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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 15:34

La crise des « subprimes » est l’occasion (une de plus) de lire des articles sur la « folie » de la finance, des ordinateurs, des mathématiciens,…

 

Pour avoir approché ce monde, j’en connais quelques fils directeurs. Je vais ici tenter de simplifier la question.

 

Mis à part les concept d’assurance et de change, les produits financiers se ramènent tous au schéma suivant : « A prête X à B ». C’est l’assemblage de ce schéma qui crée la complexité.

Mais revenons au schéma.

 

Fondamentalement, le X peut être n’importe quoi. Si A le prête, c’est qu’il le détient (au moins momentanément). Il se trouve que dans le cadre financier qui nous intéresse X c’est une valeur « financière » (et souvent une somme d’argent).

En premier lieu on peut s’interroger sur qui rend service à qui dans cette affaire ? Je souligne que A bénéficie d’un service de B : il n’a pas à se soucier de la « garde » de X pendant la durée du prêt. Notamment, il ne craint pas la vol. On peut considérer que c’est ce genre de considération qui amène les particuliers à « mettre leur argent à la banque » alors que cela ne rapporte rien. Mais en pratique le service que B rend à A est négligé ou occulté. Ce qui est mis en avant c’est le service que A rend à B.

 

En effet rien n’oblige A à prêter. En général, tout le monde préfère conserver par devers sois une valeur X plutôt que de la confier à autrui, quelque soit la nature de la valeur X.

Il semble important de noter que X est une valeur : c'est-à-dire quelque chose de « recherché ». Des anti valeurs sont assez rares. Ceux qui les détiennent cherchent généralement à s’en débarrasser discrètement. En pratique, on peut trouver une valeur correspondante comme le « droit à se libérer de ce « déchet » » (la tonne de CO2 en est un exemple).

De même rien n’oblige B à emprunter. Il est demandeur : son besoin est « réel » ou « spéculatif ».

Au final le schéma est bien un service que A rend à B. Ce service mérite rétribution. Cette rétribution c’est l’intérêt du prêt.

 

Et si la valeur X n’est pas financière ? Si X est un bien matériel il peut être abimé, perdu, transformé. Le prêt est donc encore plus risqué que dans le cas d’un bien financier. 

 

Parmi les biens financiers, il y a la monnaie. Il faut bien prendre conscience que ce n’est pas une valeur à extension finie. En théorie on (le système bancaire) peut créer autant de monnaie que l’on veut. En pratique, des contraintes réglementaires limitent cette création. Je ne connais personne (même parmi les libéraux) qui rejette cette limite réglementaire.

 

Un mot sur l’intérêt. Le mode de calcul fait qu’il est proportionnel au montant, il augmente avec la durée. Les intérêts étant de même nature que le bien prêté, le mécanisme des intérêts capitalisés permet de gérer dans une seule formule le phénomène. L’intérêt dépend de la durée. Bref, c’est un mode de calcul (c’est déjà des mathématiques !) très efficace. Comme une grande proportion des gens sont fâchés avec les mathématiques, il y a un rejet dès ce niveau.

 

Ce schéma ne se préoccupe en rien du « pourquoi » du prêt, du niveau de montant du prêt ni de la nature des acteurs A et B. Ce sont des paramètres qui sectorise le marché financier. La tendance est à l’effacement de ces caractères. Dans un cadre purement libéral, ces considérations ne sont en effet de mise.

 

Il faut voir en effet que ce mécanisme est universel. Le nombre d’acteur A et B est très important (6 milliards d’être humains, des milliards d’organismes), le nombre d’occurrence de tels prêts est potentiellement infini. Mis à part des contraintes pratiques, n’importe quel A pourrait négocier avec n’importe quel B partout dans le monde. C’est le marché financier.

