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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 13:24

J'apprend que le taux du livret A va changer. Depuis plusieurs années, le taux du livret A est le résultat d'un calcul dépendant de  paramètres (Euribor 3 mois et inflation).

Les conditions actuelles font que le taux devrait passer à 4%. Pourtant, le gouvernement décide de ne monter qu'à 3,5%.

Je trouve étonnantes ces "prises de liberté". C'est le genre d'arbitraire qui me rend incrédule.

En effet, soit on fixe des règles et on les respecte, soit on ne fixe aucune règle. Fixer des règles pour ne pas les respecter c'est ... décevant (?).

Je ne possède pas de livret A. Je me demande si un détenteur de livret A ne pourrait pas porter plainte. Aprsè tout, il est lésé. A quand les "class action" ?

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 08:57
Le prix du pétrole monte, monte (multiplié par 4 en 2 ans). Et il se trouve des gens pour dire que « c’est une bonne chose ». En effet, le prix du pétrole élevé permet enfin de faire émerger (de rendre compétitives) des solutions alternatives. Quand je dis « des gens », je dois avouer que ce n’est pas loin de mon opinion. C’est un sacré tour de force de faire « passer la pilule » (en général, personne parmi les consommateurs n’aime les augmentations de prix) !
Comment y est-on arrivé ?
Comment se forment les prix (en général) et celui du pétrole en particulier ? La réponse classique c’est « la rencontre de l’offre et de la demande ». De façon procédurale (pour les actions à l’ancienne), pour chaque prix, il y a une quantité achetée et une quantité vendue : le prix d’équilibre est celui qui représente le maximum du minimum des 2.
Mais tout cela est théorique. D’abord, le prix fluctue sans cesse, et il n’y a pas de « collection » de toutes les intentions. Ces intentions sont assez volatiles.
Surtout, c’est la formation de ces « intentions » (d’achat ou de vente) qui est mystérieuse. Evidemment, cela dépend fortement de l’acteur (acheteur ou vendeur) et de sa situation (est il endetté, est il prospère, a-t-il un besoin impérieux de la marchandise, est-il pressé, est-il solvable, est il un intermédiaire, spécule-t-il, … ?). La dimension psychologique de ce mécanisme est indéniable. Il faut aussi prendre conscience que le nombre d’acteur du marché pétrolier mondial est assez limité (quelques centaines de personnes dans le monde).
Ceci étant éclairci, on peut tenter une explication de ce qui s’est passé. Tout d’abord, du coté des vendeurs on cherche un prix élevé (quasiment sans exception), c’est aussi le cas des intermédiaires (Un pourcentage sur un montant plus élevé est préférable). Il s’est passé que le coté des acheteurs s’est fragilisé. En effet, il s’est répandu (comment, c’est une autre question) 2 idées : que le pétrole se raréfiait et qu’il était utile que le prix monte (parce que la hausse entraîne une baisse de consommation donc une baisse de production de CO2 et donc que c’est bon pour le prétendu réchauffement climatique). Bref, les acheteurs « finaux » sont « devenus » prêts à payer plus cher. En conséquence les acheteurs de premier niveau (et les autres) se sont aperçus qu’ils pouvaient répercutés la hausse des prix « sans problème ». Voilà comment le marché est devenu psychologiquement prêt à une hausse des prix.
Bien sûr, le boom de consommation et la stagnation de la production compte aussi.
Dans le tas des acheteurs, il y en a qui n’ont pas été conditionnés par le « bienfait » de l’augmentation du prix. Ceux là râlent (cf les pêcheurs français). Il se trouve que l’automobiliste français est peu touché (du fait de la TIPP il ne prend pas le « X4 » en pleine poire, sinon c’était la révolution).
Je voudrais faire remarquer que les compagnies pétrolières sont celles qui ont fait les plus gros profits (dans le monde et en France) ces dernières années. Ce ne serait pas le moindre des paradoxes qu’un discours écologique sur la chasse au CO2 profite aux compagnies pétrolières.

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:51

J’ai effectué un calcul qui permet de comparer les coûts (en France) des différentes sources d’énergie (pour le consommateur). Il est temps de commenter ces résultats.

