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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 16:37

Dans mes errements sur le « réel », le « vrai », j’ai déjà distingué le « scientifique » du « non scientifique » et dans le premier cas le « mathématique » du non mathématique. J’en viens à un point illustratif, celui du théorème de Pythagore qui est généralement placé dans les mathématiques. Or, il me semble que c’est là une observation physique concernant les propriétés de l’espace qui nous entoure (qui se trouve être proche de l’euclidien).

Nota : il n’y a rien de péjoratif là dedans. On peut même considérer que relevant de la physique, la formule de Pythagore est plus utile concrètement que si c’était des pures mathématiques.

 

Théorème

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me

Une assertion démontrée à partir d’axiomes.

 

On trouve une démonstration du théorème de Pythagore là :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8me_de_Pythagore

Les démonstrations se font à partir de construction « dans le monde réel » (ou dans le cas particulier de l’espace euclidien). C’est donc une observation de la physique.

 

En fait, en mathématique, la formule de Pythagore n’est pas un théorème mais un choix provenant des axiomes de la métrique choisis :

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9trique_(math%C3%A9matiques)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Norme_(math%C3%A9matiques)

 

 

Plus généralement, la « géométrie » que l’on classe habituellement dans la mathématiques est à découper en 2. Une part est purement mathématique mais l’autre part parle de « notre espace physique ».

Je ne pense pas que cela soit un détail. Si l’on en revient à Pythagore et à la notion de métrique, on voit que c’est la notion de « mesure de distance » qui est en cause. Comment mesure-t-on en pratique une distance dans le monde physique ?

Amorce de réponse : par un segment de droite concrétisé par une ficelle ou un rayon laser dont on prend des repères étalons (marque sur la ficelle, temps de transfert et/ou synchronisation de fréquence). On obtient alors un étalon de mesure supposé « parfait ». On peut :

-          Le multiplier

-          Le diviser par des puissances de 2 (avec une ficelle parfaite)

-          Recommencer autant de fois que l’on veut.

-          Le déplacer dans l’espace (translation et rotation).

Lorsque l’on cherche à mesurer la distance entre 2 points A et B, (en théorie) on tend un segment de droite (une ficelle) entre A et B et l’on cherche à savoir combien de fois on peut placer l’étalon de mesure (et ses subdivisions) en partant de A pour arriver à B. [0]

 

Que l’on commence par A ou par B est équivalent. C’est une réalité du monde physique (« évidente »). [1]

Que l’on déplace l’étalon ou que l’on déplace AB de façon rigide ne change pas le résultat (quoique qu’en physique relativiste c’est plus compliqué). Là encore, c’est une réalité du monde physique (« évidente elle aussi »). [2]

Les étalons de même longueur sont interchangeables si les étalons sont rigides, non élastiques, dans des conditions de température et de pression adéquates,…). C’est un constat d’expérience. [3] Etait-ce évident à l’avance ?

On constate aussi que le compas est un outil qui peut servir d’étalon secondaire. On peut tracer des cercles puis des angles droits (dans le plan). On constate alors l’équivalence des angles droits  dans tout l’espace (rien d’évident a priori). [4]

Et là on constate « par les mesures », la formule de Pythagore. Là ce n’était pas « évident », ne serait-ce que parce que la formule est légèrement compliquée. [5]

 

Voilà des constats « physiques ». Les mathématiques n’abordent pas la question de la même façon. La fonction distance d est donnée a priori sur un ensemble X « quelconque » (ce n’est pas nécessairement un espace géométrique encore moins euclidien), elle doit respectée certaines dispositions.

[1] est une propriété demandé à une métrique

Si on suppose d invariante par translation (ce qui suppose une opération d’addition dans X et permet de définir par la même des « droites » dans X donc aussi des « plans »), alors on a [0] et une partie de [2].

[3] semble hors scope.

La définition des angles droits peut se faire conformément à la construction à la règle et au compas (un cercle (x,r) est l’ensemble des points de x distant de r au sens d). Par contre l’équivalence [4] nécessite de définir la notion de rotation rigide qui n’est pas donnée a priori par X (au contraire, la nécessité de cette équivalence serait alors la définition). Donc c’est hors scope.

 

Au final, si la formule de Pythagore est vraiment un théorème, il faut que la métrique d en question soit telle d(x,y)^2 = d(x,z)^2 + d(z,y)^2 lorsque xzy forme un angle droit en z. soit encore pour tout x et tout y de X et z sur le cercle de diamètre xy. A ma connaissance, cela ne se déduit pas des propriétés de d. Le contre exemple « facile » vient de l’espace sphérique (dimension 2) et le triangle rectangle de 3 longueurs pi/2 (un pôle et 2 points de l’équateur à 90 degrés l’un de l’autre).

 

Et si l’on impose à X d’être un espace euclidien ?

Le fait d’être euclidien apporte [4] dans les axiomes.

Il est possible de définir sur X les transformations « rigides » qui conservent les distances et les angles droits.

L’arsenal intermédiaire euclidien (angles, aire des polygones, Thalès,…) arrive et la démonstration est valable (je n’ai pas vérifié, je fais confiance à plus de 2000 ans de math).

Dans un espace euclidien, toute métrique invariante par translation respecte la formule de Pythagore.

On reconnaitra que c’est loin d’être un théorème universel. Mais c’est un théorème.

   

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 16:34

L’idée de cet article m’est venu alors que je lisais une critique voilée de l’ethnologie historique par C Levy Strauss. Il me semble que l’on retrouve ce même type de débat vain fréquemment : par exemple en économie les critiques classique de l’approche marxiste ou de la théorie monétariste. je me dis que le « méta problème » est mal posé. Alors je vais tenter de le poser.

 

Tout d’abord, je suppose que nous avons affaire là à des « domaines de connaissance » (des sciences) qui « parlent d’une fraction du réel ». Nous ne sommes pas dans l’imaginaire pur, dans le délire, ni dans le domaine de la critique artistique ou tout autre discours qui admet la subjectivité. Il faut admettre que ce « réel » est objectif et que quand on tente de parler de lui il faut chercher à l’être aussi.

 

En apparence, ces domaines de connaissance visent à fournir un discours vrai de leur sujet. J’écris « en apparence » car il est clair que les êtres humains qui participent à ces travaux ont d’autres visées (gagner de l’argent, de la notoriété, du pouvoir,…) et d’autres considérations (faire beau, faire parler de soi,…). Tout cela viens polluer considérable ces pratiques. Je m’en tiens pourtant à ce « discours vrai ».

 

Alors il me semble clair que l’enjeu essentiel est l’efficacité. Il s’agit d’économie et de justesse du discours.

L’économie du discours me semble importante. On y retrouve le « rasoir d’Occam ». C’est faire court et concis (clair). C’est éviter de multiplier les concepts. Ce caractère a sans doute un caractère quantitatif : il devrait être possible de développer une unité de mesure.