 

Les valeurs financières étant dématérialisées, elles se déplacent à la vitesse de l’information. Ce marché est donc le plus fluide qui soit (mis à part quelques contraintes techniques, réglementaire ou de décalage horaire). Il existe donc peu de « zones de déséquilibres ». Le « prix » du service est donc la valeur « attracteur » du système. On peut définir les grands paramètres de cette valeur : la durée et le risque. (De façon stricte, le montant n’est normalement pas un paramètre, il peut jouer via les frais sur les petits montants et sur la « rareté » pour les gros montant)

 

La durée, va construire la courbe de taux (pour un risque nul = l’état). En théorie, plus on prête longtemps, plus on est lié et donc plus on fait payer. Les taux à long terme sont donc alors supérieurs au taux cours terme. Il arrive que la courbe de taux s’inverse. Si c’est durable, il y a moyen de gagner en empruntant (à X) a long terme et en prêtant plusieurs fois à court terme (Y> X) :  évidement, on ne connaît pas le taux futur à court terme au démarrage.

Les taux variables se « calent » sur les taux fixes au moment de les utiliser.

En pratique, il y a plusieurs référence de taux. Ils diffèrent pour des raisons techniques. Leur valeur n’est pas sensiblement différente. Toute différence serait exploité par le marché pour « gagner » et cela les fait converger.

 

Le principal paramètre est le risque. A prête X à B. B doit donc rendre (à l’échéance) X et à de moments convenus l’intérêt I. Mais si B ne le fait  pas ? Il faut bien voir que c’est tout le capital X plus les intérêts qui sont alors perdus. Seuls ceux qui n’ont rien (à perdre) peuvent se permettre de mépriser cet affaire.

En pratique le risque se décline de façon différentes. Il y a d’abord le fait de prendre des garanties (pension, hypothèques,…). On, peut aussi éviter de « risquer » le capitale (opérations de Swaps, …). On décompose aussi le risque en fonction de ce qui peut survenir. Si le cœur du risque est la contrepartie B, il existe aussi d’autre problèmes : le système, le change, les taux, la liquidité, les lois et réglementations…

Pour en revenir au risque que représente B, la solution est de lui demander une prime (de risque). Le taux d’intérêt payé est plus élevé. C’est bien l’origine des rendements élevés des subprimes. La mécanique a ensuite consister à placer ces créances risques dans des lots et à la diffuser dans le monde.

Le constat 1 c’est que personne ne pouvait ignorer le risque lié au rendement élevé. Il n’y a pas de père noël.

Le constat 2 c’est que le monde financier est dans l’incapacité à « savoir où il en est ». C’est un fiasco considérable du monde des comptables, commissaires au compte, audit et autres organismes de contrôle ou de notation.

Enfin, le constat 3 c’est que s’il y a prime de risque c’est qu’il y a risque. Et alors la probabilité de réalisation de ce risque est réelle. Dès lors que le nombre d’opération est important, cette probabilité est une statistique. Il n’y a donc aucune surprise sur le fait que ces opérations  génèrent des défaillance.

 

Il y a quelques années, il y avait eu l’affaire des « junk bonds ». Là encore, il était question de rendement élevé lié à un risque.

 

Mais les considérations « raisonnables » de « bon père de famille » ne sont pas de mises dans ce milieu. C’est plutôt « tant que je gagne je joue », « après moi le déluge ». « pique l’oseille et titre-toi ».

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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 15:14

On peut modéliser la vie de « tout un chacun » selon 3 phases :

-          La jeunesse (scolarité), dépendance aux parents et à la société.

-          L’âge actif où l’individu apporte sa « force productive au système.

-          La retraite où l’individu ne peut plus physique être actif. Il dépend de nouveau de la société (et de ses enfants ).

Rien de bien original donc.

 

La production et la consommation des biens et services est une question incontournable. Elle est souvent ramenée à sa dimension financière.

Il est certains que pendant les phase 1 et 3 l’individu consomme plus qu’il ne produit. Pour assurer l’équilibre, il est absolument obligatoire, que pendant la phase 2 l’individu produise plus qu’il ne consomme.

Par rapport au modèle, le fait de limiter strictement les phases n’est pas obligatoire (apprentissage, temps partiel, …).

 

La retraite s’inscrit donc dans ce contexte.

