" leurs dettes, en faisant tout simplement tourner la planche à billets pour la rembourser. "L'Etat américain et ses créanciers sont dans une logique de donnant-donnant" souligne M. Cavalier. Semblant jusqu'ici peu soucieux de la dépréciation du dollar, les responsables américains ont d'ailleurs "infléchi ces derniers mois leur discours sur le billet vert, qui s'est ainsi raffermi".

 

Si à court terme, la confiance des créanciers de l'Amérique ne semble pas ébranlée, la question à plus long terme est de savoir si les pays émergents auront toujours les moyens d'investir dans les emprunts d'Etat américains. C'est le risque pointé par Albert Edwards, économiste à la Société générale. "Un moteur essentiel des marchés mondiaux et des économies émergentes - la croissance des réserves mondiales de change - ne commence qu'aujourd'hui à se gripper", dit-il. En effet, le comblement progressif du déficit commercial américain - hors importations pétrolières - réduit les recettes des pays émergents. "Par conséquent, une crise de liquidité a déjà été transmise aux pays (émergents) non producteurs de pétrole", estime-t-il.

 

Si les Etats-Unis restaient fortement endettés pendant plusieurs années et que l'étranger pouvait moins aisément les financer, l'épargne privée américaine devrait prendre le relais. Mais son faible volume actuel engendrerait "des taux d'intérêt à long terme élevés" pesant sur la croissance, ainsi qu'"une dépréciation du dollar ou un mélange des deux", souligne M. Aglietta.

 

Beaucoup dépendra du coût final des plans de sauvetage. Leur facture brute devrait représenter 5 % à 10 % du PIB américain (700 à 1 500 milliards de dollars), mais "les actifs rachetés par l'Etat seront ensuite revendus", rappelle M. Petit. Il estime "que le coût net véritable, in fine, sera compris entre 3 % et 6 % du PIB. On ne saura pas véritablement l'estimer avant cinq ou dix ans : la facture finale de la crise des caisses d'épargne américaines, au début des années 1990, n'a été connue qu'en 2001. Son coût brut pour le contribuable aura été de 3,6 % du PIB, mais son coût net de seulement 2 %, soit 124 milliards de dollars". Le plan sera d'autant moins coûteux qu'il réussira à ramener la confiance dans l'économie, confortant les créanciers de l'Amérique.

 

Adrien de Tricornot

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 14:21

Lorsqu’un crédit présente un risque (insolvabilité de l’emprunteur) et outre des garanties, le créancier peut demander une « prime de risque ». C'est-à-dire une rémunération plus forte.

 

Lorsque l’on fait un grand nombre de ces sortes de crédit, le phénomène devient statistique. Il relève de « l’assurance ». Si les choses sont faites correctement, les primes de risques de tous les crédits faits viennent compenser les défaillances de certains crédit.

L’équilibre est nécessaire dans les 2 sens (si les gains sont trop fort c’est qu’il y a un abus de position du créancier).

 

En conséquence, ce type d’activité ne devrait pas générer de résultat mirifique ni de perte abyssale. Il est possible de provisionner les risques sur plusieurs années.

 

On s’aperçoit que la crise actuelle ne correspond pas à cela. C’est parce que l’hypothèse de « chose faite correctement » ne s’est pas réalisée. Les acteurs du « machin » ont fait n’importe quoi (pour s’en mettre plein les poches).

 

A noter que la titrisation et le fait de se repasser le mistigri ne change rien aux fondamentaux du modèle. Par contre, il montre comment s’est ouvert la foire aux irresponsables.

Encore une fois, si les choses sont gérées correctement, le crédit titrisé est apprécié à sa juste valeur avec son juste risque et sa juste rémunération. Globalement, les gains viennent provisionner les pertes à prévoir.

 

La foire aux irresponsables est donc le véritable problème de cette crise et non pas la technique des subprimes ou de la titrisation.

Il faut souligner que les organismes de contrôles existent depuis longtemps. Eux aussi sont coupables de négligences.

Le problème est donc profond. Ce n’est pas seulement l’affaire de quelques traders véreux aux USA. C’est la remise en cause de pratique de centaines de milliers de financiers dans le monde.

 

A titre d’illustration, il s’agit de rabattre le caquet à des traders dorés qui font gagner des milliards de dollars à leur société financière les années fastes. Rabattre le caquet, cela signifier leur faire respecter les règles (fournir l’information, estimer les risques, couvrir ces risques,…). Pas facile quand ces types gagnent plusieurs millions par an et que le contrôleur pas plus de cent mille (de plus le golden boy fait gagner un milliard alors que le contrôleur coute des centaines de milliers).

Et puis les golden boys, c’est la passion, cela flambe. A comparer, les contrôleurs sont ternes et austères.

 

Je ne connais pas l’issue de cette crise. Mais je parie qu’à son issue, le  monde financier n’aura pas régler ce problème et sera prêt à une nouvelle folie spéculative.

 

Quelques pistes de solutions pour les utopistes.

-          Bloquer les gains des traders des années fastes pour les faire essuyer les pertes des années difficiles.

-          Provisionner plus fortement les années fastes.

-          Plus de transparence. Que les commissaires aux comptes de ces sociétés soient payés par la collectivité (financer par un impôt sur les résultats de ses sociétés) et qu’ils soient plus responsabilisés sur leur certification (caution financière).

-          Créer une agence de notation financée par la collectivité (analogue à la météo nationale). Imposer plus de justifications aux agences de notation. Suivre un indice de qualité des notations.  Plus de clarté dans la note (AAA ???).

 

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 15:45

Quelques informations sur la « parité de pouvoir d’achat ».

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parit%C3%A9_de_pouvoir_d'achat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)_par_habitant

 

Malgré les difficultés évoquées, ce concept me semble plus pertinent pour comparer les économies des pays que le « PIB brut » (ainsi savez vous que grâce à la hausse de l’euro le PIB de la France est passé devant celui du royaume uni ? Pourtant, rien ne permet de dire que la France a « sur performé » récemment).

 

J’aime l’explication de « l’effet balassa-samuelson ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Balassa-Samuelson

 

Ce qui me semble réaliste c’est de constater que les économies chinoises et indiennes sont devant celle de la France. Une chose dont on n’a pas vraiment conscience.

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