La justesse du discours me ramène à mon fil rouge : la vérité. On peut sans doute décomposer le thème en deux. Le premier est la cohérence logique. C’est une question « technique ». A condition de soigner l’argumentation, d’ôter les scories, il devrait être possible de juger de la cohérence et de produire un discours cohérent. L’autre partie, c’est le fait que le discours coïncide avec le réel. Cela suppose que l’on dispose d’un assez vaste ensemble d’observation ou d’expérience du réel. Comme on ne connaît toujours qu’une fraction du réel, la pertinence de l’échantillon nécessite d’avoir une approche statistique du sujet.    

 

Voilà. Il me semble que de tels travaux permettraient (toujours ?) de sortir de ces débats théologiques pour espérer progresser vers un peu plus de vérité.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 15:38

Il est souvent question que la forme du rocher puisse coïncider avec la cote d’Espagne.

Qu’en est-il ?

 

Le point de départ est de placer le lieu de « plantage » ( ?;) à Roncevaux et alors de trouver un rapport d’échelle qui permette de rapprocher le profil du rocher avec cette cote.

Cela donne 2 options : soit on garde l’échelle du visuel et alors il faut une échelle de carte moins précise que 1/1000 000, soit on a la carte au millionième et alors il faut dilater le visuel (cette opération n’est pas particulière « courante » mais reste accessible). Le facteur de dilation est alors un « fait ».

 

Il reste alors à vérifier que la coïncidence est « très bonne » voire « parfaite». On ne saurait se contenter d’une approximation ici. Si c’est le cas, la piste peut être suivie.

 

Il n’est pas question de « croire sur parole », il faut le faire.

 

Je ne suis pas parvenu à trouver une coïncidence vraiment satisfaisante. Il demeure une grande ambiguïté dans le visuel (la largeur de l’épée engendre une approximation dans le lieu à prendre pour Roncevaux, de plus est-ce le col ou la ville ?).

 

L’échelle du visuel est d’environ 1/3 400 000 (le chiffre « 33 » ne peut pas être retenu). De même alors que le facteur est exactement de 3 entre l’épée de 780 et celle de 470, là c’est clairement différent de 3.

 

La forme de la cote coïncide « assez correctement » (mais pas « parfaitement »). On remarque le visuel n’a pas besoin de basculer. Ceci est donc une « confirmation » supplémentaire pour Roncevaux. Mais ce n’est pas ce que je recherche : peut-on en déduire plus ?

 

Cette cote passe à Laredo, il y a Hernani dans le coin. Le trait s’arrête vers Santander.

 

Laredo serait-il un clin d’œil pour 580 ? Cela fait difficilement un clé de passage. De plus, comment « trouver » Laredo en 470 ?

 

Le reste du profil du rocher mérite examen. Moyennant des approximations, cela peut correspondre au réseau fluvial. Mais ce n’est pas toujours la même rivière. Et pour cause de chaine des Pyrénées, il y a une coupure (une ouverture ?).

On va de l’Adour à l’embouchure de l’Ebre. On passe par les gaves réunis, le gave de Pau, puis le rio cinca (entre le rio Alcamadre et le rio Esera) et le Sègre.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cinca

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adour

 

A noter luz St Sauveur (lumière, V Hugo, brèche de Roland). http://fr.wikipedia.org/wiki/Luz-Saint-Sauveur

Mais pourquoi sur tout ce parcours ne retenir que Luz St Sauveur ? L’ouverture dans la continuité des cours d’eau ?

Peut être que le Joseph Sauveur de 420 donne cela. Mais difficile de la voir en 470.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Br%C3%A8che_de_Roland

Une ouverture d’accord, mais quel rapport avec 530 ?

 

Au final, le profil du rocher peut confirmer Roncevaux.

Il permet de tracer au besoin un profil sur la carte (France et Espagne). On peut éventuellement passer de points remarquables sur le visuel (les limites de la poignée de l’épée par exemple) à des points sur la carte ou inversement. On songe notamment à la supersolution et aux reliquats.

Mais ces considérations ne permettent pas d’offrir une véritable alternative comme solution de 470.

 

Compléments

Les poignées de l’épée sont dans la mer cantabrique.

Le reste du visuel est assez peu exploitable.

En supposant que St Jean de 500 donne St jean de luz, que Sauveur de 420 donne alors Luz St Sauveur. Comment fonctionnerait le jeu ?

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 14:58

Il se multiplie les formulaires à cocher où l’on reconnaît avoir lu. En pratique, personne ne lit. On est donc dans un paradoxe.

 

La raison d’être de ces formulaires est souvent le respect d’obligations légales. Le fait de « signer » est un respect « formel ». En faisant cela, « le fournisseur » ouvre le parapluie. Les arcanes de l’administration judiciaire étant complexe, il n’est pas certain que ce parapluie protège de toutes les intempéries.

 

Mais nous ne sommes pas toujours dans cette situation formaliste. Il peut s’agir vraiment d’accepter les clauses d’un contrat. Les contreparties du contrat ne sont pas alors dans des situations équivalentes.

-          Il y a le fournisseur. Il a écrit le contrat, en a pesé tous les termes. C’est de son métier dont il s’agit, il a pu mobiliser des moyens pour cela.

-          Le client « personne physique » a rarement les compétences nécessaires pour comprendre le jargon juridique. Ce contrat n’est que l’un des innombrables dont il a « besoin ». Il n’a pas vraiment le temps d’approfondir.

 

Il n’y a donc pas photo sur « qui va gagner ».

 

En France, la loi protège un peu les consommateurs moyens par la notion de « clause abusive ». Il y a aussi les délais de rétractation.

Les associations de consommateurs peuvent aussi venir renforcer le « client ». Cela peut se faire de façon individuel à l’occasion d’un litige ou en « préventif » par des pressions sur les fournisseurs.

 

Est-ce que tout cela ré équilibre la balance ?

 

Pas sûr.

 

Un autre phénomène est à l’œuvre : l’individualisation des contrats.

En effet, si l’on est dans un cadre standard, les milliers (ou millions) de clients qui contractent « sont dans le même camp ». Ils représentent une force. De toute façon, les premiers effectuent les « béta tests » du contrat. Dans l’ensemble, l’équilibre du contrat peut donc être atteint.

Mais en rédigeant à chaque des contrats spécifiques, ce mécanisme ne joue plus. En faisant cela, on donne l’impression de faire du « sur mesure », on flatte le client. Mais c’est pour mieux le coincer.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:56

A propos du 11/09/01, les lectures de thèses complotistes me mettent mal à l’aise. Il est certain que la version officielle en regard est affligeante. Donc, j’estime qu’il y a des mensonges dans la version officielle. Pour autant, je ne sais pas estimer jusqu’à quel point, celle-ci est fausse. D’ailleurs la multiplicité des versions alternatives est plus une indication de création imaginative que progrès vers « la » vérité.