 

Il apparaît un ratio : temps de phase active / temps de vie.

Ce ratio se calcule pour tout individu et pour la population en général.

De façon approchée, la jeunesse c’est 20 ans, l’espérance de vie c’est 80 ans et le temps de phase active c’est 40 ans. Ce ratio tourne autour de 0,5. Mais les variations sont grandes selon les individus (scolarité courte ou longue, décès précoce ou tardif, phase active productive ou assistée,.. ).

De façon plus détaillée, on peut utiliser le ratio en heure. Nb d’heures productives (environ 65 000) / nb d’heures de vie (environ 700 000) = 0,09. « En moyenne », 9% du temps de vie est consacré à la production de biens et services. Avec ce ratio on arrive aux choix fondamentaux. Avec une productivité donnée, ce ratio fixe la quantité de bien et service produit. En supposant une répartition équitable de ces biens et service produits, les choix deviennent clairs. Si l’on souhaite bénéficier de plus de biens et service, il faut en produire plus. Et donc, il faut soit augmenter la productivité soit augmenter le ratio d’activité. L’équation a donc 4 paramètres : Le ratio d’activité, la productivité, la qualité de la répartition et l’objectif en terme de biens services à obtenir. Elle relie les 4 paramètres : cela signifie que 3 paramètres sont « libres ».

 

Lorsque l’on dit que l’individu dépend de la société lors de la phase de retraite, il y a 4 modalités (non exclusives).

1 Grâce à une épargne personnelle (genre rente), effectuée lors de la phase active et utilisée pendant la retraite. Cela nécessite des « réserves de valeur » (valeurs mobilière ou immobilières, biens divers, …)

2 Grâce à une épargne collectivisée dont l’individu détient une part. La aussi il faut des réserves de valeurs. Ce sont les « fonds de pension ». Par rapport au cas précédent, cela permet de « piquer l’épargne des morts ».

3 En comptant sur ces enfants. C’est ce qui est pratiqué largement dans le monde. C’est une des causes de l’importante natalité de certains pays. Le lien parent–enfant est le seul qui puisse fonctionner à titre « individuel ».

4 Grâce à un report du droit entre les générations. Par principe, il y a une dette sur les générations futures. C’est la collectivisation du cas précédent. Un individu donné n’est pas obligé d’avoir des enfants pour en bénéficier.  Cela permet aussi de bénéficier de la cotisation des enfants adultes dont les parents sont morts (qui auraient été « libérés de la charge » dans le cas 3).

 

Les cas 2 et 4 étant collectifs, il y a plusieurs paramètres. Pour l’apport, cela concerne les origines des ressources et les proportions. Pour le « service », cela concerne le montant global et la part de chacun pour la retraite servie. En la matière l’imagination humaine a construit des systèmes très complexes.

 

Les cas 3 et 4 n’obligent pas à avoir des réserves de valeur. Il est théoriquement possible de fournir les besoins « en nature » (quoique cela soit compliqué pour le cas 4).

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 15:05

Parmi les « mythes », il y en a un qui m’irrite : celui qui voudrait que le client soit « roi ».

 

Pour moi, le client est un généralement un gogo (peut être que les rois sont des gogos ?).

 

Ainsi le client a rarement un choix véritable. Son acte d’achat est canalisé, encadré, limité. Par exemple il est presque impossible d’acheter hors période (des jouets hors période de noël, des affaires scolaires hors période d’été, des maillots de bain hors période de printemps). Pour un homme qui achète un costume ou une veste, le choix de coloris est restreint ! Pour une voiture d’une marque, les couleurs et options sont bridées. Les exemples peuvent se multiplier.

 

Lorsque l’on « arrive » avec un besoin précis, on n’est rarement aidé, conseillé voire écouté. A la place, on va nous refiler un produit « tout fait ». Je me souviens être arrivé à la banque pour ouvrir un livret A et être reparti avec un CEL. Ou bien je voulais refaire une cuisine avec des problèmes de plan précis et les questions du vendeur portaient sur les couleurs.