 

 

Bois 0,7 c/ MJ

Charbon 1,7 c/MJ

 

Fuel 1,8 c/MJ

 

Gaz en réseau 2 c/MJ

 

Gaz en citerne 2,3c/MJ

 

GPL 2,6 c /MJ

 

Electricité 2,9 c/MJ

 

Riz ou blé 2,9 c/MJ

 

Essence 3,5c/MJ

 

Gaz en bouteille 4c/MJ

 

Alcool à brûler 4,4 c/MJ

 

Charbon de bois 5,1c/MJ

 

 

Rappel d’un calcul précédent : la consommation humaine d’énergie par an est environ Eh = 4,70 E+20 J soit 4,7 E+14MJ

Le prix moyen (en France) de l’énergie est d’environ 2,5 c/MJ

Le chiffre d’affaire du secteur énergétique mondiale si on le suppose au « prix français » est donc de 12 000 Milliard d’euros,

 

Selon http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_mondiale, le PIB mondial serait d’environ 50 000 milliards de dollars.

Ces chiffres sont cohérents. Le secteur de l’énergie pèse entre le quart et le tiers de l’économie. Quels sont les autres secteurs ? (je pense à l’agriculture, aux matières premières, aux industries, au services financiers, aux assurances, à l’éducation, aux services de sécurité,…). Il y a une intersection non vide entre les chiffres d’affaires de ces secteurs.

 

L’avantage est à « l’énergie bois ». Cela doit être relativisé. Premièrement, le bois est une source d’énergie malcommode si on l’utilise de façon brute (volume, pois, allumage, encrassement,…). On peut transformer le bois en produit plus pratique (bûchettes, pseudo fluides), mais cela augmente le prix. Ensuite le prix calculé est largement variable. Si une part importante de la population se « mettait au bois », la ressource étant limité (la révolution industrielle ne s’est pas faite au charbon pour rien), il y aurait une tension à la hausse sur les prix. On peut aussi considérer que le bois est un produit trop noble pour être brûlé. Quite à brûler de la biomasse, il vaudrait mieux le faire à partir d’un végétale annuel comme de la paille.

 

Le prix du charbon est proche de celui du fuel. Le surcoût peut se comprendre par la facilité d’utilisation du fuel.

 

Le prix du gaz en réseau est intéressant. Mais il reste supérieur à celui du fuel. Il est donc fallacieux de considérer le gaz comme « bon marché ». Cette position indique que l’utilisation du gaz de réseau comme source d’énergie d’un véhicule est une piste. Il existe déjà des bus « au gaz ». Techniquement, il faut compresser ce gaz. Cela présente des risques. Le moteur thermique est déjà opérationnel. Evidemment, si tout le monde « passait au gaz », le prix monterait et l’avantage tomberait.

 

Lorsque l’on évoque les voitures électriques, ce comparatif est intéressant. Il consiste en effet à remplacer de l’essence à 3,5c/MJ par de l’électricité à 2,6 c/MJ. Il y a une économie. Mais elle n’est pas si importante que cela (26%).  Il suffit que d’autres paramètres changent pour que « l’avantage à l’électricité » soit rogné.

Il faut d’abord tenir compte de l’efficacité énergétique de la solution. L’efficacité du moteur thermique est d’environ 30%. En face, un voiture « électrique » (j’inclus celle fonctionnant à l’air comprimé) comporte deux étapes : une étape de stockage de l’énergie (elle est médiocre dans le cas de chargement de batterie), et une étape « motrice » dont le rendement reste < 100% (80% pour un moteur électrique, combien pour la restitution de la batterie ?). Au final c’est le produit des deux rendements qui compte. Il est extrêmement difficile de mener un calcul de coin de tableau sur cela car il faudrait faire du « cas par cas » (moteur par moteur) : les chiffres de rendement sont très aléatoires (cf références). On peut estimer que les efficacités globales sont sensiblement les mêmes.

Un autre aspect des choses est la présence des taxes. Pour l’essence la TIPP pèse lourdement. Si on l’enlève, on se retrouve au niveau du prix du fuel soit 1 ,8 c/MJ. L’avantage disparaît. Ce constat n’est pas anodin. Si le parc automobile passait à « l’électricité », il faudrait bien que l’Etat remplace le manque à gagner sur la TIPP : on peut imaginer une taxe sur l’électricité utilisée à des fins de transport : c'est-à-dire que le prix de l’électricité ne serait plus de 2,6c/MJ mais plus élevé (peut être supérieur à 3,5 c/MJ).

Enfin, le prix calculer pour l’électricité (2,6c/MJ) utilise le « plein tarif ». Il est sensiblement plus faible si l’on « charge sa voiture » la nuit.

 

 

Chiffres :

 

Pas facile de trouver des informations sur les rendements des chargeurs de batterie. http://www.oee.nrcan.gc.ca/industriel/equipement/chargeurs/index.cfm?attr=24. On trouve de 75 à 90 % pour des chargeurs industriels.

 

Pas facile non plus de connaître le rendement d’un moteur électrique.

 

Rendement du moteur électrique : 95% selon un site qui fait la promotion des voitures électriques.