 

Je n’ai pas accès à d’informations privilégiées, je ne suis pas témoin, je ne  bénéficie pas de témoignage de « première main ». Ce qui suit est donc construit sur de l’information disponible. Elle est parfois sujette à caution et elle est de toute façon parcellaire. Au final ce n’est que l’expression d’une croyance.

 

Pour commencer, je rappelle les conditions de l’entrée en guerre des Etats-Unis au cours de la seconde guerre mondiale : c’est l’événement de Pearl Harbour. Le fait est qu’avant cette attaque, le gouvernement américain souhaitait entrer en guerre (et on peut comprendre leur raison) mais qu’une majorité d’américains ne le voulaient pas (et on peut les comprendre aussi). Grâce à cet événement, il y a eu un retournement complet de l’opinion publique (une quasi unanimité !). Ceci a permis de mener une guerre longue et couteuse (surtout en dollar car les pertes humaines US sont faibles comparées aux autres pays). La population ne l’aurait pas supporté sans cette adhésion initiale. De plus, malgré le fait que c’était le Japon qui était l’agresseur, le gouvernement US a pu faire la guerre à l’Allemagne.

Tout ceci, ce sont des constats historiques. Il y a une lecture à laquelle je crois, pour expliquer ce succès de communication. C’est la suivante.

Le gouvernement US a tout fait pour pousser le Japon à l’agression, il était au courant de l’attaque. Il ne l’a pas empêché, il a simplement mis à l’abri ses porte-avions. De plus, il a retardé l’ambassadeur japonais à Washington pour que la déclaration de guerre ne soit remise qu’après l’agression. Bref, c’était un piège dans lequel le gouvernement a sacrifié la vie de plusieurs milliers d’américains et une partie de la flotte du pacifique. Ce genre de sacrifice existe lorsque l’on est en guerre, et d’un certain point de vue, le gouvernement US était déjà en guerre. Les généraux japonais ont été assez stupides pour tomber dans le piège.

Cette lecture à laquelle je crois est loin de faire l’unanimité encore à l’heure actuelle. Il est certain que c’était impossible à avouer durant la guerre. Même ensuite, cet aveu de « manipulation » ne va pas de soi non plus. Il est certain que si l’on ne partage pas ce point de vue sur cette partie de l’Histoire, la suite est aussi difficile à croire.

 

Passons maintenant à l’événement « 11/09/01 ». Autant pour Pearl Harbour, ma croyance est bien ancrée, autant pour celui-ci, il s’agit plus d’une hypothèse crédible. L’explication serait alors la suivante.

Des forces gouvernementales US ont tenté de rejouer le scénario de Pearl Harbour pour déclencher une guerre et avoir l’opinion publique américaine avec elle. Mais la comparaison s’arrête là car la situation était très différente.

Tout d’abord, alors que Roosevelt était visiblement le promoteur de l’entrée en guerre, il semble que G W Bush (malgré ces défauts) n’étaient pas du tout prêt à cela (j’estime qu’il avait été informé de l’idée comme une hypothèse mais qu’il a été abasourdi lorsqu’il a appris le passage à l’acte). Ce n’était qu’un homme de paille.

Ensuite la seconde guerre mondiale était commencé depuis longtemps au moment de Pearl Harbour, le camp adverse était facile à désigner et le camp « allié » allait de soi (ou presque). Pour les USA il s’agissait de se ranger du coté anglais (+ Canada, Australie, NZ, Russe et chinois ainsi que des forces provenant des pays occupés). En fait ces forces là n’attendaient que cela : que les USA entrent enfin en guerre ! Début 2001, cette situation est loin d’être limpide. Tant le camp adverse que le camp allié est confus.

 

Là, je fais intervenir une vision idéologique provenant du « choc des civilisations ». Je postule que le raisonnement suivant a été mené par les « va-t-en guerre » américains. Je vais employer le « je/nous » à la place des ces gens là.

 

« Nous constatons que la puissance américaine est à un sommet et ne peut que décroître.

Le monde peut se lire comme un ensemble plus ou moins homogène de blocs civilisationnels. Les USA sont le leader du bloc civilisationnel occidental. Parmi les autres blocs, c’est le bloc civilisationnel islamique qui est le plus « problématique ». En effet, des conflits ont déjà eu lieu avec des entités de ce bloc. Sa croissance démographique est inquiétante. Du point de vue historique, ce bloc a prouvé son caractère belliqueux et expansionniste. Sa puissance est réelle et croissante. Mais du fait de son manque de « leader » et d’homogénéité, ce bloc est fragmenté et pour l’instant il reste peu efficace.

Alors, plutôt que d’attendre que ces « ennemis » se coalisent et se renforcent, il faut frapper les premiers pendant que nous sommes encore les plus forts. Pour ce faire, il faut renforcer notre bloc. Alors, on gagne sur plusieurs tableaux. Tout d’abord, par un discrédit moral, on empêche la « prise » du bloc adverse et sa montée en puissance. Ensuite, la victoire militaire ne faisant pas de doute, on occupe le terrain et les ressources (le pétrole qui constitue un fichu atout dans les mains de ces gens là). Bref on en repart pour 50 ans de domination mondiale (du « bon » camp).

 

Il reste des points complémentaires.

Tout d’abord, on accorde des gratifications à nos alliés.

Pour que ces alliés nous suivent, il faut que nous soyons agressés.

Il y a le cas des monarchies pétrolières. Il faut se débrouiller pour créer une faille dans le camp islamiste. Faire en sorte que ces monarchies voient les autres comme leurs ennemis. De façon annexe, quand ils verront ce que l’on fait à ces autres, ils pourront aussi comprendre que s’ils ne se tiennent pas à carreau, cela pourra leur arriver aussi.

En ce qui concerne les ennemis, Al Qaeda est tout désigné. C’est un truc assez puissant, international et flou pour cela. On y rattache l’Irak, l’Iran (et l’Afghanistan) et la Lybie. Pour reprendre l’image de l’Axe, on y rajoute la Corée du Nord.  L’Irak fait suer depuis longtemps. On perd son temps et son argent à maintenir un embargo inefficace : il faut finir le travail de 1991. D’ailleurs tout le monde s’y attendait alors.

 

Il reste à organiser l’agression. Il faut qu’elle soit assez grave. Nos ennemis ne sont pas assez forts pour le faire tout seul, on va les y aider.

Il parait peu crédible que la cible soit militaire. Notre puissance militaire est trop forte, personne n’y croirait, de plus, cela ne susciterait pas assez de sympathie. On en va pas donner une arme nucléaire à ces types, ni faire croire qu’ils en ont les moyens car ce serait la panique. De toute façon, Al Qaeda, ce sont des terroristes. Une cible civile sera d’autant plus chargée en émotion.