 

La concentration des « vendeurs » fait que la relation est dissymétrique. Une clientèle éclatée et désorganisée face à un groupe de « vendeurs » limités et qui peuvent s’entendre. Il est clair que ces vendeurs n’ont pas intérêt à se faire une concurrence exacerbée et qu’ils « s’entendent ». Ils s’arrangent généralement pour que l’on ne puisse pas comparer les prix. C’est le cas dans l’électro ménager, et dans la téléphonie.

 

Le mythe du client roi est pernicieux. C’est un auxiliaire publicitaire. En effet, quel roi voudrait se révolter ? Le  client se croyant roi pourquoi s’embêterait-il avec des les contingences tels que la sélection de son besoin, la comparaison des produits et des prix ?

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 16:31

Dans les hypermarchés, les boites de lame de rasoir sont dans des containers sécurisés. Il s’agit de lames « carénés » et ce n’est donc pas à cause du caractère « dangereux » du produit. D’ailleurs, les couteaux sont eux en « libre service ».

Non c’est le prix qui est en cause. De l’ordre 10 euros la boite de 10 soit1 euro par lame ! Pour un bout d’acier et de plastique. Au kilo c’est au prix de l’or ou du caviar. La protection est donc essentiellement contre le vol.

 

Pourquoi ce prix ?

 

Une première réponse est qu’il faut bien payer les tunnels de publicité télévisée en « prix fort » (généralement la mi-temps des matchs de foot). En se rasant, en quelque sorte on paye le prix du foot : se raser pour voir des matchs rasoirs.

La publicité pour les lames de rasoir est en générale à désespérer de la partie mêle de l’humanité. Il y a eu une exception, je me souviens de la publicité décalée qui montrait le ridicule de la multiplication des lames (10 ou 15) : elle n’est pas restée.

 

La seconde réponse vient sans doute du relatif « monopole » des marques sur ce créneau. Elles imposent leur modèle et leur prix. Mis à part le bon vieux rasoir mécanique, les systèmes de rasoirs sont sans doute protégés par des brevets. J’ai remarqué qu’il existait toutefois des lames « compatibles » dans certains magasins. Mais évidemment, la référence à la marque n’est pas possible.

 

Toujours est-il que ce n’est pas la soi disant innovation pour le confort du rasage qui est payé : ce sont les publicitaires, juristes et autres commerciaux.

 

http://www.glose.org/Juris/13189.html

http://www.droit-technologie.org/actuality-690/gillette-incorpore-un-identifiant-unique-dans-ses-rasoirs-rasez-vous.html

http://www.michaelcarpentier.com/?s=rasent

http://www.lextenso.com/lextenso/site/chronique_file_copyright.php?IdChron=273#Toc3-01

http://admi.net/eur/loi/leg_euro/fr_393D0252.html

http://www.prodimarques.com/juridique/protection_conferee_marque.php

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 10:58

L’actualité revient sur les problèmes de pêcheurs (français) face à la montée du prix du pétrole. Etant donné que ceux-ci sont faiblement taxés, ils ressentent quasiment directement la hausse du prix du pétrole. Là où l’automobiliste ne ressent « qu »’une augmentation de 50%, ils voient une hausse de 300 ou 400 %.

C’est évidemment intolérable pour l’équilibre de leur budget.

 

Je ne suis pas devin et je ne sais pas où cela va conduire. Je m’interroge par contre que le sens de tout cela.

 

Dans le discours « politiquement  correct » du moment, il y a plusieurs thèmes.

Le premier c’est que « consommer du pétrole c’est mal ». Or, les bateaux de pêche sont des gouffres à gas oil. Les tentatives de les doter de voile n’ont pas beaucoup de succès. Je ne sais pas s‘il s’agit d’une véritable solution alternative. Cette pensée « anti pétrole » produit le concept d’éco taxe. La TIPP est justement une écotaxe et les pêcheurs en sont déjà « exclus ». Il faudrait au contraire qu’ils rentrent dans le rang et que le prix de leur gasoil soit "encore" plus cher.