 

http://www.planete-sciences.org/enviro/rnste6/ateliers/deplacement/vehicules_elec.htm

 

Sur http://www.techboat.com/lesdossiers/poussee.aspx?page=Propulsion%20Electrique le rendement évoqué est de 70 à 80 %.

 

Quant au rendement de décharge d’une batterie : ??

 

 

Le prix de l’alcool à brûler pose question. Si ce prix reflète un prix de revient alors, les biocarburants comportant de l’éthanol ne sont pas rentables. On touche là au problème de la formation des prix. Il n’existe pas encore de circuit de distribution de l’éthanol comme carburant de masse. Dans ces conditions, on a un prix de « détail » qui ne reflète pas le prix de revient.

 

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 08:36

Entendu aujourd’hui : « vous savez pourquoi les économistes existent ? – Pour que l’on prenne les météorologistes au sérieux ».

 

 

Je ferai sans doute un article autour de la notion de « puissance prédictive » des sciences. Si l’on devait classer, l’économie (générale), la météorologie et la climatologie, sans doute que la météorologie est la plus fiable et de loin.

 

Pourtant, je constate des sérieuses difficultés sur la qualité des prévisions météo. A ma connaissance, les organismes de météo ne publient pas des indicateurs de qualité. Il est aussi possible que ces difficultés proviennent des médias qui diffusent l’information météorologique. C’est en effet assez délicat : la météo est dépendante du lieu et de l’heure. De plus le vocabulaire météorologique, comme tout vocabulaire technique, est précis. Tout ceci est généralement diffusé de façon confuse dans les médias.

 

Entre l’économie et la climatologie, il est difficile de savoir qui est la plus charlatanesque.  J’ai écrit dans un article passé que le temps (vers 2020) permettrait de savoir si la théorie du réchauffement climatique tient la route. En fait, l’exemple de l’économie peut faire douter de cette croyance. En effet, l’économie génère à tour de bras des théories, des chiffres, des prédictions. Le degré de succès de ces prédictions ne dépasse pas celui du hasard. Pourtant, jamais aucun économiste ne s’est remis en cause, jamais il n’y eu rectification des théories. Il n’y a qu’une fuite en avant. En effet, tant qu’il y a quelqu’un qui paie, pourquoi chercher à obtenir de l’authenticité ? Il n’est pas certain que la climatologie tombe dans cette ornière, mais c’est parti pour.

 

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 09:21

Là où j’habite, le prix de l’eau en Septembre 2000 était de 2,9 euro le m3 et l’abonnement à 4,3 euro. En mars 2007, il est 3,4 euros le m3 et l’abonnement de 5,1 euro.

L’augmentation est de 17% pour le prix au m3 et de 18,6 % pour l’abonnement, soit une augmentation annuelle de 2,7 % et 2,9 %

 

Sur le site de lNSEE l’(indice des prix à la consommation est de 102,7 en septembre 2000 et de 113,9 en mars 2007. Soit une augmentation de 11% ou encore 1,7% par an.

 

Il est difficile de déduire de cela que l’indice INSEE est erroné. Par contre, il apparaît clairement que l’eau se renchérit anormalement. Faut-il rappeler que ce « n’est que de l’eau ». C’est vraiment le même produit qui est vendu presque 20% plus cher à 7 ans d’intervalle : pas de nouvelle technologie, pas de fonctionnalités nouvelles. Pourtant ma société distributrice de l’eau n’est pas une « vilaine » entreprise nationalisée qui abuserait de son monopole. C’est une entreprise privée « de la prétendue libre concurrence » qui abuse de son monopole de livraison. En effet, moi le client, je ne peux pas choisir.

 

Comme quoi, il faudrait peut être que certains prennent conscience que le libéralisme ne peut s’appliquer que si le vrai client (celui qui paie) peut choisir. Sinon, cela tient du racket.

 

Je pense aussi qu’il y a là l’une des causes de la propagande médiatique sur « l’eau rare », les « sécheresses », les « baisses des nappes phréatiques ». Bref, les sociétés distributrices de l’eau savent utiliser le battage sur le réchauffement climatique. Sans doute, donnent elles un coup de pouce par ci par là. « L’eau devient rare, c’est donc normal que vous la payez plus cher ». A quand le prochain slogan « payez ou mourrez de soif » ?

 

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 08:13

On dit beaucoup de choses sur les OPA, parmi cet amoncellement de commentaires, il y a des éléments qui me semblent fondamentaux qui sont mal mis au jour. Je vais le faire ici. Cela concerne essentiellement l’origine du gain lié aux OPA.