Le World Trade Center a déjà fait l’objet d’un attentat. Les détournements d’avion sont admis communément. Des avions chargés de kérozène font des bombes de bon aloi. Nous avons déjà étudiés de tels scénarios d’attaque. On ajoute le Pentagone et la maison blanche.

Il reste alors à affiner. Il s’agit de régler les détails de la démolition. Comme on connaît l’événement, on peut gagner de l’argent en prenant les bonnes positions. Pour éviter une trop grosse tragédie, on se débrouille pour organiser des essais d’évacuations avant et on frappe tôt dans la journée. Enfin, pour souder le moral, le dernier avion ne réussit pas et c’est le sacrifice de ses passagers qui empêche cela. »

 

 

Est-ce que j’y crois ?

 

Je dirais que ce scenario ne semble pas du tout farfelu.

Au point de vue « possibilité morale », je n’ai aucun doute sur le faite que le groupe de puissants qui contrôle les USA aient pu monter cela (puisque c’est pour le « bien »).

De même, le problème « technique » de ce qu’il y a à faire  n’est pas un obstacle majeur : somme toute, tout cela a été assez économe de moyen.

Il reste la question d’organisation. Elle se décompose en deux.

Le premier est la planification de tout l’événement. C’est complexe mais les USA sont reconnus comme des experts en planification. Je dirais « chapeau bas ! ». Donc j’estime que la planification a pu être réalisée.

C’est le second aspect de l’organisation qui est le point d’achoppement : Il a fallu impliquer beaucoup de personnes. Et cela pose des problèmes pour garder un secret. L’une des pistes pour réussir est de faire travailler des ennemis « authentiques », c'est-à-dire des gens qui croient qu’ils travaillent pour leur camp et donc qui garde le secret.

 

Au final, j’avoue mon agnosticisme sur ce sujet.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 12:15

Description rapide des fondamentaux de la mécanique classique.

 

Il faut d’abord des « choses  supposées » ; C’est l’espace, le temps, la matière est la localisation.

 

Espace : à trois dimension, en correspondance avec une géométrique (euclidienne à notre échelle).

Temps : continu et orienté. Une seule dimension.

Matière : des corps (notamment les solides qui sont indéformables). Caractérisée par une propriété additive : la masse.

La localisation d’un élément de corps matériel dans l’espace et dans le temps (événement) est possible.

 

Cela semble peut être évident ou « naturel », il n’empêche que si l’on réfute ces hypothèses ou des équivalents, ce qui suit ne marche plus.

 

On peut donc choisir une référentiel spatio temporel

On note alors X la localisation dans l’espace et t celle dans le temps.

On définit la vitesse V = dX/dt et l’accélération A = dV/dt (rigoureusement, grâce aux mathématiques).

 

Formulation 1

 

On s’intéresse aux forces astronomiques. On postule que chaque masse M engendre un champ (vectoriel) de gravité g (point a distant de r) = G M /(4pi r2).

On définit alors la force qu’exerce ce champ sur un corps matériel de masse m : F= mg

 

Ces deux éléments ne sont que des intermédiaires (comme X, V, A et t). L’utilisation de F permet de généraliser à d’autres types de force.

 

On découvre alors une loi de la nature (la loi fondamentale de la mécanique) : F = mA

Ce qui dans notre cas revient à g = a.

 

Formulation 2

 

On s’intéresse aux forces astronomiques. On postule que chaque masse M engendre un champ (vectoriel) de gravité g (point a distant de r) = G M /(4pi r2) ou G est une constante

On découvre alors une loi de la nature : g = a.

Mais la prise en compte d’autres types de forces obligera ensuite à revoir la formulation.

 

Commentaires.

 

Si j’ai fait ce récapitulatif, ce n’est pas pour étaler ma science ou comme aide mémoire. Il s’agit de comprendre ce « qu’apporte la mécanique classique ». En quoi me dit elle quelque chose dont je peut me servir ?

 

On peut lister 7 concepts : X, V, A, t, g, m (et F).

Le point remarquable qui est sous-entendu est le caractère universel (non localisé dans le temps et l’espace) des concepts. C’est supposé être valable en tout temps et en tout lieu. Cela rejoint l’adage « il n’y a de science que du général » (adage que je trouve trop ambitieux).

On doit alors réaliser qu’il n’y a véritablement qu’une seule loi dans tout cela.

En effet, la théorie comporte surtout des définitions. Cela peut se faire par des formules (V, A, g, F) ou par des « postulats » (X, t, m). On peut remarquer que l’on peut définir X comme l’intégrale dans le temps de V. Donc, le choix particulier de tous ces concepts n’est pas un élément intrinsèque. Il y a 7 concepts définis.

La seule loi est F = mA. mais en posant les concepts différemment, ce qui est la « loi » pourrait correspondre à autre chose. Là non plus, ce n’est pas l’élément intrinsèque. Ce qui est intrinsèque c’est l’expression d’une contrainte sur ces 7 concepts : ils ne sont pas indépendants !

C’est cela qu’apporte cette science. Et ce n’est pas de la théologie : on peut passer à des cas pratiques (puisque c’est vrai « universellement »).

Ainsi, avec deux corps matériels m et M, on peut définir g créé par M en m et F causé par M en m donc A causée par cette interaction sur le corps m. il existe des accéléromètres (mais ils supposent déjà la théorie et ils ne sont pas des bons arbitres). En pratique, on calcule la position X du corps m dans le temps qui peuvent être établis en dehors de cette loi. Et (moyennant des hypothèses) cela marche !

 

Cela a « toujours marché » jusqu’ici. Cela confirme la théorie (vous me ferez grâce des différentes sortes de cas qui nécessitent des ajustements pour la mécanique classique).

On peut donc postuler avec une très grande confiance (dans la pratique humaine, on appelle cela une certitude) que cette loi sera valable ensuite.

 

Une des caractéristiques de cette théorie est d’avoir t dans ses équations. Il faut pointer qu’il y a donc 2 utilisations du temps. Le premier c’est la séparation entre les expériences précédant le temps présent qui prouvent la théorie et le futur dans lequel on peut appliquer la théorie. Le second est le paramètre qui intervient « n’importe quand » dans les équations (et qui donc peut courir à partie de maintenant).

Justement, cela permet naturellement de prévoir « avec certitude » le mouvement de m dans le futur. C’est de la prévision et non de la prédiction.

 

Justement encore, c’est cette prévision « toujours confirmée » qui assure le statut exceptionnel qu’a obtenue la mécanique classique parmi les théories scientifiques.

 

Voilà une des limites de mon « relativisme ». Ce qui sort de la mécanique classique (à condition de rester dans son domaine de compétence, qu’il n’y ait pas eu d’erreur ou de fraude) est assurément 100% vrai. Un absolu.

J’ai choisi la mécanique classique pour plusieurs raisons : elle est plus simple à présenter et surtout c’est l’une des rares lois qui offrent cette certitude (on en connait bien les limites d’application).