Le second c’est la « sur exploitation » des « ressources halieutiques » (la mer quoi). Là encore, je ne sais pas ce qu’il en est du type de pêche française. Les informations françaises par chauvinisme disent que « nos » pêcheurs sont respectueux et ne pêchent « pas trop » (ce sont "les autres" qui « sur exploitent »). L’alternative est connu : c’est l’élevage de poisson. J’ai lu quelque part que la poisson d’élevage avait dépassé en tonnage le poisson pêché dans le monde.

 

Bref ce politiquement correcte voudrait que l’on procède à une transition : moins de pêche (et donc moins de pêcheur (uniquement pour les produits à haute valeur ajoutée) et plus de «fermes marines ».

 

Il s’agit là d’un constat logique (à partir des hypothèse « politiquement correct »), cela n’est pas exactement mon opinion personnelle (dont je ne me soucis pas d’exposer les nuances ici).

 

Toujours est-il que cette conclusion logique ne sera sans doute pas celle qui va être mis en pratique. On continuera à subvention la pêche. La politique n’a que faire de la logique.

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 11:00
Les informations me disent qu’en France le fret ferroviaire ne « va pas bien ». C’est à dire qu’il stagne (il n’augmente pas), il serait même déficitaire. Peut être que les employés du fret sont heureux : cela, ce n’est pas dit.
 
Ce constat de « non compétitivité » du fret ferroviaire est surprenant.
 
En effet, supposons un train de 30 wagons portant chacun environ 50 tonnes soit 150 t. La concurrence (terrestre) c’est une flotte de camion de 30 tonne : il en faut donc 50.
 
Comparons les coûts « premiers ».
Ferroviaire : 1 conducteur + cout de transport électrique (cumul des avantages de l’efficacité de la propulsion électrique et du roulement sur rail) + cout de chargement/déchargement
Camion : 50 conducteurs + la consommation de 50 camion + les éventuelles péages + cout de chargement/déchargement de type 2 (moins cher que pour le premier).
Très très net avantage du rail. Il devrait être au moins 50 fois moins cher
 
L’usure (ou l’amortissement) des 50 camions et de la locomotive est des 30 wagons est plutôt encore à l’avantage du rail.
On peut ajouter que le rail étant un moyen de transport « sûr », les coûts d’assurance doivent être moindre.
 
Alors, où est l’erreur ?
 
Un ami me disait que le problème vient du fait que le fret « paie la voie ferrée » alors que les camions utilisent « gratuitement » la route.
Sans renier cet argument, il me semble largement insuffisant.
En effet, le paiement de l’entretien de la route se trouve partiellement dans les péages autoroutiers et la TIPP. Il est l’équivalent du cout de l’entretien des voies ferrées. Pour le rail, il faudrait augmenter le trafic pour diminuer le prix « par voyage ».
D’autre part, les infrastructures installées (routes et voies ferrées) sont déjà « amorties ».
 
Une première explication que je vois est la rupture aux frontières. En effet, les transports sont souvent transfrontaliers. Et au changement de frontière, il y a souvent changement de technologie ferroviaire. Il est parfois nécessaire de changer de motrice. Il faut parfois changer de conducteur.
 
Une deuxième explication est la faiblesse de l’interconnexion rail-route ou rail-port. En effet le rail n’est qu’un maillon de la chaine. Le fait de pouvoir capter le fret dans les ports est important. D’autre part, il faut bien finir par acheminer le fret dans l’entrepôt « client ».
 
Mais c’est sans doute la rigidité du fonctionnement du fret ferroviaire (en France) qui est la cause principale. L’absence de concurrence a sans doute un grand effet.

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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 11:12
On parle beaucoup de la croissance chinoise. Mais un fait est passé relativement inaperçu dans notre système médiatique français : le Chine a dépassé la France en terme de « puissance économique. Elle a même dépassé le Royaume-Uni. L’ordre est : USA, Japon, Allemagne, Chine, RU, France. Nous ne sommes plus que 6 ème (en attendant l’Inde)
.
Les indicateurs de puissance économique sont le PIB ou le PNB. J’ai tenté une recherche sur internet des valeurs actuelles et historiques de ces indicateurs. Et bien, c’est plutôt confus. Les informations présentées divergent beaucoup. En particulier, les chiffres pour la Chine sont peu fiables. Finalement, la Chine a peut être déjà dépassé L’Allemagne.
 