On évoque souvent que les OPA sont justifiées par des gains liés à des restructurations. 1000 employés, 1500 de l’autres, cela fait 2500, il y a 200 doublons que l'on vie. Il reste 2300 et la société fusionnée économise 200 personnes. Cela est réel mais ce n’est pas là que réside le gain majeur. D’ailleurs, les coûts de restructuration compensent ces gains.

Il existe parfois des gains liés au dépeçage de la société achetée. Cela existe lorsque cette société est « sous-cotée » et qu’elle est valorisée moins que la somme de ces actifs. Cela suppose des actifs fonciers ou immobiliers. Cette situation n’est pas la plus courante.

La véritable raison des OPA c’est de grossir. Tiens une Lapalissade ! Mais pourquoi grossir ? Tout le monde sait que les grosses organisations sont moins efficaces que les petites.  Alors, pourquoi  grossir ?

Parce qu’en devenant plus gros, on « domine son marché » (ou au moins, on n’est pas dominé). Dominer son marché cela veut dire pouvoir peser en tant qu’acheteur et/ou en tant que vendeur. L’idéal (légalement interdit) c’est d’obtenir une situation de monopole. Le gain est ici bien plus important que les gains de restructuration. C’est la raison essentielle des OPA.

Il est donc assez paradoxal que les tenants du libéralisme qui défendent la « libre concurrence », soient aussi généralement les plus chaux zélateurs des OPA dont l’objectif est complètement opposé.


La question qui se pose à notre monde actuel qui voient ces « world compagnies » portent sur la « gouvernance ». Ces Mega entreprises sont des lieux de pouvoir gigantesque. A qui est confié ce pouvoir ? Comment est il contrôlé ? Ce sont là des enjeux essentiels. Ils dépassent notre cadre national.

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 09:02

Après un premier article sur la monnaie, il est temps de « penser la monnaie ». 

Il faut commencer par reconnaître que c’est une des inventions majeures de l’humanité. 

Il faut aussi bien prendre conscience que c’est un enjeu de pouvoir. Le fait de contrôler la monnaie n’est pas anodin.

Imaginons… Je suis un banquier, et hop je m’accorde un prêt. Moi individu, je peux disposer à ma guise de ces valeurs. Vis-à-vis de mon créancier (la banque), le peux toujours user de cavalerie (réemprunter pour rembourser). En définitive, c’est un peu comme le loto. Evidemment, le « système » possède des contrôles et cette pratique imaginaire ne peut pas se produire telle quelle. Toutefois, la transposition est possible. Par exemple, si l’on voit comme débiteur l’état, ce scénario n’est pas très éloigné.

On pourrait aussi imaginer que les internautes du monde entier adopte un système monétaire nouveau basé sur des échanges internet. Il pourrait être valable pour « payer » des échanges internet » ou même des échanges hors internet. Un tel système reste à décrire. Si un tel système voyait le jour, il serait hors la loi dans beaucoup de pays.

Enjeu de pouvoir. Pourtant ce pouvoir réside dans la confiance des participants au système. On est donc au cœur d’une question démocratique.  

La monnaie est une invention majeure dont le succès est inquiétant. Par rapport à ce ressenti, je vais examiner les 3 fonctions de la monnaie. 

Ce n’est pas le moyen d’échange qui pose problème : les contempteurs du mercantilisme ne visent pas l’échange mais sa monétarisation : le fait de faire de tout une « marchandise ». Pour eux, ce qui pose problème ce n’est pas l’échange mais la propriété (le fait que certaines choses puissent devenir propriété) : cela sort de mon sujet. Donc la fonction d’échange n’est pas la cause de l’inquiétude. 

Les ennemis du capitalisme visent la fonction de valeur de réserve. Cette caractéristique permet en effet l‘accumulation de valeur et permet la constitution du capital. Ce qu’ils veulent dire c’est que cette accumulation par les uns et non par les autres est un moyen d’amplifier les inégalités. Je ne partage pas ce point de vue : d’une part, les inégalités n’ont pas attendu la monnaie pour exister, d’autre part l’accumulation de valeurs de réserves n’a pas besoin de la monnaie, enfin le capital n’est pas une mauvaise chose en soi. Creusons encore.  La notion de valeur de réserve implique la notion d’inflation et de taux d’intérêt. Je ne vois pas de problèmes fondamentaux là dedans. En fait, ce qui est en jeu c’est la nécessité de prévoyance : si certains étaient un peu plus fourmi et un peu moins cigale… 

Ce qui me semble poser problème c’est la troisième fonction de la monnaie : à savoir la fonction d’unité de compte.

Je rappelle que c’est cette fonction qui a permis le développement foudroyant de la masse monétaire du 20ème siècle (qui se poursuit encore).