 

Passons au problème des 3 corps.

La solution a 2 corps permet une résolution mathématique sous contrôle et complètement décrite. Ce n’est plus le cas en général avec 3 corps. C'est-à-dire que l’on doit procéder « pas à pas ». Il se trouve que la technique mathématique permet toutefois de « voir loin ». c'est-à-dire que le pouvoir de prévision de l’évolution d’un système à 3 corps est important (des centaines de millions d’années).

 

Passons à la météorologie.

Je ne vais pas en faire la description.

Les différences de la science météorologique avec la mécanique classique sont nombreuses : d’autres variables sont concernées (pression, température, vitesse du vent teneur en eau,…), d’autres loi interviennent (équilibre de phase, Navier Stockes,…). On peut aussi remarquer que la météo n’a qu’un seul objet : l’atmosphère et toute l’atmosphère : elle est universelle dans le temps mais complètement localisée dans l’espace.

Justement le temps intervient dans les équations.

Au final, malgré tout la science météo est analogue à la mécanique classique. Elle possède la capacité à prévoir le futur (court terme) à partir du présent. On est bien au-delà du problème à 3 corps et l’horizon de calcul est court (3 semaines).

En pratique, tout un chacun peut constater la qualité des prévisions de la météorologie. Ce n’est plus en « tout ou rien », c’est un pourcentage de réussite (qui fait mieux que le hasard). Ce pourcentage décroit avec l’échéance de la précision.

Bref, ce n’est pas parce que la météo le dit que c’est « sûr de sûr ».

 

Passons à la climatologie (effet de serre).

Je suis en effet bien embêté pour en faire la description. En effet, il est répété que la climatologie était différente de la météorologie. En conséquence, ces équations, ces « lois » sont différentes. Même ses variables sont différentes. Mais il est impossible de dénicher un canevas permet de comprendre la « méthode ».

Je me rabats donc sur le seul item qui est exposé à souhait : à savoir « l’effet de serre ».

On suppose une atmosphère

On suppose un température au sol moyenne T de cette atmosphère

On suppose un concentration c de gaz à effet de serre.

Alors la loi de l’effet de serre est T = To + k c^n

To, k et n sont des constantes caractéristiques de l’atmosphère.

Et bien cette loi est contredite par l’expérience. Tout simplement parce qu’il n’y a pas de corrélation directe entre T et c (cf baisse de la température terrestre au milieu du XXème siècle malgré une augmentation de c).

Evidemment, ma description est trop simpliste. Il faut sans doute ajuster. Mais il semble que l’on ait alors affaire à des « recettes » de chapelles.

Je voudrais souligner 2 points.

Dans ma formulation, t n’apparait pas dans les équations. Il est possible qu’il apparaisse dans les formulations plus sophistiquées de la climatologie. J’aimerais savoir comment. En l’absence de t, le phénomène est « statique » : le climat « est », il n’évolue pas. Ceci est profondément contredit par l’expérience.

La vérification de la climatologie ne peut pas passer par l’expérience, elle doit passer par l’observation. Par construction, la « base de temps » de la climatologie est au moins l’année. C'est-à-dire que la base d’observation pour la climatologie terrestre est faible (un centaine de données * le nombre de zones climatiques). On peut éventuellement ajouter les observations des climats de Vénus et Titan qui possèdent des atmosphères significatives (et malheureusement profondément différentes). La climatologie actuelle serait crédible si elle est capable d’expliquer rétroactivement les climats constatés et prédire les climats des années à venir. C’est clairement un fiasco.

 

Signification des choses.

J’entends souvent « corrélation n’est pas raison ». Si formellement, c’est exact, je pense que le sous-entendu de l’expression est une méprise.

Si j’en reviens à la mécanique classique, les 7 concepts décrits n’ont rien « d’absolu ». On aurait sans doute pu en prendre d’autres. Ce n’est qu’une sélection historique effectuée par la société humaine et sans doute liée à son système cognitif.

Le discours d’accompagnement de cette théorie est fait pour faciliter la compréhension et la mémorisation par des individus de l’espèce humaine. J’ai déjà écrit que le langage est plutôt propice pour « raconter des histoires ».

Ce qui fait la justesse de la mécanique classique c’est justement la très forte corrélation obtenue entre des grandeurs. Cela a toujours été vrai donc ce sera vrai pour « toujours ».

Le fait de dire que M crée un champ g qui crée une force F sur m est un cadre. Dans l’absolu, ce n’est pas une « raison ». Mais ce cadre étant bien assuré et divulgué dans la société humaine, on en a fait une « raison ».

Donc, si 2 grandeurs sont fortement corrélés (c’est  dire avec un grand nombre d’occurrences, peut d’écart, de façon prévisible, concernant des grandeurs mesurés dans un contexte correctement décrit), on aurait tort de négliger le fait. En première grandeur (et temporairement) il est tout à fait légitime d’en déduire là « une raison ». L’explication par la « raison » n’est qu’une facilité de langage. La raison oriente aussi les faits dans le temps : « ceci parce que cela ». Cela engendre une contrainte : cela doit intervenir avant ceci (sinon il faut dire « cela parce que ceci »).

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 12:05

Avec cette question (polémique) formulée avec ces mots, on peut aussi traquer les « pièges à vérité ».

 

Il est tout d’abord surprenant de devoir utiliser le verbe « croire ». En effet, on peut penser au premier abord que le réchauffement climatique est ou « n’est pas ». La question d’y croire ou non est donc sans importance. Pourtant, on va voir qu’il s’agit effectivement de croyance.

 

L’article « au » signifie qu’il s’agit du réchauffement globale de la planète et non pas d’un quelconque réchauffement local. Il s’agit de « celui dont on parle dans le poste ». Mais justement, de quoi s’agit-il exactement ?

 

Si la question porte sur le réchauffement mesuré depuis environ 150 ans (avec une baisse de entre 1940 et 1970 et sur la dernière décennie), il s’agit alors d’une croyance en la fiabilité des organismes qui ont publié ces chiffres (et accessoirement ;) effectuées les mesures). Etant donné la multiplication des sources (et malgré les variations de détail de ces chiffrages), je les accepte : « j’y crois ».

 

Mais la question ne s’arrête généralement pas à cela.

 

En premier, elle suppose aussi une vision « statique » du climat. Elle sous-entend qu'avant ces 150 ans, la température du globe a été stable depuis la dernière glaciation.

Et là, d’après mes lectures et des témoignages de « nième main », mon point de vue est carrément non. Le climat (et les climats) fluctuent en permanence à toutes les échelles de temps. En la matière, la seule chose de constante c’est l’impermanence.

Mine de rien, c’est bien ce mythe du « climat stable idéal(isé)» qui est la clef de la polémique. Et l’on ne peut pas déraciner un mythe.