Je dispose d’un bilan du monde de 2002 (par « le monde ») où les PNB chinois est américain sont de 1131 et 9000 G$. La fiche pays « du monde » pour 2007 estime le PNB chinois à 1580 G$ (+40% en 5). Impossible de trouver l’estimation US.
 
En 2002, la Chine était derrière le RU, La France (et juste devant l’Italie à 1127 G$). Le dépassement évoqué s’est fait pendant ces années (la France était à 1377 G$ et le RU à 1451 G$), le dépassement aurait eu lieu en 2006 pour la France et en 2007 pour le RU.
 
En projetant tout cela, certains estiment que la Chine ne dépassera les USA que vers 2080. Ils ne font que prolonger linéairement les courbes. Ce point de vue me semble peu pertinent. Evidemment, nul ne sait de quoi l’avenir sera fait. Mais s’il n’y a pas de catastrophe majeure, il va tout de même y avoir un phénomène marquant : la Chine va devenir la créancière du monde (S’était les USA qui l’était devenu depuis la première guerre mondiale et c’est l’origine de leur prééminence). Il va se produire un point de basculement. Ce qui va se passer lors de cette période, ce sont 3 phénomènes : la Chine va avoir une balance des paiements excédentaires (en plus de sa balance commerciale), le PIB américain basé sur des services « vides de contenu » va se dégonfler, le yuan va se valoriser complètement par rapport au dollar.
En terme de PIB, le rapport de 1 à 7 qui existe actuellement basculera (de 2 à 1). La Chine sera la première puissance économique du monde. Cela arrivera bien avant 2080. Il n’est pas dans l’intérêt de la Chine de précipiter le mouvement. Ne serait-ce que du fait de la réaction militaire du « cowboy ». Elle attendra au moins d’avoir la parité militaire.
 
Et la France ? Elle est quantité négligeable dans le phénomène. Ce qui peut peser dans le poker en question, c’est l’union européenne (pas dans sa forme actuelle) le Japon, une hypothétique « union arabe » ou « union « musulmane » (il faut noter que le PIB de l’Arabie Saoudite et son excédent commerciale est mystérieux), l’Inde, et marginalement la Russie (le Brésil et le Mexique). Ce n’est pas la fin du monde pour autant. La France peut choisir d’agir maintenant. Ses 5 options d’action : jouer la carte des Etats-Unis (se vassaliser), jouer la fédération européenne (se dissoudre), jouer la carte de la multipolarité (multiplier les « puissances », créer des contre pouvoirs), jouer la neutralité « à la Suisse », papillonner. Etant donné l’écart culturel, il semble difficile de jouer la carte « chinoise ».
 
Avant de lire le traité pour une constitution européenne, je croyais que la carte de la fédération européenne était possible. J’en doute fortement. En effet, il s’agit d’un objectif à 10-30 ans, et la médiocrité du traité démontre que l’avènement d’une éventuelle fédération européenne ne sera pas de ce siècle.
 
En conséquence, ce qui a m’a préférence, c’est la multipolarité. Nous allons être des « petits », il faut que l’on fasse en sorte que tous les « petits » puisse avoir voix au chapitre.
 
Je n’ai pas encore capté dans quelle voie nous conduit nos gouvernants. Je crains que ce ne soit « papillonner ». La pire des solutions. Cela revient à ne rien faire, à rester en plan, à laisser passer les locomotives. On deviendrait alors « moins que petits ».
 
J’ai évoqué l’absence de catastrophe majeure. Si un tel phénomène survenait, ces pronostics sont caducs. On ne va pas tout de même en arriver à souhaiter une telle chose pour nous tirer de ce destin funeste ?