On remarquera que cette fonction d’unité de compte est limitée par le fait qu’il existe plusieurs devises dans le monde. Le « comptage » doit donc se faire dans une devise donnée. Si besoin, on valorise en utilisant un taux de change. Les taux de change évoluent et tout cela nuit à l’efficacité. Mais il n’y a finalement que très peu de devises différentes et cette limite n’est pas un gros obstacle à la fonction d’unité de compte de la monnaie. 

La monnaie sert à compter beaucoup de choses différentes : la valeur d’un stock, un revenu, une taxe, une valeur ajoutée, un cours de valeur mobilière, un compte de résultat, un compte de bilan, un PNB, un solde des échanges extérieurs… Je pose 2 questions. Premièrement, est-ce que cet usage généralisé n’est pas dangereux ? Deuxièmement, est-ce que cet usage est toujours légitime ?

Le danger vient du fait que tout valoriser selon la même unité revient à réduire drastiquement la complexité des choses. Tout se ramène à une seule dimension. C’est une simplification radicale. La « novlangue » de G Orwel est largement dépassée ! Tout ce ramène à un seule question : « combien ? ». Une grandeur à une dimension permet d’établir une relation d’ordre totale sur cette grandeur. De total à totalitaire…

Je pense véritablement qu’il y a danger. Ce danger vient aussi du caractère fallacieux de l’usage hégémonique qui est fait de la monnaie.

On peut considérer que les « choses » qui sont évaluées en monnaie possède un nombre important de propriétés. On peut « imaginer » l’ensemble de ces choses comme un nuage de point dans un espace à « plein de dimension ». L’approche statistique de ces situations s’appelle « l’analyse en composante principale ». C’est elle qui est pertinente pour comparer ces « choses ». Mais elle est difficile et elle n’est généralement pas faite. A la place, l’usage immodéré de la monnaie consiste à fournir un axe particulier : celui de la valorisation monétaire. Or il semble assez improbable que cet axe particulier soit cohérent avec le premier axe de composant principale. Cette vision monétariste fausse donc la représentation de ces « choses » : il n’est pas « pertinent ».

Une autre réflexion porte sur le caractère additif de la monnaie. On dit à juste titre que l’on ne peut pas ajouter des choux et des carottes, peut on réellement ajouter du crédit à du crédit ?

On a vu que la monnaie c’est du crédit. Mais plus finement c’est le crédit de A vers B à un instant t. En voilà plein de paramètres ! Le fait fondre cela dans un concept unique est un tour de force génial mais ce n’est qu’une approximation. Cette approximation reste sans importance lorsque l’on reste « petit » mais je crois que ce n’est plus le cas lorsqu’on l’on manipule des grands montants. Par analogie, on peut penser à la mécanique newtonienne par rapport à la mécanique relativiste.

Dire que le PIB est la somme des valeurs ajoutées produits par les acteurs intérieurs est une définition qui permet un calcul, mais ce calcul n’a pas vraiment de sens. Surtout la comparaison de PIB entre pays est largement sans fondement. En effet, le même « acte » (par exemple, la vente d’une bouteille de Coca Cola) aura une valeur ajoutée de 1 euro en France et de 0,10 centimes d’euro en Chine. Si le PIB n’était fait que de ventes de bouteilles de Coca Cola, pour la même quantité vendue, la somme serait 10 fois moindre en Chine qu’en France. Ce calcul est donc insensé.

L’origine du problème vient de la valorisation. Si au cours d’une transaction donnée, les 2 parties sont d’accord pour échange un bien ou un service contre une valeur monétaire X (encore que souvent l’une des 2 parties n’ait pas vraiment le choix), c’est un constat à un instant t. Cette « échange » dépend de 4 paramètres : la partie A, la partie B, la date t, le bien ou service X. En Mathématique on a une fonction à 4 paramètres dont l’une des valeurs est justement le montant de l’échange. Que signifie « faire la somme de 2 montants » dans ce contexte ?

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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 10:00

Il est une chose que j’ai découvert au fil de mon expérience, qui concerne la vie de tous les jours et qui est je crois fort méconnu du plus grand nombre. Cette chose c’est « la monnaie ». 

Je n’ai pas la prétention d’écrire un livre d’érudition sur le sujet. Il en existe. Je souhaite simplement faire état des principaux principes de la monnaie. L’article de Wikipédia sur la monnaie est une bonne entrée en matière. 

Je rappelle les 3 fonctions de la monnaie : unité de compte, moyen d’échange et réserve de valeur. Contrairement à ce qui dit wikipédia, ces 2 fonctions ne sont pas successives mais simultanées. De plus, elles ont existées de tout temps. 