 

Enfin et surtout, la question porte aussi sur l’avenir (le prochain siècle). Là, la croyance réside dans la fiabilité du domaine scientifique dénommé « climatologie ». Il s’agit surtout de décider si cette science est assez mature pour pouvoir faire des prévisions fiables.

Il est tout à fait exact que la climatologie est différente de la météorologie et que ce n’est pas parce que cette dernière est bloquée à un horizon de 3 semaines que toute prévision climatique est théoriquement impossible.

A ma connaissance, la climatologie est une science essentielle descriptive. On constate des climats dans les régions du globe. On peut alors donner un schéma général des climats selon les régions. Mais, il n’existe pas de référentiel des climats comme par exemple la liste des espèces pour la botanique. C’est une science des frontières indéfinies. D’ailleurs les outils de simulation utilisent un maillage géométrique qui ne tiennent absolument pas compte des régions climatique de terrain. C’est étrange car si le maillage géométrique est compréhensible pour la météorologie, il est incongru pour la climatologie du fait même de leurs différences.

Je n’ai pas connaissance que les prévisions de cette science soient fiables à court ou moyen terme. La meilleur preuve est le refroidissement de la dernière décennie.

Je n’ai pas connaissance non plus que cette science soit capable de prédire a posteriori les climats du passé.

Donc, ma croyance ne présente donc aucune ambiguïté. Je n’ai aucune confiance dans les prévisions de cette science. Cela ne vaut pas tripette. C’est là notamment où je suis sidéré par la confiance que « les gens » ont en la climatologie parce que « c’est une science ». Et ils osent comparer avec la mécanique classique ! Alors que l’on est plus proche de l’astrologie ou de l’alchimie !

 

Au final, tout l’édifice repose sur l’évolution de la température moyenne du globe au siècle dernier. Celle-ci a varié comme elle le fait continuellement. Il se trouve qu’elle a augmenté. Gageons que si elle avait diminué une explication ad hoc aurait été trouvé par les activistes (les nuages de pollution créant le froid aurait fourni une piste. D’ailleurs pendant les trente années de baisse, il s’était échafaudé un théorie fournissant une cause anthropogène au phénomène).

 

En poussant un peu plus. On voit qu’il y a une opposition entre ceux qui « croient savoir » et ceux qui savent qu’ils ne savent pas. Comme je l’ai souvent constaté, ce sont les croyants qui gagnent. Les premiers ont la force de leur conviction, les autres n’ont rien que leur interrogation. Mais là ce n’est pas une question de climatologie mais une question de sociologie.

 

 

En me relisant, je m’aperçois aussi que le sens de la question initiale est sans doute souvent interprétée de façon complètement indépendante de la notion de température ou même de climat. Finalement, la question est « croyez-vous que si l’on continue, cela va mal se passé pour l’Humanité ? »

Il me semble que c’est l’idée sous jacente. Elle se voit via les commentaires prosélytes de la nouvelle religion. Mais pourquoi alors parler de réchauffement climatique ?

Cette question est trop imprécise pour espérer une réponse catégorique. En tout cas je n’y répondrais pas aussi nettement « non » qu’à son sens premier.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:00

Le « débat » sur le réchauffement climatique est l’occasion de s’interroger (chacun de son coté) sur l’origine de nos savoirs (ou de nos croyances : j’emploierai l’un pour l’autre de façon équivalente ici).

 

De façon factuelle, on sait ce que l’on sait  uniquement grâce à ce que l’on a vécu. Ceci revient à supposer la non existence d’un savoir « inné ». Pas de savoir transmis par hérédité, pas de croyance de « l’espèce » (telle que celle décrit dans la planète des signes de P Boule par exemple).

 

Ceci étant dit, on peut tenter de classer justement «ce qui s’est passé dans notre vie ».

Il y a tout d’abord le savoir d’expérience de « premier main ». C'est-à-dire ce que l’on a mesuré, expérimenté, constaté par nous même. On va les classe en type I.

Il y a ensuite les témoignages de première main que l’on a recueilli. Ceci peut être fait par l’écoute ou par la lecture. On connaît (pas forcément de façon privée) le témoin. (type II)

Il y a en suite les témoignages de nième main (avec n>1). C’est l’essentiel du contenu des médias. (type III)

J’ajouterai enfin les compilations récapitulatives. C’est notamment l’affaire de la scolarité (où le professeur ne témoigne généralement pas de son expérience mais transmet un « savoir collectif » approuvé par le ministère ;). C’est aussi tout un ensemble de documents (généralement écrits) qui résultent du travail de collecte, filtre, tri, éclaircissement, mise en ordre, etc. de « médiateurs » du savoir. (type IV)

 

Cette classification étant proposée, il apparaît qu’en pratique, les « moments de la vie » sont un mélange de tout cela. Il est sans doute souvent impossible de faire le tri (surtout entre les 3 derniers).

 

A cette difficulté, il s’ajoute celle liée à la nature de « ce dont on parle ». Est-ce un fait ? Une idée ? Une théorie ? Une opinion ? etc. Je l’avais déjà abordé dans mes premiers articles (notamment là : http://errements.over-blog.net/article-3311449.html)

 

Du point de vue de chacun, les connaissance de type I sont les plus assurées. Toutefois, le système cognitif humain est loin de la perfection (au sens mathématique) et notamment les illusions ou erreurs d’interprétations sont monnaie courante. Aussi même celles-ci ne sont pas « sûres ».

La valeur de vérité de connaissances de type II réside dans la confiance que l’on a dans le témoin (tant en terme de sincérité que de lucidité). On peut améliorer la situation si l’on dispose de plusieurs témoins.  Mais cela ne peut s’appliquer qu’à des faits.

La valeur de vérité de connaissances de type III réside dans la confiance que l’on a dans le travail du média. Il est sensé avoir compris l’information, l’avoir recoupé, en rendre compte de façon sincère et sans déformation (notamment non tronquée). Il faut admettre que c’est un travail conséquent. Il est assez incompatible avec l’exigence économique de ce monde des médias. Par ailleurs, la quasi-totalité des médias ne cherchent pas un point de vue neutre, équilibré. Ils adoptent un point de vue partisan, orienté. Ils le font parce que c’est ce qu’attend leur lecteur (le journal publie ce que les lecteurs veulent lire).

J’ai différencié le type IV à cause de plusieurs caractéristiques. C’est avant tout un savoir récapitulatif : il ne s’agit pas d’un événement anecdotique et isolé. En conséquence, il vient « après coup » : il se passe du tout dans cette compilation, les erreurs grossières ont eut le temps d’être identifiées et éliminées, le travail de recoupement a pu être menée. Les médias en jeu ne sont généralement pas les mêmes (journaux contre dictionnaires, essais, programmes scolaires, etc.). J’ai l’impression que jusqu’à une époque récente, les connaissances provenant de ce type étaient les plus fiables et que cela est en train de changer. La bataille du mensonge a aussi envahit ce terrain là (il s’agirait d’une tendance et en aucun cas une situation en tout ou rien).