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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 10:57
Je suis ingénieur informaticien. Et il est arrivé que je mène des projets d’automatisation. La conséquence de ces projets a pu être une réduction d’effectif. Le modèle économique qui justifie ce genre de projet est en effet : « Coût de gestion non automatique > Coût de gestion automatisé + coût du projet actualisé ». Si la justification économique existe, la question morale se pose. Il existe sans doute des chefs de projet informatique qui la néglige. Je l’ai affronté.
 
En premier lieu, je dois indiquer que les « projets d’automatisation » sont plutôt rares. La plupart des projets informatiques sont des composites genre « usine à gaz » où la raison d’être du projet est assez absconse. On pourra trouver des raisons réglementaires, l’espoir de développer les « ventes », l’augmentation de qualité, l’obligation technique (« c’est plus maintenu »), le fait de trouver une solution parce que l’expert part à la retraite, la réduction des coûts (parmi lesquels les coûts salariaux ne sont qu’une composante)… Bref, c’est rarement aussi limpide que l’inégalité citée plus haut et le cas de conscience ne se pose pas si souvent. Mais il y a des cas où le problème se pose vraiment.
 
Mon point de vue est que c’est une affaire d’accompagnement. Si le « changement » que cela représente est vraiment géré humainement, alors il n’y a pas de problème moral. Je vais citer quelques arguments.
 
On peut tout d’abord considérer que l’organisation en question (l’entreprise mais c’est aussi valable pour des administrations ou des associations) doit rester compétitive. Il faut bien rester à niveau, sinon, c’est toute l’organisation qui est en péril. « Se couper un doigt plutôt que de perdre la main ».
 
Ensuite, les projets d’automatisation s’appliquent à des taches répétitives et « à peu de valeur ajoutée ». C’est vrai parce que les tâches « complexes » s’automatisent mal voire pas du tout : en tout cas le retour sur investissement dans ces secteurs est médiocre. En conséquence, c’est faire disparaître des taches fastidieuses et ingrates dont il s’agit. Cette considération à 2 facettes. On peut considérer que l’existence de ces taches était « indigne » et que leur disparition est une bonne chose. On peut en retour penser que les gens qui exécutaient ces tâches n’avaient pas le niveau pour faire autre chose. Ce dernier point de vue est pessimiste sur les capacités d’apprentissage humain. En définitive, je pense que la réponse est au niveau global : il s’agit de la transposition sur le plan « culturel » du gain économique. Le temps humain gagné peut être utilisé à des sujets plus élevés culturellement.
 
La gestion humaine du changement c’est de ne laisser tomber personne. Dans une grosse organisation, il est possible de trouver une place à tout le monde. Par exemple, la gestion automatisée pourra avoir besoin d’un suivi. Finalement, il est possible de dégager des places « plus intéressantes ». Pour cela, il faut former. Gérer le changement, c’est aussi anticiper, donner du temps, informer. Les changements sont vécus douloureusement lorsque cela n’est pas correctement traité. Ce n’est plus de l’informatique.

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 10:52
On entend souvent l’expression « le tout est plus que la somme des parties ». Son domaine d’application n’est sans doute pas universel. Il y a aussi des cas coût le tout est moins que la somme des parties. Ce constat est loin d’être neutre : c’est le caractère additif de la grandeur en cause qui ne fonctionne plus. Pourtant ce caractère additif est « intuitif ».
 
Un exemple : le bilan d’une entreprise. Une entreprise présente un certain nombre d’actif. Le bilan s’équilibre en mettant en face un « passif ». Parmi le passif il y a les dettes mais surtout le capital. Dans le bilan, c’est le capital comptable qui provient de l’histoire de l’entreprise et dont la valeur est telle qu’elle équilibre ce bilan.
Pour peu que l’entreprise soit cotée, il y a un cours de l’action et l’on peut calculer une capitalisation boursière de l’entreprise. On emploi 2 mots parce que les résultats sont toujours différents : parfois dans de très grandes proportions. Pourtant, ces 2 concepts (capital comptable ou capitalisation boursière) mesurent tous les 2 la valeur de l’entreprise.
 