Un mot clé pour la monnaie est « la confiance ». Tout système monétaire est basé sur la confiance. La monnaie c’est du crédit et le crédit c’est de la confiance.  

Rapide approche temporelle

1 Avant la monnaie, le troc. Le troc ne définit pas de  « monnaie ». Il permet l’échange, éventuellement des réserves (si le bien reçu n’est pas périssable) mais pas d’unité de compte.

2 Les premières monnaies sont l’évolution du troc en utilisant une « marchandise pivot ». Cette marchandise pivot peut être un métal précieux, un coquillage ou tout autre chose à condition qu’il soit non périssable est relativement rare. Comme le troc, ce système permet l’échange et les réserves. En plus du troc, le fait d’utiliser la même valeur pivot permet de la compter ; on a notre fonction d’unité de compte.

3 L’aspect matériel de la monnaie importe peu finalement. Ce qui compte c’est la pérennité, la rareté (et la confiance dans le système). Cette transition a été historiquement assez longue. Le problème a été la confiance dans le système. Il y a là un enjeu de pouvoir : il s’agir de « garantir » la valeur de la monnaie. Cela se traduit par le droit de « battre monnaie ». On voit notamment que la valeur d’une pièce en or est supérieure à la valeur de son poids en métal. Ceci aboutit à une monnaie papier qui ne correspond à aucune contrepartie en métal précieux. Encore que même aujourd’hui les banques centrales disposent d’importantes réserves en or : cette transition n’est donc pas complètement achevée.  

Si l’on examine cette « phase3 », on voit donc apparaître la monnaie fiduciaire : les pièces et les billets. Il s’agit d’instrument émis par un organisme agréée (une banque centrale généralement). C’est « la monnaie de notre porte-monnaie ». On notera qu’un billet de 20 euros, c’est une dette de la banque centrale européenne. Mais en parallèle, il est possible de créer de la monnaie scripturale : c’est alors que la fonction d’unité de compte joue à plein. C’est ce mécanisme que je crois peu connu.  

Puisque que la monnaie c’est du crédit ; lorsque qu’un organisme (généralement une banque) ouvre un crédit : elle crée de la monnaie.

C’est déjà possible avec de la monnaie or. Si je suis un banquier du 15 ème siècle, je dispose de fonds déposé par des marchands. Je peux prêter à des princes qui partent avec l’or. Je n’ai donc plus en coffre l’or des marchands mais ils possèdent toujours celles-ci dans mes comptes. Les principes peuvent dépenser l’or. Il y a bien eu création de monnaie. Les princes achètes aux marchands qui peuvent déposer chez un banquier. On voir que le système peut fonctionner, qu’il est fragile, qu’il repose sur la confiance. Il marche d’autant mieux que les banquiers sont organisées entre eux, que l’habitude de déposer son or chez un banquier est répandu, que les banquiers limitent leur crédit, et qu’ils gardent toujours un matelas de sécurité en coffre.

Avec la monnaie papier, le système gagne en souplesse pour 2 raisons. Premièrement, il est plus facile de stocker et transporter une fortune en billet qu’en or. Deuxièmement, il est plus facile si besoin de créer de la monnaie papier que de la monnaie or. Mais c’est surtout la confiance dans le système qui permet de l’étendre. Et le résultat de cette évolution est que la monnaie papier n’est plus obligatoirement utilisée. Pour payer, j’utilise cette monnaie scripturale : je crédite un compte par le débit d’un autre. C’est assurément celle qui très majoritairement utilisée de nos jours tant en volumes de transaction qu’en montant.

La clé pour comprendre cette « magie » de création de monnaie c’est de voir que lorsqu’on lui fait crédit, le débiteur va « déposer » son emprunt quelquepart.  Ce dépôt vient alors augmenter la capacité de crédit de ce « quelquepart ». Comme nous sommes dans le cadre d’un système, il importe peu que le « lieu » du crédit soit différent du lieu du dépôt ». Au besoins la banque qui a créditée se refinance auprès de l’autre. Au final, pour le système, il y a bien création de monnaie. On voit aussi toute l’importance des autorités de contrôle du système. Il est hors de question de laisser faire n’importe quoi, sinon la confiance dans le système chute. 

On parvient alors à la notion de masse monétaire et d’agrégat monétaire. Sur le site de La BCE, on voit que l’agrégat M3 de la zone Euro est d’environ 7500 milliard d’euro en octobre 2006. Alors que la monnaie en circulation n’est que de 600 milliards d’euro. Par comparaison le PIB du second trimestre était de 2000 milliard d’euros (8000 milliards pour l’année).

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 09:24

Positionnement général de la notion de système économique.