 

Selon la démarche cartésienne pure, il faudrait tout vérifier par soi même (type I). Mais il a été dit que même ce type n’est pas une garantie. Du point de vue individuel, il n’y a pas de solution parfaite : il s’agit de trouver un compromis. En pratique, tout un chacun se construit un corpus de croyance bâti sur les informations glanées ici ou là. Il s’agit notamment de rester cohérent. C’est d’ailleurs pourquoi toute remise en cause d’une de ces croyances est profondément désagréable et entraine de telles difficultés (plus la croyance est ancrée et profonde et plus difficile elle est à extirpé, comme les racines d’une mauvaise herbes). Le pire, c’est que l’on ne peut pas s’en passer (si vous ne me croyez pas, essayez de vivre sans préjugé aucun).

 

Face à cela, il me semble qu’il y a 3 voies complémentaires.

La première est de ne pas trop ancrer de croyances « en soi » et de le faire de façon consciente en tenant compte de la force de la validité de l’origine des données. Il faut rester souple et être prêt à changer de croyances.

La deuxième consiste à chercher à restreindre ses croyances, accepter de rester incrédule c'est-à-dire ignorant. En fait, il s’agit de savoir que l’on ne sait pas. Peut être bien que oui ou peut être bien que non. D’accord, pour le reste du monde, il faut parfois prendre parti, être ferme (chercher à éviter ses situations). Alors peu importe l’option, il faut la défendre (dans le public) bec et ongle.

La troisième est de tracer la cohérence logique. Il s’agit d’en rester à une analyse logique de l’argumentaire : « si ceci alors cela »[1]. L’enchainement est-il logique ? Peu importe si ceci est vrai ou non. En faisant cela on se construit une boite à outil logique permettant d’appréhender le bavardage du monde. Au besoin, il sera possible de transposer le débat sur le plan logique. Dans 99,999999% des cas, la victoire logique est certaine car les gens ne sont pas logiques. En bonus, puisque la démonstration est sur la logique et non sur les propositions, leur croyance n’est pas attaquée de front ([1] est faux, cela n’empêche pas « cela » de pouvoir être vrai). On retrouve ici la notion de relativité que j’avais abordé ici : http://errements.over-blog.net/article-relativement-bien-38691405.html.

 

Il reste le point de vue collectif (l’Humanité ou à défaut, le pays, voire le « monde scientifique »). Je l’avais abordé ici : http://errements.over-blog.net/article-un-petit-article-pour-moi-un-grand-pas-pour-l-humanite-40501564.html.

J’ajouterais qu’il est douteux qu’une collectivité ait pour objectif principal de produire « de la vérité ». Cet objectif n’est qu’en second plan. En conséquence, tous les moyens ne sont pas mis en œuvre pour l’obtenir. Et il en résulte une imperfection.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 11:53

http://errements.over-blog.net/article-780-comparaison-des-solutions-40428549.html

 

J’ai établi un tableau de comparaison de «théorie explicative » d’une des énigmes de la chasse au trésor « la chouette d’or ».

 

L’une des 2 théories est plus complète (elle explique plus de faits = données de l’énigme) et plus riches (plus d’arguments). C’est donc il me semble « la » solution. Approfondissons.

 

Si les 2 constats du tableau (complétude et richesse) sont « prouvés », il est toujours possible que je sois passé à coté de quelque chose qui vienne renforcer la théorie perdante et lui permette de doubler la première. Je n’y crois pas. Etant donné l’effort consenti, je pense en avoir fait le tour. Mais ce n’est là qu’une impression subjective.

 

D’autre part, la chasse est construite par une être humain (Max) qui n’est pas soumis « à la tyrannie scientifique ». Il est sensé avoir construit une chasse logique mais pas forcément selon le principe d’économie. D’ailleurs, il a avoué des fausses pistes (qui paraissent donc être « bonnes »). Ceci veut dire que la « prime à la théorie gagnante » n’est pas forcément opérante. Cela concerne surtout le nombre d’argument : il est vrai que cela n’est pas un critère « absolu ». Par contre, je trouverais « illogique » de tendre un piège avec une solution plus complète (et donc que la bonne solution soit incomplète).

 

Dans l’optique de mes « réflexions sur la vérité » (qui sont le fil directeur de ce blog si vous m’avez suivi ;), ceci me semble intéressant à titre de comparatif avec des « explications scientifiques ».

 

 

Pour peu que l’on parviennent à produire un tableau comparatif analogue à celui que j’ai effectué et concernant 2 théories scientifiques, des questions équivalentes se posent.

 

Le fait d’être « passé à coté de quelque chose » est aussi possible en science. Mais là encore, avec un effort suffisant on peut réduire ce risque.

 

Le nombre d’argument tel qu’indiqué dans mon tableau n’a pas vraiment d’équivalent en science. Il s’agirait plutôt de chercher une économie des hypothèses.

Ceci vient de la différence entre les situations. En science, il s’agit d’expliquer un maximum de faits « du réel » (potentiellement infini) avec le minimum d’hypothèse. Ici, il s’agit de relier un nombre fini de données (celles de l’énigme) dans un cadre explicatif unique mais avec la maximum d’argument.

On peut passe d’une vue à l’autre par une sorte de renversement dual. En quelque sorte, l’énigme serait un condensé de rappel minimal pour un ensemble de points (les arguments de la solution) du monde « réel ». De même, une théorie scientifique serait « l’énigme » (d’une partie) du monde réel qui en serait les arguments justificatifs.

Voilà pourquoi le principe d’économie des hypothèses (le rasoir d’Occam) me semble un cadre approprié pour expliquer pourquoi la solution avec le maximum d’arguments a un bonus.

 

Le niveau de complétude concernant l’explication des « faits » (passés et prévus) est à coup sûr le critère gagnant. Sachant, que toute théorie n’est jamais que provisoire. Alors qu’il existe une seule bonne solution de l’énigme.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 11:43

http://errements.over-blog.net/article-relativement-bien-38691405-comments.html#comment51933127

 

Christophe a placé un commentaire qui m’a « dérouté ». En effet, il a mis en exergue l’opposition bien/mal que j’avais évoqué mais qui n’était pas au centre de mes préoccupations.

 

Pour avoir dit une fois que « le bien et le mal n’existait pas » (ce qui est effectivement un formulation très incorrecte) je me suis fait « prendre » par le passé. C’est que le sujet est sensible !

 

Je pense aussi au livre « dieu est mon pote » que je viens de lire ou l’auteur (Cyril Massarotto) fait dire à dieu que la question n’est pas entre le bien ou le mal mais entre le malheur ou l’amour. Je ne saurais dire si la phrase est pertinente, en tout cas elle prouve que je ne suis pas le seul à trouver inappropriée cette opposition bien/mal.

 

Rappel du commentaire.