On peut aussi imaginer une liquidation de l’entreprise. Cela consiste à « vendre » tous les actifs et à régler toutes les dettes. Ce qui reste c’est la « valeur liquidative » de l’entreprise. En pratique, quand on fait cela, cette valeur est à 0 et toutes les dettes ne sont pas remboursées. Même si on le faisait sur une entreprise « saine », on peut parier que cette valeur liquidative serait bien inférieure aux 2 autres (c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle on ne le fait pas).
 
3 valeurs pour mesurer « ce que vaut l’entreprise » et 3 valeurs différentes. C’est bien le caractère additif de ces valeurs qui est en jeu. Lorsque dans le bilan on ajoute le capital aux dettes c’est dénué de sens. Lorsque l’on multiplie le cours de bourse par le nombre d’action aussi (en cas d’OPA, pour se « payer l’entreprise » il faut être prêt à payer plus cher, en cas d’augmentation de capital, les nouvelles actions sont « moins chères »).
 
Seule la liquidation est véritablement « opérationnelle ». Mais on ne la pratique jamais.

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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 10:37
Il y a environ 2 ans, le pétrole était à 25 dollars le baril, l’euro à 0,95 dollars et le gasoil à 0,95 euro le litre (en France). « Actuellement », le pétrole est à 90 dollars le baril, l’euro à 1,45 dollars et le gasoil à 1,15 euro le litre. Le pétrole a donc augmenté de 260 % (x3,6), l’euro de 52% et le gasoil de 21%.
Le pétrole en euro est passé de 26,3 à 62 euros le baril soit 135 % d’augmentation. Si le prix du gasoil n’a pas suivi, c’est à cause de / grâce à la TIPP.
On peut modéliser le prix du gasoil comme un fonction polynôme de premier degré du prix du pétrole.
Pgasoil = Pfixe + P(pétrole) = Pfixe + K x P pétrole
D’où l’on tire un système de 2 équations à 2 inconnus.
0,95 = Pf + 26,3 K
1,15 = Pf + 62 K
K = (1,15-0,95)/ (62-26,3) = 0,0056
Pf = 0,95 – 26,3 * 0,0056 = 0,80
 
C’est parce que le prix du gasoil comporte une part fixe de 80 centimes par litre que l’automobilisme ne subit qu’une hausse modéré. Ce coût fixe c’est la TIPP + la TVA sur la TIPP + coûts fixes du « circuit pétrolier ». La partie fiscale (TIPP + TVA sur TIPP) compte pour environ 54 centimes de ces 80 centimes. Ce n’est pas vrai pour tout le monde. Les pêcheurs par exemple ne « bénéficie » pas de ce niveau de matraquage et ils ont encaissés plus directement la hausse du pétrole. Dans d’autres pays (aux USA par exemple) le prix à la pompe est aussi plus corrélé au prix du pétrole.
 
Récapitulons. Le pétrole à fait x 3,6, grâce au x 1,52 de l’euro, le pétrole en euro n’a fait que x2,35. Le prix à la pompe n’a fait que x 1,21 grâce à la TIPP qui a donc joué comme un diviseur (1,94). Et on ne dit pas merci la TIPP ?
 
Sans TIPP, le gasoil serait à environ 35 centimes le litre. Mais c’est une écotaxe. C’est bon pour la planète.
 
Remarque : c’est ici un calcul de coin de tableur qui donne un ordre de grandeur. En pratique, les arcanes de la fiscalité sont plus compliqués (c’est vrai quoi, il ne faudrait tout de même pas que le contribuable puisse comprendre). Il y a la TIPP flottante, les fluctuations régionales. De plus, les prix ne sont que « moyens ».
 
http://www.industrie.gouv.fr/cgi-bin/industrie/f_nrj023.pl?bandeau=/energie/petrole/be_petro.htm&gauche=/energie/petrole/me_petr.htm&droite=/energie/petrole/textes/se_fiscalite.htm

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