Nous avons affaire à une multitude d’acteurs . Ces acteurs sont les êtres humains ou des organisations (entreprise, collectivités, association,…). Ils sont acheteurs de biens et services et offreurs de bien et services. L’ensemble de ces acteurs et de leur échange de biens et services constitue un système : le système économique.

Si la notion d’acteur est à peu près clair, la notion de biens et services mériterait un ample développement.

 

Considérations préalables.
Un tel système économique est une modélisation de ce qui se passe « tous les jours ». La description de cette réalité en un modèle conduit à de nombreuses possibilités. Elles diffèrent par :

-          Les contraintes ou restrictions sur les échanges des biens et services : type de produit, entre l’intérieur et l’extérieur,  entre type d’acteurs, par le biais de taxes d’interdictions de quota ou autres,…

-          Le poids relatif de l’ensemble des acteurs relevant de la puissance publique (état, collectivités locales).

-          La monétarisation : absence de monnaie, monnaie fiduciaire, monnaie scripturale développée.

-          Le coût de l’argent et la facilité d’émettre de la monnaie et d’augmenter la masse monétaire.  

Thèse libérale.

Moyennant quelques hypothèses la thèse libérale est que le fonctionnement du système économique est optimisé du fait de donner le maximum de liberté (d’autonomie) aux acteurs. Cela mérite des explications sur cet optimum d’une part et les hypothèses d’autre part. Enfin, il faudra aussi voir ce que recouvre la liberté des acteurs.

 

Optimum économique.

Dans l’esprit libérale cette optimum porte sur la maximisation de la satisfaction des acteurs. Cela pose un premier problème : comment mesurer une satisfaction et surtout le caractère "non additif" de cette grandeur. 

En ce qui concerne le caractère non additif, les questions qui viennent par exemple sont :

-          faut il pondérer chaque acteur ?

-          Les humains valent-il plus que les organisations ?

-          Affecte-t-on les organisation du poids « 0 » ?

On supposera que l’on ne discriminera pas les humains (pas de poids différents) ni les organisations entre elles. 

 

En ce qui concerne la mesure de la satisfaction, on la remplace par la quantité de biens et services échangés. On suppose que l’équivalent est la maximisation de la quantité de bien et services échangés. Cette équivalence est loin d’être prouvée, elle n’est vraie que localement. Si l’on cherche à modélisation la relation entre les 2, je l’imagine plutôt comme un logarithme : la satisfaction augmente de moins en moins au fur et à mesure que l’on consomme dejà beaucoup. Or une fonction logarithme ne s’additionne pas comme une fonction linéaire.

Il faut aussi prendre conscience que l’expression « biens et services échangés » ne signifie pas nécessairement « reçus ». Il y a une hypothèse à exprimer : la quantité de biens et services fournis par un acteur est en moyenne égale à la quantité de biens et services reçus. Alors si l’on ne compte pas les échanges 2 fois, c’est aussi les biens et services échangés (par l’acteur). Cette hypothèse est fausse en pratique.  

On peut remarquer que la maximisation de cette échange est irresponsable dans un contexte planétaire aux ressources limitées. 
 

En sous-produit, la thèse libérale affirme que le prix d’échange est le « juste prix ». Ce juste prix est le fruit de la confrontation de l’offre et de la demande. En pratique, la confrontation de l’offre et de la demande est faussée en permanence. Les acteurs (entreprise) de système économique n’ont de cesse de grossir en permanence pour atteindre la fameuse taille critique qui les met en situation de force soit en tant qu’acheteur soit en tant que vendeur. Cela va jusqu’à détenir un monopole. Même sur les marchés financiers où la confrontation est à peu près établie, les phénomènes de bulles spéculatives existent.


Cela amène à la notion de prix. En effet, « maximiser des biens et services » nécessitent de pouvoir ajouter de séances de massage et des bouteilles de soda. On utilise la monnaie comme instrument de mesure. C’est un instrument qui présent de graves déficiences.
 

L’optimum de la thèse libérale est donc inadaptée. Toutefois, la satisfaction des besoins par l’échange de biens et services n’est pas à ignorer complètement. Elle est à prendre en compte parmi d’autres paramètres.

Des indicateurs comme l’indice de développement humain sont sans doute de meilleurs pistes pour mesure cet optimum.  

Cette notion de maximisation est un maximum de la moyenne. Une mesure comme l’écart type sur la population est aussi à considérer. Tolère-t-on la richesse sans limite en même temps que la misère la plus totale ? C’est là un choix de fond. La courbe de développement humain dans la population serait sensiblement « gaussienne ». Il semble impossible qu’elle se réduise à une barre, mais veut-on restreindre son étalement ? Accepte-t-on plusieurs maximums ?