 

"Peut être me contredirez-vous" ...

 

Mais avec plaisir!

 

Je pense qu'on aurait tort de pousser l'humilité jusqu'à se refuser à considérer des actions ou des situations du point de vue du bien et du mal.

 

Tout d'abord il semble bel et bien y avoir des choses et des actions "bien", "bonnes" et des choses ou des actions "mauvaises". C'est un fait: je me sentirais mal si je devais faire souffrir quelqu'un pour une raison ou pour une autre, et je ne mets pas volontiers les mains dans l'eau bouillante.

 

Et c'est un principe universel. L'immense majorité des humains sont dans ce cas, presque par construction: cela doit être une simple conséquence de l'évolution.

 

Là où cela devient subtil, c'est lorsque l'on essaie d'établir un jugement bien/mal dans un contexte particulier. Les sacrifices humains des aztèques étaient ils une bonne chose? Après tout on peut facilement imaginer que les sacrifiés étaient heureux de leur sort... Que penser de l'excision dans certaines religions aujourd'hui?

 

Il me semble qu'il existe des valeurs universelles qui permettent de rejeter catégoriquement ce genre de pratiques. Un relativiste aura tendance à justifier: "il s'agit d'une autre tradition, il faut respecter leur culture", etc. Sauf que le sacrifié ci-dessus supporte son mal (s'il le supporte) sur des bases un peu moins que scientifiques ...

 

Notez que ma réponse fait abstraction de toute considération morale, qui n'est pas nécessaire ici.

 

Bref, il faut se méfier du "relativisme absolu" ...

 

Le commentaire m’apporte la contradiction, pourtant j’ai des difficultés à saisir précisément où elle se situe. Je pense que c’est dans le relativisme et surtout son extension.

 

Revenons aux fondamentaux. Le mot « bien ». Comme souvent, il est polysémique.

Je pense que l’on peut laisser de coté le sens de « possession » (un bien, des biens). Ce n’est pas le propos.

Alors la définition que j’ai est : « ce qui favorise l’équilibre l’épanouissement d’un individu, d’une collectivité humaine ou d’une entreprise humaine (à tout point de vue). » Elle se subdivise en plusieurs spécialisation.

-          Philosophique et théologiquement : Ce qui correspond aux aspirations essentielles de la nature humaine; ensemble de facteurs propres à amener et maintenir chaque être au summum de son accomplissement vital − notamment par la voie du perfectionnement spirituel; spéc., Dieu même en tant qu'Être suprême, parfait, éternel, source de tout ce qui est favorable à la progression des créatures et but de leur évolution.

-          Domaine éthique : Ensemble des valeurs positives fondamentales (respect de la vie et de la dignité humaine, justice, assistance mutuelle, etc.) prônées par une société donnée comme utiles à l'harmonieux développement, au progrès moral des individus, de la communauté.

On va supposer que le mal a une définition opposée.

 

Tout d’abord, la notion de bien/mal dans le sens étique ne peut se séparer de la morale.

Au-delà de conformité à la morale, la notion de bien/mal est souvent synonyme de correcte/incorrecte. Ceci s’effectue par rapport à une norme.

Dans les 2 cas on retrouve ma relativité. Cette notion n’a de sens que par rapport à un corpus de normes (pas nécessairement formalisées).

 

Je constate que l’Histoire humaine est faite de personnes ou groupes qui ont tenter d’exprimer et/ou d’imposer un ensemble de règles normatives définissant ce « qui est bien » de ce qui ne l’est pas. Cela s’est effectué sous différentes formes (religions, dogmes, loirs, règlements, règles morales,…). Cela perdure. Il est quasiment impossible de s’en affranchir. Bien que cela soit des contraintes, elles ne sont pas nécessairement négatives ou « à ne pas respecter ». Le point que je souligne c’est leur relativité. C'est-à-dire que tout cela est une construction humaine qui prend des formes variées dans le temps et dans l’espace (vérité en deçà des Pyrénées, erreurs au-delà). Comme je ne vie pas dans les limbes, je dois effectivement vivre avec. Mais que l’on vienne pas me persuader qu’elles sont valables « de toute éternité ».

 

Il reste l’énigmatique question d’un Bien ou d’un Mal « absolu » qui relève de la philosophie et surtout de la théologie. On aura compris que cette dernière n’est pas ma tasse de thé. C’est pourquoi je trouve cette question comme « insensée ».

A défaut, on peut se poser la question d’un principe « de l’espèce humaine » sous-jacent. On rentre là dans une question qui peut avoir une réponse scientifique. Je ne pense pas qu’elle soit complètement éclaircie jusqu’ici.

L’espèce humaine est une espèce dont les individus vivent en société. Sans doute, avons nous beaucoup de choses en commun avec les singes. Il me semble que des résultats/expériences en sociologie suggèrent que les humains (considérés comme des humains standards de l’espèce humaine) ne sont pas si égoïste que cela et que des comportements de « solidarité » soient de nature génétique. L’explication en détail de tout cela nécessite une spécialisation que je n’ai pas. Il est probable que cela soit l’un des apports de l’évolution (j’ai lu que quasiment dès le début, le principal danger de l’espèce humaine était elle-même et que donc les comportements trop « anti humains » ont été éradiqués par sélection).

Mais intuitivement, je ne pense pas que cet ensemble de caractéristique génétiques (moyennes) de l’espèce humaine soit à décrire en terme de bien/mal. Ce serait inefficace. Altruisme/égoïsme semble déjà préférable et sans doute cela reste imparfait.

 

Enfin, un point qui me semble être presque hors sujet concerne nos « perceptions ». C’est plutôt l’opposition « bien être/douleur » dont il s’agit. Il me semble presque certains que notre système cognitif présente la caractéristique de classer les « sensations » dans ces cases. Mais là encore le classement dépend des individus et de leur histoire. La sensation de douleur n’est pas la même pour tout le monde. Des pratiques de « contrôle de soi » permettent de ne plus subir de plein fouet cette « tyrannie des sens » (sans être un expert en la matière, j’en ai assez fait pour pouvoir l’affirmer). A noter que cela n’est pas gratuit. Le fait d’être capable d’atténuer la douleur (son intensité) se traduit immanquablement par le fait que la sensation de bien être est atténué : il n’y a pas de père noël.

 

Au final, il me semble que la contradiction avec mon interlocuteur porte sur l’existence de « valeurs universelles ». Elles seraient au-delà de la biologie et de la génétique. Elles seraient donc culturelles. Mais elles seraient universelles. Le respect ou non de ces valeurs seraient donc ce qui permet de classer en bien ou en mal.

Je doute du caractère universel de tels valeurs. Les exemples employés dans le commentaire viennent appuyer mon constat. Si un groupe ethnique a des valeurs et des pratiques différentes, celles-ci ne sont pas universelles. On peut le déplorer, mais on ne peut pas nier l’existence des autres.

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