Il s’agit là de choix collectifs sur la société. Il n’existe pas de lois transcendantales en la matière. Un mauvaise lecture de la théorie de l’évolution darwinienne est parfois évoqué : « laisser faire et cela sélectionne les plus fort ». Cela serait une telle « loi supérieure » et donc nous n’aurions pas à choisir. Ceci est erroné pour plusieurs raisons

-          La théorie de l’évolution porte sur l’évolution des espèces du fait de la pression du milieu  d’une part et s’applique sur des individus qui naissent, engendrent et meurent. Dans le système économiqe, il n’y a pas de milieu extérieur (c’est notre société et nos échanges). L’activité économique n’est pas corrélée simplement sur la capacité à engendrer : on constate même que les plus pauvres ont le plus d’enfant.

-          La réponse évolutive prend des tours variés. La coopération des individus d’une même espèce est un. Il n’y a pas nécessairement compétition.

-          La culture n’est pas darwinienne mais plutôt lamarckienne. L’économie relève plus de la culture que de la biologie.


Cette réflexion sur l’optimum indique que que la proposition libérale est insuffisante. Une définition de l’optimum recherché est à faire.

 

Hypothèses sur les acteurs. On suppose les acteurs « égaux » (mêmes droits, mêmes capacités, mêmes connaissances du « marché »). C'est autant autant d’hypothèses fausses. 
On suppose les acteurs « raisonnables » : chacun cherche individuellement à maximiser sa satisfaction et donc à maximiser la quantité de bien et services qu’il reçoit.  Cette supposition est erronée. Par exemple, certains choisissent de vivre de façon « ascétique ». Malgré tout (et fort heureusement), les acteurs humains ne sont pas purement égoïstes. Enfin, quand je vois les effets de mode, je doute complètement du caractère raisonnable de certains acteurs. Un exemple frappant est la caractère moutonnier des marchés financiers.
En pratique, il faut aussi tenir compte que les acteurs n’ont ni les mêmes moyens ni les mêmes besoins (« à chacun selon ses besoins de chacun selon ses moyens).
On peut reconnaître aux acteurs une liberté de choix limitée par des lois. C’est un critère généralement admis dans nos sociétés. Il n’est pas valable en tout temps et en tout lieu. Cette caractéristique ne permet toutefois pas d’obtenir des conclusions sur le comportement des acteurs. Il faut d’autres approfondissements. Ce serait à la sociologie voir à la psychologie des fournir. Des démarches empiriques sont pratiquées, surtout dans le cadre du marketting et de la publicité.

 Liberté.  

Il s’agit là de liberté dans l’économie. Cette liberté porte sur les fonctions de base de l’activité économique.

-          Liberté d’agir (acheter, produire, transporter, vendre, embaucher, licencier, emprunter,  prêter).

-          Liberté de communiquer ( s’informer, faire de la publicité, se déplacer, rencontrer).

De façon caricaturale, la thèse libérale veut une « liberté totale » sur cela. 

Il me semble que la liberté c’est des droits. Qui dit droit dit devoir. Il serait intéressant de mettre en regard de chacun de ces droits, les devoirs correspondants.

Prenons un exemple extrême : personne ne réclame la « liberté de tuer ». C’est que l’on admet que ce besoin de liberté que chacun éprouve est limité par notre extérieur. Une autre façon de voir cela est que chacun bénéficie du droit de ne pas être tué en contrepartie du devoir de ne pas tuer.

Avec ce schéma on voit que le droit de licencier ne présente pas la même symétrie. Car les acteurs ne sont pas équivalents.  Le rapprochement est osé ? Licencier quelqu’un, n’est-ce pas le tuer un peu ?

Pour être équilibré, la thèse libérale devrait expliciter les devoirs qui correspondent à ces droits réclamés.

 

Bilan.
Il serait peut être temps de spécifier les objectifs que l’humanité (ou au moins une collectivité comme notre collectivité nationale) assigne au système économique. A partir de là, on pourra étudier les règles de fonctionnement. Le fonctionnement libéral est un « pis aller » auquel on a recours faute de mieux. Un cache misère.

 

 

 

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7 juin 2006 3 07 /06 /juin /2006 09:28

La "loi de l'offre et de la demande" qui fixe les prix des biens et de service sur les marchés et notamment le marché du travail souffre d'exceptions. La plus remarquable est le marché des postes de direction d'entreprise. Il y a beaucoup de postulants, peu de place : le salaires des dirigeants d'entreprise devrait être bas !

Etonnant non ?

Pourtant ces dirigeants sont les premiers à évoquer cette loi pour serrer les salaires